« Je n’ai rien à raconter » : comment trouver tes histoires pour LinkedIn

Tu publies sur LinkedIn, mais tu as l’impression de parler dans le vide ? Ou tu bloques avant même d’écrire, parce que tu es persuadée de n’avoir rien d’intéressant à raconter ? Raconter des histoires ne demande pas un parcours extraordinaire. Ça demande surtout de savoir où chercher, et pourquoi tu les racontes.

C’est ce que m’a expliqué Pascale Hubert, ghostwriter LinkedIn et autrice spécialisée en storytelling, dans l’épisode #4 de la mini-série Cabinet de curiosités.

Pourquoi raconter des histoires fait agir

On a beau se faire croire qu’on prend des décisions avec notre tête, avec la logique, la réalité, les études le prouvent, c’est qu’on prend des décisions avec nos émotions.

Pascale Hubert

Acheter, s’inscrire, participer, faire un don : l’émotion est un moteur très puissant pour faire agir. Et pour Pascale, les histoires sont une des meilleures façons de créer des émotions. Elles servent aussi à faire comprendre : une notion experte qui paraît floue devient plus claire, et plus facile à retenir, quand elle est intégrée dans une histoire.

3 types d’histoires pour ton business

  • Les histoires de personal branding : pour te faire connaître, que les gens apprennent qui tu es et connectent avec toi.
  • Les parcours clients : comment ta cliente était avant de te rencontrer, ce que tu as fait avec elle, comment elle a été transformée. La personne qui vit la même situation de départ peut s’y identifier et te voir comme la solution.
  • Les histoires pédagogiques : pour faire passer des notions théoriques ou expertes.

C’est dans l’ordinaire qu’on se reconnaît

« Je n’ai rien à raconter », Pascale l’entend tout le temps. Sa réponse : pour qu’une histoire touche, il faut que la personne puisse s’identifier au personnage principal. Et on ne s’identifie pas à des parcours dignes d’une série Netflix, mais au petit, au quotidien, à l’ordinaire.

Attention quand même à ne pas forcer : le post « je suis allée à la boulangerie et j’ai eu une épiphanie sur le marketing », c’est parfois tiré par les cheveux. Mais il y a moyen d’aller chercher dans ces petites histoires-là, parce que :

On a tous et toutes des vies différentes. Mais on vit tous et toutes les mêmes émotions.

Pascale Hubert

Honnêtement, je me reconnais plus dans l’anecdote de quelqu’un à la boulangerie que dans celle de quelqu’un qui descend de sa Lamborghini. Pascale nuance : tout dépend de ce que tu vends et à qui. Des histoires plus « high level » pour des dirigeants de grandes entreprises, plus accessibles pour des solopreneures.

Une bonne histoire sert un objectif

Avec ses clients dirigeants, Pascale commence par une « rencontre portrait » : parcours professionnel, parcours personnel, ce qu’ils font le week-end, ce qui les a transformés. Puis elle les revoit régulièrement pour creuser ce qui se passe dans leur entreprise. Et elle part toujours des objectifs : recruter, ce sont plutôt des histoires sur le quotidien de l’entreprise ; trouver des clients, des cas clients et des réussites.

L’erreur classique, selon elle : raconter une histoire juste parce qu’elle est chouette. Si elle ne sert aucun objectif, c’est une belle histoire, mais ça ne donne pas grand-chose. La question à te poser : est-ce que je la raconte parce que ça me fait du bien, ou parce qu’elle est intéressante pour mon audience et sert un de mes objectifs ? Même se faire connaître et créer du lien est un objectif, à condition que l’histoire renforce l’image que tu veux projeter.

Commencer par ton origin story

Quand Pascale a pris le temps de réfléchir à son histoire (d’où elle vient, ce qui l’a transformée), elle était déjà active sur les réseaux depuis un an. Ça l’a réalignée avec elle-même, elle a vu la différence dans sa façon de s’exprimer, et dans la réception.

J’ai l’impression que je sais pas, les gens ont plus compris qui j’étais parce que moi, j’ai plus compris qui j’étais.

Pascale Hubert

C’est ce qui l’a menée à créer Hugo le raconteur pour le Cabinet de curiosités : un outil à utiliser avec ChatGPT ou Claude, de préférence en mode vocal, qui te pose beaucoup de questions pendant 20 à 30 minutes pour faire émerger ton origin story. Il t’aide ensuite à la structurer selon un framework de storytelling, puis à la décliner pour ton site ou un post LinkedIn.

Et si tu n’aimes pas parler de toi ?

Pascale accompagne depuis plus de deux ans une cliente très mal à l’aise à l’idée de parler d’elle. Leur solution : raconter les histoires de ses clients. Dans toute histoire, il faut un héros, et ce n’est pas forcément toi. Ta cliente peut être le personnage principal, et toi le guide qui l’aide. Tu es un peu moins sous le spotlight, mais tu profites quand même de la puissance du storytelling.

C’est aussi une bonne façon de t’entraîner : raconter des histoires, ça s’apprend. Rarement naturel la première fois, ça devient plus facile à force de pratiquer.

Pour aller plus loin

👉 Écoute l’épisode avec Pascale pour tous ses exemples, et abonne-toi à son infolettre.

Et toi, quelle petite histoire du quotidien pourrais-tu raconter cette semaine ? Dis-le-moi en message ou en commentaire !

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