#4/5 · Celle qui publie des histoires sur LinkedIn · avec Pascale Hubert

Tu publies sur LinkedIn. Mais est-ce que tu racontes vraiment ? Informer et faire ressentir, ce n’est pas la même chose. Et cette différence, c’est le storytelling.

Pascale Hubert est ghostwriter LinkedIn et autrice, installée à Montréal. Spécialisée en storytelling, elle aide les dirigeants et les professionnels à raconter ce qu’ils font avec leur vraie voix, pour créer une communauté et donner envie de travailler avec eux.

Dans cet épisode, tu vas découvrir :

  • Ce qu’est vraiment le storytelling et les différents types d’histoires à raconter
  • Pourquoi on décide avec nos émotions, pas avec notre tête
  • Pourquoi c’est dans l’ordinaire qu’on se reconnaît, pas dans les parcours dignes d’une série Netflix
  • Comment Pascale fait émerger les histoires de ses clients dirigeants
  • Pourquoi une bonne histoire est une histoire qui sert un objectif
  • Ce qu’est Hugo le raconteur, son outil IA pour travailler ton origin story
  • Comment faire du storytelling quand tu n’aimes pas parler de toi

Si LinkedIn te donne l’impression de parler dans le vide, cet épisode #4 de la mini-série Cabinet de curiosités est pour toi.

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Transcription

Manon
Hello à toi auditrice et bienvenue sur Celles qui créent pour cette mini série spéciale Cabinet de curiosités. Pendant 5 épisodes, je vais aller fouiller dans les coulisses de la création de contenu avec des entrepreneurs qui ont trouvé leur propre manière d’attirer les bons clients grâce à ce qu’elles publient. Pas forcément avec de grosses audiences, pas forcément en publiant tous les jours et certainement pas en suivant les mêmes codes que tout le monde. Qu’est-ce que ces personnes publient ? Comment leurs futurs clients les découvrent ? Et qu’est-ce que leur contenu permet de comprendre avant même le premier rendez-vous avec le prospect ? J’ai sélectionné chaque entrepreneuse qui va passer au micro pour son angle unique, son parcours et sa vision très personnelle de la manière de créer du contenu pour trouver des clients. Alors si j’étais vous, j’écouterais la série jusqu’au bout. Et maintenant place à l’épisode du jour. Aujourd’hui, je reçois Pascale Hubert, ghostwriter LinkedIn et autrice installée à Montréal. Spécialisée en storytelling, elle aide les dirigeants et les professionnels à raconter ce qu’ils font avec leur vraie voix pour créer une communauté et donner envie de travailler avec eux. Elle a créé aussi un petit produit dans le Cabinet de curiosités dont elle vous parlera tout de suite.

Pascale
Hello, merci de me recevoir.

Manon
De rien, ça me fait très plaisir de pouvoir créer cette mini série avec vous qui vous êtes lancées dans l’inconnu, au micro de Celles qui créent. Merci beaucoup Pascale, avec le décalage horaire et tout ça.

Pascale
Ça me fait grand plaisir, c’est le matin ici, je viens juste de prendre mon premier café et j’espère que je suis assez réveillée, mais je pense que oui.

Manon
Ok, café numéro 3, d’ici je te pose la première question. C’est quoi le storytelling ?

Pascale
Le storytelling en fait c’est l’art de raconter des histoires, tout simplement.

Manon
Tout simplement. Attends, du coup, quelles histoires ? Parce que quand moi je raconte des histoires à mes enfants le soir, c’est pas du storytelling. De quelles histoires tu parles quand tu parles de storytelling dans le business ?

Pascale
Évidemment, c’est pas toutes les histoires qui sont bonnes à raconter. On peut raconter différents types d’histoires pour différents objectifs. On peut avoir des histoires qui sont plutôt dans le but de développer notre personal branding : aller nous faire connaître auprès d’un certain public, que les gens connectent avec nous, apprennent à savoir qui on est. Il y a d’autres histoires qui peuvent être racontées pour faire vivre quelque chose à notre futur client, donc lui raconter une situation que peut-être il connaît ou il est en train de vivre, en lui disant un peu comment on peut l’accompagner. Par exemple, je veux attirer une certaine clientèle, je peux raconter une histoire que j’ai vécue avec un de mes clients : comment il était au départ avant de me rencontrer, qu’est-ce qu’il vivait, comment moi j’ai pu l’aider avec mon accompagnement, avec mon produit, peu importe, et comment il était à la fin de tout ça, comment il a été transformé. Donc la personne qui vit la même situation de départ va peut-être pouvoir me percevoir comme étant la solution à son problème.

Manon
Je lui fais faire le parcours dans sa tête, et comme ça il se dit « mais génial ! »

Pascale
Oui, il peut s’identifier à ton client, et donc se dire que toi, tu es la solution incroyable qui va pouvoir l’aider à se transformer lui aussi. Puis il peut aussi y avoir des histoires qui sont plus dans l’optique de faire comprendre des choses. Des fois quand on donne des notions théoriques ou plus expertes, ça peut avoir l’air flou, mais quand on les intègre dans une histoire, c’est plus facile à comprendre et c’est aussi plus facile de s’en rappeler ensuite.

Manon
Comme ce que t’es en train de faire là maintenant tout de suite en fait.

Pascale
Oui, exactement. Des histoires dans les histoires, c’est super méta, mais bon.

Manon
Ok, donc ce que je comprends de ce que tu me dis, c’est que tu mets une personne dans une situation où elle est en train de t’écouter, et donc elle vit dans son cerveau, elle est en train de ressentir ce que tu lui dis de ressentir à travers cette histoire, tout comme on a un peu peur, on est ému ou on a des frissons devant une histoire. On vit toutes les émotions. Tu dis que c’est un peu le même concept ? On fait vivre les émotions, l’histoire, pour faciliter les conversions ?

Pascale
Oui, effectivement. On a beau se faire croire qu’on prend des décisions avec notre tête, avec la logique, la réalité, les études le prouvent, c’est qu’on prend des décisions avec nos émotions. Donc si on veut, par exemple, convertir quelqu’un, faire acheter quelque chose à quelqu’un, il faut lui faire vivre des émotions, qui vont être soit positives, soit négatives. Évidemment, c’est pas nécessairement ce que je préconise, mais créer une certaine peur, ça peut aussi inciter la personne à acheter. Créer des émotions positives envers la transformation qu’on pourrait obtenir en se procurant quelque chose, ça peut aussi faire convertir. Donc les émotions, c’est un moteur très très puissant pour faire agir les gens, peu importe comment on veut les faire agir. C’est pas tout le temps acheter, des fois c’est juste s’inscrire à quelque chose, participer, faire un don. Mais tout ça par le biais de l’émotion, c’est vraiment un moteur qui est très puissant. Et les histoires sont une des meilleures façons de créer des émotions.

Manon
Ok. Je suis à peu près certaine qu’il y a des gens qui doivent te dire « moi j’ai rien à raconter, je n’ai pas d’histoire à raconter ».

Pascale
Oui, tout le temps. Tout le temps, tout le temps. Évidemment, c’est quelque chose que j’entends. Ce qui est important de se rappeler, c’est que pour que la personne se sente interpellée par notre histoire, il faut qu’elle puisse s’identifier quelque part au personnage principal, entre guillemets, qui peut être moi, qui peut être mon client, peu importe. Mais on ne s’identifie pas à des personnes qui ont des parcours nécessairement extraordinaires, dignes d’une série Netflix. C’est beaucoup dans le petit, le tous les jours, dans l’ordinaire en fait qu’on se reconnaît. Donc il ne faut pas avoir peur d’aller creuser dans ce qu’on vit au quotidien. Puis évidemment, faut pas forcer, dans le sens qu’on voit ça des fois beaucoup sur LinkedIn, l’espèce de leçon incroyable de genre…

Manon
T’es allée à la boulangerie et t’as eu une leçon de fou.

Pascale
Je suis allée à la boulangerie et j’ai eu une épiphanie et là j’ai compris comment marchait le marketing. C’est un peu, des fois, tiré par les cheveux, mais il y a quand même moyen d’aller chercher dans ces petites histoires-là. C’est de ne pas avoir peur d’utiliser notre quotidien parce que c’est ça qui résonne le plus avec les gens. Ce que je dis toujours aussi, c’est que peu importe ce qu’on vit, on a tous et toutes des vies différentes, mais on vit tous et toutes le même spectre d’émotions. On vit tous et toutes de la colère, de la tristesse, des fois pas pour les mêmes raisons, mais c’est les mêmes émotions. Donc si on est capable d’aller puiser dans ces émotions-là qui sont universelles, c’est là que ça peut aller résonner avec l’audience.

Manon
Et depuis tout à l’heure je me dis : alors certes c’est cringe, mais je relate plus à un post de quelqu’un qui me raconte une anecdote qu’il a vécue hier à la boulangerie que quelqu’un qui me raconte une anecdote qu’il a vécue hier en descendant de sa Lamborghini, tu vois. Il y a aussi besoin de se raccrocher à la réalité de tes prospects, même si on a tous aussi parfois des cultes un peu étonnants pour les gens qui sont hors d’atteinte. On se crée aussi parfois des piédestaux.

Pascale
Ça peut fonctionner, ça dépend de ce que tu vends aussi. On voit ça beaucoup, les gens qui veulent nous vendre la méthode pour faire un million de dollars. Qu’on aime ça ou pas, c’est sûr que de raconter des histoires extravagantes, là, ça peut peut-être aller convertir le public que cette personne-là essaie de convertir.

Manon
C’est hyper intéressant parce que des fois, on ne se rend pas compte qu’on veut vendre quelque chose, mais que l’imaginaire qu’on met autour de nous ne vend pas forcément cette chose-là.

Pascale
Oui, c’est ça. Tout dépend aussi de à qui on veut parler. Si mon public cible, c’est plus des entrepreneurs, des CEOs de grandes compagnies, peut-être qu’il faut que j’essaie d’aller projeter un truc qui est un petit peu plus high level, versus si je veux parler à des solopreneurs, là peut-être qu’il faut que je sois dans des histoires un peu plus accessibles. Donc tout dépend aussi des objectifs, de la clientèle cible et tout.

Manon
Comment tu fais pour trouver les histoires, faire émerger les histoires ? Je pense à tes clients, les dirigeants, qui certainement n’ont pas toujours envie de se poser pour te raconter leurs histoires. Mais on peut extrapoler ça à celles et ceux qui nous écoutent. Comment on fait pour identifier ce qui est une histoire ?

Pascale
Évidemment je vais pas m’asseoir avec un dirigeant et lui dire « bon, quelles histoires on raconte cette semaine ? »

Manon
On dirait mes enfants le soir. « Alors, vous avez choisi quoi comme histoire ce soir les enfants ? Oh non, pas encore celle-là ! »

Pascale
Si je peux parler de mon processus personnellement, et ensuite on pourra extrapoler. Quand je commence un accompagnement avec un dirigeant, on ne commence pas tout de suite dans le faire, dans créer les histoires. Il y a tout un processus pour apprendre qui est la personne, c’est quoi son histoire de vie, d’où elle arrive, comment elle est devenue qui elle est. Je fais vraiment une grosse rencontre que j’appelle une rencontre portrait, où je vais autant questionner la personne sur son parcours professionnel que sur son parcours personnel, ce qu’elle fait le week-end, qu’est-ce qui l’a transformée. À travers ce gros processus-là, souvent, déjà, il y a des histoires qui vont émerger. Ensuite, les dirigeants, je vais les rencontrer de manière régulière, une fois par mois ou tous les deux mois. Des fois, c’est juste de parler de ce qui se passe dans ton entreprise, est-ce qu’il y a des enjeux. Mon rôle, c’est un peu d’aller creuser là-dedans, voir s’il y a des histoires qui sont intéressantes à raconter. Ça dépend aussi des objectifs. Si la personne me dit que son objectif c’est de faire rayonner sa marque employeur et d’aller chercher de nouveaux talents, là peut-être qu’on va tabler plus sur les histoires de ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise, à quoi ça ressemble le quotidien d’un employé, ce qui est plaisant dans l’entreprise. Versus si le but c’est d’aller chercher de nouveaux clients, là on va aller plus dans le parcours des clients, les cas vécus, les réussites. Donc c’est de partir des objectifs, parce que je pense qu’une erreur qu’on fait des fois en storytelling, c’est de se dire « j’ai cette histoire-là vraiment chouette qui m’est arrivée et j’ai envie de la raconter ». Mais s’il n’y a pas d’objectif, s’il n’y a rien à tirer de cette histoire-là, c’est une belle histoire mais ça donne pas grand-chose. Il faut quand même que l’histoire serve un but. Donc il faut toujours se demander : est-ce que je raconte cette histoire-là parce que j’ai envie de la raconter et que ça me fait du bien, ou parce que ça va être intéressant pour mon audience et que ça va servir un de mes objectifs ? Je sais pas si j’ai répondu à ta question.

Manon
Trop bien. Et en plus, tu as même répondu à la question d’après, qui était : une fois que tu as chopé des histoires, qu’est-ce qui fait que tu sais que c’est une bonne histoire ? Tu viens de me répondre que c’est une bonne histoire dès lors qu’elle répond à un objectif. Et comme toute méthode de communication, ça nécessite de se poser la question : c’est quoi mes objectifs ? Qu’est-ce que j’ai envie d’aller favoriser dans les prochains trimestres ?

Pascale
Exactement. Puis l’objectif peut aussi être juste de se faire voir comme entrepreneur et de créer des liens. Là on est plus du côté du personal branding. C’est là que des fois les histoires ont peut-être moins de substance, mais en même temps : est-ce que ça me montre comme la personne que je veux être sur les réseaux, et est-ce que ça renforce un peu l’image que j’essaie de projeter ? Si oui, c’est cet objectif-là que ça va servir. C’est un objectif peut-être plus flou, mais oui.

Manon
Oui, il est un peu moins mesurable, mais c’est quand même de l’ordre de ta notoriété, montrer une vision de toi, renforcer une image de toi en tant que personne, en tant qu’entrepreneur. Et de ce processus que tu fais avec tes clients dirigeants, tu as sorti une méthode ou un outil, en tout cas que tu as mis dans ton petit produit. Tu peux nous en parler ?

Pascale
Oui, mon petit produit du Cabinet de curiosités, c’est Hugo le raconteur. En tout cas je me trouvais drôle. C’est un outil que tu peux utiliser soit avec ChatGPT, soit avec Claude, donc un outil d’intelligence artificielle, pour aider à travailler sur l’origin story, l’histoire personnelle. C’est plutôt concentré sur l’histoire de pourquoi tu fais ce que tu fais : d’où tu arrives, qu’est-ce qui t’a marqué dans ta vie qui a fait que tu es entrepreneur ou dirigeant maintenant. C’est vraiment un outil que j’ai créé dans l’optique d’être dans une conversation. J’encourage même les gens à utiliser, si c’est possible, le mode vocal, c’est comme ça que je l’utilise : vraiment parler avec l’outil, qui va te poser beaucoup, beaucoup de questions pour essayer de creuser d’où tu arrives, ce qui s’est passé dans ton parcours, ce qui t’a transformé. Ça peut être quand même long, c’est une discussion de 20-30 minutes, ça dépend de à quel point tu parles. Et ensuite, il va t’aider à créer ton histoire selon un certain framework de storytelling. Il y a plusieurs façons de raconter des histoires, moi j’en ai appris une qui est bien pratique pour l’origin story. Donc ça va te donner à la fin une histoire que tu peux ensuite décliner avec l’outil pour tes différents réseaux sociaux, parce qu’évidemment, on n’écrit pas pareil si on veut mettre son histoire sur son site web ou si on veut faire un post LinkedIn.

Manon
Oui, une fois que tu as sorti cette moelle-là, elle peut venir vivre sur ton à propos ou dans un post LinkedIn.

Pascale
Oui, c’est ça. Mais je pense que même juste de faire l’exercice, si après tu ne le partages à personne, faire ce travail-là pour toi, savoir qu’est-ce qui t’a transformé, ça peut te servir juste à te présenter dans ta posture d’entrepreneur. Je pense que c’est un bon exercice. Voilà, un petit outil qui, je pense, peut être utile pour pas mal tous les entrepreneurs, parce que je pense que le storytelling, c’est bon pour tout le monde.

Manon
T’as déjà eu des feedbacks ? Qu’est-ce qu’en ressortent les gens qui ont fait cet exercice de poser leur origin story et de mettre des mots sur leurs core values, sur ce qui les anime, ce qui leur donne la motivation au quotidien de continuer à entreprendre ?

Pascale
Je pense que ça fait que même si t’as pas une stratégie de contenu ultra précise ou élaborée, t’es quand même plus aligné, plus raccord dans tes publications, tu sais un peu plus c’est quoi ton identité. Et après, quand tu sais c’est quoi ton identité, c’est plus facile de l’exprimer quand tu prends la parole sur les réseaux. À la limite, c’est un peu du développement personnel : comprendre t’es qui, d’où tu viens, et après ça aide peut-être à savoir où tu vas, comment te présenter, comment parler de ton parcours. Moi en tout cas, quand j’ai fait cet exercice-là au départ, ça faisait déjà un an que j’étais active sur les réseaux, mais quand je me suis vraiment posée pour réfléchir à d’où j’arrive, c’est quoi mon histoire, ça m’a comme réalignée avec moi-même. Ensuite, j’ai vraiment vu la différence dans comment je m’exprimais. Et j’ai vu la différence dans la réception, parce que ça s’est mis à vraiment lever plus. J’ai l’impression que les gens ont plus compris qui j’étais parce que moi, j’ai plus compris qui j’étais. Et ensuite, ça a créé de la résonance avec les gens sur les réseaux.

Manon
Hyper logique : plus t’es clair dans comment tu parles de toi, plus les gens comprennent en un instant ce que tu veux dire de toi, donc moins ils sont perdus et plus ils achètent. Raccourci.

Pascale
Voilà. C’est dommage dans un sens, parce que je considère qu’on est des êtres multifacettes et qu’on n’est pas une seule chose. Mais la réalité, c’est que sur les réseaux, les gens aiment avoir une idée de nous assez claire, à la limite nous mettre dans une petite boîte. Quand on est capable d’être assez clair sur notre identité et qu’on n’est pas un peu à gauche, à droite tout le temps, c’est plus facile pour les gens de se faire une tête de qui on est. Même si la réalité c’est qu’on est des êtres compliqués et multifacettes, il faut quand même s’en tenir à une certaine persona dans la façon dont on se présente.

Manon
Est-ce que tu aurais un conseil à donner à une auditrice qui se poserait encore la question de la pertinence de raconter sa life ? Tu vois, cet argument de « je veux bien être sur les réseaux sociaux mais j’ai pas envie de raconter ma vie ». Qu’est-ce que tu lui conseillerais comme dernier conseil avant qu’on se quitte ?

Pascale
Ça me fait penser à une cliente avec qui je travaille depuis plus de deux ans, qui est super mal à l’aise de parler d’elle. Moi j’encourage quand même les gens à parler d’eux, parce que c’est ça qui crée, comme j’arrête pas de le dire, la résonance avec l’audience. Mais étant donné qu’elle était très très mal à l’aise avec ça, on a plutôt travaillé sur les histoires de ses clients. Dans le storytelling, dans chaque histoire, ça prend toujours un personnage principal, un héros, et c’est pas obligé d’être nous. Ça peut être nos clients, comme je l’ai dit au début, ce parcours client que tu racontes. C’est une façon d’utiliser le storytelling qui ne nous dévoile pas trop, parce que dans ces histoires-là, le personnage principal, c’est le client, et nous, l’entrepreneur, on devient l’adjuvant, le guide, la personne qui aide le personnage principal. Ça nous met un peu moins sous le spotlight. Mais on est quand même dans l’histoire, et on peut quand même utiliser la puissance du storytelling et des émotions. Donc je dirais, pour cette personne qui est moins à l’aise, de commencer par ça. Et peut-être qu’en allant de ce côté-là, elle va être de plus en plus à l’aise de se dévoiler tranquillement. C’est déjà un bon premier pas je pense.

Manon
Malin, commencer par raconter les histoires des autres. Merci.

Pascale
Ça peut nous pratiquer aussi, parce que devenir raconteur, ou racontrice plutôt, est-ce que ça se dit ? On va dire que ça se dit. Devenir storyteller, l’art de raconter des histoires, ça se pratique. C’est pas vrai que la première fois que tu te mets à essayer d’écrire, ça va venir de manière naturelle. Ça s’apprend, et ça peut s’apprendre justement en commençant à travailler les histoires des autres. Puis peut-être qu’on va gagner en confiance dans nos talents de storyteller, et ensuite ça va devenir plus facile.

Manon
Ok, écoute, merci pour tous ces conseils encapsulés dans ce timing de micro podcast. Merci beaucoup, Pascale.

Pascale
Avec grand plaisir ! Merci !

Manon
Merci beaucoup auditrice, auditeur d’avoir écouté cet épisode jusqu’ici. Si t’as aimé la conversation, alors va écouter les 4 autres épisodes de la série. Tu y découvriras sûrement d’autres manières de transformer ton audience en clients, sans forcément publier plus ou raconter ta vie. Tu peux évidemment retrouver Pascale sur LinkedIn, Pascale Hubert, ou sur son infolettre, je mettrai tous les liens dans la description. Si tu penses à quelqu’un dans ton entourage qui a ce problème de ne pas savoir quoi raconter sur ses réseaux sociaux ou pour parler de son business, n’hésite pas à lui transférer cet épisode. Et parce qu’on est dans la mini série du Cabinet de curiosités, pour aller plus loin, rejoins-nous, Pascale et moi, gratuitement dans la Galerie des raccourcis du 28 septembre au 2 octobre : une semaine entière d’ateliers et de conférences dans le cadre du Cabinet de curiosités, 100 % gratuite. L’inscription se fait sur growbundle.com. À bientôt dans Celles qui créent !

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