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  • 11 · Celle qui ne fait plus de ristournes

    11 · Celle qui ne fait plus de ristournes


    Ton prospect te dit “c’est trop cher” et ton cerveau part en vrille ? Dans cet épisode, on voit comment répondre avec calme et cadrage, sans brader ni t’excuser — et quoi proposer à la place d’une remise.

    Au programme : comprendre ce qui se cache derrière “cher”, reconnaître les 3 profils de prospects (rationnel, émotionnel, testeur) et dégainer des réponses prêtes à l’emploi (paiement en plusieurs fois, adaptation du périmètre, starter pack, produits d’entrée, relance programmée).

    Tu vas repartir avec un cadre simple pour protéger ta valeur et tes marges — et arrêter de t’auto-sabot­er “par gentillesse”.

    Ce qu’on va éclaircir :

    • Comment décoder “c’est cher” sans remettre en cause ta valeur ?
    • Les 3 profils derrière l’objection prix… et la réponse adaptée à chacun.
    • Quelles phrases exactes dire quand on te demande “un effort” ?
    • Quoi ne jamais retirer de ton offre (et pourquoi).
    • 5 alternatives à la remise qui respectent ton travail.
    • Comment prévenir l’objection en amont (cadre, preuves, repères budget).

    Écoute cet épisode si tu veux tenir ton cadre avec bienveillance et arrêter de “faire un geste” par défaut.

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    Transcription

    Manon Verbeke

    Et salut toi ! Est-ce que tu te souviens de l’épisode sur l’augmentation des tarifs ?

    T’as peut-être même déjà fait ce pas courageux de commencer à augmenter tes tarifs, de revoir tes prix, de les assumer pleinement.

    Tu les as annoncés face à un client et là le moment fatidique arrive.

    Ah ouais, c’est plus cher que ce qu’on pensait.

    Et là c’est le drame, t’as ton cerveau qui s’acquitte dans tous les sens.

    Est-ce que j’ai été vraiment trop cher ?

    Est-ce que j’ai abusé ?

    Est-ce que je devrais faire un geste, une remise commerciale ?

    Respire, c’est ce moment précis qu’on va venir décortiquer et analyser dans cet épisode.

    de celle qui crée pour que tu ne te retrouves plus jamais à bafouiller face à un prospect.

    Cher, c’est un mot qu’on croit universel.

    Mais en vérité, il veut tout et rien dire.

    Quand quelqu’un te dit c’est trop cher, c’est cher, il ne parle pas vraiment du prix, il parle de sa perception du prix.

    Et cette perception, elle dépend de tellement de choses.

    Elle dépend de sa culture financière, de comment il a été élevé dans l’argent.

    Elle dépend de son contexte financier actuellement.

    Elle dépend de sa compréhension de la valeur que tu vas lui apporter.

    Elle dépend aussi de sa peur qu’il ressent à investir dans le futur.

    Et elle dépend même de son besoin de voir si tu vas potentiellement flancher.

    Autrement dit, Cher, c’est surtout un miroir de ce qui va se passer chez ton prospect et c’est pas du tout un jugement sur toi.

    Ça ne dit pas grand chose de toi et de ton offre, mais ça dit beaucoup de choses sur ton prospect.

    Laisse-moi t’aider à comprendre les schémas qui se trament derrière cette objection sur le prix pour que tu ne restes plus coincé à cette étape de la négociation avec tes prospects.

    Je vais te présenter trois profils, trois situations derrière c’est trop cher.

    Ces trois situations, je suis à peu près certaine que tu les as déjà vécues.

    C’est parti.

    Le premier, c’est celui qui ne peut pas.

    Il n’a pas le budget.

    C’est une vraie contrainte, il ne joue pas un rôle.

    Il a un budget fixé, il a une trésorerie qui est un peu serrée en ce moment.

    Ou alors, ce n’est pas dans ses priorités actuelles.

    Pour le repérer, tu vas voir qu’il va te parler de chiffres.

    Je peux aller jusqu’à autant d’euros.

    C’est-à-dire qu’il sait quel est son budget.

    Ou je n’avais pas prévu d’investir autant d’argent dans cette mission.

    Ou je dois aller faire valider le devis auprès de telle et telle personne.

    Ce qu’il veut, lui, à ce moment-là, c’est que tu l’aies trouvé un plan B qui va pouvoir être heureux de signer sans perdre de qualité.

    Ce que tu peux lui dire, c’est OK, super, merci pour la transparence sur votre budget.

    Si on devait rester dans ce budget, quelle serait la partie de mon service que tu voudrais absolument garder ?

    Ensuite, tu peux… avec lui en négociation, ajuster le périmètre.

    Tu vas pouvoir, par exemple, retirer des éléments qui sont optionnels, non essentiels, ou créer une version un peu plus resserrée de ta prestation.

    Attention, attention, attention à ne pas enlever le cœur de ce qui fait ta prestation et la qualité de ta prestation.

    C’est-à-dire que si tu estimes qu’il y a un élément dans ton accompagnement qui, certes, n’est pas vraiment valorisé aux yeux du client et qu’il veut le retirer, mais que toi tu sais parce que c’est ta méthode et ton projet, que c’est important pour garantir la qualité de la suite, alors c’est à toi de bien lui montrer et de t’assurer que ça reste dans le devis et dans ton périmètre.

    Le deuxième type de prospect qui te dit c’est trop cher, c’est plutôt celui qui est dans les émotions.

    C’est celui qui a peur.

    C’est pas qu’il a peur que ce soit trop cher, c’est qu’il a peur de venir placer de l’argent au mauvais endroit.

    Il a peur de se tromper.

    Il a peur de ne pas rentabiliser son investissement.

    Il a peur d’investir vraiment pour rien.

    Tu vas le repérer parce qu’il ne va pas te parler d’argent ni d’euros, mais plutôt de mots liés à la sécurité ou à la garantie.

    Il va dire des choses comme « Ah ouais, c’est un gros investissement » ou « Je veux être sûr que ça va fonctionner pour moi » et des choses comme « Qu’est-ce qui me prouve ? » ou « Quelles sont les garanties ? » ou « Comment est-ce que je peux être sûr que ? »

    Ce que ton prospect veut à ce moment-là, c’est être rassuré sur ta méthodologie, ton processus ou les garanties que tu vas pouvoir lui donner.

    Des vraies garanties, pas des « Oui, oui, je te promets de… »

    Les garanties que tu vas pouvoir lui donner.

    pour qu’il s’assure que son investissement est pertinent et va être rentable.

    Ce que tu peux lui dire, c’est valider ses émotions.

    Oui, oui, c’est un vrai investissement.

    Et c’est justement ce qui va te permettre d’atteindre tel et tel résultat.

    On va y aller par étapes et il va se passer ça et ça.

    À la fin, on aura telle étape de validation qui font qu’on est sûr, qu’on est aligné et qu’on avance dans la bonne direction ensemble.

    Ici, on est clairement sur un c’est trop cher qui vient pas du tout parler du prix, mais qui parle à 100% de comment la personne se sent à l’idée de signer un tel tarif.

    Alors du coup… c’est à toi de lui démontrer la valeur ajoutée, quel va être le retour sur investissement pour elle, quelle est ta méthodologie, quelles vont être les étapes, les points d’accompagnement, les points de validation.

    Tu peux aussi lui donner de la preuve sociale, lui montrer comment avec d’autres clients qui lui ressemblent ou qui avaient des problématiques similaires, comment tu as pu atteindre tel ou tel objectif, comment vous avez pu résoudre leurs problèmes à eux.

    À ces prospects, tu peux… vraiment insister sur les garanties que tu mets en œuvre pour pouvoir t’assurer qu’il va venir atteindre ses objectifs et que ce sera un vrai investissement pertinent pour lui.

    Dans mon exemple de designer graphique, une des problématiques fréquentes, c’est les personnes achètent une nouvelle identité visuelle et finalement ne la mettent pas en œuvre ou ne sont pas capables de la mettre en œuvre et ça reste au fond d’un placard.

    Donc c’est effectivement un investissement pour rien.

    Dans les garanties, dans les éléments que je mets en œuvre pour garantir que mon client va vraiment atteindre ses objectifs et utiliser et valoriser cette identité visuelle dans sa nouvelle stratégie, je mets en place un SAV de 30 jours pendant lequel il peut m’envoyer toutes ses créations pour que je lui donne mon avis sur la bonne mise en œuvre de son identité visuelle.

    Ces 30 jours-là sont un élément de réassurance pour ce type de prospect qui a peur de son investissement.

    Le dernier, c’est un peu mon préféré, franchement.

    C’est le testeur.

    C’est celui qui va venir essayer de voir comment toi tu réagis dans la négociation.

    Lui, en fait, en vrai, il n’a pas de problème de budget.

    Il n’a pas de problème de valeur perçue.

    Il trouve que ton offre, elle est cool.

    D’ailleurs, s’il ne trouvait pas qu’elle était cool, il ne serait plus là, il aurait quitté le call.

    Donc, il est juste là et il veut voir comment toi, tu vas réagir à cette négociation.

    Par réflexe, par culture, peut-être par égo.

    En tout cas, il teste ta solidité, il ou elle.

    Il te dit des choses comme, est-ce que tu peux faire un effort ?

    Est-ce qu’il y a moyen de s’arranger ?

    Est-ce qu’on peut avoir une remise commerciale ?

    Oui, j’ai eu un devis avec quelqu’un d’autre qui était 10% moins cher.

    Ce qu’il veut voir à ce moment-là, ton prospect, c’est jusqu’où il peut aller.

    Ce que tu peux dire, c’est des choses comme…

    Mes tarifs reflètent le niveau de qualité et d’accompagnement que je propose.

    Je ne fais pas de remise, mais je peux complètement adapter le périmètre ou étaler les paiements pour mieux coller à vos besoins.

    Et tu t’arrêtes là.

    Pas de ristourne.

    On garde la valeur de son travail.

    Tu restes calme, poli et ferme.

    Ce que tu dis, c’est je suis une prestataire solide, mais pas fermée à la négociation et à identifier la meilleure des solutions pour nous deux.

    Et très souvent, ça suffit à inverser le rapport de force.

    J’aimerais qu’on prenne deux secondes pour décoder ce qui se joue un peu en trame de fond.

    Dans nos sociétés, la négociation, qu’elle soit commerciale ou salariale d’ailleurs, c’est un espace historiquement masculin.

    C’est un espace où on va valoriser la compétition, la fermeté, la domination, et où tester l’autre fait 100% partie du jeu.

    Le problème, c’est que ce jeu n’est pas neutre, parce qu’il a été construit à une époque où nous, les femmes, on n’avait pas accès à ces sphères économiques.

    Et donc, quand on est arrivés dans le jeu, on a hérité des règles du jeu, et elles n’avaient pas été écrites pour nous.

    Dans leur livre…

    Women Don’t Ask, Linda Babcock et Sarah Lachevert ont montré que les femmes négocient 4 fois moins souvent que les hommes.

    4 fois moins souvent.

    Et que quand elles le font, en moyenne, elles demandent 30% de moins.

    Ça a été prouvé par des chercheurs de Harvard d’ailleurs.

    Quand une femme négocie fermement, elle va être perçue comme froide, autoritaire, bossy.

    Alors qu’un homme qui va dire la même phrase dans la même tonalité sera perçu comme professionnel, sûr de lui.

    Toujours un double standard.

    Ce qui veut dire que quand un client te teste, Il rejoue souvent, consciemment ou pas, cette dynamique de pouvoir.

    Il va pousser non seulement pour baisser les prix, mais pour voir aussi comment toi, tu vas te comporter et si tu vas plier.

    Et le pire, si tu m’écoutes, probablement tu es une femme, puisque c’est l’angle de mon podcast.

    Donc le pire, c’est que toi, en tant que femme, on t’a socialisé à plier, à être conciliante, à être arrangeante, à être douce, à arrondir les angles, à ne pas trop déranger.

    Le patriarcat a fait de la sympathie une attente implicite pour les femmes.

    Si tu es ferme, T’es dure, et si tu dis non, t’es compliquée, pour pas dire chiante.

    Et si tu dis ton prix sans t’excuser, t’es prétentieuse.

    Dans l’in-in, c’est ce que Sheryl Sandberg appelle le double standard de la compétence et de la sympathie.

    Plus une femme paraît compétente, moins elle est jugée sympathique.

    Et dans une négociation, ça pèse lourd.

    Alors comment on va répondre à ça, toi, moi, en tant que femme ?

    Je te propose de pas rejouer les codes du pouvoir, justement.

    Je te propose de pas crier plus fort, de pas t’excuser, de pas céder.

    Mais de rester solide, clair, calme, avoir une posture professionnelle qui connaît sa valeur, qui ne cherche pas à gagner la négociation à tout prix, mais qui cherche.

    La posture de la professionnelle qui connaît sa valeur, c’est celle qui ne cherche pas à gagner la négociation, mais à préserver la qualité du travail et la justesse de la relation.

    Tu peux dire tout simplement, mes tarifs reflètent le niveau de la qualité et d’accompagnement que je propose, je ne fais pas de remise, mais je peux adapter le périmètre ou étaler les paiements.

    Et tu t’arrêtes là, on ne se justifie pas, on ne fait pas d’argumentaire, tu tiens ton cadre sans le rendre rigide.

    Ok, maintenant quand on est dans le feu de l’action, le client nous dit, le prospect du coup, le prospect nous dit c’est trop cher.

    Comment tu fais pour savoir si c’est trop cher parce qu’il n’a pas le budget ?

    Est-ce que c’est trop cher parce qu’il a peur d’investir cet argent ?

    Ou est-ce que c’est trop cher au sens où il veut voir ce que tu vas lui dire quand il va te dire c’est trop cher ?

    Et bien là, moi je te propose une question.

    Elle est assez simple et elle m’a sauvé dans pas mal de situations.

    Quand tu dis que c’est trop cher, est-ce que tu veux dire que c’est pas dans le budget que tu avais prévu ?

    Ou est-ce que tu n’es pas sûr de vouloir mettre ce montant maintenant ?

    Et la magie, ton prospect, il va s’expliquer tout seul.

    S’il te parle d’argent, s’il te dit « bah non, c’est pas dans mon budget effectivement » , toi, tu vas pouvoir travailler avec lui pour adapter le périmètre.

    S’il te répond des choses liées à l’émotionnel, à la peur de l’investissement, tu vas pouvoir travailler avec lui sur renforcer la valeur perçue, notamment de la rentabilité et de la pertinence pour son entreprise.

    d’accéder à ce service et tu vas pouvoir aussi travailler sur les garanties, qu’est-ce qui fait que tu peux le rassurer.

    Et enfin, si l’élu de la question et qu’il te demande juste de refaire un effort ou de refaire une remise.

    parce que ta retempion a fait lui une remise, tu sauras que lui veut juste négocier.

    Garde ton cadre, sois cool, tout va bien.

    Tu peux même te créer une petite fiche là avec une sorte d’arbre d’objection des prix, avec les trois branches.

    Est-ce que c’est un problème de budget, de peur, d’émotion ou est-ce que c’est juste du test ?

    Et tes petites phrases à dégainer.

    Avant de te laisser, j’aimerais qu’on récapitule plusieurs choses qu’on peut faire quand on nous dit que du coup c’est trop cher.

    Plusieurs choses qui n’incluent pas le fait de faire une remise de prix.

    La première chose, on l’a vu, c’est… d’augmenter la valeur perçue.

    Rappeler ce qui se passe dans ton offre, en quoi c’est pertinent.

    La deuxième chose, ça va être d’adapter le périmètre.

    Retirer des options sans retirer le cœur de ce qui fait que ton service est pertinent.

    Par exemple, on passe de 5 vidéos à 3 sans pour autant retirer toute la partie construction stratégique de la stratégie de vidéo.

    Tu peux tout à fait proposer un paiement en plusieurs fois.

    Si la confiance est là avec ce prospect et que tu peux être sûr qu’il va te payer, aucun souci, c’est vraiment un levier hyper simple à mettre en œuvre.

    Et dans le cas où ce n’est pas possible, tu peux aussi t’appuyer sur des outils de paiement qui vont te mettre à disposition le solde complet de la prestation pendant que pendant ce temps-là, ils font un paiement plusieurs fois avec ton prospect, ton client.

    C’est une pratique complètement courante que de venir demander à minima 50% à la commande, 25% pendant la production et 25% à la livraison.

    À vrai dire, moi aujourd’hui, je ne travaille plus sans avoir 100% de mes commandes qui sont payées d’avance.

    Et c’est quelque chose qui se fait de plus en plus parce que les difficultés de paiement viennent vraiment impacter le quotidien des petites entreprises.

    Ce que tu peux faire, c’est aussi rediriger ton prospect vers une offre plus petite, une offre d’entrée, un atelier plus court, une formation en autonomie, un template qui va pouvoir l’aider à résoudre un premier problème avant de passer à un investissement plus conséquent par la suite.

    Et pour terminer, tu peux planifier avec ton client un pour plus tard.

    parce que l’objectif, que ton client quitte cet appel de découverte en ayant pris une décision.

    Ce que tu veux à tout prix, c’est quitter l’appel en disant « Bon, ben du coup, on verra, je vous rappelle. »

    Tu veux planifier quel est le meilleur moment, à quel moment est-ce qu’ils seront prêts à prendre cette décision.

    Quand penses-tu que tu auras un budget disponible pour cette prestation ?

    Est-ce que tu veux que je te relance à ce moment-là ?

    Est-ce que le 15 décembre, c’est à peu près une bonne période pour te relancer ?

    Toi, tu restes pro en faisant ça et tu gardes la porte ouverte.

    Tu donnes aussi la possibilité à ton prospect de se retirer de cette charge mentale.

    il sait que vers le 15 décembre, il pourra relancer ce dossier parce que toi, tu vas le recontacter.

    Rappelle-toi, un non aujourd’hui, c’est souvent un pas maintenant.

    La confiance, ça se construit au fur et à mesure et parfois, le client, il va revenir plus près, plus serein, plus aligné.

    Entre-temps, il aura entendu parler de toi, il aura vu ton travail et il sera prêt à signer.

    Cher, c’est pas un mot contre toi.

    Et quand tu apprends à écouter ce qu’il y a derrière le mot, tu redeviens maîtresse de la discussion.

    Ce que j’aimerais que tu retiennes de la conversation, c’est tu n’es pas ton prix.

    Alors ça, on l’avait déjà dit dans l’épisode sur augmenter ses tarifs.

    Tu n’es pas ton prix.

    Et la deuxième chose, c’est que c’est pas à toi de sauver le budget du client.

    Ton rôle, c’est de protéger la qualité de ton travail et de tenir ton cadre avec bienveillance et professionnalisme.

    C’est ça, être une pro.

    Pour finir, c’est sûr qu’on va pas toutes devenir des négociatrices nées du jour au lendemain, mais on peut peut-être apprendre à ne plus s’excuser de notre valeur, à arrêter de faire des remises alors qu’on nous l’a pas demandé, et surtout à s’entraider entre indépendantes, quand l’une de nous se fait tester.

    Et pour finir, comme d’habitude, si cet épisode t’a aidé à garder ton calme face à un « c’est trop cher » partage-le à une amie indépendante qui en a marre de douter d’elle à chaque devis laisse 5 petites étoiles et un mot sur ton appli de podcast préféré j’ai dit 5 petites étoiles tu vois on va faire aussi un épisode sur ne pas dire petite devant les mots ne pas baisser donc laisse 5 étoiles et un mot sur ton appli de podcast préféré ça m’aide énormément à faire connaître celle qui crée merci d’avoir été là et je te dis à très vite dans un nouvel épisode

  • 10 · Celle qui transforme les briefs en 2h de jeu · avec Lætitia Bouloc

    10 · Celle qui transforme les briefs en 2h de jeu · avec Lætitia Bouloc


    Marre des briefs flous et des ateliers qui n’aboutissent pas ? C’est la raison pour laquelle cette designer a créé un jeu pour transformer 20h de brainstorming en 2h d’arbitrages clairs !

    J’accueille Lætitia Bouloc (Néograph Factory), brand & web designer depuis 10+ ans. Elle a créé Brandquest, un “serious game” pour designers et agences qui aide à poser les bases d’une identité de marque, décider plus vite et sécuriser la suite du projet.

    Ce que tu vas apprendre :

    • Comment on passe d’un proto papier à un outil pro : bêta-tests, règles, et ce que l’IA a vraiment accéléré.
    • À qui s’adresse vraiment Brandquest (et pourquoi viser la mauvaise cible plombe tes ventes).
    • Quels sont les coûts réels d’un produit physique (impression, logistique, “barre des 3 cm” à La Poste) et comment fixer un prix viable.
    • Comment digitaliser un jeu de cartes : choix UX (drag & drop vs click), maquettes, roadmap.
    • Pourquoi des process simples font monter ton TJM effectif sans changer ton tarif affiché.
    • Comment éviter le piège de la visibilité entre pairs qui ne t’apporte pas de clients.
    • Quelles erreurs Lætitia referait… ou éviterait.

    À l’écoute, tu vas peut etre te poser des questions sur comment toi aussi productiser ta méthode, assumer ta cible et choisir un prix qui te paye vraiment 😉 Prête ?

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    Transcription

    Speaker 2 (00:00.23)
    Aujourd’hui, je reçois Laetitia Bouloc alias Néograph Factory, brande et web designer depuis plus de 10 ans. Si tu ne la connais pas encore Laetitia, c’est la meuf au Bob Zebré qui crée des identités visuelles qui ont du sens et qui transforme tout ce qu’elle sait en produit concret. Elle a écrit un livre, elle a lancé des templates pour les freelance, mais aujourd’hui, on va surtout parler de Brand Quest, son jeu de cartes pour designer ou agence qui aide à poser les bases d’une identité de marque.

    On a parlé de la conception du jeu, de ses partenaires, des coûts liés à la production, de ses bêta tests ou encore de l’erreur de parler à la mauvaise cible. Et finalement, de tout ce que ce genre de projet peut changer dans une vie de freelance. Bonne écoute !

    Speaker 2 (00:45.998)
    Salut Laetitia, bonjour ! Comment tu vas ? Écoute, ça va très bien, je suis très contente d’enregistrer avec toi. aujourd’hui du coup, on va parler spécifiquement de Brandquest, mais avant ça, est-ce que tu peux nous parler un petit peu toi ? Tu peux te décrire ?

    Bonjour ! Ça va et toi ?

    Speaker 1 (01:02.522)
    Bien sûr. Moi ça fait 10 ans que je suis brand des webdesigners, en freelance évidemment. Je travaille sur Bordeaux et je n’ai pas spécialement de spécialité sur des domaines d’activité. J’aime tout faire, j’aime tout découvrir et faire de la veille sur à peu près tout et n’importe quoi.

    effectivement très diversifiée. Tu viens de dire diversifiée, on est d’accord ? Ouais. Ouais. Je l’avais lu ailleurs, diversifiée, et je me disais effectivement c’est une manière de décrire la Tissac qui est assez vraie. On peut dire que t’as un peu genre presque, on pourrait dire la bougeotte.

    Alors sais pas si j’ai la bougeotte mais en tout cas c’est sûr que faire deux trois fois des projets sur le même domaine d’activité ça me gonfle.

    Ok, donc du coup tu t’enseignes, tu transmets dans le web design, dans l’identité visuelle, c’est un truc important pour toi d’enseigner, d’ulgariser ?

    Alors oui et non, oui dans la mesure où je pense que j’ai une communication assez pédagogique. Ça me plaît de transmettre ce que je sais et d’asseoir ma légitimité en me parlant de ce que je sais faire. Et non dans la mesure où j’aime bien donner des cours, je le fais de temps en temps mais j’en ferai pas quelque chose de régulier non plus.

    Speaker 2 (02:12.952)
    Ok, donc c’est un truc qui fait partie de ta vie de designer, mais c’est pas un why pour toi, c’est pas un élément fort de ton…

    C’est une manière de faire que j’aime, mais effectivement moi ce que j’aime principalement c’est créer.

    D’accord, ok. C’est là que tu vivres, c’est quand tu es en train de designer un truc pour un client.

    Exactement. Après j’adore répéter trois fois la même chose à un dél’avant c’est pas le sujet.

    Mais ça va de la vie ! On aime tous ça. T’as enseigné à quel niveau ? sais, genre juste à partir…

    Speaker 1 (02:39.214)
    J’ai fait… l’année dernière j’étais sur des packs plus 3, oui c’était des bachelors. Quelques années j’ai fait, c’était des formations de reconversion. Et sinon j’ai fait des jurys de fin de bts.

    Ouais, euh, y a

    Speaker 2 (02:56.494)
    BTS. Ok, donc ça va à des niveaux plutôt en étude déjà un peu spécialisés.

    Ouais, de toute façon je pense qu’avant le bac on a quand même un métier auquel on touche pas.

    C’est clair. Juste, ça fait quoi pour toi en tant que freelance ? C’est un quoi comme impact dans ta vie de freelance, dans ta créativité ? Tu as parlé un petit peu d’asseoir ton expertise sur la partie vulgarisation. C’est quoi finalement les retombées pour toi ou qu’est-ce que tu y trouves ?

    de la confiance de la part des autres et quand je dis autres c’est autant les autres designers que mes prospects. Je pense qu’il a rien de mieux que de parler de ce qu’on sait faire. Peut-être pas lister ses connaissances mais au moins en tant que quelqu’un qui suit consommatrice de tout, je suis sûre que la personne à qui j’achète c’est, j’ai plus confiance.

    Ok.

    Speaker 2 (03:47.854)
    Ok, donc ça vient de créer une confiance qui est presque acquise déjà avec ta clientèle, ta future clientèle ou ta clientèle parce que tu crées du contenu. J’ai vu, j’ai lu quelque part que 90 % de ton chiffre d’affaires venait de ta promotion, ta création de contenu, est-ce que c’est toujours vrai ?

    Oui, j’ai quand même le sentiment, surtout cette année, qu’il a une sorte de vent qui tourne, déjà parce que j’ai quand l’impression qu’on est de plus en plus des designers sur le marché. a le contexte économique. Donc là depuis quelques mois, je teste de la prospection active avec Walaxy, ce genre de choses, pour être sûr de ne me laisser dépasser quelques années, on ne jamais, mais jusqu’ici, crois que ça s’appelle de l’outbonding, si je ne pas de bêtises. Donc je n’ai jamais prospecté.

    ne comprends pas depuis 7, 8 ans.

    Outbound, l’art d’attirer avec du marketing, l’art d’attirer les clients à soi effectivement. À l’inverse de l’inbound du coup c’est l’inverse. Je te comprends toujours tout mélanger. Donc l’inbound, on fait venir les clients à soi, outbound, on va les chercher, on va les démarcher nous-mêmes. Ok, trop bien.

    c’est ça.

    Speaker 1 (04:52.606)
    C’est pour ça je t’ébaisse.

    Speaker 2 (05:03.256)
    On se fait des flèches à la caméra, vous pouvez pas voir. On se pointe des trucs dans l’air. Et donc dans tes outils de vulgarisation, dans ce que tu crées et tout ça, tu on y arrive très vite finalement. On va parler de Brandquest. Brandquest, c’est un jeu que tu as créé. Tu peux nous en parler un petit peu, peut-être la genèse, où t’es arrivé l’idée, à quoi ça sert, pourquoi un jeu ?

    Alors déjà petit fun fact, a Nollowan, la dernière en date que t’interviewez, disait « C’est pas un jeu, c’est un outil décisionnel » mais je trouve ça un peu boring quand même.

    un outil décisionnel. Non mais je comprends. C’est un serious game quoi. C’est un jeu qui va venir aider à faire quelque chose.

    C’est ça, ça détend l’atmosphère mais on reste sérieux.

    Ok.

    Speaker 1 (05:53.078)
    Du coup, la genèse, fait, moi ça faisait des années que j’avais très envie de créer un jeu de cartes. Déjà. Mais j’avais pas envie de faire un jeu de cartes pour faire un jeu de cartes. Déjà parce que je pense qu’il a rien de pire que de pas avoir de contrainte pour avoir le centre de ma page blanche. Et il a, du coup, fait déjà deux ans. Il deux ans, il a commencé avant le petit boom de l’IA.

    A la

    Speaker 2 (06:08.046)
    Right.

    Speaker 1 (06:17.297)
    Et du coup, fait, je suis allée sur Tchat.dpt, j’ai posé des questions, j’ai essayé de lire design, ça, en fait, du bout d’une heure, fait, je me souviens même pas. J’ai commencé y voir un peu plus clair sur ce que je pourrais faire, sur quel serait l’objectif, tout ça. Et là, fait, par contre, Mercilia, c’est que le plus dur, ça a été de lister tous ces fameux adjectifs qui composent le jeu, de les trier, de les lister, de supprimer les doublons.

    C’était vraiment dur, ça, je pense que sans l’IA, je pense que je l’aurais pas fait.

    Ok, donc Lya, elle a joué une belle place dans la conception de ce jeu. Tu peux nous redire à quoi ça sert, prendre quoi comme décision ?

    Brandquest, si je dois faire d’abord un petit récap’ de ce que c’est, c’est 70 cartes dont 60 sur lesquelles il a un adjectif qui sont censés déterminer les caractéristiques d’une identité de marque. J’ai trié ces 60 adjectifs en 5 thèmes, style, valeur, attitude, positionnement et expérience client. Et tout ça sans l’IA, donc listez déjà 60 adjectifs, leur définition, les regrouper, savoir dans quoi je mets quoi.

    Je pense que sans l’IA, c’est un boulot qui m’aurait primé des jours et des jours et je pense qu’à la fin, j’aurais même pas été satisfaite alors que là, ça a été assez rapide et assez efficace. Donc j’ai fait beaucoup d’ajustements puisque j’ai fait des bêta tests il a deux ans avec des petites cartes que j’avais dessinées moi-même. Vraiment un truc random, j’ai imprimé des trucs, mais j’ai découpé.

    Speaker 2 (07:43.234)
    Ouais t’as fait un paper test du coup tu sais genre quand tu mets des gens autour d’une table avec un prototype papier pour venir tester une idée ça s’est passé comment ? C’était quoi le… fait 5.

    Donc c’était avec des trucs que j’avais vraiment dessinés à la main et c’était avec des potes. Je pense qu’on était sur une semaine de canicule, on était 5, c’était l’enfer sur Terre. Réellement, c’était un enfer total.

    genre les cartes collées.

    Mais vous-même, j’en avais chaud, partait dans tous les sens, même moi je ne savais pas ce que j’avais entre les mains. Ça a été sportif cet après-midi-là. Du coup après j’ai designé à l’ordi les cartes parce que je savais un peu mieux où je voulais aller et je les ai fait imprimer des planches que j’ai découpées moi-même. J’avais vraiment un jeu papier, wow, sans m’en souvenir, je savais même pas si je les gardais. Et là j’ai fait 4 bêta-tests avec des gens qui étaient plus la cible.

    Il y avait des agences, tout ça.

    Speaker 2 (08:37.695)
    Vas-y raconte-nous c’est qui la cible aussi ?

    C’est vrai pardon. Elle a changé en fait la cible parce que tu l’as pas rendu compte. Mais pour moi, à la base, la cible principale, c’était des entrepreneurs qui créaient leurs boîtes et qui avaient besoin de découvrir leur identité de marque. Sauf qu’en fait, je suis rendu compte que la vraie cible, c’est des gens comme toi, des gens comme moi et des agences qui vont jouer à ça avec. Et ça, je ne l’ai pas capté direct. Je pense que la page, ma com’ au départ s’adressait directement à des entrepreneurs, ce qu’en fait pas du tout.

    Parce qu’il manque peut-être du coup cette part de… Ok, nous on a les adjectifs et en tant que professionnels, on sait en faire quelque chose. Peut-être que le client final, l’indépendant, l’entrepreneur, ne pas forcément quoi faire après de ses adjectifs. C’est ça qui…

    Déjà, sauraient pas quoi faire du jeu. puis, au-delà de ça, l’aspect business plan, c’est qu’une agence va jouer plusieurs fois avec ce jeu. L’entrepreneur, je lui souhaite normalement qu’il va y avoir du jouet. Enfin, non, j’arrive pas à le dire. Il va devoir jouer. Avant de quoi est-ce qu’une seule fois dans sa vie, si ça se fait bien

    Donc effectivement, c’est plus juteux d’acheter un jeu qu’on sait qu’on va utiliser chaque semaine avec des clients. C’est bien plus pertinent qu’avec l’idée ou que tu lances une entreprise et pas douce. Donc c’est bien logique. OK, business plan, ça se tient. Je comprends mieux du coup le côté agence indépendante qui en ont besoin pour jouer avec leurs clients. D’ailleurs, les auditeurs verront pas et peut-être pas toi non plus. Mais j’ai, je dois avoir 30 ou 40 jeux de cartes professionnels.

    Speaker 1 (09:48.547)
    C’est ça.

    Speaker 2 (10:06.382)
    de ce type là, tu vois. Et j’ai pas le tien d’ailleurs. J’ai pas le tien, mais c’est quelque chose qui est sur ma liste. Mon cœur est meurtri. Non mais tu peux, tu peux. Je suis très très fan des jeux de cartes décis… Pardon, des jeux décisionnels. Salut Nollwenn. Ouais, j’adore ça. Je trouve que ça a des vrais beaux outils et ça permet de… Déjà c’est beau à prendre en main. Ça donne envie du coup de réfléchir, de se poser. Ça évite de tomber dans le brainstorming où il en a un qui tient un stylo et où on a des post-it et on fait…

    on l’impression de refaire la même chose.

    C’est mon postulat de départ ça. Rapporte un Déjà de base, qui se passait, c’est que les clients me fondaient un brief, on en parlait, et on se rendait compte qu’il y avait beaucoup de biais, que c’était pas spécialement clair et que même pour eux, savaient pas trop, ils étaient forcés à se décider. Mais en fait, peut-être que non. bref. Et ça, déjà, ça me saoulait. Ça me saoulait. Et du coup, je me suis dit, je suis pas la seule, je sûre.

    Ok

    Speaker 1 (11:05.346)
    toujours cette étape est assez fastidieuse donc en fait il faudrait que je la rende déjà plus objective et plus sympa donc éviter les bristamins quand tu dis avec un stylo ou une feuille où en fait on n’est pas sûr de ce qu’on dit à la fin on n’est pas sûr de ce qu’on parce qu’en fait on n’a pas une vue globale du machin qu’on part tous tête baissée dans son machin et du coup je voulais faire donc le jeu de carte l’idée c’était que qu’on ne soit pas tête baissée qu’on ait une vue globale de toutes les possibilités et que du coup quand on fait des choix on soit sûr que ce soit cela pas parce que

    On est parvis en tête, mais parce qu’on a tout vu et que du coup on peut écarter des choses auxquelles on n’aurait pas pensé sans BrainQuest.

    Oui, ok. Ça vient te donner un ensemble, une vision globale qui te permet de dire, oui, ça non, j’en veux pas. C’est pas comme ça qu’on imagine notre marque. C’est pas cet adjectif là.

    C’est ça, parce que tu peux vraiment dire que tu aimes le bleu si tu connais aucune autre couleur. Parce que moi, dans trois semaines, je te demande du vert, me dis que c’est vachement mieux !

    Mais si j’avais su que le vert existait, j’aurais choisi du vert, vous ne l’avez pas montré aussi. Exactement. Donc en fait, la suite, tu crées un jeu pour choisir les couleurs, ou ça tu le gardes.

    Speaker 1 (12:07.608)
    Alors c’est noté, j’ai eu plein d’idées, j’en ai même. C’est un truc très drôle, j’aimerais faire ça un jour. J’ai quelqu’un qui m’a dit pourquoi tu fais pas une extension mauvaise cliente ? J’adore cette idée. Je sais pas comment elle pourrait faire, mais je trompe au chenil.

    C’est incroyable. C’est un peu le pack que tu sors quand t’en peux plus, que ça fait une heure que t’es là-dessus et que ça tourne en rond. Tu sors le pack bonus.

    J’en sais rien, j’ai vraiment aucune idée. Je trouve l’idée de base, j’ai eu des étoiles dans les yeux quand on m’a dit ça.

    On t’a dit, rien que l’idée d’avoir une extension, je le sens très mignon. Si les auditrices, ça vous évoque quelque chose, envoyez message à Laetitia, je sûre qu’elle sera ravie de brainstormer avec vous.

    de mauvais clients est incroyable.

    Speaker 1 (12:50.51)
    On a décidé de développer, on en a 1000, j’en ai 1000, tout est noté. On est sur la version digitale parce qu’elle a été beaucoup demandée, y compris par moi. D’abord ça et ensuite on verra.

    Ok, on en parle de cette version digitale ? Ouais, on peut. Est-ce que c’est un objectif d’aller s’adresser du coup aux entrepreneurs indépendants qui nécessitaient pas, enfin qui voyaient pas l’intérêt de s’acheter le jeu ?

    Non, toujours pareil, la cible, on reste focus, sauf qu’en fait cette nécessité vient surtout du fait que, moi la première, je ne peux pas utiliser BrainQuest, je ne travaille jamais en physique avec mes clients. C’est quand même dommage.

    créer un jeu que tu n’utilises pas, tout cas pas en papier. Donc aujourd’hui tu vas le créer en version numérique.

    Ben non.

    Speaker 1 (13:38.134)
    On est déjà en train de le faire, donc je me suis associée avec un collègue de quelques années. Je ne pas comment appeler ça, on en freelance du coup, donc quelqu’un que je connais.

    Et d’autres collègues.

    Oui, c’est ça. du coup, les maquettes sont faites. La première G est intégrée. On a fait des bétatests digitaux pendant tout le mois d’août. Donc là, j’ai des corrections à faire, évidemment. Et lui, il va avoir des choses à réintégrer, évidemment. On aimerait sortir ça courant l’automne. Ça me semble un peu ambitieux, on espère avant 2026.

    Ok, trop bien. C’est quoi comme gameplay en ligne ? C’est un drag and drop, ou t’as une sorte de planche, tu peux déplacer les cartes ? C’est quoi que vous avez choisi comme…

    Alors là-bas je voulais du drag’n’drop, spoiler alert, on va faire du click parce que drag’n’dropper toutes ces cartes en fait ça finit par se souler de ouf. Mais donc du coup c’est le plateau de jeu en fait, l’idée c’est j’ai essayé de reproduire ce qu’on a sur la table quand on joue à BramQuest avec ta main et la main des autres et vraiment j’essayais de… Je voulais pas faire un sas, je voulais vraiment reprendre le jeu sur un écran d’ordi.

    Speaker 2 (14:26.19)

    Speaker 2 (14:44.824)
    Un peu comme quand on est sur Bird Game Arena, on reproduit exactement le gameplay d’un jeu de société. Tu connais ça, Bird Game Arena ?

    J’ai une bêta testeste qui m’en a parlé, et du coup je suis allée un peu fouiller, et oui c’est ça en fait, j’ai essayé de reproduire ça au mieux sans… Alors je suis quand même allée voir, on pas se mentir, sur Bordegay Marina, il a quand beaucoup de plateaux de jus dégueulasses en termes de design.

    Ouais après c’est quand même l’idée c’est qu’ils reproduisent finalement les jeux classiques quoi tu vois donc finalement des fois c’est pas hyper

    Donc du coup l’idée c’était quand même de garder quelque chose que je trouvais esthétiquement correct. Mais voilà, je voulais pas qu’on se retrouve sur ça, ça chiant, c’était pas l’objectif.

    Ok, donc garder l’expérience du Brand Quest original mais en version en ligne pour toutes ces agences et ces designers qui travaillent en distance avec leurs clients. Exact. Et est-ce que tu une expérience produit ? Est-ce que tu t’es entouré ? Donc là tu m’as dit que tu t’étais entouré d’un développeur. concevoir le produit et le gameplay de ton jeu, est-ce que tu l’as fait tout seul ? Est-ce que tu as aller chercher de l’aide

    Speaker 1 (15:36.814)
    Comme ça

    Speaker 1 (15:44.568)
    Alors, ça se

    Speaker 1 (15:52.846)
    J’ai fait à peu près tout, seule. Les deux seules personnes à qui je suis allée parler, c’est le… Aide-moi. C’est les endroits au-dessus. Les endroits où tu peux aller jouer avec des potes.

    des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des… des…

    Ça va non ?

    Speaker 1 (16:15.886)
    Ça s’appelle comment Il y en a plein maintenant ? Un barre à jeux, un barre à jeux. Donc j’en avais un en bas de chez moi, donc en fait je suis allée voir le patron de ce barre à jeux et je lui ai montré mon deck que j’avais découpé moi-même, tout ça je lui posé plein de questions, donc lui il m’a enviée sur dodger à aller voir pour m’aider tout ça, donc j’ai passé une petite heure avec lui et il m’a donné le contact d’un petit gars, donc j’ai même plus le nom par qui j’ai passé.

    Je… évidemment.

    Speaker 1 (16:39.634)
    En gros, il faisait beaucoup de créations de il était dans des assos, il faisait beaucoup d’événements, enfin gros, c’était un gros gamer de jeux de plateau. Et du coup, je me suis pris un petit coaching de 2 heures avec lui où en fait il m’a raconté tout ce qu’il savait. Et d’ailleurs, c’est lui qui m’a dit mais trop bien transformer 20 heures de brainstorming en 2 heures de jeu. C’est lui qui me l’a trouvé ça, en 3 secondes. J’étais… bah oui en fait, c’est exactement ça.

    Ok, donc tu as aller chercher de l’expertise sur les règles. Ouais, parce que j’imagine même pas. Je me suis toujours dit que c’était hyper dur parce que tu sais comment tu choisis qu’il faut 7 ou 6 cartes en main à part en le testant mille fois et en voyant les limites.

    C’est un enfer. Normalement.

    Speaker 1 (17:24.046)
    Je me suis vachement aidée du jeu Monopoly Deal, c’est Monopoly mais en jeu de cartes, est extrêmement bien, ce qui permet d’avoir des parties de Monopoly rigolotes qui ne que 20 minutes. Ça veut dire que tu te fais plumer, ça ne dure que 20 minutes, pas 2 heures. J’adore ce jeu et il est hyper rapide et efficace. Je me suis pas mal aidée des règles du Monopoly Deal pour mettre les bases de mes règles à moi. Mes règles, c’est difficile à créer simplement parce que entre ce que Mabie a moi, ce que j’écris, ce que les gens lisent, ce qu’ils comprennent et comment ils jouent.

    C’est pas mal quand même.

    Speaker 1 (17:54.166)
    J’ai cru que j’allais crever.

    Ok, ok, ok. Et puis j’imagine que tu as en plus maintenant mille variations de ce que chacun veut faire avec le jeu, ce que chacun fait dans son quotidien.

    Je vais demander. fait, ça se recoupe quand même pas mal. a des choses que j’ai fait sauter, par exemple pour la version digitale, parce que globalement, elles servent à rien. Et des choses que j’ai pas ajoutées, mais que j’ai un peu affinées effectivement avec les retours des utilisateurs.

    C’est des choses que vous n’avez pas forcément vu pendant les bététestes, c’est à force d’usage. Et la conception et la promotion et toute cette partie très logistique, tu peux nous en parler un peu ? C’est un délire quand d’avoir un produit physique. Attends, si tu es retrouvé avec des cartons chez toi partout, c’est ok.

    vais te suivre, me va dire,

    Speaker 1 (18:36.398)
    A vendre

    Speaker 1 (18:43.822)
    Oui, oui oui oui je veux ! Ouais, ben déjà trouver l’imprimaire, parce que les jeux de cartes, en trouve pas partout, je voulais être sûre que le produit soit nickel et que ce soit un bel objet, donc j’avais pas envie de passer par du vista print, c’était hors de question. Donc ça, j’ai bien galéré. Pour info, si ça intéresse les gens, c’est un imprimer spécifique de jeux de cartes qui s’appelle Print Europe, qui font des trucs hyper calis. Donc du coup, ça, j’ai galéré.

    Non

    Speaker 1 (19:12.426)
    Et quand j’ai trouvé ça, effectivement, déjà j’ai dû calculer un prix de vente. Je suis allée voir la poste. Donc spoiler alerte, tout ce qui dépasse 3 cm d’épaisseur n’est pas… C’est un colis. Voilà, je ne savais pas.

    C’est un de

    Et donc là, c’est le genre de choses à prendre en compte à la conception.

    Voilà, donc bon, mais ça quand on sait pas, on sait pas. Donc je me suis retrouvée avec un paquet qui faisait plus de 3 cm d’épaisseur avec l’enveloppe. Voilà, donc on va pas se mentir, j’ai triché sur les premiers batchs. J’ai triché au niveau des timbres. Il y a eu quelques ratés, bon, voilà, donc j’ai fait des renvois. Mais je me suis retrouvée effectivement avec, je crois que j’ai commandé sur mon premier batch, je devais avoir 500 exemplaires à la maison. Ok.

    Wouah !

    Speaker 1 (20:02.702)
    dont 400 a envoyé

    montée intime.

    Mais même pas parce qu’en fait, c’était en plein été encore. fait, je me suis fait ça à chaque fois, c’était en plein été. Mais tellement que les enveloppes, il faisait tellement chaud qu’il des enveloppes qui sont arrivées. non, mais ça, c’était quand j’ai fait mon livre. Quand j’ai fait mon livre, en fait, j’ai créé un livre qui s’appelle Comment créer sans le goût et tout le reste à destination des entrepreneurs, personne qui a envie de créer son identifisuel, Assers les stages avec des petits tips que j’ai fait imprimer aussi, je voulais un objet physique.

    Sauf que à chaque fois que j’ai imprimé un objet physique et que j’ai dû l’envoyer, à chaque fois c’était la canicule. Et donc ce fameux livre, l’enveloppe, le collant des enveloppes s’est détaché. Et pour BrainQuest, tous les bétatests étaient en plein été. Quand j’ai envoyé aussi mon premier batch, donc 400 jeux, j’ai rempli des valises pour aller remplir les boîtes aux lettres. Sauf que là en plus, je me suis rendu compte que ça faisait plus de 3 cm. Donc en fait, je suis juste rentrée chez moi avec tout ça. ne passait pas de…

    Oui, la la

    Speaker 1 (21:04.302)
    Non, donc du coup en fait je suis allée directement à la poste, à la poste qui m’ont dit mais ça n’est plus de 3 cm madame et du coup j’ai dit vous inquiétez pas c’est pas grave ça arrivera quand même eux ils n’ont pas le choix que de prendre ton courrier dans tous les cas. ouais Même s’ils t’ont dit euh… Donc en vrai j’ai juste genre prié.

    Mais t’es allée complètement au culot quoi ! Genre maintenant c’est pas franchi correctement, ça va passer !

    Oui

    Speaker 1 (21:29.29)
    Clairement, c’est exactement ce que j’ai fait et j’ai eu une dizaine de loupés sur 400 envois, donc j’ai renvoyé. Et là, j’ai revu le packaging sur le deuxième batch en janvier dernier pour avoir quelque chose de plus fin.

    la laissez erreur, parfait, trop bien

    Mais j’ai fait tout, toute seule du coup.

    Ok et donc le packaging et compagnie, tu fais ça en collab avec Europe, PrintEurope ?

    Print Europe en fait du coup en fonction du nombre de cartes, ils te font le packaging adapté et là je l’ai dit que je voulais une boîte cloche justement pour avoir deux piles de cartes pour affiner mon packaging et pas un problème.

    Speaker 2 (22:09.742)
    Trop malin, ok, je vois exactement ce genre de jeu de cartes. Toi, l’utilises comment en Brand Quest aujourd’hui avec des clients ?

    Voilà.

    Speaker 1 (22:18.607)
    du coup là mon seul moyen c’est de lire

    Ouais, les cartes. Ok.

    super optimal.

    Ouais effectivement c’est pas super optimal, on pourrait imaginer une sorte de caméra sur ton bureau mais oui. T’as hâte d’avoir la version web j’imagine du

    Alors déjà de ouf, après j’ai quand même de la chance, je ne sais pas si c’est vraiment de la chance, mais les clients que j’ai sont quand même assez sensibilisés au design. par exemple, là j’ai en cours un client qui m’a envoyé d’office un PDF d’étude de la concurrence, un PDF de Brand, un PDF de… En fait, je n’ai même pas fait de Brand Quest, je n’ai même pas rempli de briefs avec lui, tout était déjà là. Et j’ai souvent des clients plutôt sensibilisés.

    Speaker 1 (23:00.374)
    en un brainquest n’est pas toujours obligatoire et du coup bah ça va.

    Ok, ouais t’as des clients qui sont capables de sortir ou d’arriver avec un livret de marque ou avec un brief qui est détaillé. Ça, trop bien. On souhaite à toutes les auditrices qui sont des prestataires de services. C’est quand même la classe quand t’as ça. Tu peux nous mettre dans la confidence des prochains objets que t’as envie de créer ? Parce que tu nous dis, j’ai fait un livre et je voulais absolument que ce un objet physique. Tu t’es mise à faire un jeu de cartes qui est un objet physique. Est-ce que t’as d’autres ?

    Je vous en reçois aussi.

    Speaker 2 (23:33.104)
    objets comme ça un peu dans ta boîte à idées.

    J’ai d’autres idées de livres. Mais franchement, sais pas, est-ce que je vais le trouver le temps avant 2030 ?

    ouais ?

    Speaker 2 (23:45.438)
    Ok, donc on sera là pour la sortie en 2031.

    Pour l’instant c’est vraiment Brain Quest, ça demande vraiment un travail de titan. Donc pour l’instant on focus là-dessus et puis j’ai tellement d’idées pour améliorer le produit, pour le développer.

    franchement, je pense que mes autres idées pour l’instant, n’est pas pour de suite. Et puis il que je mette à jour mon starter kit aussi, là je vois un starter kit avec plein d’outils pour aller freelance, j’ai une liste longue comme ombra de mises à jour et de choses à ajouter.

    ça le starter kit tu nous en parles aussi ? ! petits produits intéressants c’est trop rigolo ! C’est exactement ce que je voulais qu’on ressorte de cette conversation c’est ta capacité à venir encapsuler du savoir et de l’expérience dans des sortes de produits physiques ou digitaux alors c’est quoi ce starter kit ?

    Je créer tout ce que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé en

    Speaker 2 (24:39.925)
    La meilleure motivation. ouais.

    Et les starter kit en fait c’est des outils vraiment… En fait quand on est designer je trouve des outils que les designers font, il en a mille à acheter partout mais je les ai toujours trouvé très compliqués. Alors pas compliqués à prendre en main mais en fait trop fermés et du coup difficile à adapter à ce dont j’avais besoin moi et j’ai toujours voulu un truc beaucoup plus simple.

    Tu penses à quoi quand tu parles des outils ?

    Souvent les Project Tracker Notion de templates et tout, mais c’est des usines à gaz, trucs, moi j’ai pas besoin d’envraiment. Ça me saoule quoi. Donc moi le mien, il est très simple. même, ce que j’appelle mon template Figma, ce que je réouvre à chaque client, j’en avais déjà trouvé mais avec des design systems déjà intégrés et tout, des trucs impossibles à prendre en main, c’est relou. Donc du coup, j’ai refait la même chose mais beaucoup plus simple. J’ai épuré vraiment beaucoup le bordel.

    Je le vends aussi beaucoup moins cher, on pas se mentir. Parce qu’on vend ça à des personnes qui se lancent en leur demandant 600 balles, 1000 balles, mais en fait t’as pas compris à qui tu t’adressais.

    Speaker 2 (25:41.262)
    Ok, aligner la promesse.

    Oui. Mais oui. Donc voilà, c’est des outils que j’utilise moi. Mon projet Tracker, c’est ce que j’utilise à chaque client. Mon template Figma, c’est ce que je réouvre à chaque client, que je refaisais en permanence pour rendre un Figma propre. Donc j’ai fini par le templatez. Mais CGV, qu’est-ce qu’il a dedans ? Mon off-boarding, que là je l’améliore et c’est exactement le genre de mise à jour que j’ai envie de faire.

    Ok, très bien, très bien, très bien. vois. Donc en fait, c’est un pack avec l’essentiel pour accompagner tes clients de l’onboarding à l’offboarding en passant par les CGV, en passant par les…

    Pour avoir des process structurés aussi parce qu’en coaching, j’ai souvent ça, des gens ils partent dans tous les sens, ça leur fait perdre d’entente monstrueuse, sauf que si on travaille plus vite, on augmente de fait notre TGM sans l’avoir intréxacément augmenté à l’heure aux yeux des clics.

    Ouais, tout à fait. C’est effectivement un des premiers postes de perte de temps, j’ai l’impression, chez les jeunes. Et chez les overachiveurs aussi, genre ceux qui veulent tout temps tout changer.

    Speaker 1 (26:47.509)
    C’est fou.

    Speaker 1 (26:51.695)
    oui, aussi. C’est vrai. Mais bon, ça je peux rien faire pour eux.

    Chacun son problème. Non, pour tous ceux qui veulent un Starter Kit, vous pouvez voir Laetitia, est-ce que tu as l’impression d’avoir fait ces produits te rend visible différemment et change la perception de tes clients ? Est-ce que c’est plus facile de le ?

    Alors attends ça, erreur à ne jamais faire, ne faites pas comme moi. Je me suis en septembre dernier, je crois que j’ai lancé le starter kit il a un an, en septembre dernier, et vu que je tourne très bien en tant que designer et mes clients, j’ai focus sur de la communication, sur les freelance comme moi. Et en janvier, février dernier…

    me suis rendue compte qu’en terme de visibilité, moi je bosse beaucoup via LinkedIn, bah en fait le problème c’est que j’étais visible que par des gens comme moi, c’est pas eux mes clients. Et je l’ai senti parce qu’en fait j’ai eu un petit down en début d’année et je comprenais pas, il y avait pas de raison valable et du coup j’ai fouillé et là je me suis dit mon dieu, que n’ai-je pas fait ?

    Ça fait un trimestre que je ne communique plus à mes clients, à ma future cible.

    Speaker 1 (28:05.356)
    C’est ça, donc du coup j’ai repris un peu un truc un peu plus tour des clients. De temps en temps je fais du push, tartar, kit, coaching tout ça. Mais je le mets un peu moins en avant parce que même si ça me fait plaisir de le faire, c’est un petit gamepin à côté, ça reste un side, c’est pas ça qui fait mon plus gros 2CA. Donc faites attention.

    Donc, ouais, c’est ça, c’est cool d’avoir des produits, c’est cool de diversifier, mais il faut faire attention à où est votre gainpain et communiquer.

    ou comment, quand… voilà, faut pas le faire à l’arrache, pas comme moi quoi.

    On est des erreurs de laitissier.

    C’est exactement ce que j’étais pour mes coachings. Vous venez, j’ai fait plein d’erreurs, comme ça vous ne ferez pas les mêmes.

    Speaker 2 (28:42.958)
    Je pense que c’est un peu le rôle de mentor aussi de pouvoir passer de l’info et de l’expérience, même si rien ne vaut l’expérience vécue et qu’on peut dire plein de choses, des fois il faut que tu vives les choses par toi-même. Quel conseil tu donnerais à une créat qui veut productiser une partie de son activité, toi, créer un outil, un objet, quelque chose

    Ose tout. En vrai. Enfin, et puis même si ça marche pas, pas grave.

    Et attends, vas-y, j’ai une dernière question. J’ai du mal à me caler. J’ai une dernière question. Est-ce que tu viens de donner quelques chiffres sur Brandquest ? Des choses dont tu te rappelles, des coups d’impression. Tu nous as dit 500 exemplaires sur le premier batch, genre de chiffres.

    Errrr

    Speaker 1 (29:35.661)
    J’ai fait des précommandes 400 exemplaires et du coup je n’avais pas à commander à ce moment là j’attendais de voir et du coup je me suis dit bon bah je vais en commander peut-être 550, je j’en ai commandé pour en avoir 150 de rab. Je me suis dit en commander beaucoup plus, je que non parce que du coup je me suis rendu compte de l’épaisseur donc c’est peut-être pas que je mal, je sais pas.

    On

    C’est pas plus mal mais c’est parti comme des petits pains en termes de coût d’impression. Donc évidemment plus on en commande moins c’est cher. Je saurais plus dire les premiers par contre les deuxièmes en coût d’impression. Je dois être à 10, 15 euros. Ouais par jeu. Du coup après faut compter forcément les impôts sur le reste à gagner. Les frais d’envoi là du coup là j’ai fait ça bien donc c’est en lettres suivies. On doit être à 5, 6 euros.

    Ensuite il a le coup qui a en plus de l’impression là, parce que je reçois les jeux déjà tout fait, tout plié.

    Donc oui, t’as les coups de manutention quand ils impriment, ils mettent tous les jeux en…

    Speaker 1 (30:44.046)
    les enveloppes, montant travail, les étiquettes, parce que du coup, je pense que ce j’avais pas fait la première fois, c’est que là j’ai fait imprimer des étiquettes avec mon adresse et tout pour l’expéditeur. Parce que la première fois, merci maman de m’avoir aidé.

    T’as écrit 500 enveloppes à la main. Ok.

    Chaque fois que je dis ça, les gens me disent mais ça va pas ou quoi ? dis mais je savais pas ! savais pas, vraiment, c’est la première fois que je faisais ça, je savais pas.

    C’est bien, apprend de erreurs les tissus.

    Ouais ouais, donc voilà, bref, donc voilà, après qu’est-ce qu’il y avait d’autre ?

    Speaker 2 (31:23.47)
    Et donc finalement la marge sur le prix de vente par exemple de ton…

    Là je l’ai mis à 59 et il était en préco à… Enfin j’ai refait des préco là à 49 c’est ça je crois. Je dis des bêtises, je m’embrouille en fait entre les deux batchs. du coup au calcul je crois que dans ma poche il doit rester une dizaine d’euros. Parce que du coup quand je fais mon netnet avec l’URSAF, l’IRSEC, l’ISANPO tout ça, j’étais là… Est-ce que ça vaut vraiment le coup que je me fasse chier ?

    Parce qu’à la base, mes premiers jeux, je les vendais 29 en préco et 39…

    Oui, tu très proche de la…

    Trop, on pas se moquer. C’était ridicule. Donc en fait, je me suis dit, j’ai jamais aimé, comme le starter kit, l’idée, j’aime pas faire des trucs chers. En fait, parce que moi aussi, je suis une consommatrice et je trouve qu’on a des trucs à payer, des outils et tout, mais il en a mille. Et en fait, je me suis demandé à partir de combien ça valait le coup pour moi que je me fasse chier à faire tout ça. Donc effectivement, maintenant il y a 59 euros. C’est presque deux fois plus cher. Mais je me suis dit que c’était le dernier batch que je faisais. Je le faisais parce là, ça vaut le coup en termes financiers.

    Speaker 1 (32:33.174)
    et après donc là il doit me rester une centaine d’exemplaires et je pense qu’après je ne referai plus.

    Mais il aura

    Pour tous ceux qui veulent une version imprimée, maniez-vous les dernières parce que clairement après stop, c’est trop chronophage.

    Écoute, on arrive aux questions de fin. fait, en vrai, j’aurais mis le question à te poser encore, mais je pense qu’il doit être à peu près l’heure de la fin. C’est le temps qu’on avait pour cette interview. Qui est-ce que tu me recommanderais d’inviter ? Quelle créative indépendante tu me recommanderais d’inviter au micro de celle qui crée ?

    Moi y en a une que je trouve hyper pédagogue et je trouve qu’à créativement parlant elle fait des trucs très jolis c’est Miriam Fung.

    Speaker 2 (33:16.911)
    Ouais, on m’a donné son nom déjà une fois, trop bien. deux personnes qui donnent son nom, c’est que…

    pense qu’elle est bien… Elle est bien, bien… pas. J’arrive.

    Mais rien !

    Viens ! J’arrive, tu es plébiscité !

    Et sinon comment elle s’appelle ? J’ai vu une designer qui a sorti, je me demande si elle a pas fait la version physique mais je trouvais ça trop stylé comme idée, le cahier de vacances du designer. Comment elle s’appelle ? C’est pas Eneura ?

    Speaker 2 (33:42.286)
    J’ai vu ouais !

    Moi, suis une quiche en nom et en prénom.

    En vrai, j’ai trouvé l’idée mais très… Je pense…

    qu’elle l’a imprimée au final, le quai de vacances.

    J’adore en vrai, je n’ai pas acheté ni rien. Je crois que c’est Enora Gyu. Est-ce que c’est elle ?

    Speaker 2 (34:01.806)
    Je sais trop titres, son nom. Moi je suis la meuf qui… Je suis une vraie designer, c’est à dire que moi je suis… Mais si, tu sais, l’identité c’est du rouge…

    Oui, moi aussi en vrai. Mais elle, je… Ben écoute, si, je l’ai trouvé.

    Ok, trop bien ! Tu peux dire aux auditrices comment elles peuvent te retrouver, comment elles acheter, quest, comment elles peuvent te suivre ?

    Moi c’est Letitia Bouloch sur LinkedIn, L-A-E-T-I-T-I-A-B-O-U-L-O-C. Et sur ma page LinkedIn, sur ma page, il a un petit lien où il écrit « everything ».

    Son nom l’indique, il y a tout en accès direct là-dessus. BrainQuest et Coaching, Starter Kit, le livre et un rendez-vous direct avec moi si besoin aussi.

    Speaker 2 (34:53.55)
    Ah oui, parce qu’il y a le coaching, n’oublie pas, auditrice. Laetitia fait des coachings. Eh oui ! Je ne pas Laetitia ! Est-ce que tu fais de la pâtisserie ?

    plein de en non j’aime pas cuisiner par contre j’adore manger

    C’est bon, tu n’es pas parfait. Très bien, sur ce, merci Laetitia d’avoir été au micro de celles qui créent. Trop bien, c’était un grand plaisir. À très bientôt, merci.

    Merci à toi.

    À bientôt !

    Speaker 2 (35:17.75)
    Voilà, j’espère que cet épisode t’a inspiré ou donné envie de créer ton propre outil ou d’aller chercher un jeu de cartes pour repenser ta manière de bosser avec tes clients. Tu peux retrouver Laetitia Boulloc sur LinkedIn, c’est laquelle est le plus active, et dans son fameux lien My Everything où elle te partage tout. Brand Quest, Starter Kit, son livre, coachings et même un créneau si tu veux bosser avec elle. Tu pourras retrouver tous les liens et ressources cités dans les notes de l’épisode sur manonverbeck.com slash 11. Et si tu veux soutenir le podcast,

    Pense à t’abonner, mettre 5 étoiles et partager l’épisode à une autre créative que ça pourrait aider. Merci d’avoir été avec nous et à très vite dans un nouvel épisode de Celle qui crée.

  • 08 · Celle qui pense devoir y arriver seule

    08 · Celle qui pense devoir y arriver seule


    Tu tournes en rond sur ton business ? Tu ouvres ton Notion dix fois par jour sans rien bouger ?
    Tu sens que tu bloques, sans trop savoir pourquoi ? Cet épisode est pour toi.
    On parle d’un sujet souvent tabou, surtout quand on est indépendante : se faire accompagner.
    Pas parce qu’on ne sait pas faire. Mais parce qu’à un moment, continuer seule finit par coûter plus cher, en temps, en énergie et en confiance.

    Dans cet épisode, je te partage :

    • pourquoi j’ai passé 8 ans à me débrouiller seule (et ce que ça m’a apporté)
    • le moment déclic où j’ai compris que j’avais besoin d’un miroir
    • comment l’accompagnement a changé ma posture et mes décisions
    • les 3 situations qui montrent souvent qu’il est temps de se faire aider
    • les différents formats d’accompagnement (et comment choisir celui qui te correspond)
    • et pourquoi je participe en tant que formatrice au programme MÈRES, un programme pensé pour les mères entrepreneuses

    Parce qu’en vrai, tu n’as pas besoin d’être “plus forte”. Tu as besoin d’être entourée.

    Liens utiles

    Transcription

    Manon Verbeke

    Si t’es en train de tourner en rond sur ton business, que t’ouvres ton ocean 10 fois par jour sans rien bouger, que t’as l’impression de donner des coups d’épée dans l’eau, ou que tu te sens bloqué depuis des semaines sur la même fichue question, cet épisode de Celle qui crée est pour toi.

    Aujourd’hui, on va parler d’un sujet un peu tabou, surtout quand on est indépendante, celui de se faire accompagner.

    Tu sais, ce moment où tu te dis « oui mais non, je devrais y arriver seule, j’ai pas besoin d’aide, c’est mon business » ou encore pire « d’abord je vais clarifier pour savoir ce que j’ai envie de faire et ensuite je vais payer quelqu’un » .

    Sauf qu’en vrai, toi et moi on le sait, c’est justement dans l’échange que ça se clarifie, c’est justement en parlant avec d’autres personnes, en construisant avec d’autres personnes en miroir qu’on se clarifie.

    Et parfois, continuer seule, ça te coûte bien plus que d’investir dans un accompagnement.

    Ça te coûte en temps, en énergie, en motivation et même, et là c’est le pire, en confiance en toi.

    Laisse-moi te raconter un petit peu mon propre parcours.

    Pendant longtemps, j’ai été la reine du « je me débrouille toute seule » .

    C’est pas tant que j’avais pas envie de me faire accompagner, c’est juste que j’avais même pas conscience que ça pouvait exister, et que c’était possible pour moi.

    J’avais déjà entendu parler du coaching business, évidemment, mais pour moi c’était un truc un petit peu perché, et, allez, faut le dire, peut-être quelque chose qui était un peu de l’ordre du scam ?

    Bref, pendant 8 ans, j’ai fait mon chemin, j’ai testé, j’ai bidouillé, j’ai appris sur le tas, et franchement, c’était très bien.

    C’était une période où j’avais besoin d’explorer.

    J’ai découvert l’entrepreneuriat, j’ai fait mes premières armes et j’ai compris aussi au fur et à mesure ce que je voulais et comment je fonctionnais.

    J’ai testé le fait de faire de la création artisanale, j’ai vendu sur des événements.

    J’ai testé la création d’une sasse avec un associé dans la tech, on concevait des applications mobiles, c’était complètement fou.

    J’ai vécu aussi les conflits d’associés, j’ai vécu les promesses d’embauche, j’ai testé la création d’un atelier de design avec des salariés, des énormes marchés cadres et des financements européens.

    Bref. tout un tas d’expériences très différentes.

    J’en ai vécu des vertes et des pas mûres, clairement.

    J’ai repris, après mon congé maternité et le passage du Covid en mode tsunami, j’ai repris une activité de type freelance, avec une acquisition très simple sur LinkedIn.

    Et au bout d’un moment, j’ai commencé à sentir quelque chose que j’avais rarement senti avant.

    Je plafonnais.

    C’est pas tant que je plafonnais, genre mon business fonctionne pas, parce que ça fonctionnait.

    Limite, des fois, j’étais presque en burnout tellement que ça fonctionnait bien.

    Mais moi, j’avais changé.

    Je sentais que j’étais devenue la personne à qui les autres posent des questions.

    Et que du coup, moi, je n’avais plus forcément quelqu’un à qui poser mes propres questions et qui allait venir faire miroir avec moi.

    Je me sentais isolée, fatiguée.

    J’avais énormément de mal à faire la clarté dans mes prises de décisions.

    J’avais plus de binôme autour de moi ou de personnes, de petits groupes d’entrepreneurs qui avaient évolué en même temps que moi, avec qui je pouvais discuter et refléter mes propres questionnements.

    Bref, j’avais vraiment l’impression chaque jour, chaque semaine de… tester plein de choses qui fonctionnaient ou qui fonctionnaient moins bien, en mettant énormément d’énergie, et beaucoup de fun aussi, je m’amusais beaucoup, mais de ne jamais savoir prendre ce recul nécessaire pour faire la part des choses, arbitrer et avancer.

    Un jour, j’ai entendu parler d’un accompagnement collectif, il s’appelait SoloZen, il s’appelle toujours SoloZen, et j’ai sauté le pas.

    J’ai rejoint cet accompagnement, pas parce que je savais pas faire, évidemment je savais faire plein de choses, mais parce que j’avais besoin de ce miroir que j’avais perdu.

    Et sans s’exagérer, ça a tout changé pour moi.

    Sans te raconter toute ma vie, j’étais à une phase où clairement, dans ma vie perso aussi, ça m’avait laissé pas mal de traces et de blessures.

    Et donc, le fait d’avoir un miroir bienveillant et parfois très neutre m’a permis aussi de bouger des choses tant dans mon travail que dans ma posture.

    Ça m’a permis de prendre des décisions en étant en accord avec moi-même, de mieux m’écouter, d’être plus claire quand je faisais un choix et d’arrêter de tourner en rond.

    Dans les moments de groupe, j’ai trouvé de l’espace, celui dont j’avais besoin pour pouvoir accompagner aussi les autres, me prouver à moi mon expertise et mon expérience derrière mes dix ans d’entrepreneuriat.

    et en même temps de m’aider moi-même dans ces échanges, à travers ces échanges.

    Et dans les moments de coaching en individuel, j’ai trouvé une bienveillance et une capacité à aller tacler des prises de décision très fort, très vite.

    Chose que je ne savais plus faire, j’avais vraiment beaucoup de mal à le faire à ce moment-là.

    Je pouvais déposer ma pensée, avoir en face de moi quelqu’un qui me posait les questions que je n’osais pas me poser.

    Vraiment, quelqu’un qui me posait les questions que je n’osais pas me poser.

    Tu sais, ces questions qui te font réfléchir d’un coup.

    qui te font regarder très fort à l’intérieur de toi et des fois même t’as envie de pleurer tellement la question vient de chambouler.

    Alors je suis con là, je suis en train de pleurer, du coup d’y repenser.

    Allez, moment émotion avec toi.

    Pas les questions qui te font pleurer genre « Oh mon dieu c’est triste ! » mais « Oh mon dieu, c’était quelque chose que je voulais pas voir, j’avais clairement des œillères. »

    Et en fait t’as carrément raison de me pointer dans cette direction-là, de me faire regarder à l’intérieur de moi, à l’intérieur de mes incohérences et ça va me faire faire un bond dans mon business.

    C’est grâce à cet accompagnement que j’ai arrêté de repenser sans cesse mes offres et que j’ai arrêté de recommencer systématiquement tout mon système.

    Je me suis enfin posée.

    J’ai enfin capitalisé sur ce que je créais, j’ai enfin pris des décisions qui étaient pertinentes et qui me permettaient de construire brique après brique un vrai système pour moi.

    J’ai gagné en un an d’accompagnement plusieurs années de clarté.

    Ce que j’ai compris, c’est que se faire accompagner, c’est pas un signe de faiblesse.

    C’est une vraie façon d’arrêter de se mettre des bâtons dans les roues soi-même.

    Et crois-moi, c’est peut-être pas tous les jours confortable, mais clairement, qu’est-ce que t’avances plus vite ?

    Ok, maintenant que je t’ai bien raconté ma vie, et si on parlait un petit peu de toi ?

    Parce que s’il y a un truc, s’il y a un point commun entre toutes les entrepreneuses que j’ai rencontrées, c’est qu’on est vachement, vachement en clean à se dire qu’on tient le coup.

    Et à faire ça pas mal en silence.

    Alors je vais te présenter trois profils d’entrepreneuses.

    Et si tu te reconnais, c’est peut-être qu’il est temps de te faire accompagner.

    Peut-être, hein ?

    Celle qui sature en silence.

    Tu bosses beaucoup, tu bosses trop peut-être.

    T’as mille choses dans la tête, mille idées dans ton ocean, mille casquettes à gérer, et pourtant t’as la sensation en fin de journée de ne pas vraiment avoir avancé.

    Tu passes ton temps à tenir le coup, à faire tourner la boutique, mais à la fin de la journée, ton cerveau il est surtout en compote.

    Tu te dis des choses comme « Oh là là, en ce moment je suis sous l’eau, mais bon la semaine prochaine ça ira mieux. »

    Sauf qu’en fait ça fait trois mois que tu dis ça.

    Tu sais que t’aimerais changer, que la situation elle change, mais t’as plus vraiment la bande passante pour réfléchir à comment améliorer ça structurellement.

    Et ce que t’as besoin là, c’est pas d’un nouveau template notion, c’est pas d’une nouvelle stratégie, c’est d’un cadre, d’un regard extérieur, et peut-être d’un endroit où déposer cette charge mentale.

    que d’autres de personnes agissent en miroir pour t’aider à prioriser, à acter, à supprimer et à alléger pour que tu puisses retrouver de la clarté.

    Est-ce que c’est toi ?

    Je suis sûre que tu l’as déjà dit au moins une fois.

    Je te présente maintenant celle qui a grandi, mais avec un business qui est resté coincé dans l’étape d’avant.

    Tu sais, c’est ce sentiment d’avoir le cul entre deux chaises.

    T’as monté un business il y a quelques années, à l’époque ça faisait tout sens, t’avais la bonne offre pour la bonne cible et la bonne manière de travailler.

    Sauf que depuis, il y a des choses qui ont changé.

    Tu communiques toujours de la même manière, mais t’as l’impression que ça fait moins mouche.

    T’as l’impression des fois que ton offre elle est en décalage, que tes compétences elles ont grandi mais pas tes tarifs, que tes envies elles ont changé, ou peut-être que ta vie de famille elle a changé, mais ton business lui il est resté bloqué dans ton ancienne version.

    Et là, tu te sens pas bien.

    Y’a ce décalage, y’a un truc qui fait que t’es plus excité, que t’as plus trop envie de faire les choses, et tes clients idéaux c’est plus vraiment tes clients idéaux.

    Ah, et tu sais, souvent, bah en fait t’as aussi un site internet, t’es là genre « Non non, mais en fait regardez pas trop mon site internet, il est plus à jour, c’est l’ancien truc, nanana » et t’es tout le temps le cul entre deux chaises.

    Tu bidouilles des trucs, tu refais ta charte à 23h, tu te dis, mais si, si, je vais finir par trouver ma nouvelle offre.

    Ouais, mais ça fait combien de temps que t’es le cul entre deux chaises ?

    Et si c’était pas le moment de te prendre par la main et de faire 2-3h avec quelqu’un de manière hyper précise, comme un chirurgien, et d’aller identifier qu’est-ce que c’est ta nouvelle offre de main ?

    Qu’est-ce que c’est ton nouveau service et ton nouveau positionnement ?

    Est-ce que c’est toi ?

    Allez, une dernière pour la route.

    Celle qui a envie, mais qui n’agit pas.

    Elle a des idées plein la tête, des envies de projets, des nouveaux formats, des nouvelles offres, des idées de contenu.

    Mais elle ne sort rien.

    Un peu comme moi et mes carousels.

    Pas parce qu’elle n’a pas la motivation, mais parce qu’elle est bloquée d’entre le doute et la peur de se tromper.

    Et cette fameuse question, est-ce que je suis légitime ?

    Pourquoi est-ce que j’irais raconter ça alors que d’autres l’ont déjà fait ?

    Si c’est toi, t’es du genre à attendre d’avoir bien tout ficelé avant de te lancer.

    Et pendant ce temps-là, tu t’épuises dans un perfectionnisme.

    Ce qu’il te faut, c’est pas un plan à trois ans.

    C’est un cadre d’action clair pour les trois prochaines semaines, pour les trois prochains mois.

    Et peut-être une personne ou un groupe qui va te challenger et te tenir responsable, à qui tu vas venir rendre des comptes chaque semaine ou tous les quinze jours.

    Quelqu’un qui va t’aider à transformer toute cette énergie d’idées qui est dans ton cerveau et qui tourbillonne, dans une série d’actions et de mouvements.

    Bref, qui va t’aider à agir.

    En général, ces personnes-là, elles disent après coup, après un accompagnement, qu’elles avaient besoin qu’on leur tienne un petit peu la main.

    C’est juste suffisamment pour pouvoir se mettre en route et être dans la bonne énergie.

    Tu vois ? dans ces trois situations, le point commun, c’est clairement pas le manque de compétence.

    Ni le manque d’envie d’ailleurs.

    C’est souvent le manque de recul.

    Cette impression d’avoir la tête dans un tel brouillard qu’en fait, on n’a plus la place pour réfléchir.

    On n’a plus la place pour prendre les bonnes décisions.

    Et c’est 100% normal.

    Quand on est entrepreneuse, on partage tellement de casquettes et tellement de modes de réflexion différentes qu’à des moments, on n’arrive plus.

    On a besoin de cet espace de respiration.

    Et on n’est clairement pas les meilleurs pour se l’autoriser.

    Et c’est pour ça que les accompagnements existent.

    pour t’aider à décoller le nez du guidon et t’aider à retrouver une vision d’ensemble.

    Ok, et maintenant que c’est dit, comment est-ce qu’on fait pour choisir entre tous les formats d’accompagnement ?

    Comment tu fais pour savoir lequel est bien pour toi ?

    Parce qu’il existe les accompagnements de coaching en individuel, mais aussi des masterminds.

    Bref, comment tu fais pour t’y retrouver et savoir de quoi tu as besoin, toi ?

    C’est parti, on décrypte ensemble.

    La première chose dont je souhaite te parler, c’est des accompagnements individuels avec un coach.

    Un coach business.

    Qu’est-ce que c’est ?

    Finalement, ce sont des rendez-vous individuels qui vont être bimensuels ou mensuels, où pendant une heure, le coach n’a qu’un seul objectif, c’est de t’aider à prendre des décisions et à avancer dans ton business.

    Je ne peux évidemment pas… parler pour tous les coachs business parce que je n’en ai pas rencontré des milliards, mais la réalité c’est qu’un peu à la manière d’un psychologue, l’important c’est aussi le fit humain.

    Donc il va falloir trouver le bon coach business pour toi, la personne qui va vraiment devenir un binôme de responsabilité et un binôme de réflexion avec toi.

    C’est vraiment un espace privilégié dans lequel tu vas pouvoir à la fois avoir des espaces de réflexion et de respiration où tu vas te poser pendant une heure avec quelqu’un qui va te poser des questions.

    uniquement sur toi et ton business, tes envies, tes besoins et tes objectifs.

    Donc ça force la prise de recul.

    Et en même temps, c’est aussi un espace dans lequel tu as un engagement de responsabilité où tu sais que tu vas revoir la personne dans 15 jours ou dans 3 semaines et que tu t’engages à avoir avancé sur telle et telle chose.

    Alors évidemment, c’est pas ton prof, donc en fait, si t’as pas fait, t’as pas fait.

    Mais c’est évidemment un espace dans lequel c’est hyper intéressant de savoir que t’as quelqu’un qui t’attend au tournant, qui est content de voir tes avancées, qui te pose les b… bonnes questions, qui te posent des questions, tu vois, les fameuses questions qui te font pleurer, dont je te parlais tout à l’heure, clairement, c’est avec un coach.

    Parce qu’il a aussi cette capacité à voir ce que tu laisses en creux, ce que tu ne dis pas avec tes mots.

    Et donc, il va te poser ces questions-là, et des fois, ça vient de te retourner, te chambouler le cerveau.

    Parlons ensuite de l’accompagnement collectif.

    L’accompagnement collectif, c’est on dit des fois des bootcamps, des masterminds, des programmes d’accompagnement.

    Un accompagnement collectif, ça va être un mix.

    On va souvent retrouver dans les accompagnements collectifs des phases un peu plus, pas vraiment de théorie, mais de pratique autour de ton business pour apprendre à calculer des rentabilités, à construire des offres, à construire des stratégies de contenu.

    C’est des accompagnements qui vont te permettre de reposer des structures un peu solides.

    Souvent, ils ont des temps définis comme trois mois pour un bootcamp ou six mois pour un mastermind avec des moments un peu forts de rencontre.

    C’est un accompagnement qui est… hyper bien si tu sens que tu as besoin de la force du collectif et de l’intelligence collective.

    C’est des formats aussi dans lesquels il va y avoir parfois du coaching individuel, mais aussi souvent du coaching de groupe avec des outils comme le co-développement.

    Peut-être que tu as déjà entendu ce mot, le co-développement c’est un outil qui permet de se baser sur l’intelligence collective pour venir résoudre des problèmes des autres sans aller chercher les postures d’experts.

    Donc juste tous en tant qu’entrepreneurs À nos niveaux, on vient apporter nos savoirs, nos expériences sur une problématique donnée et donc on vient s’aider les uns les autres et trouver des solutions tous ensemble en intelligence collective.

    C’est vraiment, je trouve, un format hyper intéressant quand on est seul à la barre de son business parce que ça nous permet pendant un an, six mois, d’avoir tout un tas de collègues sur qui on sait qu’on peut compter et avec qui on peut faire des collaborations, on peut faire des stratégies et vraiment ça nous sort de la solitude.

    J’adore ce format et je me fais accompagner dans ce format depuis… plusieurs années maintenant.

    Maintenant que ça s’est dit, dans tous ces programmes, il en existe tout un tas de paquets avec des focus différents, des mentors différents, des coachs différents.

    L’important, c’est que tu trouves le bon fit.

    Base-toi sur la recommandation, base-toi sur les avis de tes collègues, de tes collègues entrepreneurs, entrepreneuses et essaie de trouver ce qui est le mieux pour toi.

    Certains accompagnements vont être plus focus sur la posture, sur ce qu’on appelle le mindset.

    D’autres plus sur le fait de donner des vrais outils techniques pour mieux comprendre ton entreprise, avec des calculs de rentabilité ou de performance, ce genre de choses.

    D’autres vont être plus basés sur les engagements, les valeurs, les engagements sociaux et économiques et écologiques.

    Peut-être, je pense à l’accompagnement surf, par exemple, de Thomas Burbidge et de son équipe.

    Et d’autres vont être basés sur ta spécificité.

    Et là, je pense particulièrement au programme Mère.

    Ce programme, il a été créé par des mères entrepreneurs pour des mères entrepreneurs et je fais partie de l’équipe de formatrices.

    Si on a créé ce programme, c’est parce qu’on s’est rendu compte que la plupart des programmes d’accompagnement et de formation business ne prennent pas en compte les réalités de la vie d’une mère entrepreneur.

    Parce qu’on aura beau dire structurellement, le monde patriarcal dans lequel on vit a créé des inégalités systémiques et une réalité qui fait que nos quotidiens de mères entrepreneurs sont vraiment, vraiment différents.

    du quotidien des paires entrepreneurs.

    Et ce programme vient nous accompagner, vient t’accompagner pour mettre en œuvre ton business au service de ta vie et pas l’inverse.

    Et ça à travers quatre piliers.

    Un premier pilier, argent et finances, qui te permet de sécuriser ton présent et ton avenir.

    Comprendre des blocages liés à l’argent.

    Maîtriser tes finances perso, mais pro aussi.

    Et clarifier l’argent dans ton couple.

    Tu vois, ça c’est le genre de sujet que tu ne trouveras jamais dans un autre programme d’accompagnement que celui-là.

    Le deuxième pilier, c’est celui de la santé et de la protection.

    … t’aider à te protéger juridiquement et financièrement, faire de ta santé ta priorité et par exemple tout un programme autour de la détection des signaux du burn-out.

    Si jamais tu vois ça dans un autre programme, franchement.

    Le troisième pilier, c’est celui de l’organisation et des outils.

    Je ne vais pas passer un bout de temps là-dessus, tu comprends bien à quel point ça peut être utile pour n’importe quelle entrepreneuse.

    Notamment la partie délégation, j’en ai parlé dans un épisode précédent, mais c’est quelque chose qu’on va venir beaucoup travailler dans le programme mère parce que c’est important d’identifier sur quoi on va travailler.

    quoi déléguer pour ne pas venir s’épuiser.

    Bref, si t’es intéressé par ce programme, sache que j’en fais partie et que je serai ravie de t’en parler.

    C’est évidemment pas le seul programme d’accompagnement auquel tu peux postuler, mais je te le recommande fortement si t’es mère, entrepreneuse et que tu veux en 4 mois identifier comment mettre ton business au service de ta vie et ta vie de famille.

    Si tu veux rejoindre un programme qui va t’aider pendant 16 semaines avec plus de 20 expertes, mères et entrepreneuses, dépose ta candidature maintenant avant ce vendredi 17 octobre, fin des inscriptions.

    Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout.

    J’espère que tu as apprécié et que ça t’aura peut-être fait réfléchir sur la pertinence d’un accompagnement pour toi ou non.

    Et je te souhaite à très bientôt dans Celle qui crée.

  • 09 · Celle qui se niche 2 fois · avec Gina Pilenga

    09 · Celle qui se niche 2 fois · avec Gina Pilenga


    Peut-on se nicher avec… son style ? Et si ton “design d’auteur” devenait ton meilleur levier d’acquisition ?
    Aujourd’hui, je reçois Gina Pilenga, designer de marque et illustratrice freelance derrière Hello Gina-san. Son positionnement : une double niche — sectorielle (lifestyle : cosmétique, food, culture) et esthétique (bold, coloré, playful). Résultat : des clients alignés, en France et à l’international, et un business 100% inbound.

    Dans cet épisode, tu vas comprendre :

    • Comment transformer un “parcours en zigzag” (mode, com, vente, DA) en avantage stratégique concret.
    • Comment assumer tes prix quand l’imposteur s’invite… et les augmenter avec des preuves clients.
    • Pourquoi packager (et afficher) ses tarifs pré-qualifie mieux que n’importe quel script.
    • Ce que change une double niche (secteur + style) sur la qualité des briefs et des projets signés.
    • À quoi ressemble un mix d’acquisition 100% inbound (LinkedIn > Instagram > Pinterest > Malte > site).
    • Les red flags d’un projet à éviter (brief flou, exécutant demandé, négociation agressive, secteur no-fit).
    • Par où commencer si tu veux te nicher par ton style… sans te piéger ni te brider.

    Tu vas repartir avec des repères simples pour oser ton style, poser tes limites, et signer des projets qui te ressemblent vraiment.

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    Transcription

    Manon Verbeke (00:00.15)
    c’est qu’il va venir uploader ton son de ton côté et mon son de mon côté en stream au fur et mesure en… comment dire ?

    Comment on faisait les séries là quand on téléchargeait… Bref, c’est pas grave. T’as une jolie guitare derrière. Elle est rose hein, c’est ça ? Elle est rouge.

    Gina (00:15.982)
    Je vois de quoi tu parles mais je sais pas comment ça s’appelle. Merci. Elle est rouge et j’en ai une autre qui est verte du coup. En électrique.

    Manon Verbeke (00:27.398)
    Ok, ok, trop cool. On va voir un petit coup. T’as bu de l’eau ? T’as pris de l’eau ?

    Gina (00:34.935)
    Ouais.

    Manon Verbeke (00:37.142)
    Ok.

    Manon Verbeke (00:40.982)
    Ah, prononciation du nom, comment prononce ton autre ami ? Pilinga, ok. Aujourd’hui, je reçois Gina Pilinga, la créative derrière Hello Gina-san. Designeur de marque, graphiste et illustratrice freelance, elle imagine des univers visuels qui racontent une histoire et donnent vie à la personnalité d’une entreprise. Après un parcours fait de détours, mode, journalisme associatif, vente, étude en graphisme puis direction artistique, elle a choisi l’indépendance pour créer un métier à son image.

    Gina (00:44.304)
    Gina Pilenga.

    Manon Verbeke (01:10.498)
    libre, stratégique et profondément artistique. Sa singularité, une double stratégie de niche, à la fois sectorielle et esthétique, qui lui permet de travailler sur des projets parfaitement alignés et même de décrocher des clients à l’internationale. On en finit tout de suite avec Gina. Salut Gina !

    Gina (01:27.753)
    Salut Manon, comment tu vas ?

    Manon Verbeke (01:29.854)
    ben je vais bien, un peu fatigué aujourd’hui et toi.

    Gina (01:32.948)
    Bah écoute, ça va, comme un vendredi !

    Manon Verbeke (01:34.422)
    Comme avant de dire gris tu disais tu es à Toulouse, c’est ça

    Gina (01:39.522)
    Oui, normalement on est à grand soleil et il fait chaud une bonne partie de l’année, mais cette semaine la météo n’est pas au rendez-vous, mais ça fait du bien.

    Manon Verbeke (01:47.574)
    Peut-être que l’écosystème en a besoin aussi, même si nous, fois, le soleil nous manque. Gina, est-ce que tu peux te présenter aussi toi en quelques mots ? Est-ce que tu peux nous raconter qui tu es ? C’est qui Gina ?

    Gina (01:51.83)
    Je comprends tout le monde.

    Gina (02:03.566)
    Alors Gina, c’est une Franco-Italienne de bientôt 29 ans, qui est multi-passionnée, qui aime tous les arts, qui est assez timide mais assez chaleureuse, je pense, et voilà, qui est passionnée par la vie, par le design, par la musique, la danse et les plantes. Oui.

    Manon Verbeke (02:07.542)
    Wow !

    Manon Verbeke (02:28.244)
    Et les plantes, ok. C’est quelque chose qu’on retrouve dans ton travail ?

    Gina (02:32.11)
    Sur un des projets, c’est ce qu’on retrouve. J’ai designé une identité visuelle récemment où dans le logo il a une orchidée et en fait j’ai pris modèle sur un de mes plans d’orchidée que j’ai juste à côté de mon bureau. Donc oui, on peut dire que oui.

    Manon Verbeke (02:43.926)
    Trop bien. Je vois le genre. Si tu devais décrire ton style graphiquement, tu le définirais comment ?

    Gina (02:53.416)
    je dirais qu’il est plutôt ludique, assez bold, assez coloré et mignon parce que je suis beaucoup inspirée par tout ce qui est mignon. Plutôt plutôt bold. va dire ça comme ça bold and playful comme je dis sur mes réseaux sociaux.

    Manon Verbeke (02:59.805)
    Mignon.

    Manon Verbeke (03:10.464)
    Ok, trop bien, super. Alors, on va arriver à parler de cette double stratégie de niche, mais on va essayer de donner un peu de contexte à nos auditrices et nos auditeurs qui ne te connaissent pas forcément. C’est mille vies que as eu avant, du coup, ce parcours qui fait que tu arrives aujourd’hui au design d’identité, design de marque. Qu’est-ce que ça t’a apporté et qu’est-ce que tu en as gardé

    Gina (03:37.807)
    Alors plein de choses. Mon parcours est un petit peu atypique et on pourrait penser que tout ce que j’ai fait avant ne me sert pas aujourd’hui mais bien au contraire chaque expérience permet de nourrir mon travail aujourd’hui. Dans la mode quand j’ai commencé mes études en stylisme, modélisme, on a appris à créer des collections, à repérer les tendances, les associations de couleurs aussi et ça m’a été utile dès le début forcément.

    Ensuite, y a eu la partie information communication qui m’a permis justement d’avoir un background assez solide aujourd’hui pour accompagner mes clients, notamment sur la stratégie de marque, sur la partie marketing et communication. Et dans la vente, ça a été tout simplement d’apprendre à me vendre et vendre mon travail, ce qui n’est pas évident à faire pour nous les créatifs. Je ne pas ce que tu en penses, mais moi je trouve que c’est quelque chose qui difficile pour nous généralement. Et je sais que quand j’ai des craintes, justement, mon parcours dans la vente m’aide.

    Gina (04:35.57)
    à solidifier, à prendre confiance, à accompagner les clients et à voir toute la partie aussi customer care qui me tient vraiment à cœur. Et après la direction artistique fait tout ce que je fais aujourd’hui, donc du coup je pense que je vais pas forcément m’étendre dessus, mais c’est ce qui me permet d’avoir les outils techniques et la sensibilité artistique pour mon travail aujourd’hui.

    Manon Verbeke (04:56.917)
    Ok, c’est hyper intéressant de voir comment tu es allé rechercher dans chacune de tes expériences précédentes, des éléments qui viennent solidifier aujourd’hui ton parcours. Et pour te répondre, oui, je suis absolument convaincue. Et c’est un peu la racine du podcast en fait. Le pourquoi de ce podcast, c’est de se dire que dans les industries créatives, et particulièrement quand on est une femme, il a un peu une sorte de double pénalité, une incapacité à se vendre, un syndrome de l’artiste maudit, une…

    fausse croyance, comme c’est un métier passion souvent, du coup ça n’a pas les mêmes… ça n’attire pas les mêmes zéros en face. Donc oui, je te rejoins là-dessus. Et pour le coup, je parlais toi hier avec une autre designer, disais aujourd’hui je reçois Gina, elle me disait Gina pour le coup, excusez-moi, Gina elle n’a pas peur de ses prix. C’est pas une question que j’avais écrit, mais c’est vrai ça, que tu n’as pas peur de tes prix.

    Gina (05:54.329)
    Ce n’est pas toujours vrai, honnêtement. J’assume mes prix, notamment sur la partie branding, que c’est ce que je fais. Les retours de mes clients m’ont aidée à assumer mes prix et à les augmenter. Parce qu’au début, c’est vrai que comme beaucoup de freelance, je pense, on est tous passés par la case, on n’a pas facturé assez sur un projet. Moi, c’était mon cas parce que la peur de la légitimité.

    Gina (06:17.13)
    La posture aussi parce que j’avais l’impression d’être une créative mais pas forcément une chef d’entreprise entre guillemets parce que pour moi comme j’étais toute seule j’avais du mal en fait à avoir cette vision un petit peu business au début. Ça m’arrive encore des fois de ne pas toujours facturer à hauteur parce que des fois j’ai mal estimé mais généralement oui j’assume mes prix parce que je pense qu’ils sont juste par rapport à la valeur ajoutée et que je peux apporter dans mon travail.

    Manon Verbeke (06:33.439)
    Alright.

    Manon Verbeke (06:41.621)
    Ok, trop bien. En vrai, c’est hyper intéressant de m’entendre parce que c’est pas… On sait jamais trop ce qui se passe derrière les prix des gens. À quel point ils sont en accord ou en désaccord, à quel point ça vient les titiers à l’intérieur, à quel point c’est des choses avec lesquelles ils sont très alignés. donc, toi encore aujourd’hui, parfois, t’es en insécurité par rapport à ces prix, tu questionnes ta légitimité, mais tu vas rechercher du coup, si j’ai bien compris, des ressources dans tes compétences en vente et ton parcours précédent.

    Gina (07:12.797)
    Et puis encore une fois, vraiment, a été mes clients qui m’ont permis de changer… J’aime pas forcément ce mot, ça fait très start-upers, mais de mindset entrequ’un. Mais en fait, c’est vraiment eux qui m’ont dit… Les premiers que j’ai eus, il a une cliente, elle m’avait dit, tu m’as pas facturé assez cher par rapport à ce que tu m’as apporté. Et en fait, m’a… claque qu’elle me dise ça. Parce que je me dis, ah ben mince alors ! Du coup… Mais…

    Manon Verbeke (07:32.245)
    Quand c’est le client qui te le dit ?

    Gina (07:38.64)
    Quand c’est le client qui te le dit, t’es obligé de prendre conscience de ça et de dire bon, quel est le prix juste ? Et c’est pas toujours évident parce qu’on voit plein de choses. Quand on sort d’études ou même du salariat, on nous apprend pas à nous vendre, on nous apprend pas à nous facturer. Donc en fait, combien ça vaut notre temps, combien vaut notre expertise ? C’est quelque chose qu’on doit trouver nous-mêmes et c’est pas toujours évident. Moi, je voyais sur LinkedIn des graphistes qui facturaient très bas, d’autres qui facturaient très haut.

    Gina (08:07.673)
    Ouh, je me suis tuée dans tout ça. Ça n’a pas été évident, mais c’est tout un travail de fond que j’ai fait. J’étais aussi accompagnée par mon compagnon qui est expert-comptable et du coup lui qui a un petit peu l’esprit très rationnel, très financier. Et moi de trouver du coup le prix avec lequel je suis à l’aise aussi parce que je pense que c’est important.

    Manon Verbeke (08:22.805)
    Oui, complètement. Il y a ça aussi. C’est bien de facturer ce que les clients pensent que tu vaux et tout ça, mais il faut aussi le faire en étant en confiance. qu’en fait, si t’es pas en confiance avec ton tarif, quand t’arrives face aux clients, t’es pas crédible. Que ce soit pas assez cher ou trop cher par rapport à ta propre croyance, tu viens et t’es pas crédible. OK, trop cool. Donc, astuce à avoir un conjoint qui est expert comptable.

    Gina (08:50.255)
    Ça aide beaucoup pour l’administratif et pour la vision financière d’une activité de créatif.

    Manon Verbeke (08:56.949)
    C’est drôle. Franchement, Non, en vrai, je crois que ça me plairait pas des masses, mais c’est ouf à quel point c’est un métier qui peut être cartésien, enfin, tu genre pragmatique. VS, c’est un métier qui est plutôt stratégique et créatif. Bref. Qu’est-ce qui t’a finalement ramené au gracis, notamment à l’indépendance que t’as parlé aussi de tes expériences salariées ? es, du coup, aujourd’hui, passé en mode indé. Et comment tu t’y sens et comment t’y arriver ?

    Gina (09:27.001)
    Alors, quand je me suis réorientée, c’est parce qu’en fait, dans la communication, on va dire, quand j’avais voyé à la fac, il me manquait vraiment la partie créative. n’était pas assez créatif pour moi. Le journalisme associatif, on parlait de mes études et tout, c’était très chouette. Mais il me manquait toujours cette partie de design que j’aimais, parce que j’ai commencé dans le design, même si c’était le design de mode. Et du coup, c’est pour ça qu’après, je me suis réorientée vers ça. Et une fois diplômée, j’ai fait ma dernière année, du coup, en alternance. L’entreprise…

    Gina (09:55.768)
    dans laquelle je travaillais, pouvaient pas me garder, mais j’ai réussi à trouver un CDI. Je n’étais même pas encore diplômée techniquement. Je n’avais pas reçu encore le papier dans ma boîte aux lettres, mais dans le mois qui a suivi la fin de mon alternance. Et en fait, moi, j’avais des croyances très carrées. C’est-à-dire que pour moi, pour me sentir légitime, pour me mettre en freelance, je savais dès le départ que je voulais travailler en indépendant, mais je devais faire mes armes et mes bagages d’apport en tant que salariée. J’étais chez l’annonceur.

    dans la cosmétique, une cosmétique produit d’hygiène, beauté vendue en para. Et en fait, je me suis rendu compte que ce n’était pas fait pour moi. Ce qui me manquait en fait, c’était de prendre le temps de faire les choses, d’avoir aussi du respect envers mon propre travail aussi. Je n’étais pas forcément dans un cadre où on respectait la valeur de mon travail. je me suis… En fait, au bout d’un an, je me suis mise en freelance. J’ai quitté mon…

    Gina (10:53.897)
    mon CDI de graphiste en fait, sans savoir ce qu’il allait avoir après. Je n’avais pas de chômage, pas de RSA, j’avais juste 3000 balles de côté. C’est tout ce que je savais. Mais je m’étais dit, je vais tester l’aventure et on va voir si j’ai les épaules pour. Et aujourd’hui, pour rien au monde, je reviendrai salariée. Si je dois y revenir, je le ferai par nécessité, mais par envie non, parce que j’ai trouvé mon équilibre. Alors après, c’est vrai qu’en friulence, on travaille vraiment beaucoup.

    même s’il y en a trop, ils ont travaillé beaucoup aussi. Mais la charge mentale n’est pas la même quand on est un indépendant, je trouve. Mais c’est, on va dire, un choix que je referai à chaque fois si on me demandait, si on me posait la question. Parce que j’ai la chance de pouvoir choisir mes clients et mes clients qui me choisissent sont généralement aussi alignés. J’ai la possibilité de vraiment les accompagner, d’être présent pour eux, de pas travailler à la chaîne. Ça, c’était vraiment un point important pour moi, de pas…

    Gina (11:50.832)
    Travailler à la chaîne comme je le faisais quand j’étais salariée, je prends un nombre limité de clients chaque mois pour mon bien-être mais aussi pour la qualité de mon accompagnement parce que je pense que le vide est bien, ça s’est limite aussi. Moi je préfère mieux prendre moins de clients et leur proposer quelque chose qui soit à la hauteur de ce qu’ils attendent.

    Manon Verbeke (12:03.797)
    Mmh.

    Gina (12:11.725)
    Et voilà, puis c’est super. En plus, j’ai la chance travailler avec des clients en France, j’ai eu l’occasion de travailler avec des clients à l’étranger. C’est des opportunités que j’aurais jamais pu avoir en restant salarié en entreprise.

    Manon Verbeke (12:21.905)
    Ouais, donc du coup t’étais salariée chez l’annonceur, il y avait une forme d’urgence, t’avais beaucoup de projets, t’avais l’impression d’être valorisé dans la qualité de ce que tu faisais. Ok.

    Gina (12:31.733)
    complètement comme dans beaucoup de petites entreprises. J’étais graphiste, après, j’ai commencé à être aussi assistante de produits, chargée marketing, plein de choses qui se cumulaient. On profitait aussi du fait de mon parcours aussi atypique où il y avait la com derrière aussi pour justifier ça. Je retire pas que du négatif parce que j’ai aussi découvert la passion de transmettre grâce à ce CDI puisque j’ai eu la chance de former une alternante et une stagiaire.

    Gina (13:00.085)
    Mais oui, me sens… Enfin, je devais travailler à la chaîne et parfois le travail que je rendais, j’en étais pas fière parce que j’avais pas eu le temps de faire ce que je voulais. Parce qu’en fait, on m’avait dit, ben non, on va changer de DA sur ce projet de packaging, par exemple, ou sur ce catalogue, il faut donner ce style là. Et c’était pas forcément des trucs que je trouvais pertinents avec ce que je vais me faire. Donc du coup, je me sentais un petit peu bloquée, en fait, dans ce poste là. Même si c’était de base mon rêve de travailler dans la cosmétique en tant que salariée, mon rêve m’a…

    A vite déchanté, on va dire.

    Manon Verbeke (13:31.466)
    Du coup, je peux revenir sur un truc que tu as dit tout à l’heure, tu dit que tu pensais, que avais cette croyance que c’était nécessaire de faire ses armes en agence, je t’avoue que j’avais la même. C’est-à-dire que moi, je me suis mis aussi en freelance directement après l’école, au bout de six mois de recherche d’emploi et sans avoir trouvé ce fameux CDI, parce que j’avais la même croyance. Je veux être indé, mais je pense, et on me dit que je dois faire mes armes dans une agence. Aujourd’hui, tu penses quoi de cette croyance ? Toi

    maintenant que tu as éprouvé pendant un an le travail chez l’annonceur, est-ce c’est quelque chose que tu penses encore nécessaire ou est-ce que tu penses que cette croyance, était peut-être fausse ou mi-fausse

    Gina (14:15.663)
    Pour moi, c’était une croyance qui était fausse, j’ai l’impression. J’ai quand même beaucoup appris en CDI comme travail étonnant, j’étais en train de me dire en fait ce que je fais en freelance, donc du coup ça m’a pas très utile. Mais ça m’a permis aussi d’avoir d’autres compétences que peut-être je n’aurais pas eues juste en sortant d’école. Mais après, très sincèrement, fonction de ce qu’on fait, si on a d’autres bagages derrière, je pense qu’on peut se lancer directement.

    Gina (14:43.503)
    Pour moi, c’est pas obligé de passer par la case salaria à tout prix. Après moi, j’étais pas en agence, j’étais chez l’annonceur, j’ai fait aussi mon alternance chez l’annonceur. Peut-être que mon point de vue aurait été différent si j’étais passée par la case agence. Après là, des fois, je travaille en marque blanche pour des agences et j’ai pas l’impression que l’expérience agence en CDI m’a manqué. Je pense qu’on peut se lancer si on se sent prêt.

    Gina (15:08.623)
    On peut se lancer, il n’y a aucun problème. même quand on est soit à l’attente d’un CDI parce qu’on n’a pas trouvé ou autre, pour moi, pas nécessaire. On peut faire toujours des projets de notre côté, peut se former de notre côté aussi pour peut-être pas les défauts que l’on a en fait en ne travaillant pas en CDI. Donc oui, peut se lancer directement. C’est vraiment une croyance limitante et je pense que c’est un schéma qu’on nous donne en école finalement et qui ne pas à la réalité.

    Manon Verbeke (15:21.077)
    Hmm.

    Manon Verbeke (15:34.62)
    Hmm, ouais je pense.

    Gina (15:38.447)
    du monde professionnel, tout cas sur le graphisme.

    Manon Verbeke (15:41.705)
    J’ai presque l’impression aussi que la réalité du travail en agence ou chez l’annonceur est tellement différente, vrai, que la réalité du travail en indépendant ou en solopreneur selon comment tu veux bosser, qu’en fait finalement c’est comme dire j’ai besoin de faire une expérience de chauffeur poids lourd pour pouvoir conduire mon véhicule chez moi, quoi. Enfin, vous avez compris. Ma métaphore était tellement bizarre.

    Gina (16:06.768)
    Mais compréhensible !

    Manon Verbeke (16:10.132)
    Et si on passait au cœur du sujet ? Le cœur du sujet, on va parler de cette double stratégie de niche qui a pu être même parfois controversée. Est-ce que tu peux nous en parler et nous expliquer concrètement qu’est-ce que tu as choisi comme niche ?

    Gina (16:28.528)
    J’ai choisi deux niches, une sectorielle, est celle pour dire vraiment un terme qui va tout englober le lifestyle, donc principalement la cosmétique, la food, tout ce qui art et culture aussi. Et ensuite, je avoir plutôt une niche sur mon style graphique. Et c’est plus ça qui fait débat plus que le secteur, parce que quand j’ai commencé, on m’a dit tu vas pas faire la fine bouche, prends tous les projets qui te passent pas sous la main.

    Gina (16:57.488)
    Il y a une réalité, quand on a besoin d’argent, c’est ce qu’on fait généralement. Mais j’ai très vite senti que finalement, je n’avais pas quitté le salariat pour faire des projets qui ne m’intéressent pas. Je me suis dit, qu’est-ce qui m’intéresse, sur quoi j’ai une valeur à ajouter. Et moi, trouve que le lifestyle, j’ai fait mon alternance dans une startup food et après, j’ai fait mon CDI dans la cosmétique et c’est deux secteurs qui me passionnent.

    Gina (17:23.136)
    Donc je dit, bon, let’s go, on va se focus sur ça. Et après, j’ai pris conscience en fait que mon style graphique pouvait être une force pour vendre et qu’en plus, du coup, j’ai resté aligné avec ce que j’aime faire. Et là aussi, ça a été un petit peu un débat en échangeant avec d’autres graphistes en freelance, en me disant, mais tu trouveras jamais des missions avec un style comme le tien. fait, il faut faire quelque chose de plus épuré. Tu utilises trop de couleurs, ce serait bien que tu utilises du beige dans tes identités, etc. Parce qu’en fait, le plus neutre possible, c’est ce qui plaît à plus de personnes.

    Gina (17:53.105)
    Moi je n’étais pas forcément en phase avec ça. Le design beige ça fonctionne bien sur certaines choses mais moi c’est pas ce que j’aime faire créativement parlant, je suis pas stimulée si… plein de couleurs, de choses quoi ! On peut être épurée et colorée aussi mais voilà pour moi en fait ce que j’appelle moi le beige design ça me parle pas personnellement. en fait je…

    Manon Verbeke (18:13.928)
    Alors pour le coup, les auditrices ne voient pas nous, se voit, on se parle. t’es dans un espace avec, je vois derrière toi de la couleur, une guitare rouge, ton siège est rose, je vois un miroir avec un bord jaune et moi je te parle. Et sans parler de cette magnifique coupe de cheveux, allez voir des photos de Gina, s’il vous plaît. Et moi, je te parle depuis un bureau qui est littéralement peint en jaune.

    Gina (18:36.216)
    Il est incroyable d’ailleurs, il super beau !

    Manon Verbeke (18:38.644)
    Donc oui, est clairement toutes les deux désamatrices de couleurs et il a une demande pour ça

    Gina (18:46.736)
    En fait, me suis aperçue que… Je me suis dit, on va tester. Moi, le minimalisme ultra-épuré, ça ne me parle pas, mais je vais quand même tenter. Au début, j’avais besoin de me faire un porte-l’eau, donc j’avais fait quelques projets fictifs avec de la couleur, etc. Je communiquais beaucoup dessus sur LinkedIn. Et en fait, même à travers mon site et mon identité, de toute façon, on voit très bien que je pas très beige design quand même, c’est rose et rouge. En fait, j’ai attiré des clients comme ça, les messages que je recevais sur mon formulaire de site.

    Gina (19:16.554)
    c’était en fait, j’aime beaucoup votre style graphique, j’aimerais beaucoup travailler avec vous. Et en fait, c’est parti comme ça. Et j’ai eu un, deux, trois, quatre, cinq clients. Et après, j’ai même un client régulier avec qui je travaille sur ces marques. fait, c’est un laboratoire de cosmétique. Et il dit toujours, mais moi, j’étais choisie pour ça, en fait, parce que au-delà de ta personne, c’est moi, j’en ai marre de voir des trucs en mode de typologie. J’ai rien contre typologie, je cite juste.

    Manon Verbeke (19:43.876)
    Oui ! Oui oui !

    Gina (19:44.717)
    mais en fait, qu’il soit très épuré. Moi, je veux que ça sorte du lot avec la couleur, je veux des finitions qui claquent sur mes packagings, etc. Et en fait, je me suis rendu compte que finalement, c’était aussi une bonne stratégie parce que, même si on s’adapte aux clients quand on fait du branding par rapport à son positionnement, ses valeurs, cible, on est obligé d’adapter. On ne fait pas que pour nous les identités. D’ailleurs, pas du tout pour nous. Mais…

    Gina (20:12.004)
    En fait, finalement, les gens ont quand même une conception du design qui est très esthétique. S’ils apprécient un style graphique, une certaine esthétique, ils auront quand même plus tendance à aller vers un designer qui répond un peu à ça. Et finalement, le vois, j’ai refusé aussi des projets, mais c’est quand certaines personnes qui n’ont pas compris que je fais pas du beige et qui me disent d’emblée dans mon formulaire de contact.

    Gina (20:39.312)
    Moi, veux quelque chose d’ultra épuré. En fait, tu as mal regardé mon site. Mais moi, si je suis pas en face, je préfère mieux pas prendre le projet parce que je vais pas me casser dessus et ça va se ressentir. Mais oui, il y a de la demande sur de la couleur et je trouve super. En France, on n’est pas nombreux à le faire, j’ai l’impression, à être à fond sur ce positionnement de style. par exemple, on voit les graphistes en Australie, aux États-Unis, il y en a beaucoup.

    Manon Verbeke (20:43.742)
    Ouais c’est ça. Ouais c’est ça.

    Gina (21:08.216)
    qui se spécialisent sur leur style. Et quand on regarde leur portfolio, c’est toujours aligné avec ce qu’ils font. soit ça va être de l’ultra épuré, des choses un peu néo-brutalistes par exemple, ou du bold très ludique, etc. Et ça marche. Donc je pense que aujourd’hui c’est une très bonne stratégie.

    Manon Verbeke (21:25.606)
    Oui, c’est vrai que quand tu réfléchis globalement, est-ce qu’on a des références de designers graphiques qui ont ce genre de posture qu’on peut retrouver plus souvent dans l’illustration ? C’est-à-dire que dans l’illustration, on vient chercher un illustrateur pas pour sa compétence, sa capacité à passer d’un style à l’autre, mais bien pour son style. Souvent, ils ont un style qui prévaut et ils sont capables de faire d’autres choses.

    Globalement on ressent leurs pattes, on retrouve leur look à eux. Et dans le design graphique, qu’on nous demande c’est d’être un peu plus technicien et un peu plus versatile en tout cas dans la conception globale et notamment ce qu’on nous apprend en école, revenons là-dessus, ce qu’on nous apprend en agence aussi à être hyper en capacité de passer d’un effectivement de trucs genre quasiment no branding type typologie avec des choses très…

    épure à du packaging pour le e-commerce. Vraiment on doit passer de l’un à l’autre très vite. Mais il existe aussi une branche du graphisme un peu d’auteur et je pense que c’est dans ce genre de branche que tu t’identifies. Je pense à des Jessica Walsh qui ont en fait tout leur studio, pas qu’elle, mais tout leur studio a cette même vibe et quand tu vas chercher Jessica Walsh tu vas chercher du design d’auteur.

    Gina (22:30.768)
    Oui !

    Manon Verbeke (22:54.511)
    tu vas chercher une patte, un style et pas uniquement une réponse stratégique. L’un ne gomme pas l’autre.

    Gina (23:00.704)
    Complètement. oui, et puis ça ne veut pas dire qu’on ne sait pas faire autre chose aussi. Parce que ça, je l’ai entendu aussi assez facile de se sniffer dans un style parce que tu sais rien faire d’autre aussi. Si on regarde par exemple, je prends l’exemple de Picasso parce que je me souviens d’un cours d’histoire de l’art que j’avais fait sur ce sujet. Il a commencé, en fait, il faisait vraiment, on va dire, du classique beaux-arts, très réaliste. Et après, il a développé…

    Gina (23:29.092)
    son art autour du cubisme. Tout le monde disait qu’il faisait ça parce qu’il ne dessinait pas. Bien sûr que si, mais il a choisi, et c’est différent, être niché. Ça ne veut pas dire qu’on n’est pas polytechnicien qu’on est mauvais sur d’autres choses. C’est juste un choix qu’on fait. Effectivement, c’est ce que je propose. Généralement, les clients qui viennent me voir, c’est ce qu’ils recherchent. Ils recherchent une signature graphique.

    Voilà, c’est effectivement très ludique, très coloré, très bold, souvent inspiré par l’Asie et ça aussi a attiré des projets avec cette… Je vais pas dire le secteur asiatique parce que c’est pas vraiment ça, mais plus cette pâte asiatique. J’ai eu beaucoup de projets en lien avec l’Asie justement parce qu’en fait ça se ressent en travers mon travail et que quelque part c’est rassurant pour les personnes qui portent des marques qui sont soit asiatiques ou en rapport avec l’Asie.

    Et c’est ce qui leur plaît quoi en fait. Ils savent que je sais le faire entre guillemets donc ils viennent me voir directement pour ça.

    Manon Verbeke (24:29.299)
    Mmh.

    Manon Verbeke (24:32.921)
    Ouais. Donc en fait, du coup, ta stratégie, c’est au-delà d’avoir un portfolio varié et de rassurer les clients. Parce qu’en fait, moi, ça m’arrive assez régulièrement de devoir rassurer les clients genre oui, oui, je peux faire d’autres styles que ce que tu vois là et je serais m’adapter. Donc toi, plutôt dans cette… Tu vas chanter cette problématique-là qui peut être compliquée finalement. De faire comprendre au client qu’il n’a pas besoin de se projeter sur ce qu’il voit.

    en disant bah si vas-y projette toi sur ce que tu vois puisqu’en fait ce style là tu peux l’avoir avec moi et je sais le déployer dans plein de systèmes différents et ça peut être toi demain, peut être ton identité. C’est hyper intéressant en fait.

    Gina (25:14.441)
    Complètement. encore une fois, je me nappe toujours aux clients. si je sens dès le départ que ce n’est pas quelque chose qui va me parler, je préfère être claire des graphistes. Il y en a plein qui sont très talentueux et je préfère rediriger vers d’autres graphistes qui seront en kiff sur ce genre de projet alors que moi, pas forcément. Mais oui, j’attire naturellement en montrant ce genre de choses, des clients qui ont des positionnements similaires avec les marques avec lesquelles j’ai déjà travaillé.

    Manon Verbeke (25:23.155)
    Hmm… Mmh-hmm.

    Gina (25:42.712)
    et qui aiment ce que j’ai dans le portfolio. Parfois, en qui vont dire, est-ce que c’est possible parce que j’aime, est-ce que ça sera adaptable ? Ça va dépendre du travail qu’on va faire en fond, je préférerais être honnête dès le début en leur disant, mais à mon avis, À l’appel découvert, généralement, se décide à ce moment-là. C’est là où on apprend à connaître le client et à savoir ce qui est possible ou pas.

    Manon Verbeke (26:03.219)
    Je rebondis, tu dit j’attire les clients. C’est quoi ton système de prospection aujourd’hui ? Comment les clients arrivent ? Quelle part d’inbound, donc de faire venir les clients à soi ? Quelle part d’outbound ? Est-ce que tu fais de la prospection active ? C’est quoi ton mix de prospection ?

    Gina (26:23.973)
    C’est pas du tout remix, moi je suis à 100 % inbound. J’ai essayé le démarchage direct, mais honnêtement, c’était les premiers mois de mon activité. J’ai une phobie dans la vie, c’est de déranger les autres. Du coup, c’était un enfer et j’ai eu que des réponses négatives ou pas de réponses. Mais je pense que c’était logique parce que ça se sentait déjà à travers le mail que j’étais pas à l’aise avec ça.

    Gina (26:50.801)
    Aujourd’hui, j’ai de l’inbound, je n’ai que ça. Je vais avoir les réseaux sociaux qui vont m’apporter des clients. LinkedIn en premier. Quand j’ai commencé à poster sur LinkedIn, je me suis dit, on verra, il n’y a pas l’air d’avoir beaucoup de graphistes sur la plateforme. il a quelques années. Et bon, pense que j’ai été aussi en bon moment aussi pour pouvoir me démarquer un petit peu. Maintenant, il y a plein de graphistes qui postent et ils font tous du taf incroyable.

    Gina (27:18.225)
    Et après je vais avoir Instagram bien sûr, même si ça reste beaucoup moins présent que LinkedIn dans ma stratégie d’acquisition, j’y consacre aussi moins de temps. Et j’ai aussi Pinterest, super bizarre. Ça fait un an que je suis vraiment dessus, que je suis assez active. Au début, je me suis mise sur la plateforme parce que comme je suis Canva creator, donc je crée des templates pour Canva, je me suis dit ça peut être pas mal pour les gens qui veulent des templates gratuits pour leur montrer. Ça m’a attirée des clients.

    Gina (27:47.378)
    aussi, qui ont dit « ouais, j’ai vu ce modèle, est-ce que c’est bien toi ? qui m’ont contacté sur Insta après avoir vu mon Pinterest, est-ce qu’on peut travailler ensemble. Et après, la seconde partie, ça va être Malte. Au début, je n’y croyais vraiment pas parce que je n’avais pas de demande qualifiée. Je me suis fait accompagner, parce qu’il faut savoir se faire accompagner aussi. Et ça m’a attirée de beaux projets. J’ai travaillé pour pays de l’issage, notamment via Malte, et j’ai eu d’autres clients réguliers grâce à cette tas de formes.

    Gina (28:17.317)
    Et après, bien sûr, mon site. Avec référencement certes bancal, mais aussi de l’intern en quelque sorte, puisque les gens viennent à toi, c’est pas toi qui vas les chercher.

    Manon Verbeke (28:26.973)
    Ouais, le site c’est un peu la dernière pierre d’un chemin qui vient donner un peu la crédibilité. Donc les personnes te voient peut-être sur Pinterest, peut-être sur LinkedIn et elles recherchent plus d’informations sur toi. Elles se disent, bon, qui est cette personne ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Quels sont ses services ? Quels sont ses tarifs, même ? Et elles arrivent sur ton site et c’est là que se joue un peu le dernier… Enfin, pas le dernier, parce qu’en fait, il y en a d’autres après, mais en tout cas, c’est un moment marquant de la crédibilité que peut t’accorder une entreprise.

    Est-ce que ton site est crédible ? Est-ce qu’ils peuvent retrouver les informations tarifaires de manière autonome ? Ou est-ce qu’ils sont obligés de bouquer un call ? Est-ce que c’est propre ? Est-ce qu’il a des fautes d’orthographe ? Est-ce que tu présentes des projets ? Ouais, très bien. Donc le site qui vient clore est une stratégie où tu es quand même passé par du mal tes compagnies. Mais aujourd’hui, finalement, tu es vraiment sur de l’inbound. Les gens viennent, te trouvent et te choisissent pour ton style.

    Gina (29:26.929)
    Oui, tout à fait. Même sur Malte, il y en a qui me découvrent, qui ne pas forcément passer par Malte pour me contacter. Mais bon, c’est un super outil pour se référencer aussi. Et du coup, qui veulent en savoir plus et ils vont sur mon site, ils voient mes projets. Je présente aussi comment je travaille. Mes tarifs, je suis très transparente. Il a forcément des prestats qui sont sur Devi. Forcément, les packagings, notamment en fonction de la complexité, mais j’ai des packs, les prix sont affichés, donc ils savent à quoi s’attendre et ils viennent pour ça, effectivement.

    Manon Verbeke (29:56.052)
    Ça c’est hyper intéressant, tu fais partie de ces designers qui ont packagé leur offre. Ça veut pas dire que tout rentre dedans, mais ça permet au moins à un prospect quand il arrive d’avoir une ordre d’idée de ton tarif, est-ce que tu es sur un tarif junior, senior, province ou parisien, ou tarif agence alors que tu es solo. Ça lui permet d’avoir un ordre d’idée et aussi d’avoir un peu de capacité décisionnelle seule. Moi je trouve que c’est très adapté à l’air du temps de mettre les tarifs.

    Gina (30:24.919)
    Complètement. puis en fait, moi je me mets à la place des clients. Moi-même, si je cherche un prestataire, si je vois pas les prix, j’ai presque peur de demander un appel découvert parce que je ne saurais pas forcément si ça serait dans mon budget et j’ai pas envie encore une fois de déranger et de faire perdre du temps en fait. Et pour moi, donne une fourchette de prix. Des fois, c’est plus cher parce qu’il va y avoir des choses en plus dans le package, ce qui est normal. Mais au moins, ça donne une idée de départ et ça permet aussi…

    Manon Verbeke (30:50.483)
    Ça participe de la préqualification, on est bien d’accord.

    Gina (30:53.539)
    Tout à fait. puis au moins, fait, les personnes qui nous contactent et qui sont passées par le site, elles savent à quoi s’attendre et on sait qu’elles seront qualifiées parce qu’elles ont vu les budgets, elles ont vu le site, les offres. que je les ai rendues. Normalement, ça peut arriver des fois que non. C’est pas une solution miracle, mais quand même, la majorité du temps, les gens font cet effort-là. Donc ça permet de pré-qualifier.

    Manon Verbeke (31:04.179)
    Normalement.

    Manon Verbeke (31:17.811)
    Tiens, les dernières petites questions. Tu as dit que des fois tu sentais en rendez-vous de prise de brief que ce n’était pas un client pour toi. Au-delà de l’aspect que tu l’as senti, est-ce que tu as des éléments un peu qualifiables, des critères que tu n’as pas forcément dit à voix haute partout, mais des choses qui, toi, te disent que ça, c’est un no-go ? Dès lors que je vois ça, c’est un no-go.

    Gina (31:41.619)
    Alors il y a deux choses, va dire le projet en lui-même, si je sens qu’il n’est pas forcément bien ficelé, bien organisé, je sais qu’après ça va enchaîner sur des galères. quelqu’un qui ne sait pas, enfin ça peut arriver, c’est ok, mais quelqu’un qui n’est pas au clair avec son projet au départ, c’est difficile de bien l’accompagner. Donc moi je sais que c’est un no go, généralement c’est pas un nom définitif, je préfère dire à la personne ok, peut-être qu’on se reverra ou pas dans quelques mois.

    Gina (32:10.928)
    pour en rediscuter, mais il va falloir clarifier certaines choses pour que moi je puisse t’accompagner, parce que sinon je ne pas accompagner quelque chose qui est au stade brouillon, entre guillemets. Il va y avoir aussi des défauts à les secteurs. J’ai eu des demandes, notamment, j’ai récemment une demande dans l’immobilier. Moi ça ne parle pas, honnêtement, vraiment ça ne parle pas. Ça veut pas dire que je prends pas de projets qui sont en dehors du lifestyle. J’ai travaillé avec deux projets qui sont dans le digital, dans la com.

    Une UX designer qui est spécialisée en accessibilité. J’ai adoré travailler parce que… colo… Enfin, tout était clair et en plus, je trouvais ça super de pouvoir découvrir son travail parce que je le connaissais pas du tout. donc ça arrive. Mais le secteur aussi, voilà, si je vois que c’est quelque chose, la finance, l’immobilier, non, ça m’intéresse pas, honnêtement. Et je veux pas faire semblant que ça m’intéresse. Donc du coup, je préfère dire non. Enfin, je suis désolée. Généralement, ça, le sais avant l’appel, puisqu’il a un questionnaire avant l’appel.

    Gina (33:10.714)
    la tranche budgétaire, me décrire un peu plus le projet, le secteur, etc. Donc là, si je vois déjà des questionnaires là, je préfère dire non, ce n’est même pas la peine de perdre du temps en fait pour nous deux. après, dans les nogos, ça va aussi être la personne parce que je pense qu’on reste quand dans un métier humain, il faut se fier à ces intuitions. on sent que la personne, moi, typiquement les gens qui ont du mal avec la confiance, et je peux comprendre.

    Gina (33:38.201)
    mais qui vont me dire alors moi je veux ça, ça, ça, ça, je cherche quelqu’un pour exécuter, pour moi c’est un ogot complet en fait. C’est que t’es pas prêt en fait à être accompagné. C’est en fait du moment où tu arrives comme ça, tu dis ok alors moi je sais déjà ce que je veux, je veux ça, ça, ça, alors ça dépend quand je dis je sais ce que je veux, parle graphiquement en parlant. Moi je suis pas graphiste exécutante en fait donc ça c’est un no go complet.

    Gina (34:03.864)
    Les personnes qui essayent, parce qu’il y en a quand même, qui essayent de négocier des fois les prix directement en appel, bon ça c’est non, je trouve que c’est pas correct. Le moment où les prix sont affichés, tu sais ce qu’il a derrière quoi. Donc n’essaye pas de négocier en fait, c’est le Voilà.

    Manon Verbeke (34:19.184)
    Mais c’est hyper bien, franchement, entendez-le auditrices, on n’est pas obligé d’accepter de négocier les tarifs. Moi, c’est pareil, je travaille quasiment qu’avec les clients qui me disent ton tarif sera le mien. Et si c’est pas dans mon budget, c’est pas dans mon budget. Mais moi, je ne pas toucher à ton tarif, quoi. C’est ton tarif.

    Gina (34:24.592)
    Complètement.

    Gina (34:34.258)
    C’est le respect, c’est le minimum syndical. Dans le graphisme, je suis désolée, mais il a trop de personnes qui pensent qu’on peut négocier parce qu’en fait c’est un métier créatif. Moi je pense que c’est ça le problème, le cœur du problème. Parce que comme ce sont des métiers passion, les gens disent que c’est sa passion, c’est pas un vrai travail. Et pour moi, du moment où on essaie de négocier ton prix, c’est qu’on n’a pas capté la valeur de ton travail, de ton accompagnement. Et quelque part, trouve ça irrespectueux de le faire.

    On n’est pas obligé, si t’es à l’aise pour négocier le prix, parce que je prends un exemple au hasard, c’est un client avec qui t’as déjà travaillé beaucoup et que tu l’intègres dans ta relation commerciale. Ok, bon Brad pas non plus, faut pas travailler pour 50 euros.

    Manon Verbeke (35:15.025)
    Oui.

    Manon Verbeke (35:18.322)
    Je pense que je ferai un épisode dédié au sujet de comment est-ce que tu fais pour descendre tes prix face à quelqu’un qui dit que pas dans mon budget. Parce qu’il y a mille et une manière de le faire de manière éthique en fait. Voilà, c’est ça.

    Gina (35:26.618)
    Oui, on peut retirer des choses dans le pack. Il y a moyen, ça m’est déjà arrivé, d’avoir des clients qui disent « ok, je vraiment bosser avec toi ». Est-ce qu’on peut enlever ? Là, c’est pas pareil. Si le client me dit « est-ce qu’on peut enlever certaines choses que tu juges pas forcément nécessaires dans le package ? » Ok. Parce que là, on ne me demande pas de brader mon travail. Là, on me demande « je veux travailler avec toi, je n’ai pas le budget, qu’est-ce qu’on peut retirer pour que je puisse travailler avec toi ? Et la démarche est très différente.

    Manon Verbeke (35:52.493)
    très très différent. Trop bien. Merci Gina pour le conseil. Allez, j’ai deux questions pour finir cet épisode avec toi. La première question c’est si une créative nous écoute et qu’elle veut dans son métier, dans sa pratique se nicher comme toi à travers son style, est une niche qui n’est pas courante dans pas mal de métiers, qu’est-ce que tu lui recommanderais comme étape

    Gina (36:21.65)
    Alors c’est pas une étape évidente mais je dirais de prendre confiance en fait. Se faire confiance. C’est très difficile, encore une fois pour plein de raisons, ça drop de l’imposteur, etc. On pourra en lister plein. Mais si toi tu aimes ce que tu fais, il y aura forcément d’autres personnes qui vont aimer ce que tu fais. Donc, prends confiance. Et c’est ok de pas travailler avec tout le monde. Ça franchement je pense que je vais le crier sur tous les toits. On n’est pas fait dans la vie.

    Manon Verbeke (36:39.762)
    C’est beau.

    Gina (36:51.25)
    pour s’entendre avec tout le monde. Personne peut dire « moi je m’entends avec tout type de personne », c’est faux. Dans le travail c’est pareil et c’est ok. De ne pas plaire à tout le monde, d’être clivant, il oser à être clivant des fois pour vraiment attirer des projets qu’on aime faire. Donc n’hésite pas en fait, n’hésite pas et ne te dis pas je vais faire comme les autres » parce que c’est ce qui est le plus « ». Écoute-toi et tu verras, si ça ne pas, tu feras autre chose. On peut tu rebondir, c’est pas grave.

    Manon Verbeke (37:19.612)
    Ok, trop bien. Merci beaucoup Gina. Si je devais inviter quelqu’un d’autre dans celle qui crée une autre créative indépendante, qui est quelque chose d’intéressant, spécifique, différenciant à partager, tu penses à qui ?

    Gina (37:40.722)
    Là, j’ai deux noms qui me viennent en tête. Je dirais Laetitia Bouloc et Myriam Fung, du coup. Je sais pas si je prononce bien son nom de famille. Moi, je sais que c’est des graphistes que je suis depuis un moment qui, en fait, à travers leur contenu, m’ont beaucoup aidé aussi.

    Gina (38:08.024)
    Et je pense qu’elles ont vraiment des visions du design qui sont assez intéressantes, que ce soit en termes de style ou en termes de business. Donc je penserai à ces deux personnes du coup en particulier.

    Manon Verbeke (38:18.508)
    super. ben, écoute, figure-toi que Laetitia est déjà programmée, mais par contre, j’irai toquer à la porte de Myriam. Merci beaucoup pour la recos, je connais pas encore son travail et j’ai hâte de voir sa vision à elle. Merci beaucoup Gina pour cet échange, c’était très qualitatif et j’espère que ça aura inspiré des gens qui ont peur de se nicher, parce que une double niche c’est pas rien.

    Manon Verbeke (38:48.338)
    Je te souhaite le meilleur et à bientôt !

    Gina (38:51.002)
    A bientôt, merci pour ce super moment.


  • 07 · Celle qui mixe Twitch et design · avec Salomé Milet

    07 · Celle qui mixe Twitch et design · avec Salomé Milet


    Tu rêves d’un format à toi (podcast, live, émission)… mais tu ne sais pas tout ce que ça implique côté temps, énergie, organisation ?
    Aujourd’hui, je reçois Salomé Milet, designer graphique freelance (studio Helioscope) et créatrice d’Heliocast, une émission de vulgarisation du design et de l’artisanat, diffusée en live chaque mois sur Twitch.

    Au programme de l’épisode :

    • Pourquoi lancer un média quand on est indépendante peut changer ta posture et ta crédibilité ?
    • Comment Salomé prépare une émission : invités, chroniqueurs, régie, déroulé, chat…
    • Que fait le chat en direct pour la pédagogie et la communauté ?
    • Combien d’heures “cachées” pour 1h de live… et où part vraiment le temps ?
    • Bénévole mais pas vain : quelles opportunités business et prises de parole ça ouvre ?
    • Où poser tes limites : énergie, parasocial, rythme de publication ?
    • Si elle finançait demain : quoi déléguer en premier, et pourquoi ?

    Ce que tu vas oser après l’écoute : clarifier ton format, choisir un rythme réaliste, et poser les premières briques d’un média qui sert ton business (pas l’inverse).

    Liens utiles

    • 🎧 Écouter sur Ausha : https://smartlink.ausha.co/celles-qui-creent/07-celle-qui-mixe-twitch-et-design-avec-salome-millet
    • ❤️ Suivre Salomé sur Instagram et sur Linkedin :
    • 💜 Découvrir Heliocast sur Instagram et regarder les émissions sur Twitch (replay et live mensuel, 20h, premiers jeudis du mois)
    • Me suivre : LinkedIn / Instagram

    Transcription

    Manon
    Salomé Milet est designer graphique freelance. Avec son studio Helioscope, elle construit des identités visuelles joyeuses et design des murs qui racontent des histoires. Mais si je l’ai invitée aujourd’hui, c’est pour te parler d’un autre projet : Heliocast. Heliocast, c’est l’émission de vulgarisation sur le design, l’artisanat et les métiers de la création qu’elle anime tous les mois.

    Manon
    Une émission live, joyeuse, vivante et exigeante, qui mêle pédagogie et pop culture. C’est aussi une aventure collective et éditoriale, pensée pour rendre nos métiers plus lisibles, plus accessibles, sans jamais les simplifier à l’extrême. Dans cet épisode, on va parler de ce que ça change de lancer un média quand on est freelance, de ce que ça demande, et aussi de ce que ça apporte — en commençant à nous transformer, nous et notre métier. Salut Salomé !

    Salomé
    Salut !

    Manon
    Salut Salomé, comment tu vas aujourd’hui ?

    Salomé
    Salut ! Eh bien ça va, et toi ?

    Manon
    Ça va très bien. On enregistre alors que c’est la rentrée scolaire, donc c’est un retour au travail. Toi, tu dis que ça fait déjà deux semaines que t’as repris.

    Salomé
    Ouais, j’ai repris le 18 août, donc deux semaines.

    Manon
    Ok donc t’es team juilletiste ?

    Salomé
    Écoute, chaque année ça change. Je pars jamais au même moment. Là j’ai pris trois semaines, donc une fin juillet et deux en août. Mais ça change tous les ans, c’est selon les projets clients, à quel moment je prends les vacances. Je suis ni juilletiste ni aoûtiste. Des fois je pars en septembre. Voilà, exactement.

    Manon
    Ouais, t’es freelance quoi. Mais c’est cool d’entendre que t’es freelance et que tu prends des congés, parce que c’est possible. Trop cool.

    Salomé
    Ouais. C’est un travail, mais ouais.

    Manon
    Développe, c’est quoi un travail ?

    Salomé
    Non mais là j’ai pris trois semaines cet été, c’est la première fois en huit ans et demi de freelance que je prends trois semaines d’affilée. Et je suis contente de l’avoir fait parce que cette année, il y a eu beaucoup de choses. J’ai pris très peu de temps off, j’ai beaucoup travaillé les week-ends (ce que je dis à tout le monde de ne pas faire). Donc là je me suis forcée à couper. Ces vacances m’ont vraiment fait réaliser que j’allais poser plus de temps off.

    Manon
    Ouais, tellement.

    Salomé
    Je viens de booker une semaine aux Canaries en décembre pour télétravailler / randonner. Ça va faire du bien. Je vais vraiment implémenter ça : prendre plus de temps un peu off.

    Manon
    Aujourd’hui, tu as une agence qui s’appelle Helioscope, dans laquelle tu fais du design graphique et du design mural. Est-ce que tu peux nous raconter déjà ce qu’est le design mural et ensuite à quoi ça ressemble de travailler chez Helioscope ?

    Salomé
    Oui. Alors, pour expliquer un peu ce que c’est que le graphisme mural… Souvent, je fais le parallèle avec les grottes de Lascaux, où on racontait des histoires grâce aux dessins et à l’illustration. À l’époque, c’était vraiment du dessin pour raconter l’histoire des tribus.

    Le graphisme mural, c’est un peu pareil, sauf que c’est remis au goût du jour. Si je travaille pour une entreprise, dans leurs bureaux, sur un mur, on peut raconter l’histoire de l’entreprise, ses valeurs, ou faire un focus sur des employés. Ça peut être plein de méthodes via l’illustration, l’art, le graphisme, même de l’objet parfois. Le but, c’est de transmettre des émotions, des données, une atmosphère.

    Ça peut être des fresques purement artistiques et décoratives. Même si je trouve qu’au-delà de la décoration, ça apporte toujours une dimension plus complète. Voilà, c’est un petit peu tout ça.

    Manon
    Ok, c’est très clair, merci pour les auditrices. Et à quoi ça ressemble une semaine chez Helioscope ? Comment tu t’organises ?

    Salomé
    J’ai un rythme assez ennuyeux et très classique finalement. Généralement, je commence à travailler vers 9h. La fin de journée ne finit jamais à la même heure : ça dépend des projets, des rendez-vous, de l’élan créatif. Parfois je travaille jusqu’à 19–20h sans m’en rendre compte.

    Je commence toujours par un peu d’administratif et les mails. Ensuite, je bosse sur la com, la créa, les projets clients. Et puis il y a ce qui bouge : les rendez-vous clients, les afterworks freelances… Et les jours où il y a l’émission Heliocast, ça devient une journée à part entière.

    Manon
    Est-ce que tu as toujours su que tu voulais être freelance ?

    Salomé
    Non, pas du tout. J’ai fait un BTS en communication visuelle et je pensais travailler en agence. À l’époque, j’étais très timide, peu confiante, et je pensais que ça n’était pas compatible avec le fait d’être freelance.

    Mais à la fin de mon BTS, je ne me sentais pas prête pour travailler en agence. J’ai donc fait un master. Entre la première et la deuxième année, je suis partie à Dublin dans une agence spécialisée en graphisme mural, pour un stage de six mois. C’était ultra formateur.

    Les personnes qui géraient cette agence étaient directement en lien avec leurs clients, elles géraient tout. Je me suis dit : en fait, je veux ça, je veux gérer mes rendez-vous.

    Et puis je voulais créer ma propre agence de design global, car je trouvais qu’il n’y en avait pas à Lyon. Mais je me suis rendue compte que bosser en agence avec beaucoup de monde m’aurait éteinte.

    Du coup, j’ai lancé un collectif qui s’appelait Caléidoscope, on était trois designers. Petit à petit, je me suis rendue compte que je travaillais mieux seule et que je communiquais mieux aussi. En 2021, j’ai arrêté le collectif et je me suis lancée à 100 % en solo.

    Manon
    Ok, je vais relancer sur Heliocast alors. Est-ce que tu peux nous raconter la jeunesse de ce projet ? Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer une émission de vulgarisation en collectif, et pourquoi en live sur Twitch ?

    Salomé
    Il y a eu plusieurs éléments. Depuis que je suis freelance, je rencontre souvent des créatifs autour d’un café et je trouve toujours ces discussions passionnantes. Je me disais que c’était dommage qu’on ne puisse pas les partager.

    J’ai pensé au podcast, mais comme je voulais aussi que les gens puissent voir le travail des invités, je suis partie sur la vidéo. Et puis, pendant le Covid, je suis allée sur Twitch, j’y ai découvert des créateurs de contenu et j’ai trouvé ça intéressant.

    L’avantage de Twitch, c’est le chat : on peut poser des questions en direct, demander des précisions. Pour moi, c’était essentiel, parce que je voulais vulgariser le design et nos métiers. Le design, ce n’est pas que du luxe ou de l’esthétique. Il y a mille métiers derrière.

    Donc Heliocast, c’est devenu une émission filmée, avec des invités connus ou pas, mais qui ont des choses à raconter. Et le chat rend l’émission vivante et accessible, y compris pour des curieux ou des étudiants.

    Manon
    Et du coup, ce chat, toi tu le vois comme un outil au service de la compréhension de l’audience. Est-ce que vous vous en servez autrement ?

    Salomé
    Oui, vraiment comme une couche supplémentaire de compréhension. Et puis il y a aussi le côté communauté : tu retrouves souvent les mêmes personnes qui reviennent, qui accueillent les nouvelles, il y a une ambiance bienveillante. Ça aide à poser des questions.

    C’est chouette aussi pour les artistes : ils ont des retours immédiats, parfois de gens qui ne connaissent pas leur travail. Ça leur fait un boost, ça valorise ce qu’ils font.

    Manon
    Ok, trop bien. Et alors, comment vous vous organisez ? Est-ce que tu es 100 % seule aux commandes ? Les chroniqueurs, comment ça fonctionne ?

    Salomé
    Moi je gère toute la partie préparation : trouver les invités, les contacter, préparer les questions, dérouler l’émission. Les chroniqueurs peuvent suggérer des noms, mais je reste le point central de l’organisation.

    Pendant l’émission, je lis le chat, j’anime, je pose les questions. En même temps, j’ai toujours quelqu’un en régie pour vérifier le son, les caméras, les coupures.

    Les chroniqueurs, je les ai choisis au fil des rencontres. L’émission est 100 % bénévole pour l’instant, donc l’idée c’est que ça puisse tourner. Aujourd’hui, il y a quatre chroniqueurs actifs, mais d’autres sont déjà passés.

    Et puis j’ai aussi de l’aide d’Émilie, qui accompagne les invités, qui fait parfois la régie, qui est souvent en plateau.

    Manon
    Ok. Et niveau financement ?

    Salomé
    Pour l’instant, zéro fond. Pas de partenaires, pas de sponsors. J’en cherche d’ailleurs. Ça pourrait être des boutiques d’outils créatifs, parce que la cible est composée de créatifs et d’étudiants.

    J’aimerais aussi travailler avec la SNCF pour défrayer les invités qui viennent de loin. Certains acceptent de payer leur billet, mais ce n’est pas possible pour tout le monde.

    Depuis peu, Heliocast est une association, donc ça ouvre la porte à des subventions, peut-être même des aides type CNC.

    Manon
    Si la SNCF nous écoute…

    Salomé
    Exactement ! J’essaie de “faire du gringe” pour que ça avance.

    Manon
    Et du coup, ce projet autofinancé, qu’est-ce qu’il t’apporte à toi ?

    Salomé
    Déjà, c’est hyper enrichissant : les discussions que j’avais avant en café, elles sont devenues encore plus poussées parce que je prépare des questions. Ça nourrit ma créativité, ça m’inspire d’autres manières de travailler.

    Ensuite, ça m’a permis de rencontrer plein de gens. J’ai eu des opportunités que je n’aurais jamais eues sans l’émission : par exemple, participer au festival IF à Lyon.

    Et puis il y a la crédibilité : parler de son métier, ça change la perception des autres. Les gens me voient comme une spécialiste du graphisme mural, j’ai été invitée dans des écoles. Et avec l’émission, ça s’est décuplé grâce à l’effet communauté et au partage des invités.

    Manon
    Donc ça fait un vrai cercle vertueux, quoi.

    Salomé
    Oui, exactement. Avec l’émission, ça s’est décuplé : il y a aussi l’effet communauté, les invités qui repartagent avec leur réseau… Ça crée un vrai switch.

    Manon
    Salomé a du mal à finir sa phrase parce que mon chaton refuse de me lâcher. Il s’appelle Nouille.

    Salomé
    (rire) Non mais c’est trop mignon ! Mais oui, on voit vraiment un switch. Les gens pensent que parce que tu as un média, ce que tu fais est incroyable. Alors que pas du tout, je ne suis pas la meilleure designer. Je travaille bien, mais il y a toujours des gens qui font mieux.

    Manon
    Oui, ça embellit ton image, ça polit la perception.

    Salomé
    Exactement. Je ne m’y attendais pas. Je n’avais pas conscientisé à quel point ça allait changer la perception des autres.

    Manon
    Et tu le vis comment, cette relation parasociale qui se crée parfois ?

    Salomé
    C’est ambivalent. Parfois, des gens viennent me dire des choses très émouvantes, du genre : “Grâce à toi, tu as changé ma vie”. Alors que j’ai une petite communauté. D’un côté, je suis hyper touchée. De l’autre, je me demande : “Mais qui suis-je pour qu’on me dise ça ?”

    Je n’ose pas imaginer les gens très connus, comme Namaah par exemple. Les gens pensent être les seuls à envoyer un message, mais en réalité, il y en a des dizaines. Ça doit être très lourd à gérer émotionnellement.

    Moi, je ne reçois pas ça tous les jours, heureusement. Mais c’est une responsabilité.

    Manon
    Oui, c’est trop chou. Et en événement physique ?

    Salomé
    Quand les gens te voient pour la première fois, ça peut être étrange. Eux, ils te connaissent, toi tu ne les as jamais vus. Parfois je suis gênée, je demande à la personne de se re-présenter, parce que sur le chat, ils ont des pseudos qui ne sont pas leur prénom. J’ai peur qu’ils pensent que je m’en fiche, alors que pas du tout.

    Manon
    Je connais ! Ça me rappelle quand tu es étudiant·e et que tu croises ton prof. Lui, il ne se souvient pas toujours de toi, alors que toi tu gardes son nom à vie. Ce lien est déséquilibré.

    Salomé
    Oui, c’est ça. Et plus tu rencontres de monde, plus c’est difficile. Moi, grâce à Heliocast, je rencontre énormément de gens. C’est impossible de retenir tout le monde. Mais je ne l’ai jamais mal pris si on ne se souvenait pas de moi, donc je me dis que les gens comprendront.

    Manon
    Et si une indépendante venait te demander des conseils pour lancer un média, tu lui dirais quoi ?

    Salomé
    Je dirais qu’il faut prévoir beaucoup plus de temps que ce qu’on imagine. Vraiment. Tu penses que ça va te prendre un certain temps ? Double-le, voire triple-le. Ça prend une énorme place dans l’agenda et dans l’énergie.

    Si je n’avais pas Heliocast, je pense que je n’aurais pas travaillé les week-ends cette année. Mais avec, ça a ajouté une grosse charge.

    Manon
    Donc, en gros, il faut tester son agenda et voir si ça rentre.

    Salomé
    Oui, exactement. Si tu es déjà en rush sans média, réfléchis avant de lancer un podcast ou une émission. Mais en même temps, c’est une aventure hyper enrichissante. Même si tu arrêtes au bout d’une saison, ce que tu auras appris, ça ne sera jamais perdu.

    Manon
    Est-ce que tu sais estimer combien d’heures de travail se cachent derrière une émission d’une heure ?

    Salomé
    Difficile d’estimer exactement, mais il y a au minimum une journée complète rien que pour préparer l’émission : refaire les visuels, préparer les questions, les chroniques. Je ne compte même pas le temps passé à chercher et contacter les invités.

    Là, par exemple, j’ai commencé à préparer la saison 4. J’ai déjà passé deux jours rien que pour la recherche et l’envoi de dossiers. J’ai un document que je mets à jour régulièrement pour présenter l’émission. J’envoie d’abord un petit message (souvent sur Instagram) et ensuite je propose ce dossier plus complet.

    Manon
    Et encore, tu ne comptes pas la promotion, la diffusion, les relais sur Instagram et YouTube.

    Salomé
    Exactement. Les Reels, les miniatures, republier sur YouTube… C’est ça qui me prend le plus de temps. J’aimerais vraiment déléguer cette partie-là, mais je n’ai pas le budget pour l’instant.

    Manon
    Si demain tu avais un budget, ce serait la première chose que tu déléguerais ?

    Salomé
    Oui, sans hésiter. Le montage et la communication autour de l’émission. Parce que préparer les questions et chercher les invités, j’adore le faire. C’est pour ça que j’ai lancé Heliocast. Mais le montage, ça me prend un temps fou pour un résultat qui n’est pas optimal.

    Manon
    Et du coup, ton objectif, c’est qu’Heliocast devienne autofinancé d’ici un an ?

    Salomé
    Oui, ce serait l’idéal. Ce serait la cinquième année, donc symboliquement, ce serait parfait que l’émission s’autofinance à ce moment-là.

    Manon
    On te le souhaite ! Alors, Salomé, pour toi, ça veut dire quoi être créative ?

    Salomé
    Pour moi, être créative, c’est beaucoup échanger avec les autres. Parce que quand on reste trop dans sa bulle, on se repose sur ses acquis. Mais il y a toujours un moment où ça ne marche plus.

    Les échanges permettent de recharger ses batteries, de tester de nouvelles choses. Et puis, j’ai appris que l’inspiration ne vient pas que du graphisme : la nature, l’architecture, les textures… Tout ça nourrit ma créativité.

    Manon
    Donc être créative, c’est voir la créativité partout.

    Salomé
    Oui, exactement.

    Manon
    Est-ce qu’il y a une indépendante que tu me recommanderais d’inviter dans ce podcast ?

    Salomé
    Oui, Del Caffine, alias Delphine Dussault. Je l’ai reçue dans Heliocast, c’est une artiste qui travaille entre Paris et Montréal. Elle fait des fresques, du mapping, et elle est “visual jockey” — elle crée des visuels projetés en concert.

    Elle a déjà accompli des projets de rêve. Elle dit qu’elle pourrait arrêter demain et être satisfaite de sa carrière. Je trouve ça incroyable, surtout dans une société où on veut toujours plus.

    Manon
    Incroyable. J’ai hâte de l’entendre au micro. Merci beaucoup Salomé d’avoir partagé tout ça avec nous.

    Salomé
    Merci à toi pour l’invitation, ça m’a fait très plaisir.

    Manon
    Et pour les auditrices et auditeurs, rendez-vous le 2 octobre à 20h sur Twitch pour la prochaine émission Heliocast. Et comme toujours, abonnez-vous au podcast, laissez un petit mot doux et 5 étoiles : ça prend deux minutes et ça compte beaucoup pour moi.


  • BONUS Cabinet de Curiosités · Celles qui sont en coulisses · avec Marion Girard-Ruiz

    BONUS Cabinet de Curiosités · Celles qui sont en coulisses · avec Marion Girard-Ruiz


    Tu vois les lancements “sans effort” ? Spoiler : derrière, il y a du cadre, de l’impro, et beaucoup d’énergie à tenir.
    Dans cet épisode bonus, j’ouvre les coulisses du Cabinet des Curiosités avec Marion Girard-Ruiz. On débriefe notre rôle d’animatrices pendant la Galerie des Raccourcis et les deux premiers jours de vente : la trame Notion, la coordination à distance… et les montagnes russes émotionnelles.

    Ce que tu vas apprendre :

    • Comment on a construit un fil conducteur simple pour co-animer sans se marcher dessus.
    • Comment garder l’énergie entre des talks de 10 minutes… quand tu n’es pas à l’écran.
    • Pourquoi le cadre libère la créativité (et permet une vraie répartition de parole).
    • Comment inclure l’audience jour 2 sans créer d’entre-soi (oui, même avec des blagues de crabes 🦀).
    • À quoi ressemble la courbe en J des ventes côté coulisses… et comment ne pas paniquer.
    • Comment tester des produits “hors zone” dans un bundle pour déclencher des déclics utiles.
    • Les limites, ratés, notifications qui pop… et ce qu’on ferait autrement la prochaine fois.

    Prête à entrer dans les coulisses du plus gros bundle francophone de l’année ?

    Liens utiles

    Transcription

    Manon Verbeke (00:01.127)
    Salut Marion ! Bienvenue dans cet épisode capsule tout bizarre, tout spécial. Cahier, cabinet, cahier, oh lala ça commence bien. Cabinet de curiosité. Cahier, le cahier des notes, raccourcis. En fait on est un petit peu fatigué. Salut Marion. Oui.

    Marion (00:09.966)
    Ok, yes !

    Marion (00:18.062)
    Ouais, on est un peu fatigués, ouais. Et puis il y a plein de noms quand même, faut jongler avec les noms. Moi, me suis retrouvée à dire le cabinet des raccourcis, alors pas du tout.

    Manon Verbeke (00:25.159)
    Oui. C’est donc un épisode coulisse spécial, cabinet des curiosités, où Marion et moi, on prend le temps de débriefer notre ressenti à la fin du jour 2 des ventes et à la fin de aussi une semaine de galeries des raccourcis, donc la version gratuite. Et Marion, tu disais 60 heures de production en amont, de préparation et tout ça.

    Marion (00:49.074)
    Exact, c’est ce que je te disais en off. Du coup, j’ai fait un petit point sur mon tracking de temps.

    Et parce qu’il faut savoir que, vu que nous sommes curatrices toutes les deux, on a quand même fait quelques petites actions marketing un peu en amont, on va dire, du lancement des petites actions. Et on va dire que tout cumulé. Et après, j’ai inclus dedans aussi le retravaille de mon produit, vois, j’ai mis ça quand même aussi dedans. Ouais, quand même, parce que j’avais un challenge que j’avais fait en version gratuite et je l’ai un petit peu repackagé pour sa version payante que je mets dans le cabinet. Mais effectivement, on est à 60 heures là pour le moment de

    Manon Verbeke (01:03.559)
    Hmm.

    Manon Verbeke (01:20.007)
    Mmh.

    Marion (01:24.728)
    avec toutes la com, les efforts de com, l’animation de la journée, la préparation, parce qu’on a passé du temps à préparer notre journée d’animation aussi.

    Manon Verbeke (01:33.191)
    Oui oui oui tout est fait tout est fait.

    Marion (01:36.526)
    Parce qu’on a été efficace, je sais pas !

    Manon Verbeke (01:39.624)
    Moi je trouve que… Alors pour les coulisses, quand on a préparé cette journée d’animation, on a fait plusieurs choses. Déjà on a regardé ce qu’allait faire les autres personnes dans notre journée de conférence, pour savoir un peu de quoi ils allaient parler, pour un peu faire les liens. Marion, t’as fait une tour de fil conducteur, t’avais besoin qu’on ait un peu un…

    une trame et j’ai trouvé ça hyper malin, tu as fait ça dans Notion avec des cases de type To Do, ce qui faisait qu’en au fur et mesure qu’on avançait dans la trame toutes les deux en collaboration, on pouvait cliquer pour dire ça c’est dit, ça c’est dit. Et on s’est aussi posé la question de qu’est qui était inconfortable pour toi dans une animation de conférence, de webinaire comme ça, et qu’est qui était confortable pour toi à l’inverse pour que chacune puisse aller se placer sur le meilleur endroit. J’ai oublié de retirer mes notifications.

    Marion (02:35.736)
    C’est ça.

    Manon Verbeke (02:39.457)
    Un instant, salut c’est les coulisses ! Vas-y tu veux raconter ce qui était confortable ou pas pour toi ?

    Marion (02:46.35)
    Ouais effectivement. moi c’est vrai que pour le coup… Alors je pense que la première chose c’était juste que comme on a eu quand même un espèce de petit guide de la part d’Alex et Charles pour l’animation, on avait quand même tu vois une liste de choses à dire à tel moment, on devait aussi présenter des personnes qu’on connaît pas forcément, donc tu il y avait quand même… enfin accumulé, il avait quand même une sacrée liste de choses à ne pas oublier à dire etc. Avec un sens tu vois, voilà. Donc c’est vrai que…

    Manon Verbeke (03:11.623)
    Ouais, c’est vrai. Et on a même vu les premières qui sont passées, le premier jour. Tu sentais qu’elles avaient la lice devant les yeux parce qu’il y avait un truc de « waouh, on a une quantité de choses à dire et à pas oublier » qui… Enfin, le cerveau ne pas retenir dans le stress du truc, quoi.

    Marion (03:17.473)
    Oui.

    Marion (03:23.799)
    Bah c’est ça !

    Ouais non, du coup c’est pour ça que moi j’étais pas… Enfin en plus je sais que j’ai tendance un peu à penser à plein de choses, c’est à m’éparpiller un peu partout et ça aurait été trop compliqué de pas avoir le… Alors c’était peut-être un peu trop rigide le truc tu vois avec la tout doux et tout ça.

    Manon Verbeke (03:42.264)
    On prend du tout ? Alors, a Marion… On est toutes les deux décréatives, mais on n’a pas le même fonctionnement de cerveau, quoi. Clairement, moi, je suis plus en mode freestyle. Mais ça m’a fait du bien, en vrai. Parce qu’il a quand même un truc, c’est que le cadre permet la collaboration. Si on n’avait pas mis ce cadre, je ne pas sûre qu’on se serait aussi bien répartis la parole. Tu vois ?

    Marion (04:04.59)
    Oui, exactement. Ouais, franchement, y avait ça aussi, il avait la répartition de la parole. je pense, tu me diras, je pense que ça t’a peut être aidé quand même une ou deux fois, tu vois, à retrouver un peu le fil.

    Manon Verbeke (04:16.775)
    Il faut que sachiez que Marion et moi, donc du coup on a animé cette… Je sais pas pourquoi on parle vraiment spécifiquement de ça, mais c’est très drôle. Donc on a animé cette conférence, donc on était deux heures en live, et notre rôle c’était de faire Monsieur Loyal, donc de dire, et la prochaine conférence c’est untel, untel, de les mettre face cam aux yeux de tout le monde, et nous on était remis en coulisses. Mais ces coulisses-là, virtuellement, ils étaient pas… On était seuls en fait.

    Il n’y avait pas un endroit où on se retrouvait à deux, comme dans une vraie conférence. On était seuls, chacune de notre côté, avec Discord, où on se parlait. Et on a enchaîné un nombre de conneries à la minute pour… Je pense que ça nous aidait à gérer les émotions, gérer le trop plein. Et l’attente aussi, parce qu’il y avait quand même ce… C’était 10 minutes, chaque conférence, donc on avait quand même 10 minutes où on devait garder notre attention.

    Marion (04:57.518)
    C’est clair !

    Marion (05:04.621)
    Je pense.

    Manon Verbeke (05:15.707)
    notre attention vivante et pas tomber de fatigue ou de je sais pas quoi. Enfin bref.

    Marion (05:18.967)
    Ouais.

    Marion (05:22.57)
    pas déconnecté aussi de l’énergie. Parce que moi je trouve que c’était ça en fait le challenge. C’était que en tant qu’animatrice un peu gestionnaire du truc, c’est qu’on avait… C’était notre énergie tu vois. C’est nous qui impulsions un petit peu les conférences et tout ça. Et si on déconnecte pendant les dix minutes où ce sont les autres conférenciers qui parlent, après tu reviens, tu es un peu… Enfin tu vois je pense qu’il y aurait eu un petit gap. C’est ça.

    Manon Verbeke (05:25.361)
    Ouais.

    Manon Verbeke (05:34.023)
    Mmh-hmm !

    Manon Verbeke (05:38.991)
    complètement.

    Manon Verbeke (05:47.4)
    Alors, vous avez parlé de quoi pendant que j’étais partie ? Non mais 100 % de animer, animer au sens vraiment de donner vie. On était là dans ce rôle de passer la balle, de faire des rappels à ce qu’il nous a dit, de créer une sorte de lien du début à la fin, de rebondir sur les blagues. a créé, on a d’ailleurs même été attentif à essayer de créer du lien avec la journée de la veille, de faire en sorte que les gens qui avaient vu se sentent vus.

    et les gens qui n’avaient pas vu se sentent inclus. Et ça, c’était aussi un truc… Bref.

    Marion (06:23.374)
    C’est toi qui a pensé à faire ça, je trouve que c’était une super idée de créer ce lien. Oui.

    Manon Verbeke (06:28.461)
    Ouais, sinon l’entre-soi quoi. tu sais, du coup on va éviter de vous le faire à vous, auditeurs. La première journée il y a eu tout un délire qui s’est fait autour d’une sorte de crabe et d’un coup le chat s’est mis à mettre des crabes emoji partout et le Discord Global, il a été renommé le panier de crabe. Donc autant dire que c’est arrivé sur la deuxième journée après avoir loupé la première parce que le boulot ou je sais pas quoi et que t’avais pas le temps de regarder le replay, t’étais en mode genre mais qu’est-ce qui se passe les gars ? Pourquoi vous faites tous les crabes ?

    Marion (06:56.263)
    Qu’est-ce qui se passe ? C’est clair !

    Manon Verbeke (06:58.951)
    Ok, donc cette émotion là, on voulait pas que les gens la ressentent, on voulait qu’ils aient l’info quoi, qu’ils se sentent inclus genre ouais c’est ça la blague ! Et pas être tout seul.

    Marion (07:11.438)
    Ouais. je me demandais, est-ce que c’est nous qui avons lancé le surnom de Charles du coup, ou est-ce que c’était déjà mis en place la veille ? Je me suis pendée.

    Manon Verbeke (07:20.335)
    Je sais pas, moi je pense que c’est un mot, je crois qu’à un moment donné on a dit genre Charles la Régie et chaque jour j’ai l’impression que Charles a été renommé différemment je ne sais pas mais à la fin, je n’ai pas regardé tous les replays mais à la fin c’était genre Charles en vacances carrément. genre Charles, donc c’est la personne qui organise le bundle et qui était à la Régie. Du coup il était quasiment jamais à l’écran mais tout le monde faisait des références à lui.

    personnage, le pauvre. Voilà pour les coulisses. Dans les coulisses, vous auriez pu voir si vous aviez été connecté à nos coulisses très privées, vous auriez pu voir Marion avec un post-it sur la tête qui disait quoi. Et moi d’ailleurs… Ouais. Ouais.

    Marion (08:01.87)
    Je crois que j’ai écrit courage Charles. Oui parce que ce que tu disais c’est qu’on était toutes seules mais en fait on n’était pas toutes seules, on était chacune de notre côté toutes seules avec Charles qui pouvait nous voir. C’était ça qui était marrant.

    Manon Verbeke (08:15.01)
    Exactement. C’est ça qui était très drôle avec Charles qui, lui, en tant que gestionnaire de la room complète, pouvait voir l’ensemble des personnes et les faire monter ou pas sur la scène. Donc nous, on voyait pas les autres, mais Charles voyait tout le monde et donc on faisait des bêtises. Moi, j’ai écrit des mots que j’ai collés sur l’arrière de mon mur où s’écrit Charles, Charles Larégie Petit-Coeur. voilà. On s’est bien marré. On débrief, les ventes, ont commencé. Donc on est passées de la galerie, donc la semaine.

    La semaine d’événements gratuits, pleine de masterclass. La stratégie du coup, c’était de rassembler un max de gens d’emails, de gens intéressés par ces stratégies business. On a récolté 16 000 tous ensemble, 16 000. Moi, ce chiffre me rend ouf. C’est dingue.

    Marion (09:08.471)
    c’est dingue, c’est dingue. Ouais franchement c’est hallucinant je trouve.

    Manon Verbeke (09:13.828)
    Et maintenant on passe aux ventes, c’est-à-dire que là maintenant, à ces 16 000 personnes et à nos audiences chacun, on leur explique et on leur dit en quoi c’est pertinent d’acquérir ce super bundle du cabinet des curiosités. Comment ça se passe toi Marion ? Qu’est-ce que tu veux raconter là-dessus ?

    Marion (09:30.81)
    Alors, qu’est-ce qu’on peut dire là-dessus ? Comment je le vis ? Bah… Non mais pour être transparente et honnête, c’est vrai que je le vis pas.

    Manon Verbeke (09:35.054)
    Comment tu le vis ?

    Marion (09:40.91)
    bien que ça parce que finalement c’est compliqué de vivre ce qu’on appelle les fameux courbanges. C’est à dire que tu as vraiment un petit démarrage et puis tu as, est censé en tout cas avoir vraiment la majeure partie des ventes qui se font sur la fin du lancement. C’est à dire que les gens, en fait pourquoi ça se passe comme ça ? C’est parce que finalement aujourd’hui les gens prennent un peu plus de temps à prendre leurs décisions d’achat, ils pèsent le pour et le contre etc. Et donc il a moins de personnes qui vont acheter au début d’un lancement

    et qui vont plutôt attendre sur la fin mais c’est vrai que quand toi tu es du côté de ceux qui vendent on va dire que c’est un peu stressant quoi d’attendre les résultats quoi finalement voilà

    Manon Verbeke (10:25.132)
    100 % C’est vraiment une sensation marathon. ouais, qu’est-ce que je peux dire de plus ? La même. Et en plus, on est dans une posture où on peut comparer nos ventes et nos résultats et compagnie à ce qu’on avait fait l’année dernière. L’année dernière, il y avait aussi un effet de surprise, les gens connaissaient pas le cabinet, on devait faire beaucoup d’explications sur ce qu’était un petit produit cette année, ils savent.

    Je sais pas, peut-être que moi j’étais un peu laxiste sur l’explication, tout cas sur le travail d’éducation de mon audience et j’ai eu des galères de garde d’enfants, tout ça, qui font que toute ma vie a été chamboulée et que j’ai vécu des trois journées en une. C’est un peu l’enfer. Mais du coup, la réalité c’est que là on est J2 et j’ai fait une vente. Et vu la taille de mon audience et vu…

    En tout cas, c’est loin de mes objectifs pour un J1, un J2. Et c’est un peu déprimant. Je t’avoue que j’étais contente de recevoir ce petit mail. Faut dire que Alex et Charles sont vraiment au petit soin. J’étais contente de recevoir le petit mail. c’est le J2, peut-être que tu pas fait de vente. C’est OK. Ça, je compare sur une courbe en J et que du coup, ben, ça veut rien dire de la qualité du taf que tu fait. Bon, j’avoue que si, de mon côté, si.

    Marion (11:23.31)

    Marion (11:30.254)
    Oui.

    Manon Verbeke (11:47.913)
    Mais t’inquiètes, 38 % des bundleists ont fait leur première vente, ça va venir, non, non. Je t’étais genre, allez. Sois pas vénérée que toi-même, bah non. Mais ouais, plein d’émotions.

    Compliqué.

    Marion (12:08.462)
    Ouais, moi aussi je suis un peu mitigée. Je pense qu’on a à peu près… Enfin je sais pas combien t’as de personnes qui te suivent sur ta newsletter, mais j’ai l’impression qu’on a des audiences à peu près similaires.

    Manon Verbeke (12:21.64)
    Ouais, moi je suis à 2200 lecteurs en ce moment.

    Marion (12:27.15)
    Ouais, et sur LinkedIn c’est ça, c’est pareil, as sur 15 000, enfin peu plus de… Entre 15 et 20, ouais. Ouais c’est ça, ouais. Moi tu vois j’ai 4000 personnes sur ma newsletter et 17 000 sur Insta. Donc on est à peu près dans les mêmes types d’audience quoi finalement, peut-être pas toi sur LinkedIn et moi sur Insta. même je le vois, alors après je me demande est-ce que…

    Manon Verbeke (12:31.464)
    Ouais, 17 sur 15, ouais c’est ça.

    Manon Verbeke (12:39.995)
    Ok, ouais.

    Ouais.

    Marion (12:53.582)
    Après il y a plein de choses qui peuvent entrer en jeu mais est-ce que c’est justement ce mois de septembre qui est pas si simple, les gens sont un peu dans l’énergie de la rentrée et ne prennent pas le temps peut-être de voir ce que ça vaut ? Enfin je sais pas, je me demande là où ça peut bloquer parce que moi je trouve quand même… Après est-ce que aussi on a ce biais là parce qu’on est dans le projet ?

    Moi pour avoir regardé les petits produits, j’ai fait la le test tu sais, de tu like ou… 91, n’importe quoi. N’importe quoi. Mais du coup c’est vraiment intéressant.

    Manon Verbeke (13:21.064)
    Mais j’étais vue là… 91 petits produits likés ! Les gens, il a 124 petits produits Marion, elle en a sélectionné 91 dans sa shortlist !

    Marion (13:33.486)
    Impossible. C’est impossible.

    Manon Verbeke (13:38.921)
    Oui, pense que c’est vrai. Je pense qu’on a certainement un biais de connaissances, un biais de… On sait ce qu’il dedans. On l’a vu en avant-première. On a participé à plein de choses. C’est quand même ouf de se dire 124 petits produits, templates, astuces, mini tutos, mini… Je sais même pas comment définir. Il y a vraiment une quantité de choses qui est…

    hors de notre zone d’habitude qui est folle. Le conseil que je me suis fait aujourd’hui, c’est aujourd’hui, suis allée faire un tour dans les produits en me disant, viens, je vais tester des trucs que je n’aurais pas testé habituellement. Et donc, j’ai ouvert le produit d’Elisabeth Boyle qui disait, j’ai fait un produit sur le human design, alors que moi, je suis quelqu’un d’hyper cartésien, tout ça, tout ça. Et je me suis vachement reconnue dans ce qu’elle disait.

    Marion (14:19.662)
    Ouais.

    Manon Verbeke (14:31.833)
    Une businesswoman cartésienne qui pense qu’aux chiffres et qui pense pas aux tous les trucs spirituels et les trucs d’astrologie ou compagnie qui ont l’air sans fondement quand on est quelqu’un de très cartésien. Et du coup, je me suis prêtée au jeu, me suis allée go. Et la vérité, c’est que ce produit, je l’aurais jamais testé, j’aurais jamais fait si j’avais pas… Si ça faisait pas partie d’un bundle, fait. C’est-à-dire que dedans, il des choses que j’aurais facilement achetées parce que je sais d’avant ce que ça va me servir.

    Marion (14:44.622)
    Mmh.

    Manon Verbeke (15:01.299)
    Il a des choses, en fait, j’ai cette liberté de me laisser surprendre et ça, j’adore. Bon, au final, j’ai appris des trucs. Je suis pas sûre d’avoir appris des trucs sur moi grâce à l’outil parce que je reste hyper cartésienne et je vois bien que c’est pas en mettant ma date de naissance dans un outil que je peux savoir des trucs sur ma personnalité d’aujourd’hui. Je pense qu’un peu plus complexe que ça, mais ça, c’est comme à lecture. Par contre.

    Moi, ce que j’ai ressenti en lisant les trucs, j’étais là, comme, hum, intéressant, j’aime bien comment je me sens là, j’aime bien quand on me dit ça, je pense que là, ça veut dire qu’il que creuse. Plus en mode coaching, quoi, autocoaching. Donc voilà, bref, laissez vous surprendre. Et c’est quoi la rente à, on se disait, genre, les produits, la moyenne, c’est plutôt 50 euros. Si t’en as trois dedans qui t’intéressent, du coup, t’es déjà rentable.

    Marion (15:28.311)
    Oui.

    Marion (15:46.765)
    Ouais c’est ça parce que du coup je crois avoir vu passer que la moyenne c’est 80… Je sais plus si c’est en dollars ou en euros par contre 80 euros le petit produit en faisant la moyenne de tous les produits donc au final vu que le bundle coûte 200 euros du coup si t’as 4 produits t’es déjà rentable

    Manon Verbeke (15:55.241)
    Ah, je sais pas.

    Manon Verbeke (16:07.759)
    quels produits t’intéressent et qui vont déjà venir te chambouler, te chamboule-boule. Trop bien. Écoute, moi, ça m’a plu comme exercice. J’ai bien envie de refaire un petit check dans quelques jours, voir un peu comment ça va. Un petit 15 minutes de coulisses. Ça fait 15 minutes déjà qu’on parle peut-être sur la fin, ouais. Les gens, si vous avez des questions pour nous, stratégiques, pratiques, business, coulisses, posez-les nous.

    Marion (16:19.96)
    Ouais, carrément ouais. Sur la fin peut-être. Tu sais dans l’avant dernier jour là où on sera vraiment dans l’effusion de la fin.

    Manon Verbeke (16:36.905)
    Je sais pas, sur Insta, Marion, les audacious creatives, sur LinkedIn, pour moi, Manon Verbeck, débrouillez-vous. Ça sera dans les notes de description de l’épisode. Et si c’est pas secret, vous dira, allez, révenons, on vous dira ce qu’on peut vous dire. Y a pas beaucoup de choses secrètes.

    Marion (16:56.106)
    Ouais. Non, c’est ce que j’allais dire, y’a pas trop de secrets, non. Ça va. Avant ! C’était compliqué avant.

    Manon Verbeke (16:59.879)
    Il y a eu beaucoup de secrets avant, c’est-à-dire qu’on avait plein d’Omerta. Limite ! Il y avait tellement de secrets qu’on devait demander l’autorisation pour les choses, genre mais je sais pas, est-ce que ça je peux le dire ? Genre oui tu peux dire que ce sera un petit prix, par contre tu peux pas dire le prix. Ok d’accord.

    Marion (17:09.646)
    C’est ça.

    Marion (17:17.384)
    Franchement c’est compliqué, y a beaucoup de règles à respecter au final.

    Manon Verbeke (17:23.667)
    Ouais c’est sûr, c’est sûr. Ouais j’ai vu le replay des Alex et Charles qui expliquaient un peu le fonctionnement, les coulisses. ouais, si vous voulez des coulisses, allez voir le replay du jour 25 de hier, c’est ça ? Ouais de hier. Allez voir le replay sur grobundle.com slash replay. Il raconte plein de choses sur les coulisses et c’est hyper intéressant. On s’arrête là Marion ? Ok.

    Marion (17:37.452)
    Ouais,

    Marion (17:48.418)
    On s’arrête là. Je pense qu’on a dit pas mal de choses.

    Manon Verbeke (17:51.401)
    Et bien à dans une semaine, à dans quelques jours. Merci beaucoup de nous avoir écouté. Salut, salut.

    Marion (17:54.208)
    Ouais, carrément. Salut !

    Manon Verbeke (18:00.458)
    J’arrive pas à cliquer ma souris. Pouh


  • 06 · Celle qui fait de la place pour créer

    06 · Celle qui fait de la place pour créer


    Ton cerveau, c’est ton outil de travail. Mais comment continuer à créer si tu le charges de tout et n’importe quoi ?
    Dans cet épisode solo, Manon Verbeke t’explique comment retrouver du temps et de l’espace mental pour redevenir créative… sans culpabiliser.

    On décortique ensemble :

    • Comment simplifier ton offre et ton quotidien sans perdre en valeur
    • Pourquoi les process ne tuent pas la créativité (au contraire !)
    • Quelles tâches automatiser pour alléger ta charge mentale
    • Ce que tu peux déléguer sans perdre la main
    • Comment utiliser l’IA comme un allié plutôt que comme une usine à bruit

    En écoutant, tu verras qu’automatiser, simplifier ou déléguer n’est pas une faiblesse : c’est une vraie stratégie pour préserver ton énergie créative.

    Liens utiles

    • Écouter sur Ausha : https://smartlink.ausha.co/celles-qui-creent/06-celle-qui-fait-de-la-place-pour-creer
    • ❤️ Le podcast de Marion Girard Ruiz Toutes des audacieuses créatives
    • 📚 Outils cités : Notion, Zapier, TextBlaze, Discord
    • Découvrir ma mini-conférence sur les process d’expérience client +32 miniconf’ – GRATUIT : grosbundle.com
    • Me suivre : LinkedIn / Instagram

    Bonus

    Mes raccourcis de remplacement de texte à copier ou t’inspirer 🙂

    Transcription

    Manon Verbeke
    Salut et bienvenue dans Celle qui crée, le podcast qui donne de la voix aux entrepreneurs créatifs qui veulent rêver grand sans s’épuiser. Aujourd’hui c’est juste moi, Manon Verbeke, et j’ai envie de te parler, pas d’aller plus vite, mais comment faire de la place. Comment retrouver du temps ? Parce que quand ton cerveau c’est ton outil de travail, comme toi, comme moi, que tu crées, que tu conçois, que t’imagines des concepts créatifs pour tes clients, tu peux pas te permettre de le saturer à longueur de journée avec des tâches que t’aimes pas, qui n’ont pas besoin de toi et qui sont clairement de la charge mentale.

    Tu mérites du temps pour ralentir, pour laisser infuser les choses, pour respirer, parce que c’est souvent là que tes meilleures idées arrivent. Et si tu te donnes pas ce temps, finalement, tes idées vont arriver dans la douche.

    Dans cet épisode, je vais te partager comment simplifier ce que tu proposes aujourd’hui, comment créer des mini-systèmes qui vont te soutenir, comment automatiser ce qui te bouffe du jus et de la charge mentale pour rien et parfois juste peut-être déléguer ce qui n’a pas besoin d’être fait par toi.

    Et reste bien jusqu’à la fin de l’épisode parce que j’ai une surprise pour toi. Mais pour l’instant, on commence par faire de la place dans ton agenda. Je te propose un petit plan en 4 points pour que tu puisses bien me suivre. On va parler de simplifier, de processer, d’automatiser et de déléguer.

    Manon Verbeke
    La première chose à faire d’abord, c’est de regarder ton business et de te poser la question de la simplification. T’as pas besoin d’en faire plus. T’as besoin de faire de la place.

    Je sais qu’on a tendance à complexifier. On ajoute des bonus, on ajoute des options, on ajoute des services que les clients ne nous avaient même pas demandé. On crée plus de contenu, plus de visuels, plus de pages web. Mais est-ce que tout ce qu’on fait est vraiment nécessaire ou est-ce qu’on le fait des fois un peu pour occuper notre temps ? Est-ce qu’on le fait parce qu’on a l’impression qu’on doit le faire ou est-ce qu’on le fait parce que c’est vraiment utile ?

    Simplifier, c’est pas être fainéante. C’est faire de la place pour ce qui compte vraiment. C’est donner plus d’espace à ce qui va vraiment venir porter notre business.

    J’ai une question pour toi : qu’est-ce que tu pourrais arrêter de faire demain, la semaine prochaine, et qui n’aurait aucune conséquence pour ton business ? Ça ne changerait rien à ton acquisition ou à la satisfaction de tes clients.

    Ouais, je sais, c’est pas confortable comme question, parce que je pense qu’il n’y a rien de pire que de se rendre compte qu’il y a des choses qu’on fait, parce qu’on pense qu’il faut que, quand on nous a dit que, c’était comme ça qu’il fallait faire, alors qu’en fait, on n’a vraiment pas besoin de faire ça pour nous. Ton business, c’est le tien. Identifie ce qui est important pour ton business à toi, ton entreprise, ton fonctionnement, et fais le tri.

    Manon Verbeke
    Une fois que tu es au clair et que tu as retiré tout ce qui était non essentiel, c’est le moment de te poser la question du process.

    Ouais, je sais, c’est pas un mot que vous aimez en général quand on est créatif. Le process, on se dit que ça va venir tuer notre créativité. Mais crois-moi, les process ne tuent pas ta créativité, ils viennent la soutenir.

    Tu peux avoir par exemple un process d’onboarding, d’accueil de tes clients qui est nickel chrome, qui va te retirer un max de charge mentale, et quand même du coup te réserver du temps pour personnaliser ton message d’accueil ou choisir un cadeau personnalisé ou créer une illustration pour venir accueillir ton client comme un petit coq en pâte.

    L’un n’empêche pas l’autre. C’est vraiment l’inverse. Quand ta base est solide, quand tout est clair dans ton process et que tu sais ce qu’on attend de toi et ce que tu vas faire à la minute suivante, tu peux te permettre d’improviser autour.

    Le piège, attention, ça serait de créer des process qui sont trop gros, trop compliqués et que toi-même tu ne serais pas capable de suivre parce que finalement ils ne correspondent pas à ta réalité.

    Un process c’est quoi ? C’est tout simplement une liste d’actions que tu fais dans un certain ordre pour atteindre un objectif.

    Par exemple, j’ai un process pour mon podcast. J’en ai d’ailleurs pas qu’un seul. Mais j’ai une liste d’actions que je sais devoir réaliser dans un certain ordre pour pouvoir passer du script, de l’écriture de mon podcast, à sa publication sur les réseaux, sa mise en ligne.

    Le début de mon process commence comme ça : envoyer un message sur LinkedIn ou Instagram comme premier contact à un invité potentiel. Si l’invité est intéressé, envoyer un email avec plus d’informations sur le podcast et une page de description avec une petite couverture de podcast teaser.

    Troisième action, c’est lui envoyer un espace Notion, une fois qu’elle a dit oui, évidemment, lui envoyer un espace Notion à son adresse email dans lequel elle va retrouver l’ensemble des informations. Dès lors que j’ai reçu les réponses sur sa petite bio et tout ça, je commence à scripter les questions que je vais vouloir lui poser.

    Et ça continue comme ça jusqu’à l’étape de cliquer sur “publier” sur Ausha.

    Et pour que ce process fonctionne pour moi et qu’il vienne servir mon business et me retirer de la charge mentale, en fait, il est important qu’il ne soit pas rangé au fin fond d’un bloc-notes quelque part dans mon ordinateur.

    Ce process, je le rends visible à chaque étape, à chaque endroit, à chaque moment où j’en ai besoin. Par exemple, je suis sur ma feuille Notion, sur mon espace Notion, où j’ai la liste de tous les invités que j’aimerais inviter. Et bien, à cet endroit-là, j’ai ma micro to-do, sur tel invité, avec des choses à cocher, qui me rappelle mon process étape par étape.

    L’objectif, c’est de faire en sorte que ton cerveau n’ait pas besoin de se poser la question « Ok, je fais quoi maintenant ? C’est quoi la suite logique ? ».

    Et donc cette notion d’avoir des petites to-do, qui sont des process qui vont te permettre de soulager ta charge mentale et de te retirer des micro-réflexions, ça tu peux l’appliquer partout dans ton business.

    Manon Verbeke
    L’autre endroit que j’adore, où j’ai fait afficher mon process et qui vient me soulager mais alors tellement, c’est que quand j’ai un client qui fait un achat, je reçois une petite notif sur Discord avec ma to-do

    Vraiment, littéralement, ma to-do m’est envoyée sur Discord par mon petit robot. Et donc ça me dit : “Machin vient d’acheter ton service. Maintenant tu peux ajouter une heure dans ton agenda la semaine prochaine pour pouvoir lire le brief qu’elle aura rempli. Tu peux lui envoyer le mail que j’ai préparé dans tes brouillons. Oui parce que c’est connecté à mon petit robot, ça je vous en parle juste après. Et ça me dit, tu peux lui partager son espace Notion et ça me rappelle son adresse email.”

    Bref, j’ai vraiment ma petite to-do qui est devant les yeux, ce qui fait que je suis soulagée. Je n’ai pas besoin de réfléchir à “ok, qu’est-ce que je dois faire, est-ce que j’ai pensé à tout ?”.

    Je sais que si j’ai fait cette petite to-do, c’est bon, c’est fini, je peux passer à la suite. Et hop, mon cerveau est libéré. Et il est dispo pour penser à d’autres choses.

    Manon Verbeke
    Ce qui est chouette quand on commence à écrire ses process, c’est qu’on finit par se rendre compte, de manière hyper visible, de toutes ces petites tâches qu’on refait à chaque fois, alors qu’on pourrait faire ça de manière plus intelligente.

    Ce qui te manque, c’est pas un énième outil, c’est de t’arrêter et de te poser la question : comment est-ce que je pourrais me faciliter la vie ici ?

    Et il y a plusieurs réponses à ça : templatiser, automatiser ou déléguer par exemple.

    La première petite étape, c’est déjà de te faciliter la vie en créant tes templates. Passe pas des heures à créer des templates parfaits. Par contre, prends du temps pour centraliser et mettre à disposition, à l’endroit où t’en as besoin, les futurs templates, les éléments que tu réécris souvent.

    Crée-toi peut-être des outils avec des shortcodes, grâce à des logiciels comme Textblaze ou encore Remplacement de texte sur le Mac. Enregistre toutes ces petites informations que tu passes ton temps à écrire plusieurs fois par jour : ton KBIS, ton email, l’URL de ton site internet, ou alors ces informations que tu passes ton temps à aller rechercher dans tes documents, comme ton SIRET ou ton numéro de TVA.

    Je vais te mettre l’ensemble de mes raccourcis clavier sur le transcript dans mon blog, mais n’oublie pas que l’important, c’est de créer des raccourcis clavier qui sont évidents pour toi et qui fonctionnent pour toi.

    Manon Verbeke
    Automatiser, ce n’est pas robotiser, ce n’est pas refroidir forcément la relation ou le process que tu vas faire vivre à tes clients. C’est avant tout libérer de ton attention, c’est-à-dire ne pas mobiliser, ne pas avoir à penser à des choses au moment où tu n’as pas besoin d’y penser ou là où toi, t’as pas de valeur ajoutée.

    Automatiser, ça n’est pas robotiser. Certaines actions peuvent être confiées à un petit robot invisible pendant que toi, t’es en train de créer et travailler à des choses hyper pertinentes pour tes clients.

    Un exemple. J’ai une de mes clientes qui gérait l’ensemble de son onboarding à la main. Tu me dis si ça te parle : elle créait des propositions commerciales, des slides de 10 pages, avec tout un tas de pages sur mesure et de contenus sur mesure. Elle demandait à son client les informations de facturation par email qu’elle copiait ensuite dans son logiciel de devis. Ensuite, elle générait des factures, elle venait les ranger dans Notion, elle reclassait la fiche projet dans son espace Notion, elle allait créer un document, un espace Notion d’onboarding personnalisé, un brief dans Google Docs, elle envoyait les emails à la main.

    Bref, tu vois le genre. Rien d’incroyable, juste quelque chose qu’on fait tous.

    En posant à plat la liste des actions qu’elle faisait pour onboarder un client et en les répliquant dans Zapier, qui est un logiciel no-code d’automatisation hyper simple à prendre en main, elle a gagné un max de temps par accueil client. Et surtout, elle a gagné cette clarté de ne pas devoir penser à onboarder et à faire l’ensemble de toutes ces petites tâches à chaque fois qu’elle a un nouveau client qui arrive dans son process.

    C’est un gain de temps, mais c’est surtout un gain de charge mentale incroyable.

    Manon Verbeke
    Laisse-moi te parler deux secondes de mon process automatisé d’onboarding quand j’ai quelqu’un qui vient acheter une prestation d’identité visuelle chez moi

    Le client, il va faire un achat sur un panier en ligne. Quand il va cliquer, il va payer et il va recevoir directement sa facture par email. Ensuite, ça va venir lancer l’automatisation dans Zapier.

    Il va récupérer toutes les données que la personne a remplies au moment du paiement : nom, prénom, email, coordonnées de l’entreprise, nom de l’entreprise, et ainsi de suite, et venir créer à ma place l’ensemble des documents et des emails dont j’ai besoin pour pouvoir bien aborder mon client.

    Ça va être des dossiers Google Drive dans lesquels il va pouvoir partager ses documents. Ça va être un espace Notion dans lequel il va pouvoir venir renseigner les informations de brief. Ça va être des emails qui vont s’envoyer automatiquement, mais aussi des emails qui vont être prêts dans mes brouillons, pré-remplis et à personnaliser.

    Tout un tas de choses qui ensuite, moi, m’allègent. Et ça se finit, je vous l’ai déjà dit tout à l’heure, par cette petite to-do qui m’est envoyée dans Discord et que j’adore, qui me récapitule les tâches que je dois faire.

    Pour m’éviter la charge mentale de devoir me dire « Ah, je dois onboarder quelqu’un, qu’est-ce que je dois faire déjà ? » et de rechercher mon process. Là, tout arrive au même endroit. Au moment où je reçois la notif, j’ai plus qu’à ouvrir mes emails, personnaliser l’email et envoyer.

    Manon Verbeke
    Et si tu me dis : « Mais Manon, j’ai pas le temps de créer des systèmes comme ça. » J’ai envie de te répondre : oui, ça prend du temps.

    Et c’est pour ça que c’est hyper important de passer par l’étape de simplification, puis d’identification de l’ensemble de tes process pour être sûre de ne pas automatiser une usine à gaz qui va être inutile.

    Moi, je te recommande de commencer par automatiser des petites choses, des petites actions qui sont celles qui vont te retirer le plus de charge mentale.

    Effectivement, si tu passes des tas de jours à apprendre comment automatiser pour ensuite automatiser quelque chose qui t’aurait pris 2 minutes et 0 % de charge mentale, ça vaut pas le coup.

    Alors fais bien les choses dans l’ordre : on commence par simplifier, écrire ses process et seulement ensuite on décide de ce qu’on va automatiser ou déléguer.

    Manon Verbeke
    Oui, déléguer une partie de son business, ça veut pas dire l’abandonner. Évidemment, pour pouvoir déléguer, il faut savoir quoi déléguer.

    Où est-ce que toi, tu vas être plus importante et où est-ce que ton temps va être le mieux investi ? Quelles sont les tâches qui, si elles étaient faites par quelqu’un d’autre que toi, ça ne changerait rien à la vie de tes clients et tout à la tienne ?

    Je ne te parle évidemment pas de recruter une équipe de cinq personnes, mais peut-être d’identifier certaines missions que tu vas pouvoir ponctuellement déléguer parce que le bénéfice sera réel pour toi.

    Je te parle de, par exemple, déléguer tes relances clients. Parce que pour toi, c’est de la charge mentale d’y penser un petit peu tout le temps et de la charge émotionnelle parce que c’est quelque chose de pas très agréable. Alors tu peux le déléguer à une assistante qui va pouvoir s’en occuper à ta place.

    Tu peux aussi déléguer des choses qui sont très techniques et qui vont te demander un temps d’apprentissage beaucoup trop long par rapport aux bénéfices que tu vas en tirer et par rapport à la quantité de fois que tu vas l’apprendre.

    Ok, anecdote chelou. Quand j’ai retapé ma maison, j’ai voulu absolument apprendre à faire des enduits. Pourquoi j’ai voulu absolument apprendre à faire des enduits et pas apprendre à faire l’électricité ?

    C’est parce que je me suis dit : potentiellement, savoir faire des enduits, c’est une compétence que je pourrais réutiliser plusieurs fois dans ma vie. Par contre, refaire l’électricité d’une autre maison, je ne suis pas sûre que ça m’arrive tout de suite.

    Donc, j’ai choisi de mettre mon temps sur les enduits et d’y passer du temps à apprendre, alors que je demandais à quelqu’un de faire l’électricité.

    De la même manière, identifie si c’est pertinent pour toi de passer tout ce temps et toute cette énergie, et même te former à apprendre un nouvel outil ou une compétence.

    Pense par exemple à te faire accompagner par quelqu’un qui va t’aider à mettre en place toutes les premières briques de ton système d’email marketing et de lead magnet. Parce que ce sont des choses qui sont dans des logiciels tellement spécifiques que, oui, t’as besoin de comprendre comment ça fonctionne, mais t’as pas besoin de connaître chacun des petits boutons.

    Ou ça peut être, de la même manière, quelqu’un qui vient t’aider à intégrer ta formation en ligne ou à intégrer ton site internet. T’as besoin de savoir ensuite après le mettre à jour, mais est-ce que t’as besoin de savoir exactement comment coder chaque élément en CSS ? Je suis pas sûre.

    D’ailleurs, si t’as pas compris ce que je viens de dire, clairement, je suis pas sûre.

    Donc, à un moment donné, pourquoi est-ce que tu vas passer du temps, de l’énergie, et donc finalement du temps que tu pourras pas passer sur ton business ou sur tes clients, du temps où tu pourras pas reposer ton cerveau pour être plus créative, pourquoi tu vas le passer à aller apprendre des compétences qui te seront pas utiles demain ?

    Allez, petite question pour toi : qu’est-ce que tu pourrais donner à faire à quelqu’un qui le ferait mieux que toi, plus vite, et ça ne changerait rien pour tes clients ? Je suis sûre qu’il y a des choses que tu fais dans ton business que tu peux déléguer.

    Manon Verbeke
    Allez, on va terminer avec un petit mot sur l’IA. Parce que si tu peux déléguer à un humain, tu peux aussi parfois déléguer à une IA.

    Et l’IA, je te propose de t’en servir pour aller plus vite, pour faire mieux ou pour faire cette extra mile qui va venir vraiment ravir tes clients et améliorer l’expérience globale.

    Si ton cerveau, c’est ton outil de travail, il y a de fortes chances que tu aies commencé à utiliser l’IA. Pour moi, le plus gros risque avec l’IA, ce serait d’aller chercher à faire plus. Plus de choses qui vont certainement rajouter du bruit, et pas forcément de valeur dans ce que tu es en train de faire.

    Je te propose de réfléchir à l’IA comme un assistant, quelqu’un à qui tu peux déléguer des choses que tu sais contrôler.

    Et ça, c’est vraiment la grosse différence pour moi entre déléguer à un assistant qui est un humain et qui est expert de son domaine, versus déléguer à une IA.

    Je te recommande — après tu fais ce que tu veux, c’est ton business — de déléguer à l’IA uniquement des choses dont tu sais vérifier la pertinence et l’expertise.

    Par exemple, clairement, quand j’ai un problème, une question administrative ou légale, je la délègue à mon assistante, je lui demande de trouver les bons chemins, les bonnes personnes, les bons interlocuteurs. Elle, elle s’aide de l’IA, c’est certain, et elle le fait parce qu’elle est capable de savoir si l’IA apporte une réponse qui est pertinente ou non.

    Là où moi, je serais complètement dans le flou.

    Donc en tant que créatif, quand est-ce qu’on peut se servir de l’IA et où est-ce que ça devient pertinent ?

    Eh bien je pense que ça devient pertinent quand ça te fait accélérer un peu de la rédaction, quand ça t’aide à synthétiser, quand ça t’aide à challenger des concepts.

    Mais attention au biais de confirmation. Attention à tout ce qui peut venir nous tacler et nous retirer de nos capacités à être créatifs. Mais là-dessus, je te fais confiance.

    Ce que je veux que tu retiennes, c’est que pour moi, l’IA, c’est pas aller plus vite. C’est être plus efficace sur des tâches où ton cerveau créatif n’a pas de valeur ajoutée.

    C’est être plus efficace sur ces micro-tâches qui viennent griller ton cerveau pour lui redonner des espaces de respiration où il pourra exprimer toute sa créativité.

    Manon Verbeke
    Prête à conclure ?

    Retiens une seule chose de cet épisode : ton temps est précieux.

    Tu es indépendante ou solopreneur et tu n’as pas besoin de faire tout toute seule pour prouver ta valeur.

    Automatiser, simplifier, déléguer, utiliser l’IA, c’est pas une faiblesse. C’est une stratégie de créatif badass qui veut faire plus que gérer les urgences des autres et des to-do à rallonge.

    Qui veut se laisser des espaces pour retrouver sa créativité, des espaces pour créer sans contraintes, pour pouvoir être vraiment la meilleure version créative de toi-même au service de tes clients.

    Et si tu veux aller un peu plus loin sur le sujet, j’ai deux choses pour toi.

    La première, c’est de te dire qu’en ce moment se passe La Galerie des Raccourcis : une semaine de micro-conférences au service de ton business, le tout gratuit. Tu pourras retrouver les liens dans les show notes de l’épisode, évidemment.

    Le deuxième cadeau que j’avais à te faire, c’est de te donner rendez-vous très bientôt, je pense la semaine prochaine, dans le podcast de Marion Girard Ruiz, Toutes des audacieuses créatives, où on parlera de l’expérience client pour signer plus de clients plus facilement et notamment des process.

    Tu pourras retrouver les notes de l’épisode sur manonverbeke.com.

    Si cette capsule t’a inspirée, partage-la en story Insta, sur LinkedIn ou simplement à une amie freelance à qui ça fera du bien.

    Et si tu veux soutenir mon podcast, il y a un geste simple : abonne-toi et laisse 5 étoiles sur Spotify ou sur Apple Podcast.

    Maintenant tout de suite, ça prendra uniquement 30 secondes. Ça peut paraître pas grand-chose, mais crois-moi, ça change vraiment la visibilité du podcast. Et moi, ça me donne toujours plus de force pour continuer.

    Encore une fois, merci beaucoup de faire partie de ceux qui écoutent les épisodes jusqu’au bout, et on se retrouve dès la semaine prochaine dans un nouvel épisode de Celle qui crée.

  • 05 · Celle qui prospecte au café · avec Laura Slendzak

    05 · Celle qui prospecte au café · avec Laura Slendzak


    On n’est pas obligé·e d’aimer LinkedIn pour trouver des clients : on peut s’associer et bâtir ses propres terrains de jeu.

    Aujourd’hui, je reçois Laura Slendzak (Paris → Sydney → Strasbourg). Avec une photographe, elle a co-créé Content & Coffee : un rendez-vous convivial où l’on bosse son contenu, on échange entre indés… et on repart avec des portraits pros. Un format simple, humain, rentable — et surtout aligné.

    Dans l’épisode, on voit :

    • Comment choisir ses clients pour retrouver du sens (et tenir sur la durée).
    • Avec qui s’associer et comment cadrer un binôme sans s’épuiser.
    • Comment imaginer un lieu/format de prospection qui te ressemble (ex. Content & Coffee).
    • Un modèle éco accessible qui reste utile à l’acquisition.
    • La version entreprise : formation + portraits = équipe prête à publier.
    • Des pratiques pour débloquer l’écriture sans s’enfermer dans des routines (les “pages du matin”).

    Tu repartiras avec des pistes concrètes pour poser tes règles, créer tes propres formats et attirer des clients qui te ressemblent.

    Liens utiles

    Transcription

    Manon
    Aujourd’hui, dans Celle qui crée, je reçois Laura Slenzak. Après plus de dix ans en agence entre Paris et Sydney, elle a tout quitté pour retrouver du sens et aider les entrepreneurs, les associations et les petites structures à communiquer sans se trahir, à leur rythme. Avec elle, on va parler de son chemin personnel, marqué par des blocages créatifs, du perfectionnisme des peurs et de la manière dont elle a construit des projets plus collectifs et sécurisants. On décryptera son événement phare, Content & Coffee, un format original qu’elle a imaginé avec une photographe, une parenthèse conviviale où l’on travaille son contenu pour LinkedIn, on échange avec d’autres entrepreneurs et on repart avec des portraits pros. Salut Laura !

    Laura
    Hello Manon !

    Manon
    Comment tu vas aujourd’hui ?

    Laura
    Bien, il fait beau, c’est l’été, ça va, ça va.

    Manon
    C’est vrai, tu sais, je n’avais pas vraiment encore regardé dehors à quel point il faisait beau. Il fait très beau, c’est cool ici.

    Laura
    Ça joue beaucoup pour moi en tout cas.

    Manon
    Aujourd’hui, tu es où Laura ?

    Laura
    Moi, je suis à Strasbourg, là où je vis, où on organise les fameux Contents & Coffee dont tu parlais.

    Manon
    Ouais, c’est pas mal de le dire. Je me suis rendu compte que je ne l’avais pas forcément dit et que comme c’est un événement hyper local, ça vaut le coup de le redire.

    Laura
    Après, ça peut se déplacer. On fait du spoiler, mais on est en train de voir pour peut-être le faire en entreprise ou le déplacer éventuellement s’il y a de la demande.

    Manon
    Ok, on en reparle juste après. Est-ce que tu peux me dire c’est qui Laura en une phrase ?

    Laura
    C’est vaste comme question, on se décrit souvent en plus par ce qu’on fait dans la vie, mais bon, je vais quand même commencer comme ça. Moi c’est Laura donc, et ça fait plus de dix ans que je fais de la communication en agence, et puis maintenant à mon compte depuis trois ans. Et sinon j’adore voyager, lire, écrire, bavarder en terrasse de café, très important, j’y viendrai. Donc des trucs assez… banal, bano, mais qui me définissent bien.

    Manon
    Tu dis que t’as voyagé, t’as travaillé en agence de com entre Paris et Sydney, tu nous racontes un peu ? Oui,

    Laura
    en fait, mon école, ISCOM, je sais pas si on peut nommer des noms de marques ou pas, faudra voir, allez, ça fait un petit coup de pub. Super école en tout cas, mais qui était à Strasbourg, là où je suis revenue, sauf que tous les dernières années devaient aller à Paris pour finir les études. Et à Paris, j’ai fait mon stage de fin d’année dans une belle agence du groupe TBWA, le plus gros groupe de com. Et j’ai passé là 5-6 belles années. Mais bon, j’avais toujours cette envie de vivre ailleurs, d’avoir un meilleur niveau en anglais, de changer de vie. Et donc je l’ai fait, je suis partie un peu comme ça sur un coup de tête. Et après j’ai travaillé dans deux agences différentes, principalement paid media et réseaux sociaux. Donc à Sydney en Australie

    Manon
    Voilà voilà Donc aujourd’hui tu parles nickel anglais mais avec un accent australien C’est ça ?

    Laura
    Oh j’aimerais mais non, c’est ça le pire Après 5 ans donc là-bas Au bout d’une phrase on me dit toujours Oh you’re French Donc jamais réussi à choper un accent C’est mort

    Manon
    Ok mais en même temps c’est cute quand on a un petit French accent Donc c’est toujours un avantage J’ai l’impression Ouais ils adorent, ils sont trop mignons Hum. Qu’est-ce qui t’a donné envie de changer de cap à ce moment-là et de rentrer à Strasbourg ?

    Laura
    Comme tu le disais un peu tout à l’heure déjà, un manque de sens. J’ai quand même bossé à l’américaine pendant cinq ans, à bosser pour Uber, Amazon, des grosses boîtes, et des grosses boîtes assez strictes, c’est-à-dire que parfois, tous les trois mois, on pouvait avoir un message client. « Today is my last day » , « Aujourd’hui, c’est mon dernier jour » , ils viraient les bottom 10, enfin les 10% les moins bons, un peu comme ça. Et c’est vrai que même moi, ma première boîte, en fait, ils ont fermé la boîte. Et donc, du jour au lendemain, on n’avait plus de boulot. Et donc, ce truc d’insécurité, que ce soit moi ou mes clients, plus aussi le fait de bosser pour des marques et des boîtes qui ne me disaient rien en termes d’impact, de sens. Et enfin, l’envie aussi de choisir dans mon métier ce que j’aimais et ce que je voulais continuer à faire et ce que je voulais arrêter. C’est un peu tout ça, finalement. Et après, c’est aussi que la France, ma famille, mes amis me manquent énormément.

    Manon
    Ouais, OK, je comprends. Ça, c’est quelque chose, effectivement, de se sentir chez soi aussi, de retrouver du sens dans son quotidien. OK, donc retour à Strasbourg, là où tu as fait tes études et où tu as grandi. Aussi ?

    Laura
    J’adorerais dire ça parce que l’Alsace, c’est trop la classe. Moi, je viens de Lorraine. La Lorraine, c’est la petite cousine, la petite sœur pauvre, comme on dit. Les Alsaciens adorent se moquer des Lorrains. Non, je suis Lorraine de base, donc j’ai grandi à la frontière du Luxembourg. Mais par contre, effectivement, j’y ai fait mes études. C’est là où j’ai le plus de connaissances, de contacts. après Paris. Donc ça, c’était un peu le retour aux sources, plus près de la famille et des amis. Ok.

    Manon
    Donc tu reviens à Strasbourg, tu te lances à ton compte. C’est ça ? Ouais,

    Laura
    c’est ça. Il y a trois ans.

    Manon
    C’est quoi les peurs et les croyances ? Et c’est quoi le… Comment ça commence, cette installation en freelance ?

    Laura
    Et bien tout doux en fait parce qu’en rentrant d’Australie, j’avais plus de boulot, plus de ville, il fallait que je reconstruise tout et plus de mec non plus d’ailleurs pour tout raconter.

    Manon
    T’as tout remis à plat quoi.

    Laura
    C’est ça, ça faisait beaucoup. Et donc j’ai repris petit à petit, j’avais d’abord un mi-temps associatif dans l’assaut d’une amie et là j’ai découvert plein de beaux projets. plein d’entreprises, d’associations, de projets, on va appeler ça comme ça, mais qui avaient tellement de sens, qui faisaient tellement belles choses, que je me suis dit, en fait, la com, t’adores ça, c’est ce que tu aimes faire, raconter des histoires, aider les gens à y voir clair. Donc, continue, mais juste pour des beaux projets. Et c’est là qu’en fait, je me suis mise vraiment à mon compte. Au début, mi-temps, mi-temps salariat associatif, mi-temps en free. Et ça m’a permis d’y aller étape par étape, de ne pas trop stresser. Et de commencer tout doux et de me développer au fur et à mesure.

    Manon
    Hyper intéressant. Donc toi, tu as fait le choix du mi-temps. Et en plus, c’est vrai qu’il y a souvent des postes de mi-temps en communication dans les assos ou de communicants partagés des fois aussi entre plusieurs assos.

    Laura
    Oui.

    Manon
    Parce que c’est rare qu’il y ait besoin d’un temps plein, sauf à avoir une énorme asso. Ok, très intéressant. Donc dans ce cadre-là, tu as commencé à démarcher, à créer ta clientèle et à retrouver… À questionner, toi, ta place de freelance dans le monde de la communication.

    Laura
    Ouais, exactement. Et même là, on en reparlera peut-être, mais j’ai fait étape par étape. Je n’ai pas tout de suite été sur LinkedIn. Je n’ai jamais prospecté, d’ailleurs, au sens, genre, envoyer des DM sur LinkedIn. Mais j’ai fait ce que moi, j’aimais et je savais faire, ce qui était aller papoter avec les gens, aller boire des cafés, aller… dans des événements, parce que ça, c’était mes forces principales. C’est ce qui me demandait le moins d’énergie. Et c’est comme ça que j’ai fait au début, quoi. Juste le réseau.

    Manon
    Bah, tu sais quoi ? Vas-y, on en parle. Raconte-nous un peu… Ok, t’arrêtes pas de dire de boire des cafés et tout. Et on a dit au début que t’avais un événement qui s’appelait Content & Coffee. Tu peux nous raconter un peu ? Bah, si tu veux, tu peux commencer par nous raconter comment t’as prospecté au début. Prospectant était un grand mot. Je comprends que t’avais plutôt de l’ignore. T’as plutôt fait venir les clients à toi.

    Laura
    Yes, déjà grâce à l’association où j’étais, j’ai pu rencontrer plein d’autres assos. Il y a beaucoup de… c’est très coopératif, c’est vraiment l’échange, la rencontre. Et donc ça s’appelle Startup de Territoire, qui est à Strasbourg. Et c’est comme un incubateur, mais pour projets engagés. Donc déjà, j’ai pu rencontrer plein de projets grâce à eux. J’ai même commencé à animer bénévolement des ateliers storytelling chez eux, communication réseau sociaux. Et ça, ça m’a beaucoup aidée. C’était même pas vraiment prévu. Je le faisais juste pour aider les projets à mon échelle et pour tester un peu mes programmes de formation aussi. Et en fait, ils ont un peu parlé de moi. Il y a eu du bouche à oreille. J’ai commencé à avoir des clients comme ça. Et j’ai donc fait de plus en plus d’événements ou de petites conférences mini-ateliers puisque j’ai vu que ça marchait bien. Effectivement, c’est ce qui m’a vraiment aidée au début à avoir mes premiers clients.

    Manon
    Et toi, c’est un format, donc tout à l’heure, tu évoquais rapidement LinkedIn. Finalement, être proposé des mini-ateliers, proposer des mini-conférences permet d’être un visage connu, rassurant. Quand après, on cherche un prestataire, on se trouve plus facilement sur des gens qu’on connaît, vers des gens qu’on connaît. Et donc ça, c’est quelque chose qui, tu disais, te demandait peu d’énergie, te demandait peu de sortie de zone de confort ?

    Laura
    Exactement, c’est ça.

    Manon
    Donc du coup, LinkedIn, pour toi, ce n’était pas un endroit qui était facile d’accès ?

    Laura
    Ah non, alors c’est ça le pire, sûrement, parce que moi, ça faisait quand même dix ans que j’écrivais du contenu ou après surtout que je corrigeais du contenu des personnes que je manageais. Parce que quand même, le truc, je pourrais même te parler de mon système d’orgas que j’apprends en formation, que je fais. En agence, tu as tellement de clients d’un coup qu’il faut que tu mettes un process en place, sinon ce n’est pas possible. Donc tu vois, on avait la semaine 1. On check les stats de tous les clients, on fait les rapports. La semaine 2, on recherche les idées. La semaine 3, on rédige. Donc tu vois, et ça c’est une méthode que j’avais hyper bien faite. Je savais écrire, produire vite, bien. Sauf que quand ça a été pour moi, blocage. Vraiment, vraiment du mal. Et puis pas que les idées ou quoi, c’était aussi la peur d’être jugée, la peur du regard des autres. Et ça, vraiment, j’ai essayé un petit peu, avec même de plutôt bons résultats, mais je passais tellement ma vie à stresser sur les likes, les commentaires, les trucs. J’ai dû faire une pause, c’était plus soutenable pour moi. Donc, j’ai juste continué à faire plus d’ateliers, plus de réels. Enfin, voilà, je sais ce que c’est de faire du bon contenu, LinkedIn, réseaux sociaux et autres. Et je me mettais une pression dingue et j’ai préféré me dire stop, pause. Tu continues autre chose, tu reviendras plus tard.

    Manon
    Donc pour le coup, tu étais une belle cordonnière mal chaussée. Et en même temps, avec cette qualité de se dire « c’est pas pour moi, ça me demande de l’énergie, je peux comprendre ce que tu disais, pour le reformuler, d’être trop attentive à la portée, aux résultats de tes postes, à ce que ça t’empêche de travailler la journée parce que tu ne penses qu’à ça. » Je comprends tout à fait. Et c’est quelque chose qui remonte souvent dans les clients et le réseau. Et du coup, tu choisis de prioriser les ateliers et tu en viens même à créer du coup un atelier qui porte un nom et qui est un peu devenu ton atelier phare. Tu peux nous en parler un peu de tout ça ?

    Laura
    Oui, carrément. Donc, pour finir sur LinkedIn, c’est vrai que j’ai fait une pause et j’y suis revenue. Ça fait un an que je poste de manière régulière. En fait, j’ai surmonté le truc en me disant, c’est évident, mais arrête avec les likes. Et juste focus sur la valeur que tu apportes. Et moi, justement, aujourd’hui, mon seul KPI, Key Indicator Performance, c’est est-ce que j’ai aidé les gens ? Et j’en vois très souvent, je croise des gens qui me disent ton poste m’a aidé. Donc voilà, finalement. Mais tu vois, quand c’est ton métier et que c’est ce que tu vends, tu as cette pression de faut que ça marche pour moi. Sinon, c’est ma vitrine, en fait. Je pense que c’est une pression supplémentaire pour des personnes créatives comme toi, moi. Vu que c’est un peu ce qu’on vend, il faut que ça marche, qu’on montre que ça marche.

    Manon
    Qu’est-ce que les gens vont dire de moi si mon poste, il floppe ?

    Laura
    Ah là là.

    Manon
    Je comprends bien.

    Laura
    Et du coup, effectivement, on aimait tellement l’événement, le collectif, qu’avec Flora, qui est ma collaboratrice sur le sujet, on a eu cette belle idée de proposer des ateliers où en fait, les gens puissent venir échanger, avoir un feedback sur leur contenu, réseauter, comme on dit, et puis avoir des belles photos d’eux aussi pour leur com quand ils ont envie de les utiliser.

    Manon
    En gros, c’est une sorte de mini-networking avec comme trame de fond l’idée de créer du contenu pour son LinkedIn, de bosser un peu son LinkedIn. Comme il peut y avoir des networking où finalement on fait un bullying tous ensemble, là, c’est bien, on bosse tous ensemble notre contenu LinkedIn. à travers le contenu et la prise de photo.

    Laura
    Exactement. Et même si ce n’est pas le contenu LinkedIn, parce que tous ne veulent pas se mettre à poster, c’est des ateliers où tu viens plutôt apprendre à voir comment tu te présentes, comment tu te pitches, comment tu te racontes. Donc, selon un peu les thématiques, on va parler profil LinkedIn, on va parler un peu storytelling, le pitch. Et d’ailleurs, on va demander un peu aux gens les thématiques qui les intéressent avant les événements, histoire de se réinventer, se renouveler.

    Manon
    Ok. Et du coup, cet atelier que tu as créé avec Flora, il a un modèle économique ? Ou alors, comment est-ce qu’il rentre aujourd’hui dans ta dynamique de prospection, d’acquisition ? C’est quoi la force du truc pour toi ?

    Laura
    Eh bien, pour l’instant, c’est quand même rentable. Enfin, en tout cas, selon mes critères, c’est-à-dire que pour être tout à fait transparente, s’il y a 10 personnes à 40 euros la place, ça reste à peu près, on en dégage 50 euros par heure. C’est pas très élevé pour l’instant, mais typiquement, quand tu donnes des cours en école, c’est à peu près ce genre de montant-là aussi, même peut-être moins parfois. Donc pour l’instant, c’est des prix accessibles. On verra par la suite. On pense peut-être même à de l’abonnement ou des choses comme ça. Mais pour l’instant, c’est oui, il faut quand même que ce soit un peu rentable pour nous, tout à fait honnêtement. Mais c’est aussi l’idée de faire comme des ateliers où en fait, ça nous fait, comme tu le disais, notre vitrine, les personnes nous voient, nous rencontrent et par la suite ça débouche sur Flora, elle a déjà vendu des photos en plus, il y a 2-3 personnes, on est en cours de discussion pour faire un shooting avec elle en plus moi c’est pareil, là j’ai 2 personnes en cours de travail suite à ces ateliers donc en fait c’est à la fois pour déjà apporter un maximum de valeur pendant, mais aussi pour se faire comme les autres ateliers que j’ai pu faire avant pour montrer un peu ce que je peux faire et et aider plus encore s’il y a besoin.

    Manon
    Donc du coup, ça pourrait même se calculer, je ne sais pas si c’est quelque chose que tu as fait de calculer ça, mais c’est aussi un objet, donc c’est rentable en soi, c’est-à-dire que vous ne perdez pas d’argent, vous n’investissez pas d’argent en étant présent sur ces ateliers et en fournissant ces ateliers. En soi, c’est déjà un petit produit et en même temps, c’est un produit d’appel pour votre offre principale derrière qui est toi du coup, de l’accompagnement de la stratégie en communication, si je ne m’abuse.

    Laura
    Et ta collègue ?

    Manon
    Et ta collègue, des shootings photos complets, plus denses en résultats, j’imagine.

    Laura
    Voilà, c’est ça. Du coup, vu que c’est souvent des entrepreneurs, moi, ça va être l’offre co-création, un personal branding. Et avec elle, ça va être illustrer ça avec ses belles photos, avec un shooting vraiment dédié que tu as préparé en amont, dans le lieu de ton choix, etc.

    Manon
    Oui, et pas juste à la terrasse du café. OK,

    Laura
    c’est ça.

    Manon
    Comment ça fonctionne pour toi, le fait d’avoir cette offre en binôme ? Qu’est-ce que ça t’apporte à toi, entrepreneur, freelance, indépendante, seule ?

    Laura
    Justement, moi, ça fait déjà un moment, d’ailleurs j’en parle sur LinkedIn, mais que je vois que ce qui est le plus dur pour moi, c’est de travailler seule. Parce qu’en plus, quand on accorde de l’importance au regard des autres, comme soyons honnêtes, c’est le cas de tout le monde, mais c’est beaucoup le cas pour moi, et j’ai décidé de l’accepter, juste de vivre avec et de me trouver… … le fonctionnement qui marchait, je passais tout le temps mon temps à dire à mon patron ou à mes équipes qu’est-ce que tu en dis, est-ce que ça te va ? J’avais fini par ne pas donner assez d’importance à mon avis à moi et à tout le temps demander. Et donc, vu que j’étais tout le temps seule en entrepreneuriat, le plus dur, ça a été ça pour moi. C’était, waouh, en fait, t’es tout le temps seule avec ton opinion. Et donc, travailler à deux au moins de temps en temps sur certains projets. Il y a vraiment ce retour de « ouais, ok, c’est bien, on avance ensemble » . Et puis il y a aussi le truc de « je ne peux pas procrastiner en fait, il y a quelqu’un derrière qui attend, qui dépend de mon travail » . Et donc, voilà, pour cette date, j’ai dit à Flora que je devais le faire, je le fais. Le truc de partenaire de responsabilité dont on parle beaucoup dans l’entreprenariat.

    Manon
    Exactement. Le fait de le dire, de le partager, ça permet de se fixer des objectifs. C’est vrai que quand on est seul, indépendant, on se fixe nos propres objectifs, on est notre propre. patron et parfois c’est dur de s’auto- respecter dans ta propre limite, je suis bien d’accord.

    Laura
    Exactement.

    Manon
    Est-ce qu’il y a des projets que le collectif t’a permis de faire et que t’aurais pas forcément osé faire seul ou qu’ils sont venus débloquer des choses ?

    Laura
    Rien que déjà me lancer à mon compte, c’était pas du collectif, mais moi j’ai quand même eu la chance d’avoir des gens qui m’ont inspirée, d’avoir des amis qui l’ont fait. Et donc, quand moi, je me suis lancée, beaucoup avoir leur retour. Donc, ce n’est pas du collectif en sauce, mais en tout cas, c’est demander du feedback, demander des retours. Donc ça, ça m’a beaucoup aidée. Et sinon, disons que c’est vraiment le but de le faire de plus en plus, en tout cas, quand je lance des offres. Et puis là même, c’est en cours de développement, mais je commence à avoir une vingtaine de clients dans mon groupe WhatsApp où je leur partage ma veille, etc. Et ce que j’adorerais faire, c’est ça, c’est un peu… club de la com durable, c’est-à-dire sur la durée, en faisant vraiment des visios en début de mois où on va chercher des idées ensemble, brainstormer. En plus, j’en ai pas mal qui sont en RSE, en écologie-climat, donc ça serait intéressant. Et puis fin de mois, hop, tout le monde remonte ses contenus et on débriefe. J’ai vraiment envie d’instaurer ça beaucoup, beaucoup plus dans mon travail, pour moi et pour mes clients, parce que eux aussi, ce qui fait qu’on ne tient pas parfois, c’est qu’on se sent seul et ça peut être réglé finalement. d’une manière pas si compliquée ni si chère, je pense.

    Manon
    Donc, tu veux pouvoir apporter aussi la force que le collectif t’a apporté à toi. T’as envie de pouvoir créer une offre qui te permet à tous ces communicants ou ces chargés RSE qui sont souvent seuls à leur poste, enfin, seuls dans leur… C’est un peu bizarre ce que je viens de dire, seuls à leur poste, évidemment, mais seuls dans leur mission, en tout cas apportée au sein de l’entreprise. C’est souvent des postes où ils sont solos pour que ça puisse créer un… Un espace safe, un espace de partage, un espace de construction ensemble ?

    Laura
    Ok, de soutien. C’est ça. Surtout que ceux dont je te parle qui sont RSE, c’est des consultants, c’est que des free, dont je te parle là, que des entrepreneurs solo. Dans ce groupe, à part quelques gestionnaires d’assaut, mais la plupart sont seuls comme moi, d’où l’idée.

    Manon
    Tu veux nous parler un peu de Content & Coffee ? C’est quoi l’avenir demain pour Content & Coffee ? Quelle place tu veux que ça aille dans ton entreprise ? Est-ce que… Est-ce qu’il y a des choses que vous avez déjà imaginées avec Flora ?

    Laura
    Oui, alors pour être en plus totalement tout racontée, c’était même l’idée de Flora en fait. On avait déjà discuté ensemble de l’idée de faire quelque chose comme ça, des événements, mais l’idée d’amener la photo et moi de cette manière, c’était de base une proposition à elle. Et moi quand j’ai lu ça parmi… plein plein d’idées, c’est celle-là où je me suis dit elle est géniale et qu’on a vraiment finalement donné créé voilà, mais nous en fait on adorerait en faire soit un abonnement, où en fait c’est ça, les gens peuvent venir et revenir, en fait un peu comme je te disais, l’offre en visio pour mes clients, où t’as des visios recherche d’idées, des visios retour sur tes contenus ça pourrait être bien de faire une sorte de club Euh… content and coffee où tu viens et tu te donnes vraiment ce moment tu te dédies ce moment pour bosser sur ta com donc peut-être un format abonnement et on a déjà pensé sinon même peut-être mais là faut qu’on voit, faut qu’on construise une communauté mais tu vois un peu comme Kylian à la maison des créateurs mais une retraite un week-end ou quoi où tu viens faire des exercices créatifs où tu viens créer du contenu lâcher un peu Tchoui !

    Manon
    un peu une retrait de contenu tu viens à la fois te ressourcer et en même temps tu repars charger de choses à partager au monde de nouvelles photos de toi effectivement ça sonne comme une continuité logique avec ce content and coffee ça pourrait être le house and content c’est ça et

    Laura
    donc tout ce que je te dis là c’est plus pour les particuliers les solos, les fris les indés mais c’est vrai qu’on a aussi cette idée d’emmener content and coffee dans les entreprises dans le sens où on pourrait imaginer une demi-journée formation LinkedIn où là moi je ferais plus animation, je les forme à comment on utilise LinkedIn, les codes ils bossent ensemble toujours en co-création et puis Floral vient les chercher les uns après les autres pour leur petit portrait ça pourrait être intéressant plutôt que juste de proposer de la formation LinkedIn dans les entreprises pour les salariés de faire avec petits shootings photos. personnaliser, puis ça fait un peu moment team building, voilà. On pourrait même ramener un très bon café, je sais pas.

    Manon
    Ouais, c’est ça, avoir un partenaire avec un café local ou un torréfacteur local. J’entends que du coup, t’as une offre qui était à la base dédiée aux indépendants, qui résultait d’une envie de networker, mais qu’en fait, cette manière de venir associer deux métiers, tu vois, si je prends un peu un regard méta pour pouvoir donner aux auditrices des pistes de réflexion, la manière dont t’es venue associer avec Flora deux métiers, peut aussi s’appliquer dans des formats un peu plus adaptés à l’entreprise. Par exemple, sur un modèle de formation où tu viens faire un peu une formation deux en un ou avec un mélange de formation et de service qui viennent du coup transformer la promesse et la rendre plus sexy. Parce que j’imagine que c’est cool de former tes collaborateurs, par exemple, à LinkedIn, mais c’est encore mieux si à la fin de la journée, ils ont du contenu prêt à publier avec les bonnes photos. Toutes de qualité professionnelle. Tu vas être sûre que Roger ne publie pas une photo de ses dernières vacances.

    Laura
    Exact. Et puis si on leur refait leur profil, c’est hyper pertinent pour l’entreprise parce qu’on leur montre comment lier, appuyer sur le bon bouton pour dire qu’ils travaillent dans la boîte, mettre peut-être une bannière aux couleurs de l’entreprise. Et puis les salariés, eux, c’est aussi un moment où ils montent en compétences, même si dans toute leur carrière, ça leur servira de pouvoir un peu… utiliser LinkedIn. Enfin voilà, on trouve que c’est vraiment intéressant et on va le bêta tester là à la rentrée normalement.

    Manon
    Effectivement, hyper malin. Et tu sais quoi ? J’avais envie de te poser des dernières questions sur c’est quoi être créatif pour toi et quand on a préparé un peu l’épisode, tu m’as dit que tu étais très créatif quand t’étais enfant. Et qu’à un moment donné, t’avais eu un blocage, t’avais perdu ça. Tu veux nous… Vous parlez un peu de ça ?

    Laura
    Oui, donc là c’est un peu perso aussi, mais j’ai toujours été très très… J’écrivais des poèmes, des romans, des mangas, alors que je dessine pas de ouf, mais j’aimais tellement ça que le dessin est venu pour vraiment aller jusqu’au bout de l’histoire, et même des histoires pour enfants d’ailleurs, à mes petits frères et sœurs. J’ai des petits frères et sœurs très jeunes, donc très longtemps j’ai raconté des histoires pour enfants. Très, très créative. Et puis, en fait, j’ai eu un blocage en Australie où tout d’un coup, c’était plus en français qu’il fallait les écrire, mes histoires, ou les raconter. Et en fait, ça a été dur, même s’il y avait des équipes qui pouvaient m’aider avec l’anglais. Et puis, j’ai eu un patron un peu compliqué qui répétait que je n’étais pas assez stratégique et créative. Donc, ça m’a un peu bloquée, si tu veux. Et donc, maintenant, quand j’écris, Là, j’essaie des méthodes pour me débloquer de temps en temps parce que ça m’arrive d’avoir des moments où ça me reprend. Je ne sais plus trop quoi écrire. Dès qu’il y a un but, quand c’est pour LinkedIn, c’est plus difficile. J’ai des petites pannes d’écriture. J’imagine que je ne suis pas la seule. Je ne sais pas si tu vois le livre Libérez votre créativité de Julia Cameron. C’est un bouquin vraiment pas mal, avec plein d’exercices, c’est un programme en 12 semaines. Et quand je suis vraiment bloquée, je me remets un peu dedans pour essayer de repartir avec le flow. Et une des meilleures techniques, c’est tous les matins de prendre toutes nos pensées, tout ce qui nous vient, et de noircir trois pages d’écriture intuitive. Et ça, ça aide beaucoup, ça fait beaucoup de bien. Donc voilà, petite méthode sympa pour retrouver sa plume quand ça bloque.

    Manon
    C’est un exercice qui est souvent partagé par des créateurs de contenu, les fameuses trois pages matinales. Je vous avoue que j’ai tenté, mais je ne suis pas quelqu’un d’habitude. Moi, quand je fais quelque chose, j’essaie de me mettre dans une routine. À chaque fois, je finis par exploser ma routine à force d’habitude. Mais je valide l’impact que ça peut avoir sur ta créativité, sur ta réflexion. À tester. Si vous êtes comme moi et que vous ne savez pas tenir l’habitude, peut-être que ça a testé quelques temps. Ou sinon, comme Laura, quand vous ressentez des blocages. Ok.

    Laura
    Et ça me fait, pardon, je me permets juste un truc là-dessus. C’est que justement, moi, je comprends tout à fait ce que tu dis. Et dans mon groupe, j’ai des clients, j’apprends une méthode de time blocking. On écrit trois pauses d’un coup, tout ça, tout ça. Semaine 1, semaine 2. Mais il y en a où ça ne marche pas. Et c’est donc tout à fait ce que tu dis. Et c’est aussi l’important de toute méthode, c’est d’être flexible. Et il y en a qui n’y peuvent pas. Et du coup, tu te dis que tu as posté à 9h. À 8h, tu viens, tu crées ton poste, tu appuies sur Play. En fait, l’idée, c’est juste de trouver avec la personne ce qui va marcher pour elle. Mais c’est très important de ne pas se dire, j’arrive pas, j’arrive pas, de bloquer, de se dire, il faut juste trouver quelque chose qui marche pour nous, en fait. C’est dur, mais bon.

    Manon
    Cette catégorie de personnes comme toi qui savent time-bloquer du temps pour faire des choses en batch, m’impressionne. Moi, je crée du contenu depuis trois ans. Depuis trois ans, je crée mon contenu la veille au soir. Et même les gros contenus, je ne sais pas. Et c’est-à-dire que quand j’arrive à programmer quatre postes d’avance, c’est un miracle. Une grosse victoire. Je me fais croire dans le agenda.

    Laura
    Mais je t’avoue que pour moi, ça ne marche pas. Ça a marché pour tous mes clients. Pour mes missions clients, ça marche. Mais quand c’est pour mon contenu LinkedIn, ça ne marche pas. Je fais comme toi. C’est-à-dire… Je fais au même pire le matin même quand j’applique cette méthode, vu que j’ai du mal pour moi. C’est-à-dire que tu postes à 9h, tu t’y mets à 8h et tu appuies sur Play. Voilà, donc tu vois les coordonnées. D’où l’importance de trouver juste ce qui nous marche. C’est ça.

    Manon
    C’est incroyable à quel point on a des coordonnées très mal chaussées parfois. Écoutez, auditrices, auditeurs, déculpabilisez-vous et faites ce qui fonctionne pour vous. J’aurais envie de dire. Quelques mots de conclusion, Laura ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aurais aimé savoir dans ton parcours de créative indépendante ?

    Laura
    Oui, clairement. Je crois que c’est le truc que je répète tout le temps en plus, l’importance de bien se connaître. Parce qu’on en a pas mal parlé là déjà, mais tu te forces à respecter les règles, suivre les méthodes que les créateurs de contenu te donnent et autres. Et au final, si tu ne te connais pas bien, si tu ne sais pas bien comment tu fonctionnes, tu peux culpabiliser ton vouloir et tu n’y arrives pas. alors que quand tu finis par vraiment comprendre comment tu marches et ce qu’il faut débloquer pour y arriver. Moi, en tout cas, j’aurais aimé le savoir plus tôt pour bosser à deux ou à trois ou en collectif plus tôt et débloquer un peu plus tôt tout ça.

    Manon
    Oui, te connaître t’a permis de ne pas culpabiliser, de ne pas bosser seule et finalement de trouver le collectif dans ton modèle d’interprète. indépendance à toi.

    Laura
    C’est ça, même si le chemin est encore long, j’ai pas du tout tout résolu, mais en tout cas, c’est le meilleur conseil que je donne. Trop bien.

    Manon
    Où est-ce qu’on peut suivre ton travail, et si on est strasbourgeois, où est-ce qu’on peut s’inscrire pour les prochaines éditions de Content & Coffee ?

    Laura
    J’ai que LinkedIn pour l’instant, sur lequel je partage mes contenus, et puis sur mon profil, dans la partie sélection, en bas, il y a toujours le lien pour le dernier, le prochain Content & Coffee. et puis si on fait ça pour les entreprises ou autres, pareil, ça sera indiqué sur mon profil.

    Manon
    Ok, donc Laura Slenzak sur LinkedIn, je vous mettrai les liens dans les show notes, dans la description. Est-ce qu’il y a quelqu’un que tu voudrais voir invité au micro de celle qui crée, Laura ?

    Laura
    Eh bien moi, je te dirais celle qui m’a sûrement aidée aussi le plus à me débloquer dans les créateurs de contenu, c’est Maud Alaves. Je trouve qu’elle donne la newsletter super. qui donne plein de conseils d’écriture, de personal branding, écriture, marketing. Enfin, voilà, moi, je trouve qu’elle est hyper intéressante et inspirante. Donc, je te dirais d’aller voir chez elle.

    Manon
    OK, je vais. Ça m’impressionne un peu, mais j’irai toquer à la porte de Modal Aves. Merci de me faire sortir de ma zone de confort.

    Laura
    Eh bien, voilà.

    Manon
    Laura, merci beaucoup d’avoir partagé ce moment avec nous.

    Laura
    Merci beaucoup à toi pour l’invitation. Du coup,

    Manon
    Avec Content & Coffee, on peut dire que Laura a trouvé un modèle qui lui ressemble et qui lui permet d’attirer des clients qui lui conviennent. C’est un format qui va mixer convivialité, créativité et qui lui permet de développer son activité sans se trahir, quand elle avait du mal, sans aller sur LinkedIn. Comme quoi, on peut inventer des façons de générer du business qui colle à nos besoins plutôt que de suivre les recettes toutes faites, comme elle le disait, des autres créateurs et influenceurs. tous les liens dont on a parlé, notamment le lien du livre et du… LinkedIn de Laura seront dans les notes de l’épisode et si cet échange t’a inspiré partage-le s’il te plaît ça nous fera très plaisir partage-le en story sur Insta, sur LinkedIn ou simplement à une amie freelance à qui ça ferait du bien d’écouter ça si tu veux soutenir le podcast il y a un geste simple c’est t’abonner et laisser 5 étoiles sur l’application de ton choix fais-le tout de suite avant d’oublier ça peut paraître rien du tout mais pour nous ça change vraiment la visibilité du podcast et moi ça me donne de l’élan pour continuer merci beaucoup d’avoir écouté Celles qui créent et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.


  • 04 · Celle qui augmente ses tarifs

    04 · Celle qui augmente ses tarifs


    Tes coûts montent, ton expérience aussi… mais tes prix n’ont pas bougé depuis 2020 ? Ce n’est pas un caprice de les augmenter : c’est de l’hygiène business.

    Épisode solo avec Manon Verbeke, designer & mentor business pour indépendantes créatives. On parle inflation, valeur perçue, modèles de tarification, posture et petits pas concrets pour oser dire son prix.

    Tu vas apprendre :

    • Pourquoi ne pas augmenter ses tarifs = baisser ton salaire chaque année.
    • Comment le prix agit comme un signal (valeur perçue & neurosciences).
    • Quelles alternatives à l’heure : packs, abonnements, retainers, VIP Days, consulting, formation, infoproduits.
    • Comment prévenir tes clients d’une hausse en restant alignée (et booster ta tréso).
    • Comment mieux formuler la valeur que tu donnes déjà.
    • La phrase simple pour annoncer ton prix sans t’excuser.
    • Le premier pas à faire cette semaine pour enclencher (+5 %, reformulation d’offre, entraînement à dire le prix).

    En écoutant, tu vas clarifier ta posture, parler valeur (pas heures) et ajuster tes tarifs sans te cramer.

    Liens utiles

    • Écouter sur Ausha : https://smartlink.ausha.co/celles-qui-creent/04-celle-qui-augmente-ses-tarifs
    • 📚 Ajoute un zéro — Alex Martel (lien affilié)
    • Me suivre : LinkedIn / Instagram

    Transcription

    Manon Verbeke (00:00.49)
    Salut et bienvenue dans Celles qui créent !

    Manon Verbeke (00:11.214)
    Aujourd’hui, va parler de celles qui n’osent pas augmenter ses tarifs. Imagine un instant, ferme les yeux. Ça, c’est le voeu du mail qui vient de partir, qui annonce à tous tes clients que tu doubles tes tarifs demain. Alors, comment tu te sens ? Je suis à peu près certaine que tu as eu un petit frisson dans le dos. Et pourtant, toi, tu le sais aussi, augmenter ses tarifs, c’est pas du tout un caprice. C’est pas une lubie vénale, c’est une réalité économique. Ton loyer augmente, tes courses augmentent, l’électricité augmente.

    et toi tu continues à facturer comme en 2020. Et dans le même temps, t’as gagné en expérience, tu bosses plus vite, t’apportes plus de valeur à tes clients. Bref, ton prix de 2020, il a plus aucun sens en 2025. Aujourd’hui, je te donner des clés pour comprendre pourquoi c’est important de revoir tes tarifs régulièrement et comment faire pour les augmenter sans perdre tous tes clients et sans flancher. OK, on va commencer par la base. Un petit peu d’économie. ! Parlons d’un truc qu’on connaît tout, la baguette.

    Moi, j’ai commencé à facturer en tant que freelance en 2013, donc je te parlais de la baguette de 2013. Elle coûtait environ 85 centimes. Aujourd’hui, en 2025, je ne pas où tu es de chez toi, mais chez moi, on est plutôt à 1 euro, parfois même un peu plus. Ça a l’air de rien, mais ça fait près de 20 % d’augmentation. 20 % ! Et pourquoi ? Parce que tout a augmenté, la farine, l’énergie, les salaires de ton boulanger. C’est ce qu’on appelle l’inflation. Tu peux acheter moins de choses avec la même quantité d’argent qu’avant.

    Alors si ta baguette peut prendre 16 centimes de plus pour continuer à exister, pourquoi est-ce que ton expertise et ton travail ne pourraient pas suivre la même logique ? Parce que si tu factures encore 250 euros par jour, comme en 2013, alors que tes charges elles ont grimpé de 10 à 15 % à cause de l’inflation, alors tu travailles plus pour gagner moins, et ça, même te rendre compte. Et crois-moi, ton client, il est aussi bien au courant de l’inflation. Il l’avis, il a augmenté ses salariés, s’il en a.

    Il a vu le coût de l’électricité augmenter, a vu le coût de ses matières premières et de ses logiciels augmenter lui aussi. Et je l’espère pour lui, il a augmenté ses tarifs. Bref, si tu n’augmentes pas tes tarifs chaque année, ça veut dire que c’est toi qui prends en charge l’inflation à la place de tes clients. Ne pas augmenter tes tarifs, c’est comme baisser ton salaire tous les ans sans t’en rendre compte. Et là, tu me dis sûrement, ouais, ok, maintenant, mais la concurrence, elle est vénère et j’ai peur que mes clients y partent si j’augmente. Et je comprends tellement cette peur.

    Manon Verbeke (02:33.838)
    Je l’ai vécu moi aussi. La plupart des indépendantes que j’accompagne passent aussi par là. Je pense par exemple à une cliente qui faisait des diagnostics stratégiques, elle se déplaçait dans les locaux de ses clients, elle passait une ou deux heures sur place à analyser la situation, puis ensuite elle leur livrait un plan d’action en trois étapes ultra personnalisées et elle facturait tout ça à 60 euros. Quand on a pris le temps de calculer, ça couvrait même pas une partie de son temps réel, alors qu’en face, elle apportait une vraie valeur, une expertise unique avec tout un tas de diplômes.

    et au final une solution sur mesure pour son client. Je vais proposer de doubler son tarif, juste pour voir, et de passer son diagnostic à 120€ pour son prochain devis. Tu veux savoir ce qui s’est passé ? Rien. Son client a signé, sans même discuter. Zéro objection. Je dis pas que tu peux doubler tes prix de main sans que personne ne branche, mais je te dis qu’il souvent un vrai décalage entre la valeur perçue de ton travail et ce que toi tu vas facturer. Et ce décalage, c’est à toi de l’identifier. Peut-être avec la d’autres personnes autour de toi, bienveillantes, des collègues, des coaches, etc. Donc c’est à toi de l’identifier.

    et de le réajuster. Et puis, a un autre sujet qui me semble important quand on est une indépendante créative d’autant plus. Un prix, c’est pas seulement ce que le client va payer, c’est aussi une information. C’est un signal que tu vas envoyer concernant la valeur de ton expertise, ton positionnement, ton niveau de confiance dans la valeur que tu vas délivrer à ton client. Et il a une étude assez connue en neurosciences qui l’a démontrée. On a fait goûter exactement le même vin à deux groupes de personnes en leur disant à l’un qu’il coûtait 10 euros et à l’autre qu’il coûtait 90 euros.

    Résultat, tu t’en doutes, les participants ont réellement trouvé que le vin Cher avait meilleur goût. Leur cerveau a interprété le prix comme un signal de qualité, et les images d’imagerie ont même montré qu’ils avaient pris plus de plaisir. Alex Martel en parle très bien dans son livre Ajoute un zéro. Ton tarif, c’est bien plus qu’un montant à payer pour ton client. C’est un message. Si tu affiches un prix trop bas, le client ne se dira pas forcément « wesh, what, une super bonne affaire ». Il va aussi certainement penser « hmmm

    ça cache un certain manque d’expérience peut-être ou un manque de qualité ? Donc attention, un tarif trop bas peut paradoxalement saboter la perception de ton travail. Si tu proposes par exemple une prestation de consulting en images à K, un relooking à 100 €, alors que la moyenne du marché est à 250 €, ton client risque fort de penser « hmm, elle n’a peut-être pas beaucoup de demandes » ou encore « peut-être qu’elle débute et que ce ne pas à la hauteur » et ça serait vraiment dommage parce que ça sabote complètement la perception de ta valeur.

    Manon Verbeke (04:57.15)
    Dernière bonne raison d’augmenter tes tarifs, t’as pris de la bouteille. Avec le temps, t’as pas seulement accumulé des projets, t’as aussi gagné en expertise, en méthode et en assurance. Tu vas plus vite, t’anticipes mieux les problèmes et tu sais vachement mieux guider ton client, là où avant t’hésitais. Et ça, c’est précieux parce que ce que tes clients paient, c’est pas seulement tes heures de travail, c’est aussi toutes les années d’expérience qui te permettent aujourd’hui de leur éviter des erreurs, d’aller droit au but et de leur offrir un résultat plus qualitatif en moins de temps. Et le pire, le pire, sérieusement, c’est que tu travailles mieux.

    Plus vite ! Donc si tu continues à facturer à l’heure, c’est toi qui est perdante. Tu vois le problème ? En gros, plus tu deviens experte, plus tu gagnes en efficacité, et moins tu factures d’heures, donc moins tu gagnes d’argent. C’est totalement absurde ! C’est pour ça que ton tarif doit refléter la valeur que tu crées, pas juste le temps que tu passes. Imagine, il a trois ans, tu passais dix heures sur un projet que tu facturais 500€. Ça te faisait du 50€ de l’heure. Aujourd’hui, avec ton expérience, tu fais le même projet en cinq heures. Résultat, si tu continues à facturer à l’heure, t’enquêtes seulement 250€.

    pour un travail qui a exactement la même valeur pour ton client, voire plus, parce que tu l’as fait mieux et plus vite. Est-ce que tu vois un peu l’absurdité du truc ? Plus tu progresses, plus tu t’améliores et moins tu gagnes. Alors que du point de vue du client, c’est tout l’inverse. Il est ravi, il obtient un meilleur résultat plus rapidement, sans stress, en étant mieux guidé. C’est exactement pour ça que tes tarifs doivent évoluer, pour refléter la valeur que tu crées et pas seulement le temps que tu passes derrière ton écran. OK, mais du coup…

    Comment est-ce que tu vas faire pour augmenter tes tarifs très concrètement et sans me prendre la tête ? Parce que t’es peut-être pas prêt à doubler tes tarifs, c’est carrément tendable. Pas de panique, j’ai d’autres leviers pour toi. Le premier levier, assez simple, c’est d’augmenter progressivement tes tarifs. Pas besoin de doubler du jour au lendemain. Tu peux juste décider que dès ton prochain devis ou dès ton prochain client, tu vas ajouter 5 ou peut-être 10 %. C’est pas grand chose et a priori, tu verras, personne ne va lever un sourcil.

    Et toi, te permet de commencer à t’habituer au fait d’augmenter tes tarifs pour suivre déjà rien que l’inflation. Et si tu veux même tester encore un truc un peu plus petit, tu peux le faire sur un petit atelier d’une heure, une heure de consultation ou encore une petite offre. C’est parfait pour t’entraîner à dire ton tarif à voix haute, à l’assumer pleinement au fur et mesure que tu prends confiance en toi, notamment en voyant que ça passe crème. Un deuxième levier que tu peux utiliser pour faciliter l’augmentation de tes tarifs,

    Manon Verbeke (07:20.886)
    c’est de prévenir tes clients à l’avance pour les garder dans une forme de transparence et de complicité. Tu peux écrire par exemple « Coucou mon client, à partir de janvier mes prix évoluent ! Et comme on travaille déjà ensemble, je te propose de bénéficier de l’ancien tarif jusque, par exemple, mars. Résultat, tu prépares tes clients en douceur à une hausse des tarifs et tes clients se sentent respectés dans leur statut de client actuel.

    Et le petit bonus toujours sympa, peut créer un petit effet d’urgence et inciter des clients qui hésitaient à re-signer avec toi ou des prospects qui hésitaient à signer à signer tout de suite pour profiter des tarifs actuels et donc toi, ça va venir enjoliver ta trésorerie. Le troisième levier que je te propose, c’est d’améliorer la valeur perçue au lieu juste de dire, et coucou, ça va être plus cher. Attention, je ne te dis pas d’ajouter des bonus, des offres, des séances, des heures en plus, des services en plus.

    Mais bien de mettre en valeur ce qui est important dans ton offre existante aux yeux de tes clients. Souvent tu donnes déjà beaucoup plus que ce que tu crois. Mais comme tu ne le dis pas clairement ou tu ne le dis pas clairement dans tes devis, dans tes propositions commerciales à tes clients, tes clients n’en ont pas conscience. Je vais donner un exemple. Dans mon activité, je fais des prestations d’identité visuelle et je fais toujours un suivi, une sorte de SAV sur WhatsApp pendant 30 jours. Pourquoi ? Parce qu’en fait, je me suis rendu compte que c’est ce temps dont mes clients ont besoin

    pour mettre en application leur identité visuelle. Ce n’est pas le lendemain de leur identité visuelle qu’elles se disent « tiens, je vais tout changer », des fois oui, mais la plupart du temps ça leur prend du temps. Pendant ce mois, elles peuvent m’envoyer du coup. Tous les visuels qu’elles créent et toutes les présentations PowerPoint et ainsi de qu’elles créent, elles ont l’autorisation de me les envoyer sur WhatsApp pour que j’y jette un œil et que je leur dise « ça c’est top, là tu peux améliorer ici et ça ». En gros l’idée c’est que je les aide à prendre en main leur outil, leur identité visuelle.

    Pour moi, c’était un petit détail, un truc que je faisais mais de manière très naturelle et clairement, c’est pas quelque chose dont je parlais avant. Mes clientes la prenaient à la fin en mode genre, cool, il a une sorte de SAV, j’adore. Et quand j’ai demandé à mes clientes ce qui les avait marqués dans ma prestation et ce qui avait apporté beaucoup de qualité pour elles, c’était ce sentiment de ne pas être lâchée seule avec leur nouvelle identité, à mettre en œuvre toute seule. Donc, va demander à tes clients et tes clientes ce qui a vraiment compté pour eux.

    Manon Verbeke (09:44.446)
    tu risques d’être surprise. Et tu pourras mettre ça en avant dans ton offre, dans ta proposition commerciale ou ta page de vente, sans rien ajouter de plus à part quelques euros. Le levier que j’adore pour augmenter tes prix, naturellement, c’est changer ton mode de tarification. Beaucoup d’indépendantes, peut-être toi aussi, ne pensent qu’à une seule manière de vendre. Avec des devis sur mesure, souvent calculés en heures ou en jours où on aligne les lignes et les prestations.

    En lisant le livre d’Alex Martel, Ajoute un zéro, j’ai pris conscience, j’ai presque genre conscientisé le fait qu’il existait plein d’autres de modèles de tarification souvent basés sur la valeur de ce que tu produis et pas le temps délivré. Et que chacun de ces modèles peut être un levier pour facturer plus justement ton travail. Let’s go avec un exemple fictif qu’on va appeler Julie et qui sera vidéaste.

    Par exemple, Julie jusqu’à aujourd’hui, elle faisait des devis. C’est-à-dire qu’on lui demandait un ensemble de… On lui disait, est-ce que tu peux me faire des vidéos ? Et Julie, elle disait, ouais. Et elle prenait un devis, elle ouvrait son logiciel de facturation et elle écrivait, bon, gestion de projet, déplacement, tournage, montage et listait comme ça en nombre de jours, en nombre d’heures les ensembles de sa prestation. Qu’est-ce que ça fait ? C’est rassurant pour toi, ça te permet d’aligner des tarifs et c’est aussi une manière de venir justifier ton tarif. Par contre,

    Qu’est-ce que ça permet aussi aux clients ? Ça lui permet de comparer les tarifs sur la base de choses qui sont comparables. Il peut mettre deux devis côte à côte et identifier, cette personne, a 50 euros de l’heure, l’autre, a 100 euros de l’heure, c’est plus cher. Et en fait, tu mets pas forcément en avant les bénéfices et la valeur que tu viens importer. Qu’est-ce qu’elle peut faire Julie ? Julie, elle peut faire un forfait standardisé, elle peut faire des packs. Elle peut afficher ses tarifs déjà d’avance en ligne et donc venir

    Gagner tout ce temps qu’elles auraient utilisé à faire des devis pour des gens qui finalement vont venir juste comparer ses tarifs. Elle peut créer des packs clairs, visibles, comme par exemple un pack interview de 30 minutes. J’arrive, je me déplace chez toi, je fais l’interview pour toi. Des packs vidéo réseaux sociaux, 5 réels, ce genre de choses. Le client peut acheter le pack, il sait ce qu’il a et c’est listé clairement. C’est plus clair pour lui et toi tu gagnes en temps et en process.

    Manon Verbeke (12:05.102)
    Julie, elle peut aussi tout simplement proposer un abonnement mensuel à un client, ce qui va lui permettre de capitaliser sur la relation avec son client dans la durée. Par exemple, elle pourrait dire « je te vends deux vidéos par mois pour la communication interne de ton entreprise » ou alors « un abonnement, un reportage dans vos locaux par mois ». En choisissant l’abonnement, Julie elle sécurise ses revenus sur plusieurs mois d’affilée, elle va construire une relation de qualité dans le long terme avec son client et alors…

    Ce qui est incroyable, c’est qu’elle va me créer une récurrence financière tous les mois, ce qui est assez rare finalement quand on est freelance. Julie, elle peut faire aussi un access retainer. C’est quoi finalement ? C’est facturer un accès à ton agenda. C’est facturer un abonnement pour que tu gardes une place de qualité, une place de choix à ton client dans ton planning. Ça ne t’empêche pas du coup, par contre, de facturer les prestations au-delà. Mais l’idée, c’est que…

    Pour pouvoir avoir la possibilité de bosser avec toi, il doit avoir une sorte d’abonnement un peu mensuel qui va venir sécuriser sa place. Facturer un retainer, finalement, ça te permet d’assurer à ton client ta disponibilité. Ensuite, j’adore celle-là. Julie, peut tarifer à la journée. C’est un format qui s’appelle les VIP Day qu’on retrouve de plus en plus et c’est mon format de prédilection. C’est hyper adapté pour les gens qui supportent pas les allers-retours, qui ont une capacité à bosser dans l’urgence, qui ont besoin de deadlines.

    c’est dire, et c’est Julie par exemple, pourrait dire, bah en fait, viens, on fait un tournage toute la journée, je suis sur place avec toi, je monte sur place et je te livre tout, toutes les sources à la fin de la journée. Pas d’allers-retours, pas de suivi, pas de mails d’échange, juste c’est clair, net et limpide à la fin de la journée, c’est fini. Julie, elle peut aussi mettre en place un service de consulting en vidéo. Par exemple, elle pourrait, au lieu de vendre son exécution, sa production de vidéo, elle pourrait vendre son savoir-faire.

    Julie, par exemple, elle pourrait se dire qu’elle met en place des heures one one où elle va conseiller des gens, des entreprises sur leurs stratégies de vidéos. Ou alors, elle pourrait se dire qu’elle crée un accès WhatsApp à son cerveau où les gens peuvent lui laisser des vocaux ou des petites vidéos pour qu’elle leur donne des conseils ou qu’elle les dépane en urgence sur des situations qu’ils vivent dans leur propre production vidéo. Julie, elle peut tout à fait former.

    Manon Verbeke (14:17.55)
    elle peut aller former des collaborateurs à tourner leurs propres vidéos en entreprise en interne, elle peut aller former d’autres indépendants à comment utiliser leur nouveau matériel vidéo. Et donc, du coup, elle peut passer de ben j’ai cinq clients par mois à j’en ai 20, 30, 40 en fonction du type de formation. Et alors attends, c’est le dernier celui-là. Julie, peut vendre des infos au produit. Julie, peut mettre toutes ses compétences et son expertise au sein de quelque chose qui va se vendre, comme un guide, une checklist, un process. Par exemple, Julie, elle pourrait tout à fait… encapsuler tout son process en tant que freelance vidéaste dans des Template Notions ou Google Docs, qu’elle pourrait mettre à disposition d’autres vidéastes et vendre ça de manière récurrente à plus de monde encore. Attention, c’est pas parce que c’est un infoproduct que ça se vend tout seul, on en reparlera peut-être dans un autre épisode si ça vous intéresse. Bon, je pense que tu as compris l’idée. Là, j’ai pris un exemple d’une vidéaste, mais tu peux complètement faire le même exercice avec ton métier.

    Pose-toi et imagine ce que ça pourrait donner dans chacun de ces modèles de tarification. Tu peux passer du projet unique au revenu récurrent, tu peux passer du je produis pour toi, je suis exécutante productive, à je t’enseigne à produire tes propres choses. Et chaque modèle ouvre la porte à des tarifs plus justes pour toi en tant qu’indépendante et plus alignés avec la valeur que tu apportes à tes clients. Bon, maintenant qu’on a dit ça, tu sais que tu dois augmenter tes tarifs, mais tu n’arrives pas à passer à l’action.

    Tu te reconnais ? Et entre nous, c’est pas parce que tu sais pas faire, c’est pas parce que t’as pas ton plan d’action, c’est certainement plutôt parce qu’il a une peur qui te bloque. Augmenter ses prix, c’est pas confortable. Dire son tarif à voix haute, c’est pas confortable. Parce qu’on a l’impression en tant que freelance, en tant qu’indépendante, que c’est nous qu’on met en vente. Et du coup, les pensées, elles arrivent en rafale. « Je vais perdre mes clients », « il va pas vouloir me signer, je vais être trop chère pour lui ». « Est-ce que mon travail vaut vraiment ce prix-là ?Pourquoi peut-il pérer ce tarif alors que d’autres le font moins cher ? » Et la grande classique, « Mais pour qui je me prends pour demander ce tarif ? »

    Respire, tu n’es pas ton prix. Si un client refuse, il ne rechète pas ta valeur en tant que personne, il dit simplement, ce tarif n’est pas compatible avec mon budget. Et c’est pas un drame.

    Répète-le toi, si un client refuse ton offre et te dit que tu es trop cher, c’est pas toi qui es trop cher, c’est juste qu’il n’a pas le budget. Alors comment on va faire pour rendre ce moment plus facile ?

    Manon Verbeke (16:37.738)
    Une première chose, ça peut être de t’entraîner. Habitue-toi à ton nouveau tarif. Dis-le. Répète le devant un miroir, dis-le à un ami, note-le partout, jusqu’à ce que ça devienne naturel. Dis-le dans tes groupes d’entrepreneurs, dis-le à tes collègues. Parce que si toi tu n’y crois pas, ton client va le sentir. Il va s’engouffrer dans la brèche.

    Prépare-toi à une phrase simple et ferme, sans excuses, sans tourner autour du pot. Pour cette prestation, mon tarif est de 1200 euros. Point. C’est tout.

    Pas besoin de rajouter un « mais si c’est trop cher pour toi, on peut s’arranger, nanana, nanana, t’assumes ». Pour cette prestation, mon tarif est de 1200 euros.

    Un autre truc qui peut aider beaucoup, c’est de pouvoir justifier et d’accompagner ces tarifs de preuves sociales, les témoignages de tes autres clients et les résultats concrets que t’as apporté. D’où l’importance d’avoir non seulement pas seulement un portfolio qui va montrer tes oeuvres créatives, tes productions créatives, mais aussi des études de cas qui vont expliquer par A plus B, tes méthodologies, tes méthodes de travail, comment t’as accompagné les clients et quels sont les résultats visibles et congrués pour ces clients.

    Et rappelle-toi, chaque fois qu’un client accepte ton nouveau prix, tu renforces ta légitimité. Tu vas gagner en confiance et c’est un vrai cercle vertueux. Plus tu assumes, plus c’est fluide, plus tu signes. Si tu dois retenir une seule chose de cet épisode, c’est que tu mérites d’être payé à ta juste valeur et que tes tarifs ne sont pas gravés dans le marbre. Ils évoluent avec toi, ton expertise, ton écosystème (coucou l’inflation) et avec la valeur que tu crées pour tes clients.

    Mon invitation pour toi aujourd’hui ? Choisis un petit pas à appliquer dès cette semaine. Peut-être augmenter ton prochain devis de 5 %. Reformuler ton offre pour mieux mettre en avant les bénéfices et la valeur qui est perçue par tes clients. Ou peut-être juste t’entraîner à dire ton tarif actuel à voix haute sans trembler et sans proposer tout de suite une réduction.

    Toutes les ressources dont j’ai parlé, notamment le livre d’Alex Martel, seront dans les notes de l’épisode et sur manonverbeke.com/ 04.

    Si cet épisode t’a été utile, partage-le avec une autre indépendante qui galère avec ses tarifs. Et tu peux aussi laisser 5 étoiles et un petit modou sur ton appit de podcast préféré. Ça ne prend pas longtemps, quelques secondes et moi, ça me fait kiffer. Merci d’avoir été là et je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Celles qui créent.


  • Mes astuces pour collaborer efficacement avec ton comptable (et garder l’esprit léger !)

    Mes astuces pour collaborer efficacement avec ton comptable (et garder l’esprit léger !)

    On va pas se mentir : la compta, c’est rarement ton moment préféré de la semaine. Pourtant, une bonne organisation peut transformer ta relation avec ton comptable en un vrai duo gagnant. Et crois-moi, quand tout roule côté administratif, ça libère de l’espace mental pour la créativité !

    À l’heure où je t’écris, je pilote des boites depuis 10 ans, et j’ai fait un tas de boulettes, mais j’ai aussi mis en place un tas de bonnes pratiques et d’astuces. Aujourd’hui, je partage avec toi mes meilleures pratiques pour collaborer efficacement avec ton comptable, sans t’arracher les cheveux. On parle d’apps simples, d’automatisation et de petites habitudes qui changent tout.

    Mes astuces pour une collaboration comptable fluide

    1. Sois claire sur tes besoins

    Ton comptable n’est pas juste un prestataire qui enregistre des chiffres : c’est ton partenaire. Plus il comprend ton activité et tes objectifs, plus il peut t’accompagner de manière pertinente. Explique-lui ton mode de fonctionnement, ce que tu veux suivre en priorité (ta marge, tes charges récurrentes, tes projections).

    Les cabinets comme Numbr sont spécialisés dans l’accompagnement des indépendant·es. Ils savent s’adapter et traduire la compta en infos utiles pour ton quotidien. Profite de cette expertise !

    2. Utilise une app de scan mobile

    Combien de tickets de caisse ont fini froissés au fond d’un sac ou complètement effacés après un passage en machine ? 😅 Avec une app de scan mobile, tu peux transformer en un clic tes justificatifs en PDF lisibles et horodatés. L’avantage, c’est que ces fichiers sont souvent directement envoyés dans ton logiciel comptable ou ton drive.

    L’app de Tiime est parfaite pour ça : tu scannes, ça reconnaît les infos essentielles (date, montant, TVA) et ça classe pour toi. Fini les justificatifs perdus !

    Quand je vais au café, la première chose que je fais juste après avoir payé, (directement sur le comptoir), c’est ouvrir mon app Tiime pour scanner le ticket. Parce que je me connais, et que si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais 😀

    3. Automatise tes envois

    À chaque facture reçue par mail, tu l’ouvres, tu télécharges, tu renvoies à ton comptable ? Stop. C’est une perte de temps inutile.
    Avec Zapier, tu peux automatiser le transfert de toutes tes factures vers ton drive ou directement dans Tiime. Résultat : tu n’as plus à y penser, et ton comptable reçoit toujours les bons docs au bon moment.

    En utilisant cette astuce j’ai réduit par 10 le nombre de documents réclamés au moment de la clôture comptable !

    4. Crée un dossier unique (et bien rangé !)

    Et si quand tu cherchais une facture, tu n’avait pas besoin de fouiller dans dix dossiers différents pour la retrouver ? Simplifie-toi la vie avec un seul espace de stockage, type Google Drive ou Dropbox, que tu pourras partager au besoin avec ton assistante ou ton comptable. Organise ton dossier par années / mois (ou par années / catégories, meme si je doutes que ce soit le plus pertinent)

    5. Partage en temps réel avec ton comptable

    Un des plus gros game changers, c’est de travailler dans un logiciel que ton comptable peut consulter en direct. Avec Tiime, plus besoin de lui envoyer tes relevés bancaires ou tes factures manuellement : il a accès à tes flux en temps réel.

    Ça veut dire moins de mails “Tu peux me renvoyer le relevé de mars ?” et plus de temps pour qu’il se concentre sur le conseil, et que tu te concentre sur ta gestion financière.

    6. Fixe un rituel mensuel

    La compta, ça ne s’improvise pas une fois par an au moment du bilan. Pour éviter les rushs et les oublis, mets en place un rituel mensuel.
    Bloque 30 minutes dans ton agenda, par exemple le dernier vendredi du mois, pour :

    • scanner tes derniers justificatifs (si tu n’as pas encore tout automatisé)
    • vérifier que tout est bien classé,
    • ajouter tes notes de frais,
    • jeter un œil à ton tableau de bord Tiime, et vérifier si ton comptable a des demandes.

    En choisissant d’utilisant Tiime, tu transformes une montagne de paperasse en une petite colline facilement franchissable, car ton comptable fait la pré-compta au fur et à mesure de l’année et te demande les pièces manquantes, quand ton cerveau se rappelle encore de où tu as rangé le ticket de caisse du café qur tu as pris le mois dernier 😉 (au fond de ton sac à main ! ) Ton futur toi te dira merci.

    7. Anticipe au lieu de subir

    Un bon comptable, c’est comme un bon copilote : il te prévient avant les virages serrés. Mais pour ça, il a besoin d’avoir une vision claire et à jour de tes finances.

    Si tu lui transmets tes docs en retard, il subira autant que toi les mauvaises surprises (TVA, impôts, cotisations sociales). En lui donnant les infos au fil de l’eau grâce à Tiime + ton organisation, il peut te prévenir, ajuster tes provisions et t’aider à anticiper.

    Profite de ce temps gagner pour mettre à jour tes plans de trésorerie et ta gestion budgétaire 🙂

    8. Sollicite des points réguliers avec ton comptable

    La compta, ce n’est pas juste un bilan annuel qu’on découvre à la dernière minute. Plus tu échanges régulièrement avec ton comptable, plus tu peux prendre des décisions éclairées. Ces points réguliers te permettent de faire le point sur :

    • tes charges qui augmentent,
    • tes seuils de TVA,
    • tes investissements à planifier,
    • tes amortissements (prévoir de répartir le coût d’un gros achat (ordi, voiture, matos…) sur plusieurs années au lieu de le passer en une seule fois.)

    Chez Numbr, par exemple, tu as accès à un suivi personnalisé avec un comptable dédié qui prend le temps d’échanger avec toi. Résultat : tu ne subis pas ta compta, tu la pilotes avec une vraie vision de ton business.

    9. Sois vigilant·e au cadre du contrat

    Un détail qu’on oublie souvent : le contrat avec ton cabinet comptable. Dans la majorité des cas, tu t’engages pour toute l’année comptable, et si la collaboration ne se passe pas comme prévu, tu peux te retrouver coincé·e. Ça veut dire frais de sortie, facturation du reste de la prestation, et une impression d’être prisonnier·ère de ton cabinet.

    Avec Numbr, c’est différent : tu es libre à tout moment, sans engagement. Si tu veux tester, ajuster ou même arrêter, tu peux. Cette flexibilité est précieuse, surtout quand tu es indépendant·e et que ton activité évolue vite.

    Avant Numbr j’ai eu 3 cabinets comptables « classiques » ces 10 dernières années, et je dois te dire que cette impression d’être une princesse au démarrage de la prestation, puis une princesse enfermée dans une tour, prisonnière dès lors que la relation ne se passait plus correctement :/ Je revis depuis que je suis chez Numbr 🙂

    Bonus → Délègue ta pré-compta à une super assistante admin !

    Ça fait 2 ans maintenant que je délègue toute ma compta à ma super assistante administrative, et l’investissement n’est pas aussi élevé que ce qu’on pense. Elle a commencé par faire ma pré-compta, trouver les factures, envoyer les justificatifs aux clients, lister les impayés. À force de confiance, j’ai fini par lui déléguer toutes mes opérations administratives et le lien à mon comptable :

    • payer mes prestataires,
    • facturer les clients & gérer les retards de paiement,
    • suivre avec mon comptables les demandes de pièces & de justificatifs,
    • faire le lien aux administrations et gérer toute la paperasse à ma place 😀 (et sérieusement, c’est le pied).

    FAQ – Les questions qu’on me pose souvent

    Est-ce que je dois envoyer tous mes relevés bancaires ?
    Oui, c’est indispensable. Mais avec Tiime, ton compte bancaire est connecté et tout remonte automatiquement.

    Quelle app mobile recommandes-tu pour scanner mes factures ?
    Celle de Tiime fait parfaitement le job : elle est rapide, intuitive et directement connectée à ta compta. Oh et elle est gratuite.

    Comment éviter les relances de mon comptable ?
    Avec une organisation simple : scan immédiat + drive partagé + automatisation via Zapier = zéro relance.

    Quand dois-je contacter mon comptable ?
    Pas seulement en cas d’urgence ! Tu peux (et tu devrais) l’appeler dès que tu réfléchis à un investissement ou une évolution de ton activité.

    Dois-je forcément comprendre toute ma compta ?
    Non ! Ton rôle, c’est de rester organisée et proactive. Le reste, c’est le cœur de métier de ton comptable. Si tu comprends la pré-compta, c’est suffisant pour analyser ton activité.

    En conclusion 💛

    Collaborer efficacement avec ton comptable, ce n’est pas juste une question d’envoi de documents : c’est une vraie stratégie d’organisation. Quand tu mets en place des outils simples (Tiime), des automatismes (Zapier) et un cadre de collaboration clair (Numbr), tu passes d’une relation “contrainte” à une relation “alliée”.

    👉 Et toi, tu as déjà mis en place des petites astuces pour simplifier ta compta ?


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