Tu connais cette sensation ? Tu reçois une demande de contact. Budget flou. Projet urgent. « Juste un petit logo rapide. » Tu sens déjà que ça va être compliqué, mais tu as peur de dire non. Peur de manquer une opportunité. Peur de te fermer des portes.
Alors tu dis oui. Tu acceptes le call découverte. Et 30 minutes plus tard, tu le sais : ce n’est pas ton client idéal. Trop de red flags. Pas le bon fit. Mais tu as déjà perdu ce temps que tu ne récupéreras jamais.
C’est exactement ce que j’ai vécu. Pendant des années, j’ai dit oui à tout. Aux logos à 250€ livrés en 48h. Aux clients qui voulaient 15 allers-retours sur chaque visuel. À ceux qui ne respectaient aucun délai.
Jusqu’au jour où j’ai décidé d’inverser la logique : utiliser mon marketing pour repousser les mauvais clients.
Résultat ? Mes calls découverte ressemblent désormais à des cafés entre potes. Mes clients arrivent déjà conquis. Et mes missions sont devenues du pur kiff.
Voici comment j’ai fait, et comment tu peux faire pareil.
Les 3 mythes qui te sabotent
Si tu te retiens d’afficher clairement qui tu es, c’est probablement à cause de l’un de ces 3 mythes :
Mythe n°1 : « il faut plaire au maximum de gens pour avoir assez de clients »
Faux. Et c’est même l’inverse.
Plus tu essaies de plaire à tout le monde, plus tu deviens invisible. Ton message devient générique, interchangeable avec n’importe quel autre créatif.
Je l’ai expérimenté : quand j’ai commencé à afficher mes valeurs féministes, queer et écolos sur les réseaux, mes proches m’ont mise en garde. « Tu vas faire fuir tes clients. »
La vérité ? Je n’ai jamais attiré autant de personnes prêtes à me payer. Des personnes qui partagent mes valeurs. Avec qui je peux bosser dans la joie, la confiance et le respect mutuel.
Les 50% qui sont partis ? Ce n’étaient pas mes clients de toute façon.
Mythe n°2 : « Si quelqu’un a le budget, c’est forcément un bon client »
Le budget, c’est nécessaire. Mais ce n’est PAS suffisant.
J’ai déjà eu des prospects avec 5000€ qui :
- Voulaient tout contrôler et refusaient d’écouter mon expertise
- Demandaient 15 allers-retours sur chaque livrable
- Ne respectaient aucun délai pour me donner leurs retours
Avoir le budget ne fait pas d’eux de bons clients.
Un bon client, c’est un package complet : ✓ Quelqu’un qui a le budget ET respecte mon expertise ✓ Quelqu’un qui a le budget ET adhère à mes valeurs ✓ Quelqu’un qui a le budget ET rentre dans mon process ✓ Quelqu’un qui a le budget ET avec qui l’échange est fluide
Le budget, c’est la porte d’entrée. Pas le seul critère de qualification.
Mythe n°3 : «Pour qui je me prends pour imposer mes conditions ?»
Cette peur du « qui suis-je pour… » paralyse beaucoup de créatives.
J’étais pétrie d’angoisse quand j’ai lancé mon offre de Sprint créatif en une journée. J’imposais mes rythmes de travail, ma méthode, mes conditions.
Je pensais que personne ne voudrait. Résultat ? J’ai quasiment doublé mon chiffre d’affaires en un an.
Pourquoi ? Parce qu’une offre claire attire des clients clairs. Qui savent dans quoi ils s’engagent. Et qui respectent le cadre que je leur propose.

Ma stratégie pour repousser les clients qui ne me correspondent pas
Maintenant que tu sais que c’est possible (et même souhaitable), voici comment je fais concrètement.
Étape 1 : Identifier mon client rêvé ET mon anti-client
Je n’ai pas eu besoin de m’asseoir avec un tableau Excel. J’ai appris par l’expérience.
J’ai regardé mes collaborations passées :
- Avec qui c’était fluide, agréable, kiffant ?
- Avec qui c’était compliqué, énergivore, frustrant ?
Mes clients rêvés : → Des solopreneurs du web avec une activité qui tourne → Qui comprennent la valeur d’une image de marque stratégique → Qui veulent des outils concrets pour créer leur contenu
Mes anti-clients : → Ceux qui veulent « juste un logo pas cher pour commencer » → Ceux qui pensent que le design c’est « faire du beau » → Ceux qui veulent prendre 6 mois pour décider → Ceux qui n’ont pas budgeté leur projet
Et je fais TOUT pour que mes anti-clients ne me contactent jamais.
Étape 2 : Utiliser mon contenu comme un filtre automatique
Mon contenu, ce n’est pas juste une vitrine. C’est un système de qualification automatique.
Concrètement, je : ✓ Affiche mes tarifs (minimum 3000€ pour une identité de marque) ✓ Utilise des points médians et des mots épicènes dans mes textes ✓ Parle ouvertement de mes valeurs (féminisme, écologie, inclusivité) ✓ Montre mes conditions de travail (en sprint, ou pas du tout) ✓ Assume mon humour et mes références décalées
Résultat ? Les personnes qui ne supportent pas ça ne me contactent tout simplement pas. Elles savent que je ne suis pas pour elles.
Et celles qui ADORENT ça ? Elles arrivent déjà conquises.
Un jour, un prospect m’a écrit : « J’aimerais bosser avec toi, mais les points médians, c’est un red flag pour moi. »
Ma réponse ? « Ça va très bien Jean-René, ciao. Longue vie à toi. »
À l’inverse, un homme m’a demandé : « Tu écris tout au féminin, est-ce que tu acceptes de travailler avec des hommes ? Parce que moi je peux être ta queen si tu veux. »
Green flag absolu.
Étape 3 : Créer des barrières stratégiques AVANT le call
Si tu ne veux pas perdre de temps en calls découverte inutiles, crée des filtres en amont.
Mon arme secrète ? Le questionnaire de qualification.
Avant chaque call, je pose LA question qui fait office de filtre :
« Quel budget avez-vous à disposition pour ce projet ? »
Un jour, un prospect a répondu : « Je n’aime pas cette question. »
Et moi, j’ADORE cette question. Parce qu’elle me permet d’émettre des hypothèses :
- Le client aura du mal à parler d’argent
- Il n’a peut-être pas le budget qui va avec ses ambitions
- Il n’a pas budgeté son projet
- Le projet est secondaire à ses yeux
Avec ces hypothèses, je gagne du temps en n’acceptant pas le call.
Radical ? Oui. Efficace ? Absolument.
Ce qui a changé depuis que j’ose repousser
Aujourd’hui, je réalise presque plus aucun appel découverte avec des inconnus.
Mes clients arrivent par recommandation. Ils ont déjà vu mes cas clients, lu mes contenus, assisté à mes lives.
Ils savent qui je suis, comment je travaille, et combien ça coûte.
Mais ça n’a pas toujours été comme ça.
Au début, j’avais tellement peur de « manquer d’opportunités » que je disais oui à tout :
- Au client qui voulait un logo en 48h pour 250€
- À celle qui était « dérangée par les points médians »
- À celui qui refaisait mes propositions en direct
Résultat ? J’étais épuisée. Frustrée. Et je produisais du travail médiocre.
Alors j’ai pris une décision radicale : ne plus travailler qu’avec des personnes que j’aurais envie d’inviter à dîner chez moi.
Ça peut sembler extrême. Mais c’est devenu mon critère numéro 1.
Voici ce que j’ai gagné :
→ En clarté : Mon positionnement est devenu limpide. Mon message, puissant. → En énergie : Travailler avec des clients qui me ressemblent, c’est comme bosser avec des potes. Zéro fatigue émotionnelle. → En qualité : Quand je kiffe mon client, je produis du meilleur boulot. C’est mathématique. → En liberté : Je choisis avec qui je bosse. Et ça, c’est le luxe absolu de l’entrepreneuriat.
Tes prochaines actions
Tu l’as compris : ton marketing peut devenir ton meilleur filtre.
À condition que tu acceptes de ne pas plaire à tout le monde.
Pour commencer dès maintenant :
1. Identifie 3 caractéristiques de ton anti-client → Quelqu’un avec qui tu ne veux PLUS JAMAIS bosser
2. Trouve une façon de les repousser dans ton contenu → Tes valeurs, ton ton, tes tarifs, tes conditions…
3. Accepte que certaines personnes ne t’aimeront pas → Et c’est EXACTEMENT le but
Je suis une diva. Je fais fuir des tas de gens. Et c’est exactement pour ça que ça fonctionne – très bien – pour moi.
Tu veux découvrir toute ma stratégie en détail ?
Dans l’épisode 18 de « Celles qui créent », je te partage :
→ Les 3 mythes qui t’empêchent d’assumer ton positionnement
→ Ma méthode complète de marketing répulsif
→ Les questions précises à poser dans ton questionnaire de qualification
→ Mes erreurs de débutante (et ce que j’ai appris)
Durée : 20 minutes pour transformer ta relation client.
👉 Écoute l’épisode maintenant sur ta plateforme préférée
Parce que les bon·nes client·es, ce sont ceux et celles qui restent APRÈS le filtre. Pas avant.

