Tu as 12 ans d’entrepreneuriat derrière toi, une équipe de près de 90 personnes, une entreprise qui tourne. Et là, tu décides de tout vendre pour créer des œuvres d’art avec des artisans. Ça ressemble à quoi, concrètement, ce passage ?
Cécile Tauvel a co-fondé avec son mari Antoine La Minut’Rit, un réseau de conciergerie d’entreprise créé en 2012 et développé pendant 12 ans avant d’être vendu en juin 2024. Aujourd’hui, elle consacre son énergie à Maison Lacmé, un projet de création d’œuvres d’art avec des artisans d’art, et anime le podcast Pop in !
Dans cet épisode, tu vas découvrir :
- Comment on vend une entreprise construite pendant 12 ans, et comment on se reconstruit après
- Entreprendre en couple : comment gérer les rôles, la vie de famille et la joie sans se couper en deux
- Les nœuds de réseau : ce concept peu connu qui peut changer ta façon de développer ta visibilité
- Comment le bénévolat et un podcast peuvent te mener à exposer à l’Hôtel de la Marine
- Comment bâtir une stratégie de visibilité quand tu vends quelque chose que les gens ne comprennent pas encore
- Comment recomposer son fil LinkedIn autour de ses mots-clés métier
- Pourquoi changer de direction n’est pas un échec, et comment accepter que ça prenne du temps
Si tu te demandes comment faire la prochaine grande transition de ta vie tout en gardant ta joie et tes liens, cet épisode est pour toi.
Liens utiles
- 🎧 Écouter sur Ausha : Celles qui créent
- ❤️ Découvrir Maison Lacmé : maison-lacme.fr
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- 🎙️ Son podcast : Pop in !
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Transcription
Manon
Aujourd’hui, j’accueille Cécile Tauvel dans Celles qui créent, avec son parcours qui va te montrer qu’il est possible de se réinventer complètement sans jamais se perdre. Cécile a co-fondé avec son mari Antoine La Minut’Rit, un réseau de conciergerie d’entreprise qu’ils ont développé pendant 12 ans avant de le vendre en juin 2024. Aujourd’hui, elle consacre avec Antoine son énergie à un tout nouveau projet Maison Lacmé pour et créer des œuvres d’art. Elle anime aussi le podcast Pop in ! et participe à la France Design Week. Ce qui m’a touchée avec le parcours de Cécile, c’est sa capacité à mener des projets ambitieux sans sacrifier vie de famille, vie de couple et la joie. Son message est clair, on peut entreprendre en restant entière. Let’s go parler de tout ça, de comment on construit et comment on vend une entreprise, comment on se réinvente dans l’art après avoir travaillé dans la conciergerie, comment on reste soi-même quand on porte des projets si ambitieux. Installe-toi bien, c’est parti ! Salut Cécile ! Comment est-ce que tu vas ?
Cécile
Salut Manon ! Ça va super bien !
Manon
Est-ce que, Cécile, commençons par le commencement, est-ce que tu peux me décrire en quelques mots ton parcours et comment t’en arrivais à créer une entreprise et la vendre ? Parce que moi, ça m’intrigue ce truc quand même.
Cécile
Alors je crois que j’ai toujours voulu créer une entreprise ou presque. L’entrepreneuriat je pense c’est dans mes gènes et donc j’ai créé une entreprise à la sortie de l’école de commerce avec mon mari qui n’était à l’époque mon compagnon mais nous nous sommes mariés en 2013 tu vois et on a créé en 2012. Donc j’avais encore mon nom de jeune fille sur les cartes de visite.
Manon
Mmmh ! Il en a qui font des bébés avant de se marier, vous avez fait un bébé entrepreneurial quoi.
Cécile
Oui, on pourra en reparler. Est-ce qu’on appelle ça un bébé ou pas, surtout quand on la vend après ? Exactement. Donc il ne faut éviter en général de dire que c’est son bébé, sinon c’est très compliqué. Alors on a créé en 2012 avec Antoine et on avait envie de faire un service utile humain et on a eu l’idée de faciliter la vie des salariés avec cette idée de…
Manon
j’avoue parce qu’un bébé ça se vend pas.
Cécile
consergerie d’entreprise. Le début était très artisanal, on faisait tout nous-mêmes. Moi, je travaillais même à côté de l’entreprise. Pendant deux ans, faisais les deux, soirée et week-end, sur la communication marketing. puis, Antoine était lui à plein temps sur la partie consergerie développement administratif juridique. Et puis…
Manon
Et vous y avez quand même des personnes qui faisaient les tâches de conseil juridique ou c’était vous aussi ?
Cécile
Alors au début c’était bien Antoine, mon mari, qui les faisait. Moi j’en ai fait un tout petit peu mais de toute façon je suis tombée enceinte de notre premier enfant et donc je n’ai pas pu les faire… Voilà ! Donc je n’ai pas pu en faire très très longtemps. Et puis surtout on a embauché au fur et mesure. On a aussi développé un réseau de franchise, ce qui n’est pas le même métier que celui de la Conciergerie. Donc on avait deux sociétés. Et ce que j’ai vraiment aimé avec La Minut’Rit, c’était évidemment de créer du lien.
Manon
Ok, Incroyable. Tu consergé ton bidon de femme enceinte ? Ouais, tu comprends.
Cécile
d’animer une communauté de franchisés, une communauté après de salariés au fur et mesure qui a grandi. On a été presque 90 personnes à la fin de notre aventure entreprenariale. Donc, c’est ça, exactement, ça compte tout le monde. Donc, ce que j’ai aimé aussi, accompagner les franchisés, transmettre, recruter. J’ai beaucoup aimé trouver la bonne personne, bon concierge ou la bonne concierge pour chaque entreprise cliente.
Manon
Ça compte les franchisés, c’est ça ? D’accord. Ok.
Cécile
Et puis je te dirais aussi que c’était vraiment plus qu’une entreprise de service pour moi. Ça a vraiment été une aventure humaine. puis on a essayé de développer une culture d’entreprise forte. J’ai continué de me former en parallèle grâce à différents réseaux d’entrepreneurs. Et donc on a continué comme ça à développer l’entreprise. Voilà.
Manon
C’est incroyable. Je pense que c’est le genre de feedback qu’on aura très peu. donc je le savoure très peu dans Celles qui créent. Donc je le savoure parce que des projets qui, des personnes qui sont dans les industries créatives et qui ont ce parcours là, ce bagage là, c’est pas courant. Est qu’on peut faire une petite pause sur entreprendre à deux, entreprendre en couple ?
Cécile
Avec grand plaisir, c’était un de mes sujets dans mon podcast Pop in !. La saison 2 était autour de ça. La saison 1, je l’ai dédiée au métier passion, donc je suis quand même quelqu’un de passionné. La saison 2, je suis allée peut-être grâce à Flavie Prevot, que tu connais, qui m’avait interviewée sur le sujet des couples qui travaillent ensemble. Et donc elle m’avait dit, mais c’est un sujet finalement, on en parle peu. Et c’est pour ça que je me suis dit, c’était l’occasion d’en faire une série. Donc j’ai interviewé…
Manon
Mmmh. Oui ! Mais oui !
Cécile
20 couples qui travaillent ensemble et comme ça j’ai pu un petit peu comparer avec nous, rendre compte et continuer de grandir. Donc dans l’entreprenariat en couple, je te dirais que finalement c’est un peu un miroir grossissant parce que ça va amplifier les qualités, les différences et les modes de communication. Donc on a vraiment la nécessité de séparer les rôles, de protéger le couple. avec des moments amoureux où tu essaies de ne pas parler entreprise mais ça c’est très très dur. Merci les enfants, merci les enfants qui permettent.
Manon
Oh ! Tellement dur ! On est d’accord. Les enfants, attends, il y a quand même un truc, les enfants viennent un peu, genre, remettre les priorités à leur place, c’est dire qu’un enfant, il n’est pas en mode genre oui maman je comprends, ton business passe avant moi. C’est ça, que ce soit le rythme de vie ou les sujets, ça vient porter de la diversité. OK, donc merci les enfants.
Cécile
Non. Exactement. Ça nécessite aussi de communiquer différemment, de trouver des moments pour vraiment parler entreprise. Si je t’avoue que parler de l’entreprise à deux heures du mat, ça nous est déjà arrivé. Tu as un sommeil et hop, ça se réveille. Ça peut arriver. Mais je dirais que l’entrepreneuriat en couple aussi, ça apporte une énorme force qui est celle de construire quelque chose ensemble. Et ça, pour moi, c’est formidable. parce qu’on évolue ensemble et donc on grandit ensemble et on est dans la même direction. Même si on peut avoir un décalage, puisque par exemple pour la vente de l’entreprise, on pouvait ne pas être tout à fait sur le même timing. Donc il a fallu s’adapter à ça aussi. Et puis je te dirais aussi qu’au niveau de notre complémentarité, nous par exemple, on avait vraiment divisé les rôles. Antoine était sur la vision, la vision était peut-être quand même tous les deux, il était vraiment sur la structuration au niveau administratif, au niveau juridique, du développement commercial. Et puis moi, j’étais plutôt dans l’animation des franchisés, le recrutement, la créativité en mettant des webinaires, en créant des partenariats avec des personnes extra et puis dans la transmission évidemment aussi de la pédagogie pour former les franchisés et former nos salariés.
Manon
Ok, je vois, c’est assez clair. même temps, ça me paraît logique que vous portiez tous les deux la vision parce que vous êtes quand même genre les deux têtes pensantes d’un projet entrepreneurial. Si la vision n’est pas partagée, me semble compliqué. Mais du coup, il était plus sur la partie structuration administratif, les structures solides et toi, venais mettre les structures de formation de relationnels, d’accompagnement et d’expansion qui se posaient sur les bases solides qu’Antoine construisait en parallèle. Ok, hyper intéressant. Bon, c’était pas votre bébé, mais à moment donné, vous l’avez cédé, vous l’avez vendu. C’est quoi le constat qui fait que, à un moment donné, on se dit tiens, ce projet, on en a fait le tour et on va le céder.
Cécile
Après 12 ans, c’est compliqué de s’en rendre compte parce que ça fait tellement longtemps. Mais il faut savoir que nous, quand on a créé La Minut’Rit, c’était mon projet de fin d’études et que c’était pour apprendre à être entrepreneur. Donc la vocation n’était pas du tout de le garder longtemps. Mais au fil des à mesure des années, on a oublié ça. Et du coup, je m’y suis vraiment beaucoup beaucoup attachée. Je pense personnellement plus qu’Antoine. Mais du coup, ça a dû être une décision progressive. En fait, ça n’a pas été brutal. On a eu le sentiment qu’un cycle se terminait. En général, tu as des cycles 3, 4 ans. Donc ça fait en général 4, 8, 12. Et donc, tu repars dans des cycles et donc il faut retrouver de l’énergie. Et là, on voyait bien que si on repartait sur un nouveau cycle, il fallait recréer tellement de choses, mais refaire des choses qu’on avait déjà faites, certes, différemment. Mais il fallait repartir sur un cycle de 5 à 10 ans. Et donc là, on n’avait plus l’énergie pour refaire ça et on avait la chance de un acquéreur qui avait des valeurs communes avec les nôtres et qui allait continuer à développer cette entreprise. Donc ça a été vraiment une chance pour nous d’avoir cette passation qui s’est fait vraiment tranquillement, petit à petit, pour que ce soit le plus pérenne après possible pour lui. et puis pour nous aussi de pouvoir après envisager un autre projet.
Manon
Mais quel, mais quel comment ? je perds mes mots. Mais quel passage d’un sujet à l’autre merveilleux. Tu me fais là, Cécile. Bon, donc vous passez d’un projet qui était ton projet d’étudiante, j’entends, qui vous a amené, vous avez appris plein de choses et l’ensemble de ces choses que vous avez apprises, vous les avez remises ensemble dans un nouveau projet autour de l’art, de la transmission, de la création, de la collaboration. Ça s’appelle Maison Lacmé. Et je vais te laisser en parler avec tes mots.
Cécile
Tout à fait. Là, on est vraiment sur un changement à 180°C, je pense. Les gens autour de nous qui nous connaissent font un peu de mal à comprendre ce qu’on est en train de faire. Et je pense que l’exposition qu’on va faire au mois de septembre, du 9 au 27 septembre 2026, à l’hôtel de la Marine, donc place de la Concorde, va permettre de faire comprendre ce qu’on crée depuis… ça fera deux ans après la vente et c’est un projet qu’on a mûri dans lequel on énormément investi puisque du coup c’est un projet autofinancé, de cette voiture transparente avec 12 artisans d’art qui sont venus sublimer différentes parties de la voiture. a le pommeau de vitesse qui est en porcelaine de limoges, a une broderie de coquillage à l’arrière. Sur un siège passager, a des Angelivers en onyx blanc. On a vraiment des pièces incroyables. Même le logo de la voiture a été revu en broderie d’or métallique. Ça apporte vraiment une vitrine à l’artisanat d’art français. En plus, comme elle est transparente, on dit que c’est la vitrine roulante de l’artisanat d’art français. Elle ne roulera pas à l’hôtel de la marine, mais vous pourrez voir une vidéo puisque nous allons mettre une borne autotem pour pouvoir…
Manon
Mmmh
Cécile
vraiment la voir rouler, voir les photos des détails aussi puisqu’elle est installée sur un podium. Cette voiture roule, j’ai roulé dedans donc je peux dire qu’elle peut rouler, elle est roulante en tout cas.
Manon
Donc cette voiture roule. Et donc le projet derrière, la passion, la mission, le why de cette entreprise pour nos auditrices, c’est de faire collaborer des artistes, des artisans d’art pour donner à avoir les expertises. C’est ça, je ne me trompe pas, pour donner à avoir les savoir-faire, les expertises, créer des nouvelles collaborations.
Cécile
En fait, ça va être plutôt nous, Antoine, ou moi, ou et moi, ça dépend des projets, qui allons créer vraiment la ligne artistique. On va faire certaines maquettes, va faire des dessins préparatoires, un peu de sculptures pour pouvoir montrer aux artisans d’art ce qu’on souhaite faire. Mais après, ce sont les savoir-faire des artisans d’art français. vont venir rendre ces pièces uniques et précieuses. Du coup on est plutôt dans un type de rareté. Et là je te dirais aussi que c’est peut-être un peu plus Antoine qui m’a emmené vers ce projet. Autant La Minut’Rit c’était plutôt moi. Et là c’est peut-être une passion un peu plus Antoine même si on est passionné d’art depuis le début puisque là avant La Minut’Rit on s’était posé des questions pour créer une première entreprise dans l’art. Mais on n’avait ni le réseau, ni l’argent, ni l’expérience.
Manon
Mmmh!
Cécile
Donc on s’est dit peut-être un peu trop pour pouvoir percer dans l’art et donc on a choisi cette première entreprise qui était censée durer 3-4 ans comme je te l’ai dit. Finalement ça durait 12 ans. Donc on a pris un petit peu de retard mais du coup on se rattrape là !
Manon
Et, et, ça veut dire que vous accélérez, c’est ça ?
Cécile
En fait, a été une période de maturation qui a été pendant les deux ans, une voiture à faire, très très long et puis c’est pas nous qui la faisons forcément de nos mains, on fait travailler énormément de monde dessus. il faut attendre après chacun, il faut organiser et donc il a des temps d’attente. Et ça, c’est bon pour la créativité mais parfois c’est difficile pour les entrepreneurs que nous sommes.
Manon
Ok alors attends, j’ai envie de te poser des questions qui ne sont même pas écrites dans notre script. J’espère que tu ne m’en veux pas. Ouais, c’est ça, pire tu dis, tu réponds pas, tu dis joker. Vas-y, je te laisse un joker. Comment ça se finance ? C’est quoi le business model de ce projet ? 1. Ça, c’est la question 1. La question 2, c’est la plus tôt la partie promotion, mais du coup, c’est forcément intimement lié. Comment on communique ? C’est quoi la nécessité de communiquer sur ce genre de projet ? Comment ça fonctionne ?
Cécile
Ben non ! Au pire, je réponds pas ! Ha ha ha
Manon
Voilà maintenant je te laisse avec ça. T’as un seul joker. Cool.
Cécile
Je vais répondre aux deux, parce que c’est important pour le public. Nous, a eu de la chance de vendre notre entreprise, donc on a investi dans ce nouveau projet. On a pris le temps du coup de ne être émunérés pendant les premiers temps. L’idée, c’est de vendre cette voiture, après l’exposition. Est-ce que ce sera une fondation pour qu’elle continue à être visible ? L’idée, c’est ça. On ne sait pas à l’avance qui l’achètera, mais voilà. c’est de pouvoir la vendre puisque nous l’avons, comme je te l’ai dit, financé nous-mêmes. Après, ta deuxième question, c’était sur… Et pour compléter, après d’autres projets, ce seront des commandes la plupart du temps, donc de collectionneurs, par exemple ça peut être aussi en architecture d’intérieur, des maisons de luxe, peut être des architectes au cours. On va vraiment être plus en commande après. Donc après on aura pu avancer comme on l’a fait là. Là c’est un peu comme si on disait voilà il faut qu’on vous montre ce qu’on est capable de faire. Et donc le meilleur moyen de montrer ce qu’on est capable de faire c’est d’après chercher un lieu incroyable et d’où l’Hôtel de la Marine et ce partenariat incroyable avec la Paris Design Week pour pouvoir avoir la chance d’avoir une énorme visibilité sur ce premier gros projet.
Manon
Ouais. C’est votre premier cas client en fait. va dire. D’accord.
Cécile
Ouais, notre premier vrai cas client. On a fait une petite exposition au Havre pour apprendre un petit peu, mais voilà, c’était au Havre, c’était à partir de photographie. C’était pas du tout la même ampleur, c’était dans une librairie. Voilà, on n’est pas du tout sur le même type d’oeuvre, mais ça nous a un peu quand même appris à faire une expo, à faire des ateliers enfants, ateliers, enfin à faire un vernissage. Ça nous a quand même appris. Voilà, exactement. C’est ça. Exactement.
Manon
Faire tout ce qui fait vivre l’expo autour, tout ce qui participe du modèle de la promotion d’un objet d’art. Parce du coup, je sais pas si on peut dire une oeuvre d’art à ce moment-là, puisque c’est un objet d’art.
Cécile
Oui, là c’est entre le design, l’artisanat d’art et l’art. C’est vraiment les trois mots-clés qui sont importants pour nous. Et donc la visibilité, on a cette chance de pouvoir rencontrer au mois de juin déjà quelques journalistes et au mois de septembre énormément de journalistes grâce à l’influence, enfin la visibilité de la Paris Design Week et de l’Hôtel de la Marine.
Manon
Ok, et bien on vous souhaite plein plein de commandes.
Cécile
On verra des opportunités pour pouvoir faire des projets un peu waouh, un peu fou. Parce que je pense que c’est ça quand les gens voient la voiture. Vous êtes un peu fou, non ? Oui, mais en même temps, comme je l’ai dit, pour percer dans l’art, pense que ce pas facile aujourd’hui. Il a tellement de belles choses et c’est incroyable. du coup, pour se démarquer, on a choisi de quelque chose d’un peu fou en lien avec les étoiles.
Manon
J’ai l’impression que votre propos, c’est aussi de remettre de la finesse, de la beauté dans le quotidien. Je n’ai pas envie de dire l’amorosité ambiante, mais en tout cas dans le quotidien qui peut peut-être être un peu parfois anesthési.
Cécile
Du rêve. Et du rêve aussi. Oui, on veut pouvoir vous emmener dans notre rêve aussi.
Manon
Ok, donc si je résume la question du business model, c’est que finalement vous avez mis cet argent que vous aviez capitalisé en amont, vous l’avez mis au service de pouvoir payer les artisans, de pouvoir payer votre temps à vous aussi, on va dire, de pouvoir commencer la structuration de ce projet Communiqué et Compagnie. Et l’idée, ensuite, c’est que ce soit autosuffisant avec de la vente des commandes des oeuvres.
Cécile
Tout à fait. Oui c’est ça, d’avoir des commandes au fur et mesure. il y a eu… peut-être aujourd’hui on est… Voilà, peut-être aujourd’hui c’est un peu… Et encore, je pense que ça se pratique beaucoup, mais voilà, on n’est pas obligé de créer tout le temps des oeuvres… Enfin on peut alterner des oeuvres qui viennent de soi sans projet extérieur, et on peut aussi avoir des commandes avec juste… Voilà, on a un budget, un lieu…
Manon
Super. Oui. Oui, comme on faisait avant !
Cécile
et une envie globale et puis après avoir un peu carte blanche et ça, ce serait vraiment chouette quoi.
Manon
Carrément. Auditrices, auditeurs, je vous invite à aller écouter l’épisode avec Marion Barreau où on parle, elle est illustratrice, et on parle de cette distinction entre l’œuvre de commande et l’œuvre qui vient de soi et de tous les préjugés et de toutes les nuances de valeur que certains peuvent poser autour de tout ça. Je vous invite à aller écouter pour avoir un deuxième retour d’expérience sur cette question de la commande dans l’art, en fait, finalement, dans les pratiques artistiques. Bon, hyper intéressant, Cécile, je suis… ravie de pouvoir aborder ce genre de projet et j’apprends énormément de choses et j’espère que les auditrices aussi. Donc la promotion finalement du coup, quand on un projet pareil en deux ans, j’imagine que vous avez dû avoir cet enjeu de communiquer, faire connaître. Tu disais au début que les gens, n’avaient pas encore bien capté et que la voiture, serait le moment de leur faire comprendre ce que vous faites.
Cécile
Oui, c’est clair. On a beaucoup de gens autour de nous qui ont du mal à vraiment comprendre et je pense que là, ça va permettre d’éclaircir. Après, on a fait des choses. Moi, suis très investie. Tu l’as vu que ce soit dans des réseaux d’entrepreneurs, je l’ai dit tout à l’heure, dans des réseaux de design puisque j’ai envie d’apprendre. Donc, je n’ai pas repris de cours, mais par contre, j’ai appris différemment en m’impliquant dans la France Design Week. en Normandie, en organisant des événements. J’ai également le podcast qui me permet d’avoir des possibilités incroyables. J’ai été grâce à ça contactée par l’association Women in Design pour pouvoir enregistrer des épisodes avec des femmes autrices dans le design. tu vois, ça, c’est une opportunité qui s’est créée parce que j’ai fait du bénévolat pour la France Design Week, parce que j’avais ce podcast et que quand elles m’ont dit « oui, c’est… C’est pas si facile de faire un vodcast, es d’accord ? Bah non ! C’est un peu de travail quand même ! Elles m’ont proposé de me briefer pour chaque autrice, puisque pour moi c’est un honneur, j’ai interviewé des grands noms du design, des autrices géniales, dans des domaines où je ne maîtrisais pas, donc elles m’ont briefer.
Manon
Je vous invite largement à les écouter, c’est effectivement très intéressant.
Cécile
Merci Manon.
Manon
Et attends, et donc du coup, j’ai envie de résumer ça, c’est presque des RP que tu fais, finalement, pour valoriser ce projet qui n’est pas… En fait, tu vas pas chercher à faire de la vente, chercher des clients, mais tu vas plutôt chercher à faire connaître le projet parce qu’il faut que les gens puissent se projeter dans des possibles pour pouvoir commander. Et donc, tu as toute une stratégie de créer des opportunités, créer des relations, créer des conversations. comme là on est en train de le faire aujourd’hui. Peut-être qu’il a une auditrice hyper fortunée qui gère des fondations, qui nous écoute. ben vous contactez Cécile.
Cécile
Oui, c’est beaucoup de relationnels. fait, ce que m’a appris la première entreprise, c’est évidemment à du réseau, à savoir reconnaître les nœuds de réseau aussi. J’avais une prof de Neoma Business School qui avait fait son mémoire sur les nœuds de réseau. Je vous invite d’ailleurs à réfléchir à quels sont vos nœuds de réseau, d’où viennent. En fait, tu te rends compte qu’il a plein de relations qui viennent d’une seule personne. Et donc, c’est de déceler ces nœuds de réseau qui vont t’apporter énormément pour…
Manon
Vas-y explique et clique.
Cécile
continuer à t’appuyer sur eux. Moi sur ma première entreprise, mes nœuds de réseau étaient ma mère puisqu’elle était dans l’associatif et qu’elle connaissait plein de monde. Et en fait, je me suis rendu compte que j’avais plein de portes d’entrée comme ça. Et le deuxième nœud de réseau n’était pas forcément une personne, mais c’était Neoma Aluminis, les anciens de Neoma. Et donc voilà, après, il faut trouver tes nœuds de réseau. Là pour Maison Lacmé, je ne ai pas forcément encore. vraiment identifié, je n’ai pas à re-réfléchir tout à fait à la question. Je me suis d’abord dit, sur LinkedIn, il va falloir contacter toutes les personnes qui sont dans le ton domaine, contacter ou moins prendre les suivres, intervenir en commentaire, etc. Et ce qui est drôle, c’est que récemment, quelqu’un qui dit, sur LinkedIn, franchement, trouve qu’on ne voit vraiment que des actus négatifs et tout. dis, tu n’as pas mon fil d’actu parce que moi, j’ai recomposé complètement mon fil. avec que des artisans d’art. J’y vois de l’art partout, alors que sur LinkedIn, c’est pas forcément le lieu où tu penserais que tu peux en voir. Mais en fait, tu peux en voir beaucoup parce que je vois de l’art du design, de l’artisanat d’art. Les trois mots-clés que je t’ai dit, j’ai recomposé mon réseau comme ça et c’est passionnant. du coup, c’est pour ça que, par exemple, quand Woman in Design m’a demandé de faire les épisodes, j’ai tout de suite accepté parce qu’en fait, c’est gagnant, gagnant. Moi, je vais passer du temps. c’était pas facile pour moi. Mais du coup, j’ai rencontré des femmes super, j’ai appris énormément et puis du coup, ça me permet aussi d’aller les partager à des gens que j’estime et en lui disant, je pense que ça peut vous apporter aussi.
Manon
elle promeuvent aussi ces épisodes et là dedans il peut-être un ton potentiel futur de notre réseau.
Cécile
Mmh. Ouais, tout à fait.
Manon
Très bel exemple de se créer les opportunités. OK, hyper intéressant. Et je pense qu’il faut vraiment pas en tête de rappuyer là-dessus. LinkedIn, c’est un réseau social et c’est vraiment l’outil que vous en faites. Pour avoir accompagné pas mal de gens sur LinkedIn, clairement, les files d’actu, enfin les feeds sont pas les mêmes chez tous les gens, clairement. Là je fréquente en ce moment quelqu’un qui est dans la muséographie et je peux vous dire qu’à force de liker une fois de en temps pour être sympa ces posts, mon dieu mon style il s’est changé très très vite. Donc soyez acteur d’aller composer votre style pour venir recréer les opportunités que vous avez besoin de créer, que vous voulez voir tomber.
Cécile
Tout à fait. Tu rappelais aussi que LinkedIn est un réseau social et vraiment je l’ai vu depuis la vente de mon entreprise parce qu’avant, je n’avais pas le temps de répondre à des demandes de rendez-vous téléphoniques juste pour appels découvertes. Et là, je me suis dit, j’ai au pire une demi-heure de perdu. Du coup, j’ai échangé avec énormément de monde par téléphone. donc, ça m’a fait rencontrer des gens incroyables grâce à LinkedIn juste en 30 minutes d’échange. Et ça, c’est possible aujourd’hui alors que ça ne l’était peut-être pas avant, il faut en profiter.
Manon
C’est les fameux appels de synergie, c’est ça
Cécile
écoute, je ne les appelais pas comme ça, ouais ça… tu veux dire… oui, leur demande, à la demande de personne qui te dirait nous avons des synergies ? c’est une bonne question. Alors soit c’était déjà à mon… En fait, on discutait, souvent on discute d’abord un peu sur LinkedIn et à un moment on se dit bah ça serait bien peut-être de s’appeler parce que là pour le coup… Voilà donc c’est pas forcément le premier message. Celui-là…
Manon
Ok, non… Ouais ouais…
Cécile
j’ai tendance à dire à moins que le profil soit hyper clair et que je me dis mais alors là il faut vraiment qu’on parle. Ça peut arriver qu’il y ait deux messages avant mais sinon en général tu as un fil et t’as discuté pas mal sur LinkedIn avant et tu te rends compte que vraiment vous partagez soit des valeurs communes ou voilà il a un sujet qui fait que ça mérite de s’appeler par téléphone ou après moi j’aide beaucoup les gens. Donc s’ils ont une question et que je peux passer du temps pour les aider, ça j’ai fait aussi. Alors je le ferais peut-être un peu moins, c’est par période, c’est ça aussi qu’il faut se dire. C’est que les gens, s’ils ne vous répondent pas, c’est aussi parce que parfois ils ne pas dispos à ce moment-là, donc on peut essayer plus tard.
Manon
Ouais, c’est dur à quantifier, mais il a un petit côté karma, effectivement, quand tu donnes du temps, quand tu as du temps à donner, ce qu’on n’a pas toujours, mais quand tu du temps à donner et que tu en donnes, effectivement, ça vient vite se renourrir. J’en ai fait l’expérience aussi quand je démarrais sur LinkedIn en 2022. J’ai fait énormément de ces appels sans même savoir sur quoi ça allait déboucher. Et des fois, franchement, c’était les 15 minutes les plus longues de ma vie. Mais j’ai aussi rencontré beaucoup de gens qui sont devenus des fervents soutiens, peu vos fameux 100 premiers fans quoi. Écoute, on arrive, on arrive un peu sur la fin des questions, j’ai l’impression. Il me reste la question de la joie, de la question de rester entière et compagnie. À quel point est-ce que c’est un, à quel point est-ce que c’est un un fil conducteur dans ton parcours Qu’est qui guide tes journées aujourd’hui ? ce que c’est ça ? Est que tu as d’autres points de checklists ? Tu me disais avant de démarrer le podcast, maintenant on dirait un checklist d’avions. C’est quoi ta checklist à toi pour t’assurer que tu vas dans la bonne direction pour toi ?
Cécile
quand en effet ça m’apporte de la joie, que je suis contente. fait le soir en général, moi j’ai trop hâte de la journée du lendemain pour pouvoir commencer tout ce que j’ai à faire.
Manon
C’est pour ça que vous parlez de business à 2 heures du matin. Non mais franchement, ça m’étonne pas du tout.
Cécile
Pour moi c’est important de pouvoir être vraiment ambitieux sans avoir à être en guerre avec soi-même. Du coup je refuse de sacrifier ma famille, je refuse de sacrifier mon couple, ma santé, ma joie. C’est vraiment important et du coup il a cet alignement avec les valeurs, avec son rythme aussi. là je te dirais que je suis dans une phase où… C’est vraiment printemps-été quoi, donc du coup j’ai beaucoup plus de choses que après l’hiver où c’était plutôt calme, j’étais zen, j’avais le temps et tout ça. Là, l’ébullition quoi, vraiment ça suit les saisons là.
Manon
C’est rigolo c’est… C’est exactement l’inverse, ma saisonnalité de… Je pense que les gens aiment bien préparer sur notre type de service, ils aiment bien préparer pendant les saisons mortes, on va dire. Le printemps, il a personne. Du coup, j’ai le temps de préparer mes propres outils.
Cécile
bah voilà, tu vois. Donc ça ralentit et t’as le temps de profiter du beau temps et de la chaleur. C’est très bien
Manon
C’est ça. Je peut-être une des seules personnes qui se plaint pas des fameux ponts de mai. Moi, je suis là genre c’est très bien. Et ça veut dire quoi pour toi ne pas… Tu as dit quelque chose qui était assez fort, mais en fait je pense que beaucoup de gens peuvent le lire comme ils ont envie de le lire. Ça veut dire quoi pour toi exactement ? Sans être en guerre avec soi-même, c’est ça ?
Cécile
Oui, c’est très bien. Oui, contre soi-même, c’est difficile, c’est essayer de réussir sans s’abîmer, je ne pas comment le formuler.
Manon
T’as des ressorts de règles absolues dans ta vie.
Cécile
Ouais, pense que j’ai des choses… je prends du temps pour moi, enfin surtout avec mes enfants qui grandissent et puis même… voilà, j’essayais de me dire qu’est-ce qui vraiment me ressource. Donc j’ai évidemment les échanges parce que moi je me ressource énormément avec les personnes, avec le contact. Mais je peux avoir aussi besoin quand même des temps de solitude. Alors solitude, j’essaie quand même de trouver du monde autour parce que… mais ça peut être très bien, de nager, de dessiner, d’aller marcher à la plage. d’aller voir des expositions évidemment. puis comme j’ai dit de passer du temps avec mes proches, mes amis, je me fais mes autobilans. Alors là on est le 29 donc du coup il faut que fasse mon autobilan du mois. Et j’adore faire ça parce que en fait je fais aussi le mois d’après mon agenda du mois d’après et donc en général je planifie tous mes déjeuners avec des copines et ça c’est trop bien.
Manon
j’adore, hyper chou, c’est trop bien et tu gardes trace, tu t’en resserres de ces bilans, tu les partages.
Cécile
Oui. Alors je ne les partage pas, ils sont pour moi, mais je les utilise pour faire le point sur l’année, pour vérifier que je suis toujours en harmonie avec mes objectifs. En général, j’ai trois objectifs sur l’année qui sont très globaux. Et puis après, je les décline et comme ça, ça me permet de voir si je suis toujours en phase. Ils peuvent évoluer, mais j’aime bien quand même avoir un cadre pour…
Manon
je trouve très très cadré ce style, c’est très chou.
Cécile
C’est marrant parce que c’est très bazar aussi. tu avais la vidéo de mon bureau, c’est très bazar. Là, ça se voit pas sur l’écran, mais beaucoup de bazar partout. donc c’est pour ça que j’ai besoin, je pense, d’un cadre à côté parce que sinon je peux partir facilement dans tous les sens.
Manon
Mais c’est bien, en vrai, tu vois, c’est quelque chose que j’ai essayé d’apprendre à faire et je me suis rendu compte que j’arrivais pas à avoir cette rigueur. La seule manière pour moi de le réussir à le faire. donc, je pense que c’est intéressant pour les auditrices de pouvoir se projeter sur l’un ou l’autre. Pour moi, c’est la… Quand on en parle aux autres, la… Accountability, j’ai oublié le nom en français. Le fait d’en parler me permet de me dire, bon, en fait, je l’ai dit, donc maintenant, je dois m’y tenir. vois ?
Cécile
cette rigueur D’accord, ok alors que moi je l’écris et du coup c’est pareil.
Manon
Je l’écris donc ça existe et moi j’ai des tas de choses qui sont écrites et qui n’existent pas pour autant. Tu vois ce je veux dire ?
Cécile
oui, bien sûr. Alors j’ai tendance aussi à les partager. Ça fait encore plus d’implication je pense quand tu partages à haut de voix, ça c’est vrai. Mais de le voir écrit, je pense que de le lire c’est pas mal du tout. ouais c’est bien. Et puis après, par rapport au créatif, pense que… Ce qu’on peut aussi se dire c’est qu’il faut pas avoir peur de déléguer. Moi j’ai eu la chance, comme j’étais chef d’entreprise, j’ai pas eu le choix en fait. T’imagines bien que à 80 personnes je faisais pas tout toute seule. donc il faut arrêter de croire qu’on peut tout porter toute seule et puis il faut pas hésiter à demander de l’aide autour de soi. Et ça c’est pas forcément facile, ça dépend des caractères. Moi j’ai la chance d’avoir un caractère où je peux déléguer facilement. Mais voilà, il faut pas hésiter à s’entourer, à trouver des… des réseaux qui nous portent. Alors moi, je t’ai parlé du réseau entreprendre. J’ai également, je fais partie du réseau Femmes et Challenges. Lui, il est en Normandie. Donc, si jamais il a des Normandes qui nous écoutent, vous pouvez le rejoindre. C’est vraiment un réseau avec beaucoup de sororité entre entrepreneurs ou femmes avec des responsabilités. Et puis, qui est dur aussi, c’est que moi, j’aime bien tout programmer, mais il faut que j’accepte aussi quand même que… la trajectoire peut évoluer au fil du temps. donc justement, y a d’un côté la vision à 10 ans et puis de l’autre les opportunités que tu vas quand même avoir et qui vont dévier. Je pense qu’il a deux ans, je n’aurais jamais imaginé qu’on en serait là aujourd’hui. Mais en même temps, j’ai quand même une vision à 10 ans de là où on aimerait être. donc, si ça va dans le même chemin, je l’avais fait pour La Minut’Rit, ça avait été hyper utile parce que je pense que sans avoir eu cette vision à 10 ans, on n’aurait pas pu… la croissance de cette façon-là. Parce qu’on n’aurait pas été prêts en fait. Et là on avait vu grand pour l’entreprise à un moment et donc du coup on était beaucoup plus préparé parce qu’en fait on se l’était dit dans notre vision à 10 ans. Donc évidemment notre vision à 10 ans on n’avait pas pensé à la vente, c’est ça qui étonnant d’ailleurs, puisqu’on l’a fait en 2018 tu vois, et donc on n’est pas du tout en 2028 et on a déjà vendu. Mais par contre…
Manon
Non, ouais, ouais, ouais.
Cécile
c’est en train de se réaliser à travers d’autres personnes. en fait, tu as une vision, c’est pas forcément le même chemin, mais on va arriver au bout du compte à ce que l’entreprise est bien grandie, mais pas à travers nous.
Manon
vous, grâce à vous d’une manière ou d’une autre. C’est hyper intéressant. Et donc tu penses que le fait de l’avoir visualisé vous a permis de vous préparer, de poser des bases d’un cadre, de poser les conditions de la coopération et de la réussite de votre entreprise au sens projet.
Cécile
Oui, c’est ça. bon la visualisation, c’est sûr. Là, j’en discute de plus en plus. Je ne m’en rendais pas forcément compte parce que la vision, pour moi, c’était pas forcément visualisée avec un mood board. Mais là, j’ai testé pour la première fois en début d’année et c’est assez chouette quand même à faire. je ne pas si toi, as déjà fait ta vision avec le mood board et tout, la visualisation de ton année. C’est assez sympa. Pour les créatifs que nous sommes, j’ai une personne qui m’avait montré le sein et je me suis dit, mais ouais. bien en fait ça me correspond, c’est visuel. Elle l’a carrément imprimé, tu vois elle fait partie de mon café Famille Challenge donc du coup on partage ces choses là et du coup elle l’a carrément imprimé et elle l’a mis dans un cadre et comme ça elle là sur son bureau et elle le voit tous les jours.
Manon
ben, j’allais dire, j’ai pas ça. Alors, fou, je suis un peu émotionnelle. suis souvent émotionnelle pendant les podcasts, les auditrices le savent, surtout quand je n’ai pas beaucoup dormi comme aujourd’hui. J’allais dire, j’ai pas ça et en fait, j’ai un peu ça parce que ce n’est pas un vision de bord exactement, mais c’est une sorte de synthèse de mes cinq engagements pour moi et moi-même dans ma reconstruction qui passent vers mon travail, mais qui passent aussi par ma vie personnelle et ma vie de famille. Et dans ces cinq engagements, du coup, il y en a deux sur mon entreprise et c’est sous la forme d’un collage. Mais c’est pas vraiment un vision board, tu vois, c’est plus genre un ensemble de statement pour moi. Et c’est là, effectivement, devant mes yeux, juste à côté d’une oeuvre que m’a fait ma dernière stagiaire et du panneau avec tous les petits mots des clients, collègues, rencontres, partenariats. Dans le monde des créatives, on aime bien s’envoyer des petits mots et des petits collages. Cécile, il va être l’heure de se dire au revoir, se quitter et avant, j’aimerais qu’on te fise que tu puisses laisser un mot, une intention, peut-être un petit mot de sagesse à nos auditrices et auditeurs, de ceux qui sont peut-être des artistes… torturés, tu sais, du genre qui ont mis un pied dans les arts appliqués, mais qui peut-être avaient des vocations d’artistes et qui se demandent comment peut-être revenir un peu plus dans ce monde qui parfois se sentent pas légitimes. Est-ce que tu as un mot pour eux, toi qui arrivé d’un projet entrepreneurial d’une école de commerce à les deux pieds dans monde de l’art
Cécile
super dur comme question. Un mot de sagesse. Alors sagesse, pas forcément sage donc… Oui c’est clair. Alors peut-être qu’on pourrait dire que comprendre que changer de direction c’est pas forcément un échec. donc il faut… le temps et donc pour avoir le temps, faut libérer de l’espace et donc accepter l’ennui, accepter d’avoir des moments de pause et se dire oui en effet voilà là aujourd’hui c’est plus la direction dans laquelle j’ai envie d’aller, il faut que je change mais ça va prendre du temps. Il va falloir que j’explique aux autres alors ça c’est encore plus difficile donc peut-être parfois il y en a certains, ça peut être juste de s’isoler. Et d’autres ça va être de parler mais parler d’autres choses, s’inspirer etc. voilà c’est peut-être de revenir aussi à ce qui vous ancre vraiment. Moi par exemple j’ai un lien très important, j’habite au Havre avec la mer donc je vais très régulièrement à la mer et ça me mancre. Je sais que d’autres c’est la forêt donc souvent c’est en lien avec la nature mais ça peut être un lieu différent. voilà, d’accepter que les choses prennent du temps, d’être patient. facile mais voilà et de saisir les opportunités d’être patient d’un côté mais de savoir de savoir saisir quand même les opportunités quand elles arrivent voilà on revoit un bon bon je m’en rends même pas compte c’est ça le pire
Manon
Un bon mindset d’entrepreneur. Non, c’est… Oui, accepter l’inconfort. Accepter l’inconfort des moments où tu ne pas gérer les choses, c’est-à-dire tu ne sais pas ce qui arrive et tu sais pas dans combien de temps ton cerveau, il aura décidé d’avoir un éclair de génie et de savoir ce qu’il est censé savoir. Et en même temps, avoir cette clarté de pouvoir voir les choses quand elles sont là devant toi.
Cécile
Oui, tout à fait. Bah écoute, je ne sais pas, je ne sais pas, mais si tu m’accords deux minutes, je voudrais juste dire que justement l’année dernière j’avais beaucoup de temps et en juin dernier j’ai répondu à un appel à approcher pour le millénaire de la Normandie et tu vois je ne l’avais pas vu, mais j’ai eu cinq jours pour le faire. Mais comme je m’étais reposé avant, j’ai tout donné sur les cinq jours, j’ai répondu, après il a fallu attendre jusqu’en novembre pour avoir la réponse, mais j’ai été prise pour ce millénaire.
Manon
Cécile, nous sommes tellement des poétesses, incroyable. Vas-y
Cécile
C’est un projet qui rien à voir avec la voiture dont je vous ai parlé avant, est un projet autour de 1000 femmes normandes pour le millénaire. donc ça s’appelle Tissage d’empruntes et c’est un projet collaboratif où si vous êtes en Normandie ou que vous avez un lien avec la Normandie, vous pouvez me rejoindre dans cette aventure folle puisque ça sera exposé donc de mars à septembre 2027 pour le millénaire. mars à octobre normalement et un peu partout en Normandie à différents endroits et je vous invite à aller voir autour de la broderie, c’est un cocon textile, immersif, sonore où on peut entendre des voix de femmes qui ont traversé le millénaire en Normandie. voilà un petit appel, je me permets Manon, un petit appel à toutes les Normandes créatives parce que forcément j’imagine que tu en as dans tes…
Manon
C’est trop bien. Mmh.
Cécile
auditrices, donc j’espère qu’elles pourront me contacter pour y participer d’un moyen à un autre. Ça peut être juste d’ajouter un prénom d’une Normande, même à distance c’est possible. y a plein de choses possibles.
Manon
de faire participer des gens de tous les âges qui ont une trace, une histoire Normandie.
Cécile
Ouais exactement. Là je travaille avec des maisons de retraite, je travaille avec plein de gens très très différents.
Manon
Ok, merci beaucoup Cécile. Merci beaucoup Cécile, merci beaucoup pour les échanges. Je suis ravie d’avoir passé ce moment avec toi et j’espère, j’espère que les visiteurs seront nombreux à la Paris Design Week. Tu peux nous rappeler les dates s’il te plaît ?
Cécile
9 au 27 septembre à l’hôtel de la marine, place de la concorde. L’accès est possible même sans payer. fait c’est dans la deuxième cour et il suffit juste d’entrer dans la deuxième cour, mais parfois on ne le sait pas forcément. Et puis il aura les journées du patrimoine, donc là vous pouvez carrément aller visiter l’hôtel de la marine, c’est incroyable, c’est un magnifique lieu. voilà, vous pouvez même en dehors de ces dates-là, du 20 et 21 septembre, vous pouvez aussi venir juste dans la cour, c’est possible, sans avoir à payer.
Manon
Cécile, merci beaucoup. À très bientôt. Auditrice, auditeur. Cécile, merci beaucoup pour l’échange. C’était touchant, c’était sincère. Merci ma petite larme à un moment donné. Merci de nous avoir partagé l’histoire très intime de la vente de votre projet, de votre premier projet et de ce qui fait pour toi tes convictions fortes dans l’entrepreneuriat que tu gardes avec toi et que tu mets dans les projets, dans ces projets artistiques. vous invite toutes. tous à découvrir le projet Maison Lacmé sur les réseaux sociaux. Vous retrouverez tous les liens dans la description de l’épisode. évidemment, si vous avez aimé l’épisode, abonnez vous et laissez un petit commentaire 5 étoiles pour nous aider à le diffuser. Merci beaucoup et à très bientôt dans Celles qui créent.

