#2/5 · Celle qui n’est pas partout · avec Clémentine Lavote

Et si la meilleure stratégie de communication, c’était celle qui te donne envie d’y aller le matin, pas celle que tout le monde applique en ce moment ? Clémentine a tout essayé : Facebook, IGTV, LinkedIn, les tendances du moment. Résultat : zéro client généré via sa com. Juste beaucoup d’énergie dépensée.

Clémentine Lavote est consultante en stratégie de communication depuis 10 ans. Elle aide les entrepreneurs à construire une communication qui respecte leur énergie, leur rythme et leur réalité, plutôt que d’appliquer les recettes à la mode.

Dans cet épisode, tu vas découvrir :

  • Comment Clémentine est devenue entrepreneuse sans l’avoir prévu
  • Pourquoi courir après toutes les plateformes peut coûter beaucoup d’énergie pour zéro client
  • Les 2 questions à te poser avant de choisir tes canaux : comment toi tu aimes communiquer, et où est ta cible
  • Le test simple pour savoir si ta stratégie est écologique pour toi : tu y vas avec le kiff ou en traînant les pieds ?
  • Pourquoi miser sur l’extérieur (podcasts, collabs, événements) peut être aussi important que tes propres canaux
  • Comment te faire inviter dans des podcasts sans grosse audience
  • Ce que contient Adieu Insta, le guide de 12 alternatives à Instagram

Clémentine a 2000 abonnés sur Instagram, a quitté LinkedIn en 2023, et son business tourne. Cet épisode est le #2 de la mini-série Cabinet de curiosités.

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Transcription

Manon
Hello à toi auditrice et bienvenue sur Celles qui créent pour cette mini série spéciale Cabinet de curiosités. Pendant 5 épisodes, je vais aller fouiller avec toi dans les coulisses de la création de contenu avec des entrepreneurs qui ont trouvé leur propre manière d’attirer les bons clients grâce à ce qu’elles publient. Pas forcément avec une audience énorme, pas forcément en publiant tous les jours et certainement pas en suivant les mêmes codes que tout le monde. Qu’est-ce que ces personnes publient, comment leurs futurs clients les découvrent et qu’est-ce que leur contenu permet de comprendre avant même le premier rendez-vous. J’ai sélectionné chaque entrepreneuse qui va passer au micro pour son angle unique, son parcours et sa vision très personnelle de la manière de créer du contenu pour trouver des clients. Alors si j’étais vous, j’écouterais la série jusqu’au bout. Et maintenant place à l’épisode du jour, je suis avec Clémentine Lavote, consultante en stratégie de communication. Depuis 10 ans, elle aide les entrepreneurs à construire une communication qui respecte leur énergie, leur rythme et leur réalité, plutôt qu’à appliquer automatiquement les recettes toutes faites du moment. Hello Clémentine, comment tu vas ?

Clémentine
Salut Manon ! Bien écoute, je vais très bien, je suis ravie d’être avec toi aujourd’hui.

Manon
Je suis hyper heureuse de t’accueillir dans cette mini série spéciale Cabinet de curiosités. C’est un super moment pour moi et pour tout le monde. Et j’espère que vous serez avec nous à la Galerie des raccourcis auditrices auditeurs. Alors, tu racontes Clémentine que tu n’as jamais rêvé d’être entrepreneuse. Ça me parle.

Clémentine
Ouais, non, c’était pas du tout dans les plans de vie.

Manon
C’était pas dans les plans de vie. Tu l’avais pas manifesté ou je sais pas quoi.

Clémentine
Pas du tout, pas du tout.

Manon
Ok. Bon alors, du coup, comment tu te retrouves entrepreneuse ? Raconte-nous un petit peu ça. Vite fait.

Clémentine
Ouais, ben non, je te dis, je me suis jamais rêvée entrepreneure parce que pour moi, c’était pas une réalité qui existait, en fait. Je viens d’une famille où tout le monde a un boulot salarié, où personne n’entreprend, et du coup, moi, c’était pas une réalité. Enfin, ça n’existait juste pas. Donc impossible de rêver d’un truc qui, pour toi, ne fait même pas partie des possibilités. Et en fait j’ai fait un master en information communication, de son joli titre métiers des médias. Et à la fin de mes études, il a fallu que je fasse un stage de fin d’études et on nous avait conseillé de choisir entre soit le journalisme soit la communication, parce que le parcours était un peu mixte, pour vraiment nous orienter dans notre carrière future. Et après des années à me dire je veux être journaliste, je veux être journaliste, arrivée là, je me suis dit non, en fait, je préfère la com que le journalisme, enfin en tout cas je me sens moins bridée dans la com que dans le journalisme, bref. Tout ça pour dire que j’ai fait un stage dans la com, où j’ai rejoint une startup sociale et solidaire qui avait trois mois d’existence quand je suis arrivée pour mon stage de fin d’études, donc j’ai dû chapeauter toute la com du projet et du coup au bout de six mois c’est devenu un peu mon projet aussi tu vois, et à la fin de ces 6 mois on m’a dit bah Clémentine on veut bosser avec toi mais on peut pas t’engager, la startup elle a 8 mois, pas les reins solides pour ça. Donc mets-toi en freelance. Et donc je me suis retrouvée face à ce choix de… Je sais pas trop ce que c’est être freelance, c’est être à mon compte et qu’est-ce que ça veut dire, mais du coup je continue à bosser la moitié de ma semaine sur un projet que je kiffe trop. Ou alors je pointe au chômage parce que c’est la fin de mes études et faut que je trouve du taf. Bah YOLO, on verra bien ce que ça donne. Heureusement qu’on était dans un incubateur et que d’autres incubés avaient des freelances, et à ce moment-là, j’avais commencé à mettre un petit peu le pied dans l’entrepreneuriat avec ces startups, avec ces autres freelances. Donc j’avais des gens à qui poser des questions, déjà juste comment je fais techniquement pour ouvrir ma boîte ? Et c’était il y a 10 ans et aucun regret en fait. Parce que voilà, au début, je me suis dit si ça marche pas, je retourne dans le schéma classique, je vais bosser en agence de com et je trouve un CDI quoi. Et en fait, j’ai trop aimé être à mon compte, créer mon projet, décider ce que je voulais faire, avec qui je voulais bosser, partager ma vision de la communication. Alors, c’était pas forcément une question de hiérarchie comme souvent, de j’avais besoin de liberté et tout, moi en général pas trop de problème avec ça, mais juste en fait je me suis trouvée à ma place. C’était pas prévu, c’était une perche qu’on m’a tendue et que j’ai prise, et je suis très contente de l’avoir prise.

Manon
Quand on devient freelance comme ça et qu’on a en plus été formée à la communication, à quel point est-ce que tu t’es lancée à corps perdu dans ta com ? À quel point est-ce que tu t’es auto-imposé des injonctions ? Et quel a été ce parcours vers « aujourd’hui t’accompagnes les entrepreneurs à sortir de ces injonctions de communication toutes faites » ?

Clémentine
Ouais, bah écoute, je me suis lancée à corps perdu dans ma com, ça on peut le dire, et en faisant tout ce qu’il faut pas faire. Genre j’ai commencé en faisant tout ce que je vais dire à mes clients de pas faire, c’est-à-dire j’ai commencé par communiquer parce que c’est mon travail, je sais faire, j’ai l’habitude, j’aime ça, enfin j’ai toujours créé, moi j’ai un blog depuis que j’ai 11 ans, Team Skyblog, tu vois à l’époque. On écrivait des trucs de merde sur les copains et les groupes qu’on écoutait, mais pour te dire que j’ai ce background-là, j’écris depuis que j’ai 11 piges tu vois, j’en ai 34 aujourd’hui donc fais le ratio.

Manon
J’aime beaucoup rencontrer des gens de la team internet des premières heures où on écrivait sur nos skyblogs et compagnie. Alors moi, disclosure, pour ceux qui veulent chercher, j’avais pas un skyblog, j’avais un Jouweb. Donc du coup, tu as commencé par la com.

Clémentine
Donc bref, moi je crée du contenu depuis très très longtemps et du coup ça a été un peu logique quand j’ai commencé de « vas-y, je vais communiquer, je vais lancer un blog ». Alors à l’époque c’était Facebook, parce que c’était en 2016 quand même, il y a 10 ans. Instagram n’était pas là où il en est, ni LinkedIn ni rien du tout. Donc je me suis lancée à corps perdu effectivement dans ma com sans avoir travaillé les bases de mon business, avec qui je voulais travailler, ce que je voulais faire. J’ai passé plusieurs années comme ça à communiquer pour des cacahuètes, disons-le très clairement, parce que oui, ça me faisait très plaisir et j’adorais écrire des articles de blog et faire mes petits posts sur Facebook, tout ça. Mais en fait, tous mes clients, ils venaient de mon réseau. Parce que ma com, elle ne me servait à rien vu que je n’avais pas défini mon positionnement, mon client idéal, qu’est-ce que je voulais vraiment vendre, qu’est-ce que je voulais vraiment faire. C’était bon, toi tu viens, tu as un problème, ok bien, je travaille avec toi. C’était un peu le fouillis.

Manon
Ouais, donc à cette époque-là, c’était tout ce que tu avais envie de faire, mais pas forcément avec une stratégie derrière et tu faisais peut-être aussi des choses en fonction de ce qu’on attendait à l’époque, tu vois, genre t’allais sur Facebook.

Clémentine
Ouais c’est ça, donc Facebook beaucoup, essayer des vidéos et tout. Je me souviens, j’ai rejoint Instagram pour mon business en tout cas, parce que j’avais Instagram perso comme on l’a tous eu, à poster des photos de nos repas. C’était la bonne époque avec les vieux filtres dégueulasses d’Instagram. Et en fait, Instagram avait lancé la fonctionnalité des IGTV, ancêtre des Reels. Les plus jeunes ne vont peut-être pas savoir de quoi je cause. Et à un moment, ça a fait un espèce de buzz de voilà, c’est trop bien comme fonctionnalité, il faut l’utiliser dans sa communication et tout. C’est comme ça que je me suis dit, bon, allez, OK, je me lance sur Instagram. Moi aussi, je vais utiliser les IGTV. Alors que la vidéo à l’époque, c’était pas ce que j’aimais spécialement faire, c’est toujours pas un truc que j’aime faire. Mais en plus, à l’époque, je n’étais pas du tout à l’aise comme je le suis aujourd’hui à prendre la parole comme on fait là. Donc finalement j’ai jamais fait d’IGTV.

Manon
Oui, c’était clairement pas ta stratégie à toi, en tout cas elle était pas faite pour toi. Mais t’étais pas capable de le voir.

Clémentine
Non c’est ça, exactement. Donc j’y suis allée en mode j’y vais, je le fais et puis non, en fait j’ai vite pas fait. Il y a plein de trucs comme ça, pareil LinkedIn, la toute première fois où j’y suis allée, 2020 je crois, 2019, je sais plus. Et pareil j’y suis allée parce que tout le monde m’a dit ça serait bien, tu vas trouver des clients là-bas, et puis j’ai commencé, j’étais là, non mais en fait j’aime pas trop. Donc j’ai lâché l’affaire, je suis revenue un petit peu après, où j’avais envie, j’ai remis en place une vraie stratégie, etc. avant de quitter en 2023 parce que c’est bon, j’en avais marre. Tu vois, moi aussi, j’ai eu des moments où j’ai suivi ce qui se dit et ce qu’il faut faire, entre guillemets, même si c’est pas le plus adapté à ce que moi j’aime, à ma façon de communiquer, à ma cible.

Manon
C’est quoi les questions à se poser pour pas faire ce qu’on est censé faire, ce qu’on attend de nous qu’on fasse, les recettes toutes faites ? Comment on trouve la réponse à c’est quoi ce que je suis censée faire si je suis pas censée suivre les recettes toutes faites ?

Clémentine
Pour moi, il y a deux points à questionner et c’est les deux parties les plus importantes de la com pour qu’on soit à l’équilibre. Pour moi, la com, c’est une balance entre toi et ta cible, la personne que tu veux toucher. Du coup, c’est toujours trouver le plus juste équilibre possible entre ce que tu veux toi et ce qu’attend ta cible, finalement. Donc quand je suis avec mes clientes, on se pose toujours deux questions. Déjà un, comment moi, j’aime communiquer, comment c’est naturel pour moi. Est-ce que je suis à l’aise à l’écrit, est-ce que je suis plus à l’aise à l’oral, est-ce que je sais synthétiser ma pensée, est-ce qu’au contraire j’ai besoin de beaucoup de place pour l’exprimer etc. Parce qu’en fait on va pas communiquer de la même manière si naturellement il nous faut beaucoup de place pour communiquer ou si on est très à l’aise pour synthétiser. Tu vois, j’ai eu des clientes pour qui synthétiser leurs pensées, c’était un effort de ouf. Donc t’imagines bien que faire un carrousel Instagram, ça commence à être plus compliqué que de faire un article de blog où il n’y a pas de limite de caractères. Donc déjà se poser toutes ces questions-là par rapport à soi, à ce qu’on aime faire, à ce qu’on veut aussi transmettre, au message qu’on veut faire passer, etc. Et de l’autre côté, comment ma cible elle fonctionne. Où est-ce qu’elle est ? Où est-ce qu’elle s’intéresse vraiment à mon sujet ? Parce que souvent on est là, ouais, sur Instagram il y a plein de monde. Alors oui, il y a 75 % des Français qui sont sur Instagram, certes. Mais est-ce que 75 % de ces Français-là utilisent Instagram pour s’intéresser à ton domaine d’activité ? Maybe not, tu vois. Et puis comment ils l’utilisent ? Est-ce qu’ils l’utilisent pour scroller et pas aller au fond des choses ou est-ce qu’ils l’utilisent vraiment pour trouver des produits, des services qui correspondent à ce que tu fais ? Voilà, tous ces questionnements-là, quand je travaille avec mes clients, quand on fait leur strat, c’est vraiment se poser ça : moi et ma cible, comment on fonctionne l’un l’autre, et du coup c’est quoi les points où on se rejoint ? Pour utiliser plutôt ces canaux-là en priorité que d’aller essayer absolument d’être sur Insta, sur LinkedIn, sur un podcast, sur que sais-je encore, parce que ça serait comme ça, alors qu’en fait peut-être c’est pas pour toi et c’est pas pour ta cible. Ou c’est pour toi et pas pour ta cible, ou c’est pour ta cible et pas pour toi, bref, faut trouver un équilibre quoi.

Manon
Trouver le juste milieu entre ces deux facettes de la communication : quand on communique, ça va d’une personne qui communique à quelqu’un qui reçoit. Comment on sent si une stratégie est écologique ou pas pour soi, si elle est adaptée à notre réalité ?

Clémentine
Ça c’est une bonne question. Je pense déjà le premier truc c’est émotionnellement comment tu te sens. Tu vois, quand tu penses à ta com, est-ce que t’es en mode yes trop cool c’est mon créneau de com, je suis contente, j’y vais. Après bien sûr on peut avoir des moments de page blanche, de je sais pas trop quoi dire, de mou, etc., ça arrive à tout le monde, mais dans l’ensemble, dans la moyenne générale de tes moments de com, est-ce qu’on y va avec le plaisir ou on y va en traînant les pieds ? Déjà, si tu y vas en traînant les pieds, c’est qu’il y a quelque chose qui va pas. Après, il faut aller creuser ce qui va pas. Est-ce que c’est les canaux ? Est-ce que c’est ton message ? Est-ce que c’est le positionnement ? En vrai, ça peut être plein de choses, mais déjà, premier point d’alarme, c’est j’y vais avec le kiff ou j’y vais en traînant les pieds.

Manon
J’adore ce mot. Point d’alarme, c’est le nouveau mot. OK, donc à quel point est-ce que tu kiffes ? À quel point est-ce que tu procrastines activement pour ne pas aller vers cette mission ? À quel point est-ce que tu te sens alignée ? À quel point est-ce que tu te sens bien quand tu fais ça ? On a pu parler avec d’autres intervenantes dans la mini-série de… quand tu te sens comme un gros caca face à la caméra, peut-être qu’au bout d’un moment, il faut juste arrêter de forcer.

Clémentine
Exactement, ouais ouais carrément. Il y a d’autres moyens de faire. La vidéo n’est pas une obligation, comme écrire n’est pas une obligation. Et bien évidemment, il y a quand même un petit peu les résultats. Parce que si on est très très content de faire sa com, mais que personne ne nous répond, on n’a pas d’interaction, on ne vend rien, personne ne nous voit, il va peut-être quand même falloir aller questionner ce qu’on fait. Parce que la com, c’est quand même là pour servir, en tout cas c’est ma vision. La com est là pour servir notre business. Donc elle doit nous apporter quelque chose. C’est pas juste pour le plaisir de faire de la com. Parce que sinon on est des influenceurs et on raconte notre vie et c’est pas un problème, mais c’est deux choses différentes en fait. Nous on est entrepreneurs, on vend nos services, on vend nos produits. Donc notre com doit nous servir in fine à ça. Même si la com c’est pas de la vente, c’est un autre sujet. Donc voilà, il y a quand même le « est-ce que je prends du plaisir ? » Mais si je prends du plaisir et que j’ai pas de résultat, il y a quand même un truc qui va pas !

Manon
Ouais, sinon, c’est juste des photos de vacances. Tu prends des photos de tes plats et point. On en revient à Instagram 2016. Il y avait la question de communiquer au bon endroit, aux bonnes personnes et de pas forcément suivre des injonctions. Est-ce que tu peux nous parler aussi des stratégies qui s’appuient sur l’extérieur ? Tu vois, si on se dit Instagram, c’est genre la recette numéro uno que tout le monde balance à toutes les sauces. Il faut être sur Instagram. Si on veut se passer d’Instagram, toi t’as déjà expérimenté des choses, est-ce que tu peux nous parler d’autres stratégies qu’Instagram ?

Clémentine
Ouais, je vais essayer de faire le plus rapide possible. Moi, j’ai fait un gros switch dans ma communication ces dernières années. Pendant très longtemps, ma com a reposé essentiellement sur ma création de contenu : Instagram, podcast, blog, LinkedIn, etc. Et depuis quelques années, où j’ai retravaillé un peu mon positionnement, je m’appuie beaucoup sur l’extérieur, sur le fait de prendre la parole ailleurs que chez moi. Parce que c’est très bien de prendre la parole chez soi et je pense que c’est important d’avoir son propre espace pour s’exprimer sur internet, qu’importe le canal. Mais pour faire entendre sa voix, c’est aussi bien d’aller explorer ce qui se passe ailleurs et de prendre la parole comme je suis en train de le faire avec toi aujourd’hui, comme je le fais depuis 2022 sur les vingtaines, trentaines de podcasts sur lesquels je suis intervenue, d’aller faire des ateliers dans des formations, des ateliers en présentiel. Là, cette année, j’ai la chance de participer au salon SME sur le village Freelance, donc gros événement physique aussi. Je viens cocher ma petite wishlist de l’année 2026 de faire du présentiel. Le Cabinet de curiosités, forcément, ça va faire trois ans que je le fais aussi. Tu vois, c’est aussi faire des collabs. Depuis le début d’année 2026, j’ai lancé un produit avec Chloé Chenais où on travaille ensemble, d’aller réseauter, de voir du monde. En fait, c’est ne pas rester que chez soi, ne pas compter que sur soi, mais aussi compter sur les autres, aller s’exporter ailleurs, et connecter avec d’autres humains aussi, au-delà de se rendre plus visible. Là, on connecte ensemble, on se voit pour la première fois, on peut échanger. Tu connectes avec la personne qui te reçoit, tu connectes avec ses auditeurs, ses auditrices, ou ses lecteurs, ses lectrices selon le canal sur lequel tu vas, mais voilà, tu mets du lien humain dans tout ça. Et je trouve que c’est important. Je pars du principe qu’on ne peut quand même pas avancer seul dans la vie, encore moins dans l’entrepreneuriat. Et pour moi, c’est une grosse stratégie qu’on ne met pas assez en avant. Je trouve qu’on parle souvent de faire son propre contenu, de travailler ses propres contenus sur ses propres canaux. Encore une fois, c’est important. Mais en fait, faire entendre sa voix ailleurs, c’est tout aussi important et ça permet aussi de toucher plus de monde et de créer une réassurance et une confiance auprès des gens qui te connaissent déjà.

Manon
Nice. Et attends, je me mets dans la tête des auditrices et je me dis, mais attends, comment je me fais inviter sur les podcasts et les événements des autres ? Est-ce qu’il faut pas que j’aie une grosse audience pour faire ça ? Pourquoi est-ce qu’ils m’inviteraient moi ?

Clémentine
La grosse croyance limitante de l’audience. Alors je vous rassure, si vous regardez mon compte Insta, j’ai « que », je mets des guillemets parce que c’est déjà beaucoup, ça me fait remplir l’Olympia quand même, c’est pas dégueu, mais j’ai que 2000 abonnés. Et quand j’ai commencé ma strat média, j’en avais beaucoup moins. Non, l’important, c’est surtout d’avoir un bon pitch, d’aller proposer un sujet intéressant pour la plateforme sur laquelle vous voulez intervenir : podcast, YouTube, formation, événement physique, en ligne, qu’importe. Arriver les mains dans les poches, « coucou, j’aimerais bien venir chez toi ». Bah non en fait. Pourquoi je t’inviterais, tu vois. Quand tu as une très grosse audience, tu peux te permettre de dire « coucou, je veux venir chez toi, j’ai une très grosse audience ». À la limite, ça passe un peu mieux que si t’es « personne » et que tu arrives et que tu dois faire bosser la personne qui t’invite. Moyen. Donc tu peux te faire inviter, arrive juste préparée : « ok j’ai écouté ton média, j’ai lu ce que tu fais, je comprends ta ligne éditoriale, je comprends ce que tu veux apporter à tes auditeurs, tes auditrices, lecteurs, lectrices etc. Voici ce que moi je peux apporter à ton média. Voici le sujet qui me semblerait intéressant à traiter, que tu n’as peut-être pas traité ou pas sous le même angle avec quelqu’un d’autre. Est-ce que ça te dit ? » Ça semble bête comme ça, mais en vrai, plus t’es bien préparée, plus tu as poncé ton sujet et l’angle que tu veux proposer, plus tu facilites le oui de la personne en face, parce qu’elle n’a pas entre guillemets à bosser pour préparer un sujet et trouver un sujet qui va te mettre en avant aussi.

Manon
Je retiens pour les auditrices, auditeurs que finalement, on peut arriver avec sa taille d’audience vers d’autres créateurs qui ont des tailles d’audience à peu près similaires. L’objectif, c’est surtout d’aller créer la confiance, d’aller créer la réassurance pour nos clients qui nous entendent parler ailleurs, toucher d’autres audiences. C’est une des stratégies que tu exposes dans le produit que tu as créé avec Chloé Chenais dans le Cabinet de curiosités, que vous avez appelé Adieu Insta. Est-ce que tu peux me le décrire, genre en 20 secondes ?

Clémentine
Pfiou, 20 secondes. Eh bah Adieu Insta, c’est simplement un petit guide avec 12 alternatives pour communiquer autrement que sur Instagram. Et dedans, on vous a mis une petite checklist si vous voulez commencer, des premières étapes pour vous lancer dans cette strat. Et vu que le Cabinet regorge de petites pépites, on vous a mis les liens vers tous les autres produits qui parlent de la stratégie en question, pour que vous puissiez aller plus loin sur les stratégies que vous aurez choisies. Parce que l’idée, c’est pas de tout mettre en place, c’est de choisir d’abord.

Manon
Donc, c’est le petit produit idéal pour une entrepreneuse, un entrepreneur qui pense qu’il n’a pas le choix de communiquer autrement que sur Instagram parce que c’est ce que tout le monde fait, mais qu’en même temps, ça le draine. Si tu te reconnais là-dedans, auditrice, auditeur, franchement, check ce petit produit Adieu Insta. Je crois que tu devrais trouver des petites pépites là-dedans. Clémentine, merci beaucoup.

Clémentine
Merci Manon !

Manon
Merci beaucoup d’avoir été avec nous. Merci beaucoup auditrices, auditeurs d’avoir écouté jusqu’à la fin de l’épisode. Si vous avez aimé la conversation, vous pouvez tout à fait écouter les quatre autres épisodes que j’ai enregistrés dans le cadre de cette mini-série, notamment avec Chloé Chenais, qui a collaboré avec Clémentine pour construire Adieu Insta et qui a aussi des choses à dire. Vous y découvrirez d’autres manières de transformer une audience en clientes, sans forcément publier plus, faire plus de bruit ou courir après les chiffres de la visibilité. Vous pouvez évidemment retrouver Clémentine sur Instagram, même si on vous en a parlé en mode Adieu Insta : c’est clementine.lavote. Et si tu penses, toi, auditrice, auditeur, à quelqu’un dans ton entourage qui hésite à quitter Instagram ou à réduire, ou qui se pose des questions sur sa stratégie, partage juste cet épisode. C’est peut-être le petit coup de pouce dont il a besoin pour aller plus loin. Pour aller plus loin, rejoignez-nous, Clémentine et moi, gratuitement dans la Galerie des raccourcis du 28 septembre au 2 octobre. C’est une semaine d’ateliers et de conférences dans le cadre du Cabinet de curiosités. L’inscription 100 % gratuite se fait sur growbundle.com. Retrouvez tous les liens dans les notes de l’épisode et à très bientôt sur Celles qui créent.

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