26% des freelances LGBTQIA+ cachent leur orientation par peur de perdre des clients. Quand ton identité influence tes choix de carrière, comment construire un business authentique et rentable ?
Marie Durand est co-fondatrice du Collectif Famille·s et de l’agence Coming Up. Avec 120 bénévoles, elle connecte et fait rayonner les familles LGBTQIA+ via des événements comme le Family Pride Festival.
Dans cet épisode, tu vas découvrir :
- Pourquoi 26% des freelances LGBTQIA+ font le choix de ne pas révéler leur orientation professionnellement ?
- Comment l’arrivée d’un enfant ou un parcours PMA/GPA impactent tes choix entrepreneuriaux ?
- Que révèle le baromètre des trajectoires professionnelles réalisé avec la sociologue Émilie Morand ?
- Coparentalité, transparentalité, familles choisies : quelles sont les réalités méconnues des familles LGBTQIA+ ?
- Comment mobiliser 120 bénévoles et organiser le Family Pride Festival sans s’épuiser ?
- Quel est le coût réel (financier, temporel, émotionnel) de monter un projet associatif à impact ?
- Entreprendre avec authenticité : comment être soi sans filtrer son identité ?
Que tu sois entrepreneur.e queer ou allié.e, cet épisode te donne des clés concrètes pour construire un projet aligné avec qui tu es, sans te brûler.
Liens utiles
- 🎧 Écouter sur Ausha : https://smartlink.ausha.co/celles-qui-creent/bonus-celles-qui-font-rayonner-familles-entrepreneures-lgbtqia-collectif-famille-s
- ❤️ Collectif Famille.s : https://collectiffamilles.com/
- 🎉 Family Pride Festival : https://www.familypridefestival.com/
- 📊 Barometre trajectoires professionnelles : https://www.barometre-lgbt.com/
- 💼 Agence Coming Up : http://www.coming-up.fr/
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Transcription
Manon Verbeke (00:01.272)
Cet épisode est enregistré dans le cadre du podcast en 2026. Une semaine ou des milliers de podcasts donnent la parole à des associations qui changent la donne. Aujourd’hui, je reçois Marie Durand, co-fondatrice du collectif Familles et de l’agence de conseil Coming Up. Le collectif Familles, c’est 120 bénévoles qui oeuvrent pour connecter, soutenir et faire rayonner les familles LGBTQIA +, à travers des événements comme le Family Pride Festival, mais aussi un énorme travail de fond sur les trajectoires professionnelles.
On va découvrir avec Marie le travail passionnant de l’asso, mais aussi la partie entrepreneurial. Qu’est-ce que ça change concrètement d’être entrepreneur quand on fait partie de cette communauté et comment on monte un projet à impact sans s’épuiser ? On va parler d’entrepreneuriat donc, d’authenticité, de parentalité et merci Marie d’être avec nous.
Marie Durand (01:16.024) Merci.
Manon Verbeke (01:17.518) Bonjour ! On parle un petit peu du collectif Amis, déchirer nous avec tes mots. Qu’est-ce que vous faites pour la visibilité des familles LGBTQIA+.
Marie Durand (01:30.128) Oui, le collectif, on l’a créé maintenant il a cinq ans, pour intuition ou plutôt pour envie, je dirais, de faire en sorte de permettre aux familles LGBTQIA +, qui existent depuis de nombreuses années…
voire peut-être des siècles, de se rencontrer, de se connecter, de s’entraider et aussi d’être un peu plus visible parce que clairement on a un vrai déficit de visibilité qui est lié, enfin on y reviendra peut-être, qui est quand même lié au fait que les familles se faisaient plutôt en souterrain de manière cachée et depuis quelques années les choses ont pu évoluer. La loi a aussi légèrement évolué.
En tout cas nos enfants ils sont là, ils sont dans les écoles, nous sommes dans les entreprises, bref on existe et donc il qu’on soit visible pour avoir accès plus au droit et puis faire en sorte de sortir des projections et des préjugés des gens sur si un enfant il y a un papa ou une maman ce qui n’est pas la réalité puisqu’il y en a bien plus.
Manon Verbeke (02:35.118) Mm-hmm.
Manon Verbeke (02:38.926) Donc du coup, vous organisez pour répondre à ces enjeux, vous organisez des événements comme le Family Pride que j’ai rapidement évoqué, comme des rencontres de famille différentes. Je ne plus le nom exactement de cet événement, je l’ai oublié. Les rencontres famille, les journées en famille, c’est ça. Et vous avez aussi mis en place le baromètre. Tu peux nous parler un peu de cette action ?
Marie Durand (02:55.266) Les journées en famille peut-être ?
Marie Durand (03:04.608) Oui, le baromètre, le coup, c’est vraiment un sujet de… Ce qu’on a voulu faire, en fait, c’était observer les trajectoires professionnelles des personnes LGBTQIA+. Là, pour le coup, c’est vraiment parti d’une intuition, c’est qu’en fait, en découvrant moi-même cette communauté, déjà en découvrant moi-même aussi mon homosexualité tardive, j’ai vu à quel point ça avait un impact sur les choix professionnels, soit des départs ou aussi des choix de type de métier.
secteurs d’activité et de communautés avec qui on se sentait à l’aise de travailler. donc en fait, voit, il y a quand même un certain nombre de baromètres aujourd’hui qui donnent des chiffres sur des photographies de ce qui se passe plutôt dans des grandes entreprises. Et nous, ce qu’on voulait aller voir, c’était ces évolutions. Qu’est qui fait qu’à un moment donné, on va choisir d’être plutôt freelance ?
quand on se lance dans un parcours de PMA par exemple. Qu’est-ce qui fait ? Comment on va gérer une absence liée à une GPA ? Est-ce que ça veut dire qu’il faut quitter une entreprise ? Est-ce qu’on peut y rester ? Et quelles statuts on a quand on y reste ? Et on n’a pas les mêmes statuts. Voilà, et donc c’est ça qu’on a voulu travailler. Et donc je me suis connectée à Émilie Morand qui est sociologue et avec qui, au travers de plein d’échange, on s’est dit OK, allez, go, c’est parti, on y va et on va faire ce travail qui est un travail colossal.
Manon Verbeke (04:27.438) Effectivement, rien qu’autour de moi dans des micro-expériences personnelles, j’ai vu à quel point ça peut venir impacter le choix du travail, le choix du mode de travail, le choix… Comme l’arrivée d’un enfant, déjà, ça vient impacter ta vie. alors d’autant plus si tu fais des choix qui ne pas des choix normés par la société, où les lignes sont déjà tracées. c’est… Enfin, je pense qu’il a aussi une part de méconnaissance globale. Ce pas forcément de la malveillance, mais c’est sûrement beaucoup d’ignorance de comment on peut faire les choses. Dans le baromètre…
que j’ai pas lu en long et en large, tu m’excuseras. Je vais aller zoomer un peu sur la partie freelance. Je suis assez active sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn, et c’est un réseau social qui est, on va le dire, blanc, classe sociale supérieure et plutôt hétéronormée. Quand on parle soi-même d’être LGBTQIA +, en fonction de ce qu’on veut, est-ce qu’on dit qu’on Face aux gens, on est déjà vraiment pas dans la norme.
votre baromètre j’ai lu qu’il 26 % des freelances qui font le choix de ne pas dire, de peur de perdre des clients. Concrètement est-ce que c’est des gens, enfin est-ce que tu as des exemples d’arbitrage, de choses que tu as pu voir ou relever dans ce baromètre avec Emilie
Marie Durand (05:43.499) Oui, des exemples, j’en ai énormément, mais j’en ai même vécu moi-même. Je peux en témoigner puisque, à côté de ces activités du collectif et du coming up, j’ai une autre activité de conseil pour des entreprises. Et il y a quelques mois encore, j’ai été chez des clients que je ne pas forcément très ouvert sur ce sujet-là.
Manon Verbeke (05:49.742) Mmh.
Marie Durand (06:05.912) Et donc j’avais fait le choix de ne en parler, je veux dire en même temps, je n’ai pas non plus à en parler tout le temps. Mais c’était une stratégie quand même que j’avais déjà mis en place. Et puis un jour, je dois les appeler parce que j’ai déposé mon fils, j’ai un peu de retard, donc je les appelle en me disant je veux avoir 10 minutes en retard. J’ai mis du temps à déposer mon fils. Et là en fait, à partir de ce moment où j’ai parlé de mon fils, ça ne l’a pas loupé, Amidio m’a demandé ce que faisait mon mari. Et donc là, j’étais face à cette question qu’on a systématiquement de se dire, mais ok, j’ai trois secondes pour répondre.
Manon Verbeke (06:30.058) Bien joué !
Marie Durand (06:35.304) Je le dis, je le dis pas, qu’est-ce
Manon Verbeke (06:38.197) J’élude. Je dis, je dis pas, j’élude, je fais un flou. OK.
Marie Durand (06:41.994) Donc on voit bien en fait les stratégies qu’on met en place en amont et puis à moment donné quand ça arrive qu’est-ce qu’on fait. Et ça c’est vraiment des… en fait c’est la charge mentale, c’est les arbitrages qu’on fait et…
Et ça fait partie des exemples qu’on peut avoir. D’autres qui le disent aussi dans les professions libérales de santé. fait, je ne vais pas en parler. Ou si il faut que j’en parle, je vais décider de mentir. Chacun, chacune met en place des stratégies. C’est ce qui est hyper intéressant dans ce baromètre. C’est de zoomer selon les secteurs d’activité, les métiers et les façons de vivre sa vie professionnelle. On va mettre en place des stratégies qui sont très intéressantes à aller, analyser et qui peuvent être variables à un moment donné.
de la vie, peut aussi choisir de se remettre au placard, de se réinvisibiliser. Mais ce n’est pas un choix, je dirais, n’est pas notre premier choix. C’est ce que tu évoquais d’incompréhension, souvent de la part des autres. Et c’est là où il a le job à faire et c’est là où se joue l’inclusion. C’est comment les gens vont aller faire… Comment les 90 % des personnes qui ne sont pas, ne s’identifient pas à LGBT, vont faire le job à notre place.
Manon Verbeke (07:51.375) Mmh.
Je me dis que c’est non seulement de la charge mentale mais aussi de la dissonance cognitive quand on n’a pas le choix. Tu tu disais je fais le choix, j’arbitre à ce moment-là, très rapidement je dois prendre une décision. Si la décision pour être en sécurité c’est de ne pas out mais qu’on ne pas forcément éluder et qu’on est obligé de mentir, quelle dissonance cognitive aussi on doit vivre au quotidien. Pour le coup je ne pas témoigner de ça, je me suis très rarement retrouvée à mentir.
mon identité. Ok, donc c’est certainement la réalité d’auditrice ici et peut-être d’auditeur également. Tu disais dans le… enfin je lisais que non seulement il y avait cet enjeu de la parentalité, enfin de l’entrepreneurial GBT, mais aussi qu’on venait rajouter une carte parentalité, il se crée encore autre chose. Dans ces épisodes de podcast, j’ai déjà pu parler du fait que être entrepreneur, c’est un choix de vie qui n’est pas forcément dans la norme et qui n’est pas…
évident qui comporte certaines caractéristiques qui fait que ça peut être différent de ce que vivent nos collègues salariés. Et quand on rajoute la carte parent, on vient un peu se double étiqueter. Et si on est une femme, on vient se triple étiqueter. Et si on rajoute LGBT par-dessus, c’est une réalité que vous avez vu aussi dans le baromètre.
Marie Durand (09:13.24) Oui, bon, dans le baromettre, nous on n’a répondu que les personnes LGBTQIA +, c’est sûr que c’est…
De toute façon, queer, c’est déjà… On ne choisit pas d’être queer ou d’être LGBT. Enfin, peut-être d’être queer, mais on ne choisit pas d’être LGBT, y a plus. Par contre, on choisit de le vivre, on choisit de le dire ou pas. Mais donc ce choix, fait, tant qu’on… Tant qu’on ne se connecte pas au fait qu’il a déjà un choix, en fait, et ben on ne comprend pas cette charge mentale ou cette… Voilà, ce petit truc en plus, comme en effet d’être indépendant, comme d’être une femme.
mais moi j’ai jamais été un homme donc je ne sais pas ce que c’est d’être un homme et si c’est beaucoup plus facile ou pas, on peut imaginer. moi j’ai découvert la charge que représentait être lesbienne à 35 ans. Donc j’ai quand même un peu roulé ma bosse avant et oui il y a un écart qui est colossal. Que ce soit dans demander des papiers, une mutuelle par exemple pour sa compagne, voilà c’est quelque chose en plus. Le truc c’est, moi ce que je trouve intéressant dans ce qu’on fait au sein du collectif.
c’est qu’en fait on prend conscience ensemble de tout ce qu’on fait de plus.
on prend conscience ensemble de certaines choses qu’on faisait en plus, dont on n’avait même pas conscience. Alors qu’est-ce que ça change ? bah déjà, avoir conscience de ça, c’est se dire, est-ce que j’ai envie de continuer à vivre ça en plus des autres ? Et puis comment je peux aller me connecter à d’autres pour peut-être trouver, mettre en place de nouvelles stratégies, entendre ce que d’autres ont fait ? Et comment du coup je pourrais faire différemment pour que ça soit plus léger, plus fort aussi éventuellement
Marie Durand (10:59.194) parce que je peux venir avec, par exemple si on parle de la mutuelle ou d’autres aspects, par exemple une PMA ou une GP dans une entreprise, quand ça a déjà eu lieu quelque part, peux y aller en disant, voilà ce qu’ils ont mis en place dans cette entreprise, voilà comment ils ont demandé.
Manon Verbeke (11:14.087) Oui, ou par exemple de se partager des astuces, de te retirer la charge mentale par exemple dans des cadres d’adoption, de savoir que tel ou tel praticien va être plus jugeant sur des pratiques de famille homoparentale et donc va être plus enclin à être agréable tout simplement d’aller voir ce praticien. Ou que tel mutuel a des cases non genrés pour les conjoints. Enfin oui effectivement ça peut être cool aussi de…
libérer un peu d’espace et de se partager les choses. tu disais que la stratégie de s’auto- visibiliser, ce qu’on fait en plus, c’est important. Ça aide les gens à reprendre contrôle. Toi, j’ai du mal avec les mots sur quel est l’intérêt pour les personnes queer d’avoir cette force de revoir, de voir en miroir ce qui se passe. Ça fait partie d’une forme d’éducation à…
Marie Durand (12:13.336) Oui, fait, c’est une bonne question. fait, déjà prendre conscience, c’est pouvoir agir. Sans conscience, ne pas agir. Donc ça, c’est la première chose. Mais il n’y a même pas besoin d’agir. C’est même avant de prendre conscience. fait, ce qu’on…
Manon Verbeke (12:14.326) Pierre, coupe cette faute.
Manon Verbeke (12:24.162) Ok.
Marie Durand (12:31.992) ça peut être le regard des autres, ça peut être par exemple pour un enfant d’avoir conscience que pour lui, peut-être qu’il a un petit truc en plus à faire quand il va vouloir inviter un pote à la maison par exemple. Du coup, c’est préparer, c’est pouvoir l’accompagner. Si on n’a pas cette conscience, elle peut être là, on peut la sentir, la boule de stress, mais sans forcément la connecter à une réalité ou à quelque chose qui est objectivé. Objectiver un ressenti, objectiver des vécus, ça permet déjà de…
les déposer et puis après de les mettre en action. Je crois que c’est ça qui est important et ça c’est la force de la communauté, ce mot communautaire qui est parfois un peu galvaudé ou mal vu. fait il est essentiel juste à un moment donné d’aller se reconnecter à d’autres qui vivent la même chose pour pouvoir après s’expenser auprès des autres.
Manon Verbeke (13:22.255) OK. Se reconnecter aux autres, coup, aller vivre et compagnie et la communauté. On parle du Family Pride. Je trouve que c’est hyper joli comme événement et j’y serais avec et je serais contente de le découvrir pour la première fois cette année. C’est votre cinquième édition que vous organisez les 23 et 24 mai prochains. là, à date, si vous écoutez le podcast quand il sort, c’est dans deux mois. C’est quoi l’ambiance? C’est quoi le projet?
comment ça se passe et pourquoi est-ce que quelqu’un qui nous écoute devrait venir voir, devrait venir participer.
Marie Durand (13:57.529) C’est deux jours incroyables. Je le dis forcément pas de manière objective, mais des retours qu’on a et de ce que je peux vivre moi à la fois en étant membre du collectif et puis puis mère aussi tout simplement.
Manon Verbeke (14:04.621) Non, mais t’as le droit.
Marie Durand (14:16.808) C’est incroyable ces deux jours. C’est la cinquième édition en effet. La première année, on l’avait fait. Le collectif avait quelques mois. On avait cette intuition qu’on avait besoin de se réunir. voilà, il y a eu mille personnes dès la première session. Alors qu’il neigeait, on était le 4 avril ou 3 avril. Et puis après, cinq ans, on se donne rendez-vous deux jours par an, soit à Paris, soit en région. Et on se réunit. Ce qui est génial, c’est un peu une potion magique pour nous.
C’est-à-dire qu’on voit pendant deux jours prendre notre petite potion magique, reprendre des forces, s’entraider, filer des coups de main, partager. On le fait avec nos enfants, de plus en plus avec les grands-parents aussi maintenant qui viennent.
Manon Verbeke (15:00.56) Mmmh !
Marie Durand (15:01.752) Donc ça aussi c’est très sympa le côté intergénérationnel. Et puis ce qui est super, c’est c’est l’ensemble de la communauté LGBTQIA +, qui vient, c’est-à-dire qu’on se réunit dans toute notre pluralité de schéma familiaux, famille choisi aussi, enfin voilà. Et ça, c’est d’une richesse complètement dingue. C’est-à-dire qu’on apprend des parcours des autres, on s’en inspire aussi. Moi, la coparentalité dans ma famille recomposée m’a énormément inspirée.
Donc voilà, on s’inspire, on fait la fête avec nos enfants, on fait plein d’ateliers, on réfléchit avec des chercheurs, des sociologues. donc en fait, c’est vraiment un compte dansé de deux. Et puis surtout, ce sont des familles qui vivent dans leur caverne toute l’année, qui nous font face à ces petites tactiques, stratégies. Et là, pendant deux jours, elles sont juste incroyables. Et pour donner un exemple, l’année dernière, on était à Montpellier, on était cachés. je regardais un peu tout ce qui se passait.
Et j’entends une dame de Montpellier qui téléphone avec quelqu’un et qui lui dit, mais il faudrait que tu viennes, je ne pas qui c’était, cette personne, il faudrait que tu viennes voir, c’est incroyable. C’est vraiment des familles comme les autres. Et ça, c’est aussi un des objectifs.
Manon Verbeke (16:16.208) La candeur.
Marie Durand (16:18.232) C’était rigolo parce qu’on la sentait vraiment joyeuse d’être là et de constater aussi. C’est aussi vraiment l’intention du Family Pride Festival, ce sont des lieux qui sont ouverts à tous et à toutes et donc il venir avec ses potes, qu’on soit directement concernés ou pas, c’est vraiment pour tout le monde.
Manon Verbeke (16:23.631) Mmh-hmm
Manon Verbeke (16:37.172) comme la Pride peut l’être pour tout le monde, pour toutes les personnes qui s’identifient queer et les alliés. Là du coup sur le Family Pride vous avez la même même intention de pouvoir accueillir dans ce week-end festif toutes les personnes qui sont alliées des familles ? Ok.
Marie Durand (16:53.632) Oui, complètement. Donc les grands-parents pour nous c’est génial qu’ils viennent. On l’a constaté et puis chaque année c’est un peu plus. C’est nos amis, les cousins, les… vraiment c’est… Enfin on ne pas un truc entre nous, c’est pas le sujet quoi. C’est plutôt on veut être visible, on veut dire et montrer aussi comment mieux nous accompagner.
Manon Verbeke (17:13.584) J’ai très envie de faire un petit zoom sur le programme mais avant ça on a utilisé des termes que j’ai peur ne soient pas connus de tous. On a utilisé les coparentalité et je suis sûre qu’il a d’autres termes de parentalité, d’autres typologies de famille qu’on pourrait très rapidement évoquer histoire de donner un aperçu non exhaustif des réalités qui arrivent et qui débarquent aux Family Pride.
Marie Durand (17:36.939) Oui, là là, il en a pour un petit bout de temps. Non, mais oui, tout à fait, la coparentalité, c’est une façon de faire famille à plusieurs parents. Il peut y avoir deux papas, une maman, deux
Manon Verbeke (17:38.672) La liste !
Marie Durand (17:52.553) de maman, de papa, voilà, tout est un peu imaginable. C’est l’idée de faire famille dans un projet qui n’est pas que lié à une relation amoureuse ou affective. Et ce qui est très intéressant dans ces parcours de coparentalité, c’est que du coup, la question de comment on va faire famille est réfléchie très en amont. Voilà, il y a des pactes de coparentalité et alors bien sûr, la vie de famille évolue et tout évolue, donc forcément ça bouge.
réfléchit à ce en dehors d’une relation amoureuse. Voilà ça c’est la coparentalité. Après dans les familles aux parentalités LGBTQA +, il a les parents trans, on peut appeler ça la transparentalité, l’homoparentalité qui peut être issue d’une GPA, gestation pour autrui, qui peut se faire de manière éthique notamment à l’étrangerie, même si c’est interdit encore en France.
Il a l’adoption qui est malheureusement encore très rare, des parcours très complexes, très longs, très très longs. La PMA, donc la procréation médicalement assistée, qui est autorisée en France depuis 2021 maintenant, qui est encore très difficile d’accès en France parce que peu de gamètes, parce que très limitée pour les personnes racisées.
Manon Verbeke (19:15.824) Autoriser ne pas dire que l’Etat se doit de permettre à chacun d’y accéder.
Marie Durand (19:22.712) Donc encore beaucoup qui vont à l’étranger. Les familles recomposées, effet. Voilà, je ne pas si j’ai fait le tour, globalement, en fait, il a vraiment plein de façons de faire famille. Il famille choisie.
Manon Verbeke (19:37.114) Et au final on peut se dire que la plupart des situations vécues et des problématiques rencontrées par ces familles ressemblent en tout point à tout un tas d’autres réalités vécues dans les familles hétéronormatives et classiques. Les enfants…
Marie Durand (19:48.961) Oui, cela près qu’il faut trouver les accompagnants qui sont sensibilisés pour éviter les questions qui ne pas mauvaises en tant que telles mais qui font parfois un peu mal par la répétition notamment.
Manon Verbeke (20:05.912) Oui, peut-être ramené systématiquement aussi à une identité ou à une forme de… Je vois tout à fait, d’identification. Donc le zoom sur le programme. Alors je te dis zoom sur le programme parce que quand on m’a incité à venir à ce week-end, on m’a dit non mais tu verras, c’est génial, il a une queer mess. dis quoi ? Une queer mess ? Raccontes-moi parce que clairement ça a l’air trop cool. J’ai vu aussi en parcourant le programme qu’il y avait pu avoir des gens…
comme Baptiste Beaulieu que je porte très haut dans mon coeur et dont je lis tous les livres à mes enfants. Pour les auditeurs et auditrices, Baptiste Beaulieu est donc un médecin généraliste qui publie sur les réseaux sociaux, qui est aussi auteur et qui ouvertement homo et qui a une famille homoparentale.
Marie Durand (20:53.448) Oui, il était l’invité de l’édition précédente. On espère qu’il va revenir cette année. Le programme, y a effet une queermesse, est une kermesse réinventée pour les enfants. On va avoir une boom cette année, le samedi soir, va être vraiment la soirée avec nos enfants. Après, a toute une programmation d’ateliers, donc là vraiment par typologie de famille.
façon de faire famille, âge de nos enfants aussi, voilà, pour pouvoir partager nos tips, partager des témoignages. On va avoir des tables rondes aussi, en effet, comme l’année dernière. Donc là, on est plutôt sur quelque chose de réflexif avec des historiens, historiennes, sociologues.
sur des thématiques qu’on a commencé à annoncer, la question de la visibilité des archives, parce que c’est un gros projet qu’on porte là maintenant au sein du collectif. Voilà, et puis qu’est-ce qu’on a d’autre ? On va avoir un drag show le dimanche, ça va être génial.
On va probablement avoir une énorme surprise, mais je ne pas l’annoncer encore. On l’annoncera sur les réseaux sociaux aussi le dimanche. Mais en tout cas, c’est un mix vraiment de fêtes, de jeux, de bonnes ambiances. Et on fait en sorte vraiment que les… Alors de dédicace aussi, bien entendu, avec des auteurs autrices. Et on fait vraiment en sorte aussi de faciliter la rencontre, parce que quand on vient, l’objectif, ce qu’on se fixe comme objectif, c’est que les gens aient pu rencontrer toutes celles et ceux qu’ils voulaient rencontrer. Et donc, on essaie de réduire le plafond vert de…
Manon Verbeke (22:02.577) Ok
Marie Durand (22:26.074) de la rencontre qui est parfois pas toujours facile. C’est vraiment deux jours de rencontre.
Manon Verbeke (22:28.433) Mmh.
Manon Verbeke (22:33.229) les enfants sont facilitateurs de ce genre de choses en général. Mais c’est vrai qu’en tant qu’adulte, est bien plus pas évident de rencontrer des gens dans une salle. On a un peu ou perdu ou oublié comment faire pour que ce soit facile.
Marie Durand (22:42.52) …
On avait des petits bénéloves aussi, nos jeunes, enfin nos moins jeunes qui ont un peu plus de 10 ans, qui deviennent bénévoles aussi et qu’on appelle les bénéloves au sein du collectif, qui deviennent acteurs et actrices. Voilà.
Manon Verbeke (22:59.121) sortes de cupidons ? Ils font quoi ? Ok.
Marie Durand (23:00.792) C’est des bénévoles, sauf qu’ils sont un peu plus jeunes que nous, on leur apprend à s’engager à nos côtés.
Manon Verbeke (23:06.939) Un peu.
Bon, si une auditrice est intéressée à des questions, qu’elle hésite pas à passer sur votre site internet, est-ce que tu peux nous le rappeler le site internet ?
Marie Durand (23:21.708) Oui, le collective family, donc collective family avec un S à la fin.com pour le collectif et familypridefestival.com pour le site du festival.
Manon Verbeke (23:34.15) Donc pas hésiter à aller voir les informations sur le site internet et à venir nous poser des questions sur LinkedIn, venez me poser des questions, je transmettrai à Marie si besoin. Avant de se quitter, on peut faire un petit check, parce que business, je suis curieuse quand même, on peut faire un petit check sur la pertinence et l’intérêt pour vous d’avoir créé ces deux structures côte à côte. Une asso et une agence, donc il a l’association, collectif famille qui…
oeuvre, créer des objets festifs mais aussi de réflexion avec des bénévoles, faut animer et entretenir et tout ça et faire vivre. Et à côté, l’agence Coming Up qui va venir servir… Je te laisse compléter.
Marie Durand (24:18.892) Les organisations, pour le coup là les entreprises, les associations de taille un peu importantes, les collectivités territoriales, en tout cas les professionnels. Donc vraiment d’un côté on a le collectif famille qui s’adresse à nos familles, à nos enfants, au personnel aussi socio-éducatif.
Manon Verbeke (24:41.905) Mmh.
Marie Durand (24:43.604) Et puis après, de l’autre côté, c’est vraiment plutôt nos trajectoires professionnelles, donc avec une dimension qui sera plus ressources humaines, marque-employeur pour les organisations. Alors pourquoi on a fait ça ? Parce que le point de départ, c’était répondre à ce besoin sur lequel moi je n’avais pas trouvé de réponse quand j’ai été confrontée à ces questions-là de famille homoparentale.
Manon Verbeke (24:50.513) Mmh.
Manon Verbeke (25:09.457) Mm-hmm.
Marie Durand (25:10.496) Et puis après, dirais que le projet Coming Up est venu parce qu’il rejoignait mon activité principale professionnelle de conseil, de faire en sorte…
que la diversité soit une richesse pour les organisations et ce collectif. Donc pourquoi on ne l’a pas mis ensemble ? sont deux choses qui sont quand même deux façons d’aborder les choses qui sont très différentes. Nous aussi sur l’agence avec Marie-Claimance qu’on a créée, qui vient plutôt du milieu de la production, on avait besoin de quelque chose de très fluide, très réactif. L’association, c’est des bénévoles, c’est des décisions à prendre, qu’on prend ensemble.
Sur Coming Up, c’est un côté beaucoup plus rapide, des compétences métiers qui sont très différentes pour lesquelles, pour le coup, la dynamique était différente. Après, main fait des passerelles, c’est que nous, avec Coming Up, on essaie d’aller chercher de l’argent dans les entreprises pour le réinjecter dans le collectif famille avec des sponsors.
Manon Verbeke (26:05.489) D’accord.
Manon Verbeke (26:15.377) C’est hyper intéressant. Je te remercie d’avoir mis tout ça bien au clair sans que j’ai te poser une seule question. Est-ce que c’est tout là ? Donc deux structures. Pourquoi ? Notamment pour la vélocité. Le modèle associatif est génial par plein des aspects, il impose, de fait, structurellement, il impose une certaine, un certain temps parce qu’il faut faire vivre le modèle démocratique. Et à côté de ça, vous redistribuez de l’argent, des bénéfices.
de coming up vers l’association pour mettre en œuvre les projets associatifs. Ça vous permet d’avoir un modèle à impact qui est hyper, hyper sain.
Marie Durand (26:49.752) Des bénéfices sur Coming Up, ça reste quand une petite agence. Parmi les actions qu’on recommande à nos clients de Coming Up, en effet d’aller soutenir des projets associatifs. Après, dans l’association, il a autre chose, c’est qu’on est une association reconnue d’intérêt général, on peut défiscaliser les dons. On ne peut pas faire avec une structure privée aussi classique.
Manon Verbeke (27:14.277) Ouais complètement. Hyper intéressant. de la fin. Si tu avais un conseil à donner à une entrepeneuse qui a un projet créatif, pardon, qui a un projet d’impact, je m’embrouille les pinceaux. Si tu avais un conseil à donner, un mot de la fin, à une entrepeneuse qui a un projet impact et qui est dans cette partie de sa vie où elle doute de la pertinence de montrer qui elle est.
qui se cache peut-être encore, qui est peut-être pas come out encore, qui se pose la question de comment mener un projet à impact sans se cramer ? Qu’est-ce que tu aurais à lui partager de ton expérience à toi d’avoir monté ces projets-là
Marie Durand (27:59.885) Alors du coup, là j’entends deux questions. Alors du coup, je vais dissocier les deux questions que j’entends, tu me diras si c’était bien ça, mais la première question, c’est plutôt la question d’un projet associatif qu’on pourrait avoir à côté de son activité principale et comment le déployer.
Manon Verbeke (28:05.722) Peut-être oui.
Manon Verbeke (28:22.002) Mm-hmm.
Marie Durand (28:24.776) Ça c’est une question sur laquelle moi je continue de travailler parce que ça fait cinq ans, parce qu’il y a un modèle économique personnel à tenir. Donc quel temps je passe, surtout quand il a autant de bénévoles, moi je pourrais y passer ma journée.
Manon Verbeke (28:38.834) Mmmh, ouais !
Marie Durand (28:40.46) comment on gère son temps, on gère son temps entre le temps qui rémunère et le temps qui rémunère pas en tout cas financièrement mais qui rémunère par la joie et l’abondance que ça représente. bah ça en fait franchement c’est très évolutif pour rien vous cacher j’ai arrêté les notifications Slack sur mon téléphone depuis 15 jours parce que j’ai vraiment besoin de mieux.
Manon Verbeke (28:59.794) Ahaha !
Manon Verbeke (29:05.638) Et j’ai de seulement, enfin tu vois c’est…
Marie Durand (29:09.496) Oui, après j’ai un gros trouble d’hyperactivité. J’aime aussi ce rythme-là, mais là j’ai besoin en ce moment d’être vraiment beaucoup plus organisée sur mes trois activités. Donc je vais le faire. Après, jusqu’à quand ? Je pense qu’en arrivant vers le festival, ça va s’arrêter et puis je vais tout… Voilà, c’est vraiment l’organisation. Mais en même temps, quelle nourriture ? Et moi, que je découvre, enfin ce que je veux depuis cinq ans, je fais beaucoup finalement d’innovations au sein du collectif.
Manon Verbeke (29:16.402) Mmh-hmm.
Manon Verbeke (29:21.17) Mmh.
Marie Durand (29:38.314) qui me servent un peu comme un laboratoire dans mon activité d’accompagnement des organisations. Donc finalement, c’est assez fluide, c’est trouble, c’est pas si délimité que ça.
Manon Verbeke (29:39.762) Hmm.
Manon Verbeke (29:44.114) D’accord.
Manon Verbeke (29:52.083) Donc le temps aussi qui est investi dans l’association peut aussi devenir du temps ou enfin si on regarde très pragmatiquement c’est du temps qui t’a servi à te nourrir mais qui a aussi servi à nourrir le terrain d’expérimentation. Désolée pour les bruits, c’est le chat qui passe.
qui a aussi servi comme terrain d’expérimentation pour des choses qui vont pouvoir être mises en place dans des entreprises. Donc j’imagine avec un impact financier derrière, quelque chose qui peut se vendre.
Marie Durand (30:16.408) …
En tout cas, c’est de l’inspiration. dirais que que de toute façon, moi, je vois la vie comme ça, c’est que tout est pour eux. Et donc, mon parcours de vie fait que j’en suis là aujourd’hui et que je fais ce que je fais. voilà, la même manière, ce qu’on a pu mettre en place au sein du collectif, moi, ça me nourrit. J’ai toujours été passionnée par l’holacracie, par ces systèmes d’organisation. On va clairement avec le collectif famille en créant l’association, en créant plutôt le modèle qui s’appelle collectif famille. n’est pas pour rien, c’est parce que c’est un collectif.
Manon Verbeke (30:46.578) Mmh.
Marie Durand (30:47.276) et un statut associatif parce qu’on est en France et qu’il le faut mais ça reste une dynamique collective. Bon bah ça c’était parce que c’est mon ADN, c’est mon envie, j’ai appris énormément de choses donc forcément ça nourrit ma pratique quand je fais du conseil. Donc ça c’est vraiment un truc très subtil mais je compte mon temps. Je sais un petit truand mais je compte mon temps.
Manon Verbeke (31:06.512) Tu comptes ton temps, hyper intéressant. tu comptes ton temps. quand même conscient qu’il a du temps non productif, non productif en termes de monétaire, mais tu le comptes malgré tout. Tu restes en conscience du temps que tu dévoues à chaque partie de ta vie. OK.
Marie Durand (31:19.648) Voilà, exactement. Juste pour que je sois vigilante parce qu’il faut que je… Voilà, j’ai ce modèle économique personnel à tenir. ça, c’est vraiment quelque chose sur lequel je fais très attention. En tout cas, j’ai des indicateurs qui objectivisent le truc. Et après, l’autre question, c’était… Je ne sais pas si ça répondait à la première question.
Manon Verbeke (31:32.402) Ok.
Manon Verbeke (31:43.186) Je sais pas non plus, mais moi ça me va comme réponse.
Marie Durand (31:45.481) Ok. Et puis en tout cas, à aucun moment je me suis dit est-ce que j’y vais sachant le temps que ça… Enfin vu le projet que j’avais écrit, sachant le temps que ça va me demander est-ce que j’y vais, j’y vais pas, c’était vital. Je pense quand on a un projet, il faut y aller. Faut continuer.
Manon Verbeke (31:58.451) Mmh.
Manon Verbeke (32:03.784) Tu avais ce besoin de le sortir et de le faire vivre.
Marie Durand (32:07.568) Ouais, voilà. Mais comme je pense quand on monte sa boîte quoi, quand on a… Donc il y aller. Et puis après… Et puis après l’autre truc c’était la question de l’impact.
Moi, c’est pareil, encore une fois, mon regard, c’est qu’on a tous et toutes un coming out à faire, qui soit lié à son identité, qui soit lié à son parcours, un accident de vie, quoi que ce soit. Et quand on peut l’offrir au collectif, quand on peut offrir sa vibration à soi, au collectif, ça ne peut être qu’un cadeau pour soi et pour le collectif. Mais il que ça soit au bon moment. Donc voilà, c’est ce truc là de se dire c’est OK qu’un jour on puisse et qu’un jour on ne pas. Mais par contre,
Par c’est un cadeau. Je trouve qu’on meurt un peu de cette conformité. Comment, justement, en se reconnectant aux autres, on arrive à être encore plus soi ? C’est une question de vie, je crois.
Manon Verbeke (33:06.044) Ok, ça va pas, ça fait deux épisodes de suite que je pleure à la fin. Ok, oui, donc du coup, si je reformule ce que ma question était, qu’est-ce que tu dirais à une entrepreneuse qui se pose la question de come out de sa réalité par rapport à une peur sur son entreprenariat ou sur sa vie d’entrepreneur après ?
Marie Durand (33:11.294) oui !
Manon Verbeke (33:33.892) Toi ta réponse c’est a priori ça n’est qu’un cadeau que tu te ferais à toi quand ce sera le bon moment et un cadeau que tu fais aux autres. Si c’est le bon moment.
Marie Durand (33:42.08) et peut-être se poser la question de qu’est-ce qui arriverait vraiment. Après, franchement, tout ne pas très bien en ce moment, donc il faut aussi mesurer le risque.
Manon Verbeke (33:57.369) Ouais, tu dire que c’est pas les bisounours ?
Marie Durand (33:59.833) pas les bisounours.
Manon Verbeke (34:03.364) En tout cas, ce que tu nous as montré, Marie, à travers cette conversation et l’histoire de ces deux projets, le collective family et Coming Up, qui viennent chacun de leur côté travailler la question de la visibilité des familles et des entrepreneurs et des salariés LGBTQIA +, c’est que c’est pas bise au nource, mais que quand on fait collectif, c’est un peu plus facile à vivre au quotidien. Merci beaucoup pour l’échange.
dans cette semaine qui m’a l’air chargée pour toi. J’ai hâte de vous rencontrer au Family Pride. J’invite toutes mes auditrices et auditeurs qui voudraient nous rejoindre à venir faire famille également. Si vous voulez soutenir le Collectifammy, pouvez vous rendre sur collectifammy.com, sur le familypride.com. je vous rappelle que cet épisode a été enregistré dans le cadre du podcast en 2026.
Manon Verbeke (35:01.498) pouvez retrouver toutes les associations participantes sur podcaston.org et tout un tas d’épisodes de podcasts qui présentent des associations qui font bouger chacune de leur manière les choses autour de nous pour le mieux. Merci Marie d’avoir été avec nous. Merci les auditrices de nous avoir écouté et si vous pensez que cet épisode peut aider ou inspirer quelqu’un, partagez-le. Merci beaucoup, à très bientôt dans celle qui crée.


