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  • 03 · Celle qui crée une série youtube · avec Chloé Dequeker

    03 · Celle qui crée une série youtube · avec Chloé Dequeker


    Tu penses que tu dois publier plus pour exister ? Et si la qualité, la rareté et des choix assumés valaient mieux que le bruit ?

    Dans cet épisode, je reçois Chloé Dequeker, cofondatrice de la chaîne YouTube Superama (vulgarisation scientifique & effets spéciaux maison). Avec son binôme Alex, elle a fait de Superama un laboratoire d’expérimentation… et un studio de production au service d’institutions et de créateurs.

    Ce que tu vas apprendre :

    • Comment passer d’un side-project YouTube à un modèle économique hybride viable ?
    • YouTube : monétisation, sponsors, influence… qu’est-ce qui paye vraiment (et quoi laisser de côté) ?
    • Qualité vs quantité : publier moins tout en construisant une communauté fidèle, c’est possible ?
    • Binôme créatif : comment se compléter (écriture/gestion vs réal/montage) sans s’épuiser ?
    • Protéger sa ligne éditoriale (humour, DA, ton) dans les contrats avec des institutions/marques ?
    • Association → entreprise : pourquoi changer de statut et ce que ça débloque concrètement.
    • Fake it until you make it” : provoquer sa chance et s’entourer pour monter ensemble.

    À l’écoute, tu vas oser assumer ton positionnement, sécuriser tes deals, et dessiner un modèle qui te ressemble.

    Liens utiles

    Transcription

    Manon
    Aujourd’hui dans Celles qui créent, je donne la réplique à Chloé Dequeker,
    cofondatrice de la chaîne YouTube Superama.

    Chloé, c’est le genre de personne qui peut écrire une vidéo sur la mécanique quantique le matin et poser du placo l’après-midi. Elle dit qu’elle est un couteau suisse de la vidéo scientifique : écriture, production, recherche de financement, sous-titrage, stratégie de diffusion. Avec son binôme, elle a fait de cette chaîne un vrai laboratoire d’expérimentation, où chaque épisode est l’occasion de tester, apprendre et monter en compétences.

    Dans l’épisode du jour, elle nous raconte les coulisses de Superama, comment ils bossent, créent, et comment ils arrivent à en vivre aujourd’hui. Un modèle hybride et inspirant qui pourrait bien te donner quelques idées.

    Chloé
    C’est une belle intro.

    Manon
    C’est une belle intro, c’est trop pompeux ou pas ? J’ai dit que vous en viviez.

    Chloé
    Ouais, bah plus ou moins. Indirectement.

    Manon
    Est-ce que tu peux nous présenter Superama, Chloé ?

    Chloé
    Oui, alors Superama, c’est d’abord une association, enfin plus pour très longtemps, mais c’est une asso qui crée de la vidéo. À la base pour YouTube, pour Alex et moi donc. C’est de la vidéo de vulgarisation scientifique. Au début on faisait de l’astronomie et puis après on s’est diversifié à plein de sujets scientifiques. Parce qu’on est curieux de plein de choses et puis qu’au bout d’un moment on a fait un peu le tour des sujets. Et aussi Superama, c’est de la prod plus globale audiovisuelle, donc on accompagne des gens qui savent pas produire, soit des youtubeurs, soit des institutions, des entreprises, des entrepreneurs, un peu moins des entrepreneurs, plutôt des institutions d’ailleurs, des universités qui ont besoin de mettre en valeur le travail de leurs chercheurs par exemple, et qui ont besoin d’une présence sur leurs réseaux sociaux ou les nôtres.

    Manon
    Donc Superama, c’est de la vidéo. C’est d’un côté, j’essaie de résumer, tu me dis si… Ouais, c’est un peu le bordel, mais on va le dire comme ça. Superama d’un côté, c’est un projet créatif, une chaîne YouTube que vous portez à deux en binôme où vous faites de la vulgarisation scientifique. Et en parallèle, c’est aussi un studio de production. C’est bien dit comme ça ? Un studio créatif où vous accompagnez du coup d’autres personnes, des institutions majoritairement à produire de la vidéo.

    Chloé (02:14.125)
    tout à fait.

    Manon
    Ok cool, donc vous êtes deux dans le projet ? C’est quoi la force de ça et c’est quoi les contraintes ?

    Chloé
    Alors on est deux à la base dans le projet, Alex et moi, mais on travaille de plus en plus avec d’autres créatifs, d’autres mondes de l’audiovisuel pour se raccompagner sur des postes sur lesquels on n’est pas spécialiste. Par exemple la musique, l’audio, ou sur l’écriture, sur certains sujets, ou parfois d’autres créateurs ou créatrices qui ont besoin d’une influence particulière sur les réseaux sociaux. Mais sinon à la base oui, on est qu’à deux.

    Parce que le projet est né en 2020 ou en 2021, je sais plus, pendant le confinement. on s’est dit que ce serait cool avec Alex de créer des trucs sur Internet. On l’avait déjà un peu fait de notre côté, de manière pas du tout professionnelle et de manière totalement bancale. Et puis il se trouve que Superama, on s’est dit, allez, va faire comme si on était des pros dès le début et comme si on était ultra calé.

    Et j’ai l’impression que s’être mise dans ce mood là, ça a marché. Et puis après on a eu beaucoup de chance parce qu’on a été propulsé par d’autres créateurs qui nous ont bien aimé, qui avaient beaucoup beaucoup d’abonnés et du coup ils ont mis en avant et ça nous a aidé à grimper assez vite.

    Manon (03:37.548)
    Donc du coup, quand vous avez commencé à deux, très rapidement vous êtes parti directement en mode, on va faire de la qualité, on va faire notre propre projet créatif. Est-ce que dès le début, il avait l’idée d’avoir le studio de création, le studio de production, ou à l’initiative, au démarrage, c’était purement le projet vidéo de la chaîne Superama qui fait de la vulgarisation ?

    Chloé
    Alors en fait c’était les deux à la fois parce que Alex il travaillait déjà avec une boîte de prods, il faisait de l’animation pour eux et du montage donc il avait déjà un pied là dedans, était déjà indépendant et moi je faisais de la communication et en le rencontrant j’ai eu tout de suite cette appétence pour l’audiovisuel et il m’a appris plein de trucs. Et moi c’est plutôt l’écriture, mon truc, l’organisation de projet ce genre de choses. J’ai aucune compétence technique en vidéo. Moi je dis bah faut faire ça, les gens y font. Du coup en l’occurrence Alex.

    Manon
    C’est ton taf ça en fait, dire  » il faut faire ça » – rires.

    Chloé
    Oui c’est ça. Et du coup c’est parti de là. Et aussi on s’est dit bah comme on n’a pas de réseau, on connaît personne, il faut qu’on produise des trucs pour montrer ce qu’on sait faire, comment on travaille. Donc la chaîne YouTube elle a aussi servi à ça. Mais on avait aussi envie de faire du pur YouTube mais sans partir dans le divertissement ou ce genre de choses parce qu’il y avait déjà beaucoup de contenu. Donc la vulgarisation scientifique.

    Chloé (05:06.496)
    D’autant que moi j’ai une formation de journaliste, donc croiser les sources, faire des recherches, ce genre de choses, j’avais déjà. trop bien.

    Manon
    Tu t’es appuyé sur des compétences que tu avais journalistiques pour venir nourrir votre projet créatif à deux. Et en même temps, en parallèle, il y avait toutes ces compétences que vous êtes allées chercher et apprendre fur et mesure que vous créez et que vous étiez dans le processus créatif.

    Chloé
    Oui, tout à fait. Et en plus, on s’est rendu compte qu’on se complétait vachement bien parce que moi j’avais tout l’aspect gestion de projet, écriture, etc. Et lui, il était plutôt en mode technique vidéo pure, réalisation, montage, motion design, genre de choses.

    Et aussi, c’est tombé dans une période dont je disais avec le confinement, moi j’étais en CDI à l’époque et on m’a virée pour des raisons économiques et du coup j’ai eu le droit à un reclassement, enfin on m’a payé ma formation de ce que je voulais, on m’a donné des sous pour partir, donc j’en ai profité pour faire une formation aussi FAP de Montreuil en tant que chargée de production. Donc ça permet de savoir gérer un projet vidéo, le budgétiser, etc.

    Manon
    Trop bien. Donc tu as aller chercher les compétences finalement aussi pour venir…

    Chloé (06:12.726)
    Oui, parce que ça, ça me manquait toute la partie financière, organisationnelle d’un tournage. Comme je n’avais jamais foutu les pieds sur un tournage, il que j’apprenne à le faire. J’ai profité de tout cet argent qu’on me donnait et de tout ce temps qu’on m’a accordé. Et c’était trop cool, elle m’a beaucoup servi cette formation.

    On le dira jamais assez, se former, profiter des outils, des organismes de formation, c’est important. Alors j’ai plein de questions à te poser qui se mélangent un peu. Mais du coup, comme tu as commencé à l’aborder, est-ce que tu peux me parler de ce pont qui se fait d’un côté entre Superama, votre projet créatif, donc d’une histoire d’un personnage qui raconte des choses, qui vulgarise des choses dans son petit vaisseau spatial, et en même temps votre clientèle.

    Manon
    C’est quoi le pont entre les deux ? Au début, tu as dit que ça nous a servi aussi à montrer des choses. Comment ça se passe aujourd’hui ? Est-ce que c’est toujours ça ? Est-ce c’est une vitrine pour vous ? Est-ce que vous devez démarcher vos clients ? C’est quoi un peu le fonctionnement aujourd’hui de ce lien entre Superama la chaîne et Superama, l’agence de prod ?

    Chloé
    Alors déjà, a tout de suite eu beaucoup de chance, c’est qu’on n’a jamais vraiment eu besoin d’aller chercher des clients. Ils sont très vite venus à nous. Comme je disais, on a eu la chance d’avoir une recommandation d’un vidéaste qui a beaucoup, beaucoup d’abonnés, ce qui nous a ramené beaucoup, beaucoup d’abonnés très vite, 20 000 en quelques jours. Donc c’est énorme pour une nouvelle chaîne. Et donc ça, ça nous a permis d’avoir une audience, de se développer.

    Et de pouvoir ensuite rejoindre les milieux de créateurs de la vulgarisation et de se faire un réseau dans ce monde-là. Et petit à petit d’accéder à des contrats avec des institutions pour vulgariser leurs projets scientifiques, ce genre de choses. Donc aujourd’hui, nous, notre but, c’est de continuer à faire la chaîne YouTube, plus de l’influence pour les institutions via leurs projets de recherche ou des entreprises.

    Manon (07:53.515)
    D’accord

    Chloé (08:14.426)
    Je sais pas, une entreprise qui aurait besoin de mettre en avant un truc très technique sur sa façon de travailler, pourquoi pas, mais aussi produire d’autres vidéastes qui sont tout seuls, qui ne savent pas faire parce qu’ils leur manquent des compétences, parce qu’il y a un projet plus gros qui doit voir le jour, ils n’ont pas la structure pour accueillir le projet, ils leur manquent de la main d’oeuvre, ils ne peuvent pas gérer tout le montage, ce genre de choses.

    Manon
    Et venir leur apporter les compétences professionnelles d’un studio de production pour venir les aider dans leurs projets, leurs propres projets créatifs.

    Chloé
    C’est ça. Et du coup Superama, comme nous on montre qu’on sait faire de la vulga, on sait écrire, on sait faire des effets spéciaux, on sait faire de l’aréal, du montage, du motion design, on sait aller chercher des équipes différentes d’un projet à l’autre. Du coup ça montre toute une panoplie de compétences qu’on a et qu’on peut mettre à profit des autres qui n’ont pas la vidéo comme spécialité mais plutôt la science ou alors qui savent faire de la vidéo mais à un moment donné il leur faut une plus grosse équipe.

    Manon
    Ok, trop bien. Donc là, si on repart, mais si on va un petit peu sur la question de comment ça fonctionne financièrement, la question à 3000 euros, comment est-ce qu’on vit d’une chaîne YouTube ? En façade, on pourrait se dire que vous vivez de votre chaîne YouTube, c’est quoi finalement, c’est quoi l’articulation derrière de vos finances ? J’aime pas ce mot. Comment, c’est quoi votre modèle économique ? Exactement, en fait.

    Chloé
    Alors en fait faut savoir qu’on ne vit pas de YouTube avant… Enfin, quand les gens pensent vivre de YouTube, ils pensent à la monétisation, le nombre d’argent qu’on va générer en faisant des vues sur une vidéo. Ça, il a pas grand monde qui vit de ça, il faut vraiment faire énormément de vues. Je sais même pas à quel nombre de vues le point de bascule se fait et à ce moment-là, on génère vraiment de l’argent. Nous, pour le coup, donc on ne vit pas de la monétisation, on ne vit pas…

    Chloé (10:07.982)
    On ne vit pas des sponsors, donc des marques qui voudraient qu’on mette en avant leurs produits dans nos vidéos. En tout pas aux DPN, ce genre de choses.

    Manon
    Ouais, ok. Mais du coup, vous avez quand même un modèle qui est mixte. Vous en avez une part de revenu

    Chloé
    On a une part de ça, mais ça fait fonctionner la saut, c’est tout, ça paie les logiciels, mais c’est tout, c’est infime. Après on a fait le choix de ne parier là-dessus non plus. Nous, ce qui va nous rémunérer, c’est tous les contrats à côté. Donc plutôt la vidéo qu’on fait pour les institutions, exemple, les projets de production plus créatifs avec d’autres youtubeurs, ou ponctuellement quand on a des projets plus corporates, ça arrive encore de temps en temps. Une entreprise qui veut une vidéo pour son entreprise ou ce genre de chos

    Manon
    Donc si je résume, vous avez un modèle actuellement où concevoir votre projet créatif, donc la chaîne Superama, est financé par le reste de votre activité. Et en même temps, c’est aussi un miroir, c’est aussi un… On a une vitrine pour venir chercher le reste des activités.

    Chloé (11:10.382)
    Tout à fait.

    Manon
    Vous avez une vraie rigueur et un vrai sens du détail dans cette production par rapport à d’autres chaînes YouTube de la même taille si je puis dire, que ce soit dans la direction artistique, dans l’écriture, dans le ton, le décor, rien n’est laissé au hasard, même les goodies, il y a vraiment un jusqu’au boutisme qui assez, qui moi en tout cas m’impressionne. Comment vous faites pour maintenir ce niveau d’exigence là dans un monde, dans un contexte où il faut aller vite, où il faut beaucoup produire, où on est attendu, c’est quoi votre propre choix par rapport à tout ça ?

    Chloé (11:45.000)
    Alors ça c’est Alex parce que c’est lui le spectre autistique du duo. Moi je suis pas du tout quelqu’un qui est… Et on passe le bonjour à Alex. Non, non, moi je suis pas du tout perfectionniste, j’ai tendance à dire, allez c’est bon, on y va, il faut que ça parte. Lui il est très perfectionniste, il est ultra pointilleux, il va chercher la bonne couleur, il va passer des semaines, des mois sur un logo ou sur le choix d’une couleur ou sur le décor.

    Le montage, genre de choses, là où moi je suis beaucoup moins pointilleuse. Je vais faire plus attention au choix des mots ou l’information pure qui va arriver dans la vidéo, mais tout ce qui est rigueur, technique, visuelle, etc., franchement, c’est pas grâce à moi parce que sinon ce serait beaucoup moins bien, super.

    Manon (12:35.688)
    Et est-ce qu’on peut dire que vous allez plutôt chercher la qualité à la quantité ? J’ai remarqué que vous publiez très peu sur les réseaux sociaux, vous publiez quelques stories, quelques coulisses là où il y a d’autres chaînes qui sont vachement plus dans la quantité. Est-ce que c’est volontaire ? Comment est-ce que vous gérez ça ?

    Chloé (12:50.000)
    On a essayé de faire un peu de la quantité en termes de vidéos YouTube en se forçant à suivre un calendrier de publication hebdomadaire. Et on s’est rendu compte que c’était trop compliqué avec tous les autres projets moins créatifs et plus professionnels à côté, parce qu’au bout d’un moment, c’est pas YouTube qui nous fait manger directement, faut que les projets rémunérateurs sortent et donc ça laisse un petit peu moins de temps à YouTube.

    C’est super compliqué parce qu’après on a nos vies à côté, on a aussi d’autres projets pro de temps en temps, d’émissions à côté. Donc c’était super compliqué de faire du contenu et puis faire du contenu pour du contenu ça nous plaît pas, on préfère prendre le temps d’écrire, de monter et puis étaler nos vies sur les réseaux sociaux c’est absolument pas notre truc. Donc en fait, non, il n’y a pas énormément de stories, il n’y a pas énormément de vidéos en ce moment parce qu’en plus je suis en congé mat donc j’ai vraiment autre chose à penser.

    Et du coup, on privilégie la rareté.

    Manon (13:50.000)
    Il y a quand même une stratégie de rareté, je trouve, sur votre présence en ligne.

    Chloé (14:06.734)
    C’est pas une stratégie, c’est juste comme ça, on est comme ça. C’est une stratégie, c’est tout à fait pensé. On est un peu les Jean-Jacques Goldman de l’UG.

    Manon (14:16.174)
    Tu peux faire semblant et dire que c’est une stratégie.

    Tu sais, l’air de rien finalement, c’est aussi dire aux auditeurs et aux auditrices qu’on n’a pas besoin de publier tous les jours et que quand on a un concept fort et qu’on est attendu, qu’on arrive à créer une communauté, on peut aussi dire ça. Vous avez une communauté forte qui attend vos vidéos et qu’elles arrivent 15 jours après ou 6 mois après, ils sont encore là.

    Chloé (14:40.000)
    Oui c’est vrai, mais ça je sais pas si c’est une chance qu’on a parce qu’on a hérité aussi de la communauté de ce vidéaste qui nous a mis en avant et on peut le savoir.

    Manon (14:55.000)
    Vous avez aussi “own” votre propre chance, je pense que vous l’avez clairement construite.

    Chloé
    Les communautés de science sont quand même hyper fidèles quand elles s’attachent à un produit peut-être un peu différent. C’est vrai que Superama, on ne fait pas juste de la vulga, on essaie de faire un peu de mise en scène, des effets spéciaux, un peu d’humour, ce genre de choses.

    Manon
    Je crois que vous avez quand même un produit qui est attachant, qui est unique…

    Chloé (15:10.976)
    Très clivant à la fois parce que soit on déteste, soit on adore.

    Manon
    Mais ça, c’est super intéressant comme truc à garder de se dire. Ne cherchez pas à plaire à tout le monde, 100 % pas. Vraiment, il a un ton. Si vous connaissez pas Superama, je vous conseille d’aller voir. Je crois qu’il n’y a pas grand-chose d’autre qui ressemble à ça.

    Chloé
    Non, faut aimer les blagues de papa, les jeux de mots, l’humour noir, le cynisme et les effets spéciaux à la con. Moi ça me fait marrer. Après, c’est pas du goût de tout le monde.

    Manon (15:50.000)
    Tiens, viens, on va repartir sur la question de… On dit que vous avez… Vous ne plaisez pas à tout le monde, vous avez votre rigueur créative, vous avez un univers qui est fort. Comment est-ce que vous gardez… Et toi, tu me dis, on fait aussi de l’influence. C’est-à-dire que je traduis : vous mettez à disposition votre image pour l’associer à des marques. C’est ça ? Que ce soit en démarrage de vidéo, mais aussi des vidéos où vous apparaissez dans un contenu de marque ou d’institution ?

    Chloé (16:18.710)
    Oui, du cross-postage, ce genre de choses.

    Manon (16:25.000)
    Comment vous gardez, comment vous maintenez votre ligne édito, comment vous gardez votre indépendance créative ?

    Chloé (16:30.000)
    C’est contractualisé. En gros, quand on va répondre à un appel d’offre par exemple d’une institution qui cherche une chaîne YouTube pour mettre en avant un projet de recherche, là par exemple on travaille avec l’université de Toulouse en ce moment pour faire une vidéo sur la mécanique quantique. Donc c’est un projet en particulier avec une équipe de chercheurs en particulier et eux ils avaient besoin d’une chaîne YouTube pour mettre en avant ça et parler de leurs projets et de leurs facs.

    Mais en fait ils savent qu’ils vont travailler avec des youtubeurs, donc ils savent qu’ils n’ont aucun intérêt à brider et à partir sur quelque chose de très cadré, très institutionnel. Alors c’est peut-être pas le cas mais très chiant parce qu’on imagine tout de suite que l’institutionnel c’est un peu chiant. Non, non, les facs là, elles ont compris qu’il fallait s’associer à des gens qui avaient déjà une communauté, qui avaient déjà une notoriété et qui savaient mettre en avant, enfin faire de la com, de la vidéo autour de sujets très pointus quoi.

    Manon (17:20.000)
    En gros, quand ils viennent vous chercher vous et vous prennent vous dans votre package, quand ils viennent vous chercher en influence, vous avez une manière un peu policée de dire c’est avec notre ton, avec notre humour et avec nos règles ou pas.

    Chloé (17:32.654)
    Oui, c’est ça, c’est dans le contrat : respect de la direction artistique, de l’humour. Alors on essaye d’être assez clair : attention, il y a de l’humour noir, du cynisme, des blagues à la con, ce genre de choses. On met des liens quand même pour qu’ils aillent voir et qu’ils puissent se préparer. C’est obligé parce que de toute façon, ils n’auraient aucun intérêt à nous choisir et à nous censurer entre guillemets, parce qu’on ne ferait pas de vues, les gens seraient déçus, ils arriveraient sur la vidéo, ils diraient : c’est pas Superama, ça, c’est une vidéo lambda.

    Manon (17:59.616)
    C’est écrit dans le contrat, c’est incroyable.

    Chloé (18:05.000)
    Ça aurait aucun sens. Mais on le précise quand même à chaque fois dans les contrats, parce que les contrats passent de main en main et les signataires n’ont pas toujours vu la chaîne au final. Ça nous est arrivé avec un client, ça s’est mal passé parce que c’était bien précisé dans le contrat qu’il fallait le respect de notre ligne éditoriale. C’était pour faire un réel de 1 minute 30 sur le thème de l’eau sur notre Insta.

    Et donc on a envoyé un script. La chargée de com, la chargée de projet de cette entreprise était contente. Elle l’a envoyé au directeur, sauf que le directeur était pas du tout au courant de la ligne éditoriale de Superama. Et il s’est retrouvé avec un script où on insultait les gens qui ont une piscine privative chez eux. Sauf que peut-être il avait une piscine privative chez lui, ce monsieur. Il s’est fait insulter, il a pas compris. Il a dit mais c’est quoi ces guignols ? Moi je veux pas travailler avec eux, c’est quoi ça ? Et donc le contrat s’est terminé.

    Manon (19:07.950)
    Ok, pas super fin d’histoire.

    Chloé (19:12.000)
    Non, mais comme on a une très bonne juriste avec qui on travaille de temps en temps, on a pu avoir quand même une partie de l’argent.

    Manon (19:07.950)
    Mais du coup, d’où la nécessité d’avoir un contrat, d’encadrer les choses et aussi de faire attention à… même si ça vous appartient pas, de faire attention au niveau de lecture et au niveau de décision dans l’entreprise avec qui vous travaillez, même si c’est pas de votre côté. Trop bien, hyper intéressant comme truc. Bon, OK, et la suite, Superama demain. Donc là, j’ai entendu… enfin, je le vois, on est face à face.

    Chloé
    Je grossis, c’est ça ?

    Manon
    Un peu.

    Tu parles, congé mat. C’est quoi la suite demain de Superama ? C’est quoi vos ambitions ? C’est quoi vos projets pour les prochaines années ?

    Chloé (19:45.000)
    Alors Superama n’a pas l’ambition de devenir une grosse entreprise de prod énorme multinationale, mais quand même on va devenir une entreprise. Normalement ça devrait se faire au mois de janvier, je m’avance alors qu’on n’a rien signé encore et c’est encore en discussion, mais l’idée ce serait de valoriser un peu notre compétence, notre matos, ce genre de choses vraiment bien cadrées.

    Et ça nous permettra aussi de nous débloquer certaines portes, parce que par exemple, on ne peut pas produire de documentaires quand on est une association. Je ne sais pas pourquoi, mais…

    Manon (20:20.942)
    Aujourd’hui, tu l’as dit très rapidement au début, vous êtes une association aujourd’hui pour laquelle vous travaillez toi et Alex en tant que micro-entrepreneurs. Petit aparté pour les auditrices : le fait d’être en association vous ouvre des portes sur certains types de projets et certains types de subventions notamment, mais ça vous en ferme d’autres. Et donc aujourd’hui, vous allez faire le choix de passer en entreprise. Donc vous serez tous les deux gérants.

    Chloé (20:45.000)
    Oui, c’est ça. Salariés non, mais dirigeants. Ce serait une SRL.

    Hello hello, c’est la Manon du montage. J’ai effectivement un peu fourché dans le cadre d’une SARL en les dirigeant non salarié et je devrais le savoir puisque c’est mon statut et on peut également avoir plusieurs gérants et donc on pratique une co-gérence

    Manon (20:55.000)
    Ok, donc du coup, demain Superama continue avec la même ambition de continuer à accompagner des projets créatifs. Si toi, tu devais tout recommencer demain, est-ce que tu repartirais comme ça ? Est-ce que tu as l’impression que c’était le choix audacieux mais qui a fonctionné par un coup de chance ? Est-ce que tu ferais autrement ?

    Chloé (21:10.000)
    J’ai réfléchi sur le choix du modèle. On l’a fait un peu à l’arrache parce qu’il nous fallait une structure pour nous encadrer tous les deux en tant que micro-entrepreneurs. C’était un petit peu casse-pied de faire deux factures à chaque fois pour des clients. Donc l’association, c’est un bon compromis, d’autant qu’il nous fallait un RIB pour récupérer le peu de monétisation qu’on récupère sur YouTube, ce genre de choses. Mais c’était peut-être pas la meilleure stratégie pour de la valorisation de compétences à long terme.

    Aujourd’hui on est suivis par des juristes, des experts comptables, etc. En même temps, on n’avait pas le pied dedans. Nous, on voulait juste faire des trucs, il nous fallait une structure, on a fait une asso, c’était facile. Puis voilà, comme ça on se lançait. La micro-entreprise, c’est facile à faire aussi. Mais au bout d’un moment, ça a ses limites. Et puis il y a plein de changements à partir de l’année prochaine pour le statut de micro-entrepreneur. Donc du coup, là c’est bien de se faire accompagner et de changer.

    Manon (22:12.270)
    C’est très bien parce qu’en fait, je vais pas dire que tu n’as pas répondu à ma question parce que si, tu as répondu à la question que j’ai posée, mais moi je l’avais pas posée pour que tu me parles de ça. Mais j’adore la réponse. Moi, ma question, ce que je voulais demander dans le fond, c’était : vous avez lancé Superama en mode “viens, vas-y, on fait des trucs”. Et vous êtes parties un peu bille en tête en disant : “viens, on y va avec les guts de se dire, on fait des trucs de pros, même si on n’a jamais fait des trucs de pros pro.”

    Chloé (22:35.000)
    On avait déjà un peu fait parce qu’Alex bossait déjà avec une boîte de prod, mais il a fallu qu’on achète la caméra, il a fallu fabriquer le décor, il a fallu commencer à faire du script pour YouTube, moi j’avais jamais fait. Donc ouais, on a joué le jeu des pros dès le début. Moi j’ai pas du tout le syndrome de l’imposteur, j’ai même parfois un peu trop confiance en moi. Là où Alex est un peu l’inverse, il me rabaisse — pas dans le sens négatif, mais il me ralentit.

    Manon (23:00.000)
    Il te rattrape avec une petite ficelle en mode, tu t’envoles là. Donc c’était un peu du “fake it until you make it”, comme on dit.

    Chloé (23:15.000)
    Ouais c’est ça ! Ça a marché ! Et on a un peu provoqué la chance parce que quand je disais qu’il y avait ce gros youtubeur là qui nous avait mis en avant, en gros pour le nommer c’est Arnaud Thiry qui a la chaîne Astronogeek. À l’époque, il faisait de l’ouverture de courriers en live sur Twitch, donc on lui a envoyé un courrier avec un script. Mais c’est un script qui décrivait notre chaîne : en gros, on a mis en scène nos personnages pour expliquer qui on était, on a envoyé un lien vers une vidéo.

    Et il l’a passé en direct sur Twitch et après il nous a dit : “mais les gars c’est trop bien ce que vous faites, venez on fait une collab trop cool.”

    Manon (23:53.014)
    Et j’adore le fait que tu dises que vous avez provoqué la chance, parce que ça se provoque la chance, c’est trop bien !

    Chloé (24:05.000)
    Et du coup on a fait une collab quelques mois après et il a publié un teaser de cette collab. La collab est sur notre chaîne. Donc la collab c’est quand on fait une vidéo avec une autre chaîne YouTube. Donc la collab est sur notre chaîne, le teaser a été publié sur sa chaîne principale qui avait à l’époque 700 000 ou 800 000 abonnés. Et là on a récupéré 20 000 abonnés en quelques jours.

    Manon (24:35.000)
    Les gens ont vu le teaser sur sa chaîne, ils sont venus chez vous, ils se sont abonnés au passage, ils ont adoré et ils sont restés. Tout à fait. Bravo d’avoir provoqué ça. Je connaissais pas cette anecdote, elle est canon. Quel conseil tu aurais aimé entendre quand vous vous êtes lancés au tout démarrage ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu as appris sur la route et que tu aurais bien aimé savoir et que tu aimerais bien dire à une auditrice qui hésite à lancer son projet un peu ambitieux ?

    Chloé (25:08.150)
    Pas trop se prendre la tête avec l’algorithme. Parce qu’en fait il change tout le temps, il est volontairement obscur. Donc si tu commences à essayer de le comprendre avant de te dire “j’y vais”, il aura déjà changé. Il y aura déjà des nouvelles choses à faire. Non, faut vraiment… Et il faut pas avoir l’impression de faire de l’ultra professionnel pour que ça fonctionne.

    Il n’y a pas besoin d’avoir une prod de ouf pour se lancer, franchement ça sert à rien. Les gens veulent de l’authenticité et un truc un peu original qui change. Donc même si c’est fait à l’arrache dans ton garage avec un micro pourri, du moment que ce que tu racontes est intéressant, ou que ce que tu montres a du sens, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.

    Bon après, il faut trouver son public, ça c’est un peu plus difficile de sortir des méandres des réseaux sociaux quand t’es tout petit. Mais il ne faut pas hésiter à se rapprocher de plus grosses productions… enfin, d’autres créateurs un peu comme toi mais un peu plus influents.

    S’entourer de créateurs qui sont à peu près à ton niveau, donc accessibles, ou un peu au-dessus, pour monter des étages petit à petit, leur demander des recommandations, ce genre de choses. C’est un cercle vertueux, pas vicieux. Après, nous, on a un entourage de copains très proche maintenant sur YouTube, sur les réseaux sociaux, et on monte ensemble et on travaille ensemble. Du coup ça aide tout le monde. C’est ça, s’entourer et monter ensemble.

    Manon (25:58.158)
    Heu… Vertueux ?

    Chloé (26:15.832)
    Bien s’entourer, et pas attendre d’avoir du matos de fou, des centaines de milliers d’euros pour produire des trucs, non, ça sert à rien.

    Manon (26:30.000)
    Ok, genre tu veux faire un film, une caméra et tu tournes quoi.

    Chloé (26:40.000)
    Ouais c’est ça. J’ai plus la phrase exacte mais c’est un peu ça. Mais c’est un peu le Flotcast aussi, le podcast de Florent Bernard et Adrien Ménielle qui s’est arrêté. Mais eux, pareil, ils ont toujours revendiqué faire un podcast… à l’arrache je sais pas, mais ils avaient juste deux micros dans un salon et puis ils recevaient des gens. Et puis c’est le côté fait maison qui plaît et qui fait rester les gens, parce que c’est un peu différent et parce que c’est très authentique.

    Manon (27:00.000)
    Ok, on garde ça. Merci beaucoup Chloé d’être venue au micro, si près d’accoucher.

    Chloé (27:03.448)
    Ouais, dans 3 semaines. Enfin j’espère avant, j’en ai marre.

    Manon (27:15.000)
    Superama, c’est la preuve qu’on peut apprendre en faisant et c’est un modèle économique hybride qui leur permet de vivre correctement sans sacrifier leur liberté et ce plaisir de créer leur propre projet. Tu peux retrouver tous les accès vers Superama, la chaîne et l’agence de production, dans les notes de l’épisode, sur ton appli de podcast préférée ou sur mon site internet manonverbeke.com/04.

    Si tu as aimé la conversation, parle-en autour de toi sur LinkedIn, en story sur Insta ou dans ton groupe de freelance. Tag nous : @superama.production et @manon.verbeke.design, ça nous fera plaisir de voir ce que tu as retenu de l’épisode.

    Et si tu veux me faire le meilleur des cadeaux, prends deux minutes maintenant, maintenant pour t’abonner et laisser cinq étoiles. Oui, maintenant, maintenant, sinon tu vas oublier. C’est tout bête, mais ça change vraiment la portée du podcast. Et puis ça me fait plaisir, tout simplement. Merci d’avoir été là et à très vite dans un épisode de Celles qui créent.


  • 02 · Celle qui devient agente de femmes designers freelances · avec Nolwenn Nasri

    02 · Celle qui devient agente de femmes designers freelances · avec Nolwenn Nasri


    Peut-on créer un métier qui n’existe pas encore, juste parce qu’on en ressent le besoin ?

    Dans cet épisode, je reçois Nolwenn Nasri. Elle a été UX designer freelance pendant 10 ans… avant de pivoter vers un rôle inédit : agente de femmes designers freelances.

    Elle nous raconte ce virage professionnel (et personnel), son rapport à la vente, à l’autonomie, et les blocages spécifiques que rencontrent ses clientes quand il s’agit de vendre leur travail ou de faire évoluer leur activité.

    Tu vas découvrir :

    • Pourquoi elle a décidé d’arrêter l’UX malgré une carrière qui tournait bien
    • Comment sa maternité a déclenché une prise de conscience sur les inégalités dans le freelancing
    • Ce qui différencie selon elle les hommes et les femmes dans leur posture de vente
    • Pourquoi elle refuse d’être « porteuse d’affaires » et ce que signifie vraiment être agente
    • Ce que ses accompagnements changent dans la vie de ses clientes (avec un exemple concret)
    • Sa vision de la réussite : poser l’argent au centre de l’épanouissement professionnel

    Un épisode pour toutes celles qui veulent être indépendantes… mais pas isolées.

    Liens utiles

    Bonus

    Transcription

    Manon Verbeke
    Aujourd’hui, je reçois Nolwenn Nasri, ancienne UX Designer Freelance, qui a décidé d’opérer un virage pro et qui s’est créé son métier sur mesure. Il n’existait pas dans son secteur, c’est Agente de femmes designer freelance. Dans cet épisode, elle nous parle, elle te parle de ce virage, ce nouveau rôle encore méconnu et de toutes les questions que se posent les créatives et notamment ses clientes quand il s’agit de vendre et de se construire une carrière d’indépendante épanouie.

    Salut Nolwenn, bienvenue dans Celles qui créent.

    Nolwenn Nasri
    Salut Manon, merci à toi pour l’invitation !

    Manon Verbeke
    Est-ce que je te viens de présenter ? Est-ce que c’est comme ça que tu te… que tu présentes ton métier ?

    Nolwenn Nasri
    Oui, je suis… J’étais justement en train de me dire que tu me vends mieux que peut-être moi-même, je me vends, je ne sais pas !

    Manon Verbeke
    Est-ce que ce n’est pas un peu tout ce que tous, tout ce qu’on fait?

    Nolwenn Nasri
    Non, c’est Non, non, mais c’est parfait. Tu m’as très, très bien présenté.

    Manon Verbeke
    Du coup, tu as 10 ans d’expérience en tant que UX et à moment donné, tu choisis de faire un pivot. Est-ce que tu peux nous raconter très rapidement cette expérience là, parcours d’avant et ce moment du pivot ?

    Nolwenn Nasri
    Ouais. Comme tu l’as dit, ça fait 10 ans que j’évolue dans le secteur du design au sens large parce que de base, j’ai une formation en DA, direction artistique. Et après, j’ai migré sur le terrain plutôt côté UX, en mode autodidacte. très vite, je me suis mise en freelance et arrivée au bout de 10 ans, fin 2024.

    J’ai une grosse période de remise en question parce que j’enchaînais les clients, j’ai un peu tout coché, les PME, les TPE, les startups, les grands groupes, avec moi des missions qui allaient entre un mois et six mois, max. Donc en fait, s’enchaînait. Vraiment, il y avait, je pense, une fatigue mentale aussi de ce côté-là. En parallèle de ça, je créais pas mal de contenu sur LinkedIn et donc ça attire aussi naturellement des collègues
    qui nous demandent des conseils, etc. Donc ça faisait déjà plusieurs années de façon informelle que je… je… que je répondais à leurs questionnements sur l’activité freelance, mais je le faisais pas vraiment à titre pro, quoi. C’était plus en mode comme ça, des petits conseils à droite à gauche. Et je sais pas, je me suis dit, arrivé au bout de 10 ans, où je me dis, en fait, je kiffe toujours le métier de designer, mais je n’aime plus… En fait, j’aime signer des missions.

    J’aime aller comprendre le prospect, mais par contre, j’aime pas faire la mission. J’en ai marre, je veux plus faire la mission. Ouais, et en fait, qui me plaisait le plus, c’était ça, c’était le côté que les freelancers n’aiment pas en général. C’est-à-dire l’emballage cadeau ou la vente en sens large. Et donc, ça m’a amené un petit peu à cette transition, d’accompagner. Alors, il a cette première transition, mais après, a aussi la transition femme. Je sais pas si on en reparlera à moment donné.

    Je voulais plus exécuter quoi.

    Manon Verbeke
    On peut en parler maintenant parce que c’est intimement lié à ton besoin de bouger les codes dans ta vie professionnelle. L’évolution de ta vie perso a poussé dans une direction. Vas-y continue par nous-en.

    Nolwenn Nasri
    Bah ouais, c’est ça. Non, mais en fait, moi, je suis devenue maman il a cinq ans et demi, donc j’avais déjà quatre ans de freelance à peu près derrière moi. Mais oui, ça venu chambouler plein de choses. J’ai découvert les fortes inégalités qu’il pouvait y avoir. Alors je cochais en plus la case du freelance plus maman. Donc comme j’étais freelance et que mon conjoint n’était pas, donc en plus, je…

    C’était mon activité qui en pâtissait. Donc il y a eu un peu une ouverture à tous ces sujets-là, aux inégalités, etc. il y a aussi cette… Je pense, cette volonté d’aider les femmes. Alors pas que maman, pour le coup, mais aussi parce que je me suis aperçue qu’on avait besoin peut-être de soutien. Il y a ce mot sororité qui est un peu galvaudé, mais enfin…

    le coup c’est vraiment ça quoi, c’est qu’on se tirait vers le haut et notamment par rapport à la vente où tu vois c’est un sujet où on n’est pas très à l’aise, enfin même moi on s’imagine, enfin moi la vente j’imagine tout de suite tu vois le commercial en costard la cinquantaine blanc enfin voilà qui va nous vendre son truc hyper hyper extraverti et moi c’est pas du tout comme ça que je suis pour autant

    Je pense que je me débrouille pas trop mal en vente puisque j’ai fait 10 ans de freelancing sans manquer de clients. tu y a aussi ce truc là qui est intéressant à transmettre.

    Manon Verbeke
    Du coup, c’est quelque chose que tu voulais aller chercher à travailler et accompagner des personnes qui sont aussi dans des oppressions et dans des modèles systémiques par rapport à des difficultés ? C’est-à-dire qu’il a la difficulté d’être freelance, d’être indépendante, plus la difficulté par rapport à ça d’être une femme freelance qui a des propres difficultés spécifiques ?

    Nolwenn Nasri
    Bien écoute, j’ai accompagné au départ des femmes et des hommes sur ce sujet de la vente, particulièrement dans le domaine du design. je note, alors je ne suis pas recherche, enfin tu vois, c’est la communauté que j’ai, Je ne suis pas sociologue, mais en tout cas, je note vraiment une différence de posture. fait, les hommes vont être plus, bon, tu me dis quoi faire, je le fais, je saute dans la piscine et je me rends compte qu’elle est froide, c’est pas grave. Alors que les femmes, ça va être plus, attends, tu me dis qu’il a une piscine, déjà pour commencer, que l’eau est potentiellement froide.

    que je vais d’abord mettre un orteil avant de mettre un pied, puis éventuellement tout corps. voilà, on y va. Et donc, il y a vraiment un sujet. Mais moi, pourquoi que les femmes ? Parce qu’aussi dans mon questionnement, cette réorientation de mon activité, je savais que je voulais aider les femmes, justement. Ça, c’était un truc qui me portait. Et je me suis dit, mais comment je peux aider les femmes ? Et je me dis, mais en fait, il faut qu’elles aient du fric. Enfin, c’est le sujet.

    C’est comment je peux aider les femmes ? En fait, il faut qu’elles aient de l’argent. C’est l’argent qui compte avant tout. Désolée, mais c’est un peu vrai quand même.

    Manon Verbeke
    L’argent c’est un moyen, est bien d’accord. Sans argent tu fais pas grand chose.

    Nolwenn Nasri
    C’est ça. Après, me dis que je ne pas investisseuse. C’est quoi mes compétences aussi par rapport à ça, sans moi tout remettre en question. J’ai aussi, moi-même, exploré des pistes de reconversion plus larges. Pareil, je suis maman. J’ai aussi des investissements. Je ne pas tout changer comme ça. C’est là où l’idée m’est un peu venue. Comment je peux aider ces femmes ? Déjà, j’ai une communauté de designers. Je suis designer, je sais de quoi je parle. Mon but, va être quoi ? De les aider à avoir des missions tout simplement en fait.

    en fait, ça fait ce travail de te dire, quelle sont mes compétences, quelle est ma mission, qu’est-ce que j’ai envie de faire. Donc tu t’es dit, ben je veux accompagner les femmes, je veux les aider à avoir plus d’argent pour qu’elles puissent être plus indépendantes, plus équilibrées, avoir une meilleure vie. Et tu t’es dit, ben quelle sont mes compétences. Et pour moi, je pensais que ça devait être évident, cette question du mentorat, parce que ça fait un bout de temps que je te vois m’entourer en off, accepter des cafés, accepter des petits better call null when en version mentor freelance mais en fait du coup c’était pas si évident que ça pour toi tu as vraiment fait ce travail de causer tes compétences vers ce que tu veux apporter dans le monde aux femmes

    Oui, parce qu’en fait, moi, j’ai une forte quête de sens de base où j’ai l’impression que je veux changer le monde. Il a un peu ce truc de je veux changer le monde, etc. Je que ce large. Et je ne plus où j’avais entendu dans un podcast quelqu’un qui disait, mais en fait, moi, je fais juste ce pourquoi je suis douée, ou en tout cas, j’ai des compétences. Et en fait…

    Ça sert déjà, ça aide déjà. au lieu de me dire, parce que moi je partais dans des trucs, en mode je vais ouvrir un lieu, je vais peut-être faire déménager toute la famille, je créer des événements, enfin bref, où je me suis même dit tiens, je vais être prof, je vais être instite, enfin là j’ai vraiment, j’ai tout exploré. Et en fait, là je me dis mais attends, pourquoi tu cherches, juste, c’est quoi tes compétences ? Comme si tu vois au départ, je me dis mais ça ne suffit pas, ce que je sais faire c’est même… Là aussi je me dévalorisais finalement un petit peu.

    Manon Verbeke
    Le fameux « On sauve pas des vies ». Est-ce que notre métier a encore de la valeur ?

    Nolwenn Nasri
    C’est ça, Donc ouais, non, ça n’a pas été si évident que ça, finalement. D’assumer vraiment pleinement, ce virage.

    Manon Verbeke
    Donc toi, de t’assumer aussi dans ce virage. C’est quelque chose que tu vois spécifiquement dans tes clients aussi, le fait d’assumer une expertise, d’assumer une antériorité, une expérience.

    Nolwenn Nasri
    Oui, non mais en fait la difficulté, elle est là pour toutes, je pense. Et c’est pour ça que moi, la mission que j’ai quand j’accompagne ces femmes, c’est de se valoriser, mais par l’action. Il y a cette notion de faire les choses. Tu vois, moi, j’aurais pu attendre d’être vraiment encore ultra sûre de ça, de refaire un bilan de compétences pour nanin. Et en fait, je me suis dit, je vais quand même tenter. Et j’ai tenté en disant à travers un poste qu’effectivement j’arrêtais l’UX et que je lançais mon activité d’agente, j’étais enceinte de huit mois de ma deuxième fille à ce moment-là, je savais que j’allais partir en congé. Et en fait, si je m’écoutais, j’aurais attendu mon retour de congé mat. Et je me suis dit, bah non, en fait, tu sais quoi ? Oui, je vais mettre sur pause, potentiellement, du coup, je vais avoir plein de prospects que je vais pas adresser parce que j’aurai pas le temps, mais au moins, je vais juste essayer d’attacher le terrain. Et je l’ai fait, quoi.

    Et en fait, c’est ça aussi que j’essaie de transmettre par l’accompagnement, mais c’est vraiment de se valoriser, parce qu’on attend ça à se dire, on va se valoriser, va attendre, enfin, va attendre d’être bien, d’être confortable, d’avoir confiance pour faire ce travail. En fait, on a du mal à se dire que ça peut être le chemin qui fait que c’est ça, que ça permet cette confiance et donc la valorisation. C’est un peu…

    Le juste milieu entre ne pas atteindre d’être experte de quelque chose pour pouvoir se montrer au monde et accepter la vulnérabilité de dire je suis en construction, je vais construire avec toi. Et donc de trouver les bons leviers aussi parfois, on peut par exemple utiliser des formats bêta-test ou des tarifs un peu différents parce qu’on est en construction et donc du coup, on se sent pas encore 100 % légitimes.

    J’avais une question pour toi par rapport spécifiquement à ce métier d’agent que tu que tu as que tu as les piocher dans d’autres secteurs.

    Manon Verbeke
    Ce que je comprends, c’est qu’il une grosse part de, j’aime pas ce mot, mais de mindset, de travail de la pensée, de la posture, mais aussi du commercial, parce qu’en fait, tu fais pas forcément à la place d’eux. C’est-à-dire un agent d’illustrateur, souvent il fait à la place d’eux. t’es plutôt dans le genre accompagné, vendre autonome. Comment tu trouves le…

    Comment tu travailles ? C’est quoi le milieu pour toi entre représenter et rendre autonome la personne ?

    Nolwenn Nasri
    Ouais, ben en fait, je dis souvent, j’oppose le métier, enfin en tout cas moi, ma vision de l’agente à la porteuse d’affaires. Donc je ne suis pas la porteuse d’affaires, je suis agente. Et en fait, pourquoi je tiens à garder ce mot, même si j’ai conscience aussi qu’au départ, on peut penser que c’est du coup ta porte les affaires, c’est que moi, il a tout un travail de posture. Et en fait, la posture, justement, sur le fait de rendre autonome les femmes, parce que moi, justement, je veux pas qu’elles dépendent de moi. Si je leur apporte des affaires, si toi, Manon, aujourd’hui, je te dis, je t’apporte ton chiffre d’affaires.

    Mais en fait, c’est très bien pour toi, sauf que demain, on arrête de travailler. Tu fais quoi ? Tu sais pas faire. pour moi, c’est pas du tout le rôle d’agent pour moi. Donc effectivement, je suis plutôt à côté de toi et ça me semble un peu plus important. En tout cas, pour servir ma vision, tu vois, aussi de l’autonomie.

    Simon, si tu étais juste apporteuse d’affaires, c’est à l’inverse de ce que toi tu prends et de ce que tu vas chercher à faire sur le monde et sur les femmes en général.

    Et oui, parce qu’en fait, peut-être que les agents d’artistes, ils peuvent réussir à avoir ce modèle d’affaires en apporteurs d’affaires commissions. Pas parce que c’est des contrats qui sont très gros. Mais là, moi, en fait, on sait très bien que dans le milieu du design, je ne pas t’apporter un contrat à 100 000 euros. Donc du coup, moi, ça veut dire que si je me prends 10 %, c’est des maths, mais du coup, sur une mission de 10 000, déjà 10 000, il faut aller la chercher.

    Bon, ça m’apporte que mille. Donc, franchement, du coup, ça voudrait dire que je serais obligée d’être beaucoup plus dans la… En mode RH, pas RH, mais en tout cas recrutement. Et donc, on n’aurait pas le temps de travailler toute cette histoire de posture, de confiance, etc. Donc, pour moi, ça prime.

    Manon Verbeke
    Donc du coup, actuellement ton métier, comme tu te le définis, d’agent de designer freelance, il est plus du côté du mentorat et du coaching et de l’accompagnement que du côté placement de freelance auprès de clients.

    Nolwenn Nasri
    Oui, c’est ça. Après, je vais avoir rajouté une brique. Là, ça rejoint aussi l’option d’action parce que je suis en train de créer l’offre en même temps que j’avance. Mais il a une partie veille aussi qui va être assez forte quand j’aurai un petit peu plus de temps. Je sortirai de ma face bébé. Ou je vais aussi aller auditer. Moi, j’ai aussi un bon réseau de clients, donc c’est aussi d’aller auditer sur les nouveaux besoins, notamment avec l’arrivée de l’IA.

    Je vais aussi entamer une formation sur l’IA avec les process, enfin, comment tu peux revoir tes offres en tant que UX, en tant que producte et brand avec l’IA. Donc, je vais aussi me former là-dessus parce que je veux savoir de quoi je parle. Et l’idée, c’est aussi de permettre de déceler des opportunités, fait, avoir un peu côté visionnaire. Sauf que moi, je vais pas le faire pour moi, je vais l’adresser à mes clientes.

    Manon Verbeke
    C’est intéressant parce que du coup, c’est quelque chose qu’a priori, en tant que UX designer ou en tout cas designer freelance, t’as pas trop le temps. T’essayes d’être un peu en avance, de regarder, de rester dans l’air du temps, de poser potentiellement, d’aller adresser des besoins qui sont pas encore exprimés chez les clients. Mais globalement, on est plutôt dans un format action-réaction. On nous demande un petit peu de choses, répond « ok, voilà le devis

    Nolwenn Nasri
    Oui, ou on se valorise pas, parce que moi, j’accompagne des clients qui touchent aux IA, mais qui vont pas se dire, en fait, ça peut devenir une offre, en fait, je peux l’enrichir, je peux le mettre dans mon discours commercial, je peux en faire quelque chose de plus valorisant, fait. Avoir juste se dire, bah ouais, c’est un petit outil en plus, mais en fait, c’est aussi détecter les opportunités du marché et se dire, attends, c’est ça qu’ils veulent, tes clients. Donc vas-y, appuie sur, du marketing aussi quelque part, un peu.

    Manon Verbeke
    C’est complètement du marketing de freelance. C’est comment marketer. Je me rappelle d’un bel exercice où finalement l’idée c’était de raconter ce que tu avais, ce que tu mettais en place pour tes clients dans l’ensemble de ton expertise, de ton accompagnement. Et la personne en face du coup, tu faisais un feedback sur les points qui lui semblaient hyper cool et différents. Et c’est pas toujours ce que toi tu mettais en valeur dans ta manière de présentation de ton service. Donc on a peut-être certainement tous des manières de faire qui sont des points pertinents pour nos clients. J’ai peut-être que dernière question, est-ce que tu pourrais nous raconter une transformation d’une cliente ? C’est qui tous vos clients ? Et peut-être du coup maintenant tu as déjà exploré un peu ce nouveau métier. Est-ce que tu peux nous raconter un cas client ?

    Nolwenn Nasri
    Ouais, alors ça va pas être facile de choisir parce que donc du coup tu dis qui sont mes clientes. J’ai deux typologies de clientes. Disons que les clientes qui ont peur de passer à l’action, qui sont plus figées justement parce qu’une attente vraiment de perfectionniste tu vois, mais du coup je sais pas quoi faire. Donc là l’idée c’est vraiment de les aider à… Là, pour le coup, on est très mindset, fait, sur comment tu dépasses tes blocages, etc. Donc là, c’est assez flagrant, en général, ces personnes-là. Je pense notamment à une où, en fait, elle très douée dans son domaine et, en fait, on travaille toujours le vision board au début. Souvent, les créas, on voit bien le vision board, donc, visualisation d’images inspirantes qui vont vers la projection du soir en futur, quoi. Souvent, on le fait pas pour soi-même, d’ailleurs.

    Manon Verbeke
    Ben, exercice sympa si… Voilà, pour celles qui nous écoutent.

    Nolwenn Nasri
    Non mais c’est ça, c’est ça. Et donc là, elle fait son vision board et elle met la photo d’une femme en posture déjà debout, en mode un peu smoking, enfin, femme d’affaires, quoi. Qui regarde droit à la caméra. elle me dit, j’aimerais être cette femme-là. Et en fait, à chaque fois, ces offres, elle allait faire systématiquement, par exemple, des réductions. Enfin, alors qu’on ne lui demandait pas, mais c’est-à-dire qu’elle allait, par exemple,

    de dire, allez, je te connais, je te fais une petite promo, alors que le prospect n’avait pas forcément demandé. Donc, rien que ça. en fait, moi, c’est la ramener toujours à cette image-là. chaque fois qu’on se parlait, c’était, toi, tu dis ça, mais cette femme-là, dans l’image, qu’est-ce qu’elle dirait ? Ben ouais, c’est vrai. En fait, elle le ferait. Elle a mis en place un système de freebie, sorte de cahier de vacances pour justement auditer son identité visuelle pour les prospects.

    Et en fait, elle avait très peur de lancer ce truc-là, justement parce que… Peur d’un flop, peur d’échec, globalement. Et donc, c’est se ramener à cette image-là. Elle a lancé, elle a eu des leads. Enfin, en fait, c’est intéressant. Enfin, moi, en tout cas, je pense à cet outil-là qui est intéressant, notamment pour ces personnes, ces femmes qui ont du mal à passer à l’action. Et du coup, la deuxième typologie, c’est vraiment ce que représentent mes deux facettes, en fait.

    Deuxième typologie, c’est le feu. J’ai l’action, j’ai quand même confiance, mais par contre, fait, ça part dans tous les sens parce que j’ai plein d’idées et en fait, du je m’éparpille. Je m’éparpille, je ne pas ce qui est le bon retour sur investissement. Je suis épuisée parce que je tente plein de trucs, mais du coup, ça marche pas vraiment. Donc, en fait, c’est plutôt la recherche de l’efficacité d’un retour sur investissement. Donc ça, c’est des freelances qui sont un peu plus posées dans l’activité aussi. Tu vois, ça fait quatre, cinq ans. a…

    ça tourne un peu et il y a besoin d’un… Elles sentent que le vent tourne un peu, le marché commence à être saturé, il faut faire quelque chose, il resserrer ses actions. Et donc là, on est beaucoup plus sur de l’opérationnel, tu vois. On va auditer les messages qu’elles envoient au prospect, on va… Parce que souvent, ça peut être des messages un peu… Donc c’est plutôt ramené de l’âme aussi.

    Manon Verbeke
    Ok, je tout à fait. Donc tu as vraiment deux typologies de cliente et l’idée c’est que à travers l’accompagnement, si je comprends bien, à travers l’accompagnement, ton objectif c’est de faire en sorte de ne plus être indispensable à leur activité, c’est que elle puisse continuer à évoluer sans toi. Donc du coup, quand tu construis ton offre, j’en profite pour poser cette question là, tu la construis en ayant ça en tête, c’est à que tu ne peux pas avoir de récurrence a priori. Comment tu fais ?

    Nolwenn Nasri
    Ouais, je réfléchis à la récurrence parce qu’aujourd’hui, ces accompagnements qui sont entre trois et six mois, et donc effectivement, c’est un peu du one-shot. Après, moi, j’ai en tête peut-être d’avoir peut-être une offre avec des points réguliers de temps en temps. J’ai aussi le côté événementiel que j’aime beaucoup. Donc pourquoi pas organiser des séminaires, ce que je faisais déjà sur un autre projet, spécifiquement pour mes clientes.

    Enfin en fait il a plein de choses, ça peut ouvrir pas mal de sujets.

    Manon Verbeke
    Donc on est d’accord que du coup tu as une offre qui amène pas forcément l’occurrence, donc tu as la nécessité d’aller réfléchir à soit comment tu fais un apport régulier, soit comment tu viens créer une récurrence qui est enviable et qui donne envie de revenir.

    Nolwenn Nasri
    Ouais, mais tu sais que c’est rigolo parce que j’avais justement au départ, enfin j’ai toujours deux offres dont une c’est de la délégation complète. Donc effectivement, c’est presque, enfin c’est du ghost writing, LinkedIn, prospection générale. Les femmes en général me contactent pour cette offre-là et quand on parle, quand on parle, fait, elles veulent plutôt l’autre être accompagnée et pas dépendre de… Mais ce qui est très drôle parce qu’au départ, c’est vraiment celle-ci qu’elles veulent, tu vois, quand elles me contactent.

    Donc c’est assez rigolo aussi, tu termes de posture. En fait, j’en peux tellement plus, je sais tellement pas comment faire que ça m’arrange que tu me délaisses de tout ça. Et puis en parlant, ils vont dire… En fait, j’ai quand même envie de prendre les reins du truc. OK, j’ai juste peur, mais je vais quand même le… Enfin, voilà, si t’es là, je peux… Et donc c’est intéressant aussi, ce changement de posture.

    Manon Verbeke
    Ok, ok, vois. Dis-vous, tu as presque cette première offre qui va te servir d’aimant et ton travail à toi, si je reviens à la vente finalement ton travail à toi à ce moment-là c’est de leur faire comprendre et de leur faire clarifier ce dont elles ont vraiment besoin. Quand t’as son j’imagine en état d’épuisement et de… vas-y.

    Nolwenn Nasri
    J’ai besoin de changer ? En marketing, on dit qu’il faut leur donner ce dont elles ont besoin, mais pas ce qu’elles veulent. Enfin, il faire peu les deux. En gros, aussi les services qu’elles veulent, mais en gros, elles te payent pour ce qu’elles ont besoin. C’est un peu ce truc où à la fois ce qu’elles voudraient, c’est clairement pas du tout géré. Moi, mon travail, c’est de leur dire que si, parce qu’en fait, a une silence, il faut le gérer. Mais…

    En fait, je vois vraiment la notion… La notion d’armement, peut-être pas très cool en image, mais c’est vraiment outillé, va dire soutillé. en fait, c’est leur donner les outils. Parce que si aujourd’hui, elles ont peur et qu’elles veulent tout déguer, c’est parce qu’elles ont pas les outils ou elles les utilisent mal. Donc, en fait, c’est tout simplement, OK, t’as cet outil-là ou tu l’as peut-être pas encore, moi, te dis que c’est celui-ci, il faudra l’utiliser comme ça. Du coup, c’est un peu plus… Ça fait un moins gros morceau, quoi, pour elle aussi.

    Manon Verbeke
    Ok c’est hyper intéressant de les prendre par la main et les accompagner dans le fait d’identifier le bon service. Je dis ça peut-être projeté pour vos clients ceux qui nous écoutent. Dis-moi c’est quoi pour toi réussir, c’est quoi pour toi une carrière épanouie Pour toi

    Nolwenn Nasri
    C’est trop drôle que tu me poses cette question. Non, bah écoute, pour moi, c’est d’avoir du chiffre d’affaires. Il a quelque temps, j’aurais pas assumé de te dire ça, j’aurais dit, bah, Nika, si c’est quand t’es aligné, nan, nan, oui, mais en fait, en vrai, c’est quand t’as de l’argent. L’objectif financier, tu le mets où tu veux. Ça, c’est chacun. Mais en tout cas, c’est d’avoir un chiffre d’affaires convenable. Pour moi, c’est ça, en fait. Ça passe par là, l’épanouissement.

    Manon Verbeke
    D’accord. D’avoir le chiffre d’affaire qui te permet de pouvoir vivre la vie que tu veux vivre.

    Nolwenn Nasri
    Ouais, pour moi c’est de placer la réussite financière comme moteur de ton épanouissement, tu vois.

    Manon Verbeke
    Ok, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime. Allez, on arrive sur le mot de la fin, dis-moi, si tu devais écrire un message, tu vois genre, t’es dans un espace de coworking, il a plein de meufs créatives indépendantes qui sont là qui bossent, si tu devais écrire un message immense sur un méga beau poster derrière, tu écrirais quoi ?

    Nolwenn Nasri
    waouh ! Tu aurais pu me demander avant !

    Manon Verbeke
    J’avoue, j’avoue. Non mais c’est parce que la question, je l’ai écrite tout à l’heure et j’étais hyper contente.

    Nolwenn Nasri
    Pour moi, c’est n’ayez pas peur de vouloir gagner de l’argent, en fait.

    Manon Verbeke
    L’argent c’est pas mal? C’est ça? Ok, ben go alors! C’est pas grave, elle pas hyper bien dite, mais il une question autour de l’argent, c’est genre, on écrirait « l’argent c’est pas mal. L’argent c’est beau, n’ayez pas peur. »

    Où est-ce qu’on peut te suivre Nollwenn et comment est-ce qu’on peut te contacter aussi si on veut éventuellement travailler avec toi ?

    Nolwenn Nasri
    Clairement LinkedIn, la porte est ouverte. Moi, c’est là-dessus que je suis la plus active et que je réponds à tous les messages. Donc à fond LinkedIn.

    Manon Verbeke
    Je vous mettrai ça dans les descriptions de l’épisode. Est-ce qu’il a une personne que je devrais inviter au micro de ce podcast ? Tu peux prendre quelques secondes pour réfléchir, je t’ai pas posé la question avant.

    En créant à quoi ? Des personnes… Une femme créative qui casse les codes ou a quelque chose de différent dans sa manière de travailler.

    Nolwenn Nasri
    Bah si, ma grande pote après, je la recommande souvent, mais… Laetitia Bouloch, Grand Factory. Parce que… Très dans l’humour, elle est directe.

    Manon Verbeke
    Et puis elle a une approche produit aussi, elle crée. Merci beaucoup. Je suis ravie qu’on ait réussi à enregistrer parce qu’on a tous les deux des agendas chargés et ça aurait été tellement dommage de devoir reporter. Merci beaucoup d’avoir pris ce temps.

    Nolwenn Nasri
    Merci.

    Manon Verbeke
    J’espère que les auditrices auront apprécié… Non, les auditeurs aussi. Je sais qu’il y a des auditeurs aussis. …auront apprécié le partage et si vous avez des questions complémentaires, ne harcelez pas Nolwenn sur LinkedIn, mais vous pouvez aller poser quelques questions. Voilà, merci beaucoup à toutes et restez créatives.


  • 01 · Celle qui procrastinait

    01 · Celle qui procrastinait


    Tu crois que tu procrastines parce que t’as pas le temps ?
    Moi aussi, je l’ai cru… jusqu’à ce que je comprenne que derrière chaque projet repoussé, il y avait une émotion non gérée.

    Dans ce tout premier épisode de Celles qui créent, je te raconte comment j’ai réussi à lancer ce podcast après l’avoir laissé dormir des semaines dans mes brouillons. Je te partage les 6 peurs les plus fréquentes chez les entrepreneures créatives – peur de l’échec, du jugement, de réussir, d’être illégitime, de l’irréversibilité ou de l’inconnu – et surtout, comment les désamorcer avec douceur.

    Pas de culpabilité ici : on va plutôt comprendre ce qui se joue dans notre cerveau, et remettre un peu de mouvement dans nos projets.
    Spoiler : j’ai dansé sur Princess Chaos avant d’appuyer sur “Record”. Tu peux faire pareil.

    Si toi aussi tu bloques sur un projet, cet épisode est pour toi.

    Liens utiles

    Bonus

    En mode « silent disco », les écouteurs dans les oreilles

    Transcription

    Manon Verbeke (00:00.43)

    Tu me crois si je te dis que j’ai mis des semaines à enregistrer ce premier épisode de podcast ? J’ai écrit des listes d’idées de premiers épisodes, des premiers invités, je testais des tas de logiciels, des process d’enregistrement, j’ai refait mon plan de stratégie de lancement beaucoup trop de fois. J’ai demandé des conseils à droite à gauche sur LinkedIn auprès de mes collègues, de mes amis, avec toujours cette fichue à impressions que cliquer sur enregistrer c’était trop coûteux, la marche était trop haute.

    À chaque fois, j’avais une excellente raison de ne pas m’y mettre, de ne pas enregistrer, de repousser à deux mains. Il y avait toujours plus important, plus urgent, c’était jamais le bon moment. Il fallait relire les scripts, répondre à tel client en urgence ou carrément repeindre un mur chez moi. Le comble de l’urgence, tu seras complètement d’accord avec moi. Et pourtant, aujourd’hui, on est à la veille de la sortie de ce podcast et il va sortir coûte que coûte. J’ai enregistré cet épisode.

    C’est sûr de sûr que quand on est au dos du mur, à moment donné, on n’a plus le choix. Et je sais, je sens que ce projet est important pour moi et qui touche à des choses qui me mettent un peu dans un inconfort. Je l’ai choisi, on est bien d’accord. Donc je suis allée fouiller à l’intérieur de moi, suis allée revoir, comprendre ce qui se passait en termes de peur, qu’est qui finalement me faisait peur et forcer cette procrastination.

    Et en ayant identifié ce qui me faisait peur, j’ai pu choisir les bonnes actions pour me mettre ce petit coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Ok, cette intro est déjà un peu trop longue. Je suis sûre que tu t’es déjà retrouvé dans cette situation. Tu repousses un projet que t’as pourtant vachement envie de lancer et tu te que t’as pas le temps ou que ceci ou que cela, alors qu’en fait, il te manque peut-être juste ce petit truc que t’as pas encore identifié et qui te met des bâtons dans les roues. Écoute la suite parce que cet épisode, il est pour toi et ton cerveau de créa. Je vais te raconter comment j’ai débloqué

    Je vais te raconter comment j’ai débloqué le lancement de ce podcast, alors que je l’avais laissé dormir dans mes brouillons pendant des semaines. Je te partager les 6 peurs les plus fréquentes qui déclenchent la procrastination chez les entrepreneurs créatifs comme toi et moi. On passera en revue rapidement chaque peur, comment elle se manifeste et je te donnerai un outil ou un geste simple pour te remettre en mouvement. Si tu t’es reconnu dans ce que je viens de dire, c’est probablement qu’une ou plusieurs de ces peurs s’activent parfois chez toi. Et ça va, t’inquiètes, t’es pas toute seule, t’es juste humaine.

    Manon Verbeke (02:32.334)

    Ok, c’est le moment d’être honnête. J’ai pas procrastiné parce que j’avais pas assez de pas assez d’énergie, ce qui peut arriver. J’ai procrastiné parce que j’avais trop d’attentes. Je voulais que le son soit parfait, que le ton soit pro mais pas chiant, que le jingle soit hyper classe, que la voix soit douce, pas crispée, pas trop aiguë, pas trop… tu sais, genre amateur. J’avais vraiment envie de venir me poser avec une posture de professionnelle. Sauf que des podcasts, j’en ai jamais fait.

    Donc, clairement, j’avais énormément d’attentes pour ce premier épisode. Et puis, j’avais peur de pas être légitime. Quoi toi, peur de pas être légitime ? Ouais, j’avais peur de pas être légitime parce que ce podcast, c’est le premier, la première brique vers une posture de coaching que j’ai commencé à travailler, mais c’est la première fois que je le dis haut et fort au monde. Oui, j’accompagne les entrepreneurs créatives et je le fais déjà, mais c’est la première fois que je me montre.

    comme telles face au public. Et c’est grave flippant. J’avais méga peur. Peur de mal faire, peur de pas être légitime, peur de faire mal aux gens en leur donnant des mauvais conseils ou en leur disant des choses qui pourraient les faire culpabiliser, peur que ce soit pas assez qualitatif ou que les gens ne soient plus au rendez-vous auprès des premiers épisodes parce que ça ne les intéresse pas, peur de décevoir. Bref, pas mal de peur qui sont très inconfortables.

    Et c’est exactement ça la cause de la procrastination. Les spécialistes du sujet comme Tim Peckel, qui a écrit « Solving the procrastination puzzle », montrent que la procrastination, c’est pas un problème de gestion du temps. C’est avant tout un problème de régulation émotionnelle. Quand on procrastine, on ne fuit pas une tâche, on fuit l’émotion négative que cette tâche va provoquer. L’ennui, le doute, la peur de mal-faire, la frustration, l’anxiété.

    Peckel explique qu’on procrastine pour se sentir mieux sur le moment, une sorte de satisfaction immédiate, même si on sait que ça nous fera plus de stress plus tard. Et hop, petit effet boomerang dans ta tronche. C’est un cercle vicieux qui finit par s’installer de culpabilité, d’autosabotage, de fuite, de re-culpabilité et ainsi de suite. Je sais pas si tu le connais, mais moi je le connais pas trop mal, celui-là. On n’est pas fainéantes, on veut juste éviter de ressentir la peur, le doute, la honte, l’anxiété.

    Manon Verbeke (04:58.446)

    Est-ce que t’es prête ? Voici les 6 peurs les plus fréquentes chez les entrepreneurs créatives et comment les désamorcer une par une.

    La première peur dont je veux te parler, c’est la peur de l’échec, évidemment. Tu te dis, et si je me plante ? Et si personne n’écoute ? Et si je suis nulle ? Moi, elle m’a un petit peu animée, j’avais vraiment peur. J’ai vraiment cette peur finalement que les gens désertent après le premier épisode en se disant que ce n’était pas ouf. Cette peur, active le biais d’auto handicap, presque de l’auto sabotage. On préfère ne pas essayer du tout, plutôt que d’échouer et de se dire qu’on n’est pas à la hauteur à la fin.

    La possibilité même qu’on puisse éventuellement à la fin échouer est tellement flippante qu’on préfère ne même pas essayer. Parce que si on se plantait, on entacherait notre propre estime de nous. Donc on préfère ne pas le faire du tout. Est-ce que c’est ça que tu vis parfois ? Si oui, ce que tu peux faire, c’est te dire que tu lances une version brouillon, une version test. Ça te permet d’enlever de la pression sur la qualité du résultat que toi t’attends, mais aussi que tu fais attendre aux autres.

    L’autre chose que tu peux faire, c’est d’éviter de faire du building public. Le building public, c’est cette pratique qui consiste à dire et à construire aux yeux du public, sur les réseaux sociaux, par exemple, d’exprimer au fur et mesure qu’on construit quelque chose, sa formation, son offre et de raconter les hauts, les bas, les erreurs. Si c’est quelque chose qui te paralyse, la peur de l’échec, évite le building public parce que ça va te mettre dans une situation où tu vas parce que tu dois

    Tu t’es dit que tu devais raconter aux autres, tu vas te mettre des freins pour ne pas avancer, pour éviter d’aller raconter les erreurs, parce qu’il y en aura forcément des erreurs. Dans tous les cas, dis-toi que ce pas un lancement, que ce n’est pas une grosse chose, c’est une première étape, c’est un test. Essaye de trouver un moyen de minimiser les attentes que toi tu as par rapport à la qualité de ce que tu veux faire sur cette action, sur ce projet que tu procrastines.

    Manon Verbeke (07:02.176)

    Pour moi, ça a été tout simplement de me dire, bah, c’est tout : Il va être publié. Le son, sera pas parfait. Et c’est pas grave. Dans quelques épisodes, dans une saison, je trouverai un monteur et je serai mieux. Et pour l’instant, je vais apprendre toute seule. Et tant pis si ça vous fait mal aux oreilles. Je suis vraiment désolée. Retiens que ta valeur ne dépend pas de la réussite de ton projet, de cette chose que tu procrastines. Dans tous les cas, tu vas gagner en compétences et ce sera une victoire sur ton cerveau. Tu l’as fait.

    On enchaîne avec la peur numéro 2, la peur de réussir. Je sais, tu dois être en train de te dire mais Manon, qui a peur de réussir ? Mais en fait, crois-moi, pas mal de gens et certainement toi. La peur de réussir, c’est ce fameux syndrome de l’imposteur, tu sais ? Ce truc de… Non mais attends, comment ça se fait qu’il a personne qui se rend compte que je suis un imposteur, que j’ai pas du tout les compétences ? T’as réussi, t’es arrivé à un endroit et arrivé à cet endroit, finalement tu flippes.

    Tu flippes de pas avoir les compétences, tu flippes que les gens pensent que tu n’as pas les compétences. T’es exposé à plus de regards, à plus de monde et les gens ont aussi plus d’attentes. En tout cas, tu as l’impression que les gens ont plus d’attentes envers toi. Résultat, tu te sabotes avant même que ça marche, pour éviter que ça marche. Ce que tu peux faire, c’est redéfinir ta version du succès. Par exemple, c’est peut-être pas vendre 10 places à 2000 euros ou avoir 10 000 abonnés sur Instagram. C’est peut-être juste…

    Oser l’avoir fait, c’est peut-être juste avoir publié tous les jours, c’est peut-être juste avoir envoyé ce mail à un prospé, c’est peut-être juste oser prendre la parole en commentaire pour défendre les intérêts et les valeurs que tu crois. Bref, c’est peut-être juste être toi dans tes positions et tes valeurs, et t’assumer et c’est déjà énorme. Une autre manière de vaincre cette peur, c’est de prendre la posture de l’explorateur plutôt que la posture de l’expert.

    Alors, c’est pas toujours possible dans toutes les situations, parce que si tu te dis expert de quelque chose, bien, il est compliqué de prendre la posture de l’explorateur. L’explorateur, c’est celui qui documente ses apprentissages et ses erreurs. C’est celui qui documente avec curiosité ce qu’il a découvert, ce qu’il a appris pour le montrer aux autres. C’est, je pense, la posture que je vais prendre en coaching, c’est à dire que j’ai des compétences et des casquettes en design, en business. Par contre, la posture de coaching, c’est quelque chose que je suis en train d’apprendre.

    Manon Verbeke (09:25.742)

    Et là-dessus, j’ai clairement un sentiment d’imposture que je vais pouvoir baisser en étant dans une posture de, regardez, j’apprends et je vous montre ce que j’apprends. La peur du jugement, parlons-en. Tu te dis, et si mon ancienne cliente me trouvait trop cher ? Et si les autres freelances me trouvaient prétentieuse ? Et si quelqu’un parlait mal de moi ? Ton besoin d’appartenance entre en conflit avec ta volonté d’affirmation et c’est archi normal.

    Vendre, s’afficher, c’est s’exposer au regard des autres. C’est vraiment pas confortable. Ce que tu peux faire, c’est te dire que tu parles pas à une foule, mais juste à ta personne idéale, à ton prospect ou ta cible ou ton client idéal. La personne qui va lire ta newsletter toute seule chez elle et qui va se dire c’est exactement ça qu’il me faut. Les autres, sont pas invitées à ta table. Et tu sais, c’est un des trucs qui m’a débloquée et…

    C’est un des trucs qui m’a débloqué pour lancer le podcast, pour enregistrer ce premier épisode de podcast. Quelqu’un m’a dit Manon, il a des personnes qui attendent d’entendre ce que toi t’as à dire. Elles sont là à attendre que tu sortes ce premier épisode de podcast. Elles ont besoin de l’entendre et elles t’attendent. Let’s go.

    La peur de ne pas être légitime. Tu te dis peut-être mais qui je suis pour proposer cette nouvelle offre ? Moi j’ai que deux ans d’expérience, il y en a d’autres qui le font tellement mieux que moi. Ou alors je ne maîtrise que Canva, je ne connais pas les vrais logiciels de design. Ou alors je suis une créative autodidacte, j’y connais rien en stratégie de marque ou je ne sais quoi. Ton cerveau, il fait la liste de tout ce que tu maîtrises pas encore au lieu de reconnaître déjà tout ce que tu sais faire et tout ce pourquoi tu es compétente.

    C’est un magnifique biais de comparaison interne et le théoroparfait pour un syndrome de l’imposteur comme on les aime. Tu compares ton brouillon à la vitrine léger de quelqu’un qui a déjà 10 ans d’expérience, une équipe, un portfolio, des gens qui ont pas forcément la même réalité que toi ou qui sont même pas au même moment de leur carrière ou de leur vie que toi. Qu’est que tu vas te comparer ? Bref, ça te fige et c’est normal.

    Manon Verbeke (11:40.328)

    Ce que tu peux faire, c’est faire une pause. Déjà, t’arrêter, écrire.écrire la liste des choses que tu sais faire, que tu maîtrises, ce pourquoi tu es expert ou expert en devenir. Il y a forcément des points que tu fais vachement bien et les choses, c’est les choses pour lesquelles tes collègues, tes amis, clients viennent te chercher.

    Manon Verbeke (12:09.934)
    Ensuite, entend ça : t’as pas besoin de connaître tel ou tel logiciel sur le bout des doigts pour en faire ton métier, pour pouvoir prétendre à faire tel métier et aider tel client. T’as pas besoin de tout connaître en architecture pour proposer une expérience qui change le quotidien de ton client. T’as pas besoin de connaître toute la théorie des couleurs sur le bout des doigts pour être designer. T’as pas besoin de coder dans tous les langages du web et connaître WordPress sur le bout des doigts pour être web designer.

    Ce que tu offres, c’est ta vision, ton regard, ta manière de traduire un besoin en forme, en couleur, en espace, en émotion. Ta légitimité, c’est pas un diplôme ou un logiciel, c’est comment tu transformes la vie, le quotidien de tes prospects et tes clients. C’est comment tu le fais, c’est ta méthode. Et crois-moi, il existe des clients pour tous les services et dans tous les types de logiciels et toutes les méthodes. Crois-moi, puisque je vends

    La conception d’identité visuelle en deux jours, ce qui fait grincer des dents pas mal d’autres designers, est-ce que je peux comprendre ? Mais n’empêche qu’il a une cible pour ça aussi. Et en plus je le fais dans Canva. my god.

    la peur de l’irréversibilité ou du débordement. Tu dis genre si je lance cette nouvelle cible, je devoir tout changer. Si je vends cette nouvelle offre, je risque d’être débordé. Bref, je n’ai pas envie de changer mon quotidien. Je veux rester dans ce statu quo. Ton cerveau, panique dès qu’il sent que tu t’engages pour trop longtemps en mode ça y c’est un mariage, quoi. Il pense que tu vas t’enchaîner à ça. Et donc, il freine parce qu’il sait pas trop ce que ça va être après. En mode un tien vaut mieux que deux tu l’auras.

    Ce que tu peux faire, c’est te donner, te planifier comme une clause de sortie. Je teste cette cible pendant trois postes ou alors je vends cette offre à deux personnes et ensuite je réajuste le prix et je vois ce qui fonctionne et ce qui fonctionne pas. Planifier avec toi comme un échappatoire, dis-toi que tu t’épouses pas ce projet ou ce positionnement que tu es en train de mettre en place et tu plutôt en mode genre, vous faites un date pour voir un peu si ça colle.

    Manon Verbeke (14:24.758)

    Je range ma métaphore des dates pour te parler de la peur de l’inconnu. C’est parfait. Tu peux peut-être te dire, mais je sais même pas comment on un carousel qui convertit. sais pas si mes tarifs sont bons. sais même pas par où commencer. Être dans une phase où tu tellement d’incertitude et de choses que tu sais pas sur un projet. La montagne de choses à apprendre et à tester et à comprendre, est telle que ça fait flipper. Le cerveau, il aime ce qu’il connaît, il aime ce qu’il maîtrise.

    Et souvent, il associe une nouveauté à danger potentiel. Tu flippes parce que c’est nouveau et c’est 100 % normal, c’est même ancestral. Mais ce cerveau, il te veut des repères, il veut des certitudes, pas des tests flous, des offres qu’on va essayer, des nouvelles méthodes. Résultat, il t’envoie dans ce que tu connais déjà, il t’envoie scroller ou alors ranger des crayons. Histoire 100 % véridique. Ce que tu peux faire.

    Fais un truc qui te remet dans le plaisir de l’action. Allez. Moi, j’ai dansé cinq minutes sur Princess Chaos de YoA avant d’enregistrer ce podcast. Ça m’a aidé à me reconnecter à mon corps, à me remettre dans une énergie positive, à pas être dans cette létarchie, tu vois, d’être… Et de sortir la peur de mon corps, de me remettre dans une émotion qui était positive. Ensuite, j’ai visualisé, tu peux faire ça, visualiser la version de toi qui a dépassé tout ça.

    qui a franchi la toute première marche, qui a décomposé son projet et qui l’a fait, celle qui vient de publier son premier cas ou qui reçoit un message de remerciement, de témoignage après un projet, celle qui s’est finalement prouvée qu’elle pouvait le faire. Et ben demande-toi, est-ce que j’ai envie de me rapprocher de cette personne ?

    Manon Verbeke (16:19.374)

    Procrastiner, c’est pas de la flemme, c’est ton cerveau qui veut t’épargner une émotion difficile. Et à force de t’épargner, le problème c’est qu’il t’empêche aussi de vivre de nouvelles choses, d’explorer et de grandir. Alors si tu veux la prochaine fois que tu bloques et que tu sens que t’es dans une procrastination bien active, sais, du genre à faire le ménage toute la journée au lieu de faire le truc que tu dois faire, pose-toi cette question.

    De quoi j’ai peur, là, maintenant exactement ? Essaye d’identifier laquelle de ces 6 peurs ou lesquelles, parfois il en a plusieurs qui se chamaillent, reconnaît et nomme cette émotion. Ça va te permettre de reprendre la main sur ton cerveau.

    Ensuite, change ton discours intérieur. Tu vas passer de il faut que je ça parfaitement à je vais juste m’y mettre cinq minutes ou passe de c’est une décision qui va venir changer, bouleverser le reste de mon année à je teste ça pendant un mois.

    Et enfin remets ton attention sur la prochaine action, le micro pas que tu vas faire et qui va te permettre de te débloquer. La toute petite chose que tu peux faire maintenant qui va te permettre dans la joie d’avancer de 1%.

    Manon Verbeke (17:38.126)

    Alors voilà, j’ai procrastiné ce podcast. Je suis pas bien différente de toi. Je l’ai procrastiné longtemps, un peu trop longtemps. Mais au fond, je crois que ça m’a permis de mieux comprendre quelles émotions j’y vais et de là où je voulais aller et pas aller avec ce podcast. D’ailleurs, si tu as envie de voir comment je me suis débloquée en dansant, va voir les show notes. y a une belle vidéo qui t’attend pour toi qui vient d’arriver à la fin de cet épisode. Bravo.

    Si cet épisode t’a parlé, tu peux l’envoyer à une amie qui procrastine elle aussi. Et, encore, pouvez en faire votre projet commun et devenir partenaire de responsabilité. Et vous dire à un moment donné, allez go ! Là, à ce moment-là, on s’y met à deux et on tacle cette petite chose qu’on a du mal à faire. Et si tu as envie de me dire ce que t’en retiens, serais ravie de le lire. Tu peux m’écrire en MP sur LinkedIn ou me partager en story sur Instagram, ce qui t’a fait plus tilt.

    Ça m’aide à faire rayonner le podcast et à créer des épisodes encore plus utiles pour toi. Moi, c’est Manon et je suis vraiment fière d’avoir enregistré ce tout premier épisode de Celle Qui Crée. Abonne-toi pour ne pas rater la suite, des formats courts, des conversations sincères avec des créatives et des coups de pouces pour t’aider à oser créer, vendre et t’affirmer en tant que créatrice indépendante.

    À très vite dans tes oreilles.

  • 00 · Bande-annonce de Celles qui créent

    00 · Bande-annonce de Celles qui créent


    Bienvenue dans Celles qui créent, le podcast des entrepreneuses créatives qui veulent vivre de leur métier sans s’épuiser ni s’excuser.

    Je m’appelle Manon. Je suis designer indépendante depuis 10 ans et mentor business pour les créatives du web.

    Ce podcast, c’est ce que j’aurais voulu entendre à mes débuts : des stratégies concrètes, des modèles d’affaires sur-mesure, et surtout, des récits qui donnent le droit d’y croire.

    → Si tu es illustratrice, graphiste, communicante, UX designer ou autre âme créative, ce podcast est pour toi.

    Dans ce premier épisode, je te raconte pourquoi j’ai créé Celles qui créent, ce que tu vas y trouver, et comment on peut, ensemble, inventer un business qui respecte nos valeurs et notre énergie.

    Zéro bullshit. Beaucoup de plaisir. Et une communauté d’entrepeneuses créatives ambitieuses.

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    Transcription

    Manon Verbeke (00:00.43)

    Tu me crois si je te dis que j’ai mis des semaines à enregistrer ce premier épisode de podcast ? J’ai écrit des listes d’idées de premiers épisodes, des premiers invités, je testais des tas de logiciels, des process d’enregistrement, j’ai refait mon plan de stratégie de lancement beaucoup trop de fois. J’ai demandé des conseils à droite à gauche sur LinkedIn auprès de mes collègues, de mes amis, avec toujours cette fichue à impressions que cliquer sur enregistrer c’était trop coûteux, la marche était trop haute.

    À chaque fois, j’avais une excellente raison de ne pas m’y mettre, de ne pas enregistrer, de repousser à deux mains. Il y avait toujours plus important, plus urgent, c’était jamais le bon moment. Il fallait relire les scripts, répondre à tel client en urgence ou carrément repeindre un mur chez moi. Le comble de l’urgence, tu seras complètement d’accord avec moi. Et pourtant, aujourd’hui, on est à la veille de la sortie de ce podcast et il va sortir coûte que coûte. J’ai enregistré cet épisode.

    C’est sûr de sûr que quand on est au dos du mur, à moment donné, on n’a plus le choix. Et je sais, je sens que ce projet est important pour moi et qui touche à des choses qui me mettent un peu dans un inconfort. Je l’ai choisi, on est bien d’accord. Donc je suis allée fouiller à l’intérieur de moi, suis allée revoir, comprendre ce qui se passait en termes de peur, qu’est qui finalement me faisait peur et forcer cette procrastination.

    Et en ayant identifié ce qui me faisait peur, j’ai pu choisir les bonnes actions pour me mettre ce petit coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Ok, cette intro est déjà un peu trop longue. Je suis sûre que tu t’es déjà retrouvé dans cette situation. Tu repousses un projet que t’as pourtant vachement envie de lancer et tu te que t’as pas le temps ou que ceci ou que cela, alors qu’en fait, il te manque peut-être juste ce petit truc que t’as pas encore identifié et qui te met des bâtons dans les roues. Écoute la suite parce que cet épisode, il est pour toi et ton cerveau de créa. Je vais te raconter comment j’ai débloqué

    Je vais te raconter comment j’ai débloqué le lancement de ce podcast, alors que je l’avais laissé dormir dans mes brouillons pendant des semaines. Je te partager les 6 peurs les plus fréquentes qui déclenchent la procrastination chez les entrepreneurs créatifs comme toi et moi. On passera en revue rapidement chaque peur, comment elle se manifeste et je te donnerai un outil ou un geste simple pour te remettre en mouvement. Si tu t’es reconnu dans ce que je viens de dire, c’est probablement qu’une ou plusieurs de ces peurs s’activent parfois chez toi. Et ça va, t’inquiètes, t’es pas toute seule, t’es juste humaine.

    Manon Verbeke (02:32.334)

    Ok, c’est le moment d’être honnête. J’ai pas procrastiné parce que j’avais pas assez de pas assez d’énergie, ce qui peut arriver. J’ai procrastiné parce que j’avais trop d’attentes. Je voulais que le son soit parfait, que le ton soit pro mais pas chiant, que le jingle soit hyper classe, que la voix soit douce, pas crispée, pas trop aiguë, pas trop… tu sais, genre amateur. J’avais vraiment envie de venir me poser avec une posture de professionnelle. Sauf que des podcasts, j’en ai jamais fait.

    Donc, clairement, j’avais énormément d’attentes pour ce premier épisode. Et puis, j’avais peur de pas être légitime. Quoi toi, peur de pas être légitime ? Ouais, j’avais peur de pas être légitime parce que ce podcast, c’est le premier, la première brique vers une posture de coaching que j’ai commencé à travailler, mais c’est la première fois que je le dis haut et fort au monde. Oui, j’accompagne les entrepreneurs créatives et je le fais déjà, mais c’est la première fois que je me montre.

    comme telles face au public. Et c’est grave flippant. J’avais méga peur. Peur de mal faire, peur de pas être légitime, peur de faire mal aux gens en leur donnant des mauvais conseils ou en leur disant des choses qui pourraient les faire culpabiliser, peur que ce soit pas assez qualitatif ou que les gens ne soient plus au rendez-vous auprès des premiers épisodes parce que ça ne les intéresse pas, peur de décevoir. Bref, pas mal de peur qui sont très inconfortables.

    Et c’est exactement ça la cause de la procrastination. Les spécialistes du sujet comme Tim Peckel, qui a écrit « Solving the procrastination puzzle », montrent que la procrastination, c’est pas un problème de gestion du temps. C’est avant tout un problème de régulation émotionnelle. Quand on procrastine, on ne fuit pas une tâche, on fuit l’émotion négative que cette tâche va provoquer. L’ennui, le doute, la peur de mal-faire, la frustration, l’anxiété.

    Peckel explique qu’on procrastine pour se sentir mieux sur le moment, une sorte de satisfaction immédiate, même si on sait que ça nous fera plus de stress plus tard. Et hop, petit effet boomerang dans ta tronche. C’est un cercle vicieux qui finit par s’installer de culpabilité, d’autosabotage, de fuite, de re-culpabilité et ainsi de suite. Je sais pas si tu le connais, mais moi je le connais pas trop mal, celui-là. On n’est pas fainéantes, on veut juste éviter de ressentir la peur, le doute, la honte, l’anxiété.

    Manon Verbeke (04:58.446)

    Est-ce que t’es prête ? Voici les 6 peurs les plus fréquentes chez les entrepreneurs créatives et comment les désamorcer une par une.

    La première peur dont je veux te parler, c’est la peur de l’échec, évidemment. Tu te dis, et si je me plante ? Et si personne n’écoute ? Et si je suis nulle ? Moi, elle m’a un petit peu animée, j’avais vraiment peur. J’ai vraiment cette peur finalement que les gens désertent après le premier épisode en se disant que ce n’était pas ouf. Cette peur, active le biais d’auto handicap, presque de l’auto sabotage. On préfère ne pas essayer du tout, plutôt que d’échouer et de se dire qu’on n’est pas à la hauteur à la fin.

    La possibilité même qu’on puisse éventuellement à la fin échouer est tellement flippante qu’on préfère ne même pas essayer. Parce que si on se plantait, on entacherait notre propre estime de nous. Donc on préfère ne pas le faire du tout. Est-ce que c’est ça que tu vis parfois ? Si oui, ce que tu peux faire, c’est te dire que tu lances une version brouillon, une version test. Ça te permet d’enlever de la pression sur la qualité du résultat que toi t’attends, mais aussi que tu fais attendre aux autres.

    L’autre chose que tu peux faire, c’est d’éviter de faire du building public. Le building public, c’est cette pratique qui consiste à dire et à construire aux yeux du public, sur les réseaux sociaux, par exemple, d’exprimer au fur et mesure qu’on construit quelque chose, sa formation, son offre et de raconter les hauts, les bas, les erreurs. Si c’est quelque chose qui te paralyse, la peur de l’échec, évite le building public parce que ça va te mettre dans une situation où tu vas parce que tu dois

    Tu t’es dit que tu devais raconter aux autres, tu vas te mettre des freins pour ne pas avancer, pour éviter d’aller raconter les erreurs, parce qu’il y en aura forcément des erreurs. Dans tous les cas, dis-toi que ce pas un lancement, que ce n’est pas une grosse chose, c’est une première étape, c’est un test. Essaye de trouver un moyen de minimiser les attentes que toi tu as par rapport à la qualité de ce que tu veux faire sur cette action, sur ce projet que tu procrastines.

    Manon Verbeke (07:02.176)

    Pour moi, ça a été tout simplement de me dire, bah, c’est tout : Il va être publié. Le son, sera pas parfait. Et c’est pas grave. Dans quelques épisodes, dans une saison, je trouverai un monteur et je serai mieux. Et pour l’instant, je vais apprendre toute seule. Et tant pis si ça vous fait mal aux oreilles. Je suis vraiment désolée. Retiens que ta valeur ne dépend pas de la réussite de ton projet, de cette chose que tu procrastines. Dans tous les cas, tu vas gagner en compétences et ce sera une victoire sur ton cerveau. Tu l’as fait.

    On enchaîne avec la peur numéro 2, la peur de réussir. Je sais, tu dois être en train de te dire mais Manon, qui a peur de réussir ? Mais en fait, crois-moi, pas mal de gens et certainement toi. La peur de réussir, c’est ce fameux syndrome de l’imposteur, tu sais ? Ce truc de… Non mais attends, comment ça se fait qu’il a personne qui se rend compte que je suis un imposteur, que j’ai pas du tout les compétences ? T’as réussi, t’es arrivé à un endroit et arrivé à cet endroit, finalement tu flippes.

    Tu flippes de pas avoir les compétences, tu flippes que les gens pensent que tu n’as pas les compétences. T’es exposé à plus de regards, à plus de monde et les gens ont aussi plus d’attentes. En tout cas, tu as l’impression que les gens ont plus d’attentes envers toi. Résultat, tu te sabotes avant même que ça marche, pour éviter que ça marche. Ce que tu peux faire, c’est redéfinir ta version du succès. Par exemple, c’est peut-être pas vendre 10 places à 2000 euros ou avoir 10 000 abonnés sur Instagram. C’est peut-être juste…

    Oser l’avoir fait, c’est peut-être juste avoir publié tous les jours, c’est peut-être juste avoir envoyé ce mail à un prospé, c’est peut-être juste oser prendre la parole en commentaire pour défendre les intérêts et les valeurs que tu crois. Bref, c’est peut-être juste être toi dans tes positions et tes valeurs, et t’assumer et c’est déjà énorme. Une autre manière de vaincre cette peur, c’est de prendre la posture de l’explorateur plutôt que la posture de l’expert.

    Alors, c’est pas toujours possible dans toutes les situations, parce que si tu te dis expert de quelque chose, bien, il est compliqué de prendre la posture de l’explorateur. L’explorateur, c’est celui qui documente ses apprentissages et ses erreurs. C’est celui qui documente avec curiosité ce qu’il a découvert, ce qu’il a appris pour le montrer aux autres. C’est, je pense, la posture que je vais prendre en coaching, c’est à dire que j’ai des compétences et des casquettes en design, en business. Par contre, la posture de coaching, c’est quelque chose que je suis en train d’apprendre.

    Manon Verbeke (09:25.742)

    Et là-dessus, j’ai clairement un sentiment d’imposture que je vais pouvoir baisser en étant dans une posture de, regardez, j’apprends et je vous montre ce que j’apprends. La peur du jugement, parlons-en. Tu te dis, et si mon ancienne cliente me trouvait trop cher ? Et si les autres freelances me trouvaient prétentieuse ? Et si quelqu’un parlait mal de moi ? Ton besoin d’appartenance entre en conflit avec ta volonté d’affirmation et c’est archi normal.

    Vendre, s’afficher, c’est s’exposer au regard des autres. C’est vraiment pas confortable. Ce que tu peux faire, c’est te dire que tu parles pas à une foule, mais juste à ta personne idéale, à ton prospect ou ta cible ou ton client idéal. La personne qui va lire ta newsletter toute seule chez elle et qui va se dire c’est exactement ça qu’il me faut. Les autres, sont pas invitées à ta table. Et tu sais, c’est un des trucs qui m’a débloquée et…

    C’est un des trucs qui m’a débloqué pour lancer le podcast, pour enregistrer ce premier épisode de podcast. Quelqu’un m’a dit Manon, il a des personnes qui attendent d’entendre ce que toi t’as à dire. Elles sont là à attendre que tu sortes ce premier épisode de podcast. Elles ont besoin de l’entendre et elles t’attendent. Let’s go.

    La peur de ne pas être légitime. Tu te dis peut-être mais qui je suis pour proposer cette nouvelle offre ? Moi j’ai que deux ans d’expérience, il y en a d’autres qui le font tellement mieux que moi. Ou alors je ne maîtrise que Canva, je ne connais pas les vrais logiciels de design. Ou alors je suis une créative autodidacte, j’y connais rien en stratégie de marque ou je ne sais quoi. Ton cerveau, il fait la liste de tout ce que tu maîtrises pas encore au lieu de reconnaître déjà tout ce que tu sais faire et tout ce pourquoi tu es compétente.

    C’est un magnifique biais de comparaison interne et le théoroparfait pour un syndrome de l’imposteur comme on les aime. Tu compares ton brouillon à la vitrine léger de quelqu’un qui a déjà 10 ans d’expérience, une équipe, un portfolio, des gens qui ont pas forcément la même réalité que toi ou qui sont même pas au même moment de leur carrière ou de leur vie que toi. Qu’est que tu vas te comparer ? Bref, ça te fige et c’est normal.

    Manon Verbeke (11:40.328)

    Ce que tu peux faire, c’est faire une pause. Déjà, t’arrêter, écrire.écrire la liste des choses que tu sais faire, que tu maîtrises, ce pourquoi tu es expert ou expert en devenir. Il y a forcément des points que tu fais vachement bien et les choses, c’est les choses pour lesquelles tes collègues, tes amis, clients viennent te chercher.

    Manon Verbeke (12:09.934)
    Ensuite, entend ça : t’as pas besoin de connaître tel ou tel logiciel sur le bout des doigts pour en faire ton métier, pour pouvoir prétendre à faire tel métier et aider tel client. T’as pas besoin de tout connaître en architecture pour proposer une expérience qui change le quotidien de ton client. T’as pas besoin de connaître toute la théorie des couleurs sur le bout des doigts pour être designer. T’as pas besoin de coder dans tous les langages du web et connaître WordPress sur le bout des doigts pour être web designer.

    Ce que tu offres, c’est ta vision, ton regard, ta manière de traduire un besoin en forme, en couleur, en espace, en émotion. Ta légitimité, c’est pas un diplôme ou un logiciel, c’est comment tu transformes la vie, le quotidien de tes prospects et tes clients. C’est comment tu le fais, c’est ta méthode. Et crois-moi, il existe des clients pour tous les services et dans tous les types de logiciels et toutes les méthodes. Crois-moi, puisque je vends

    La conception d’identité visuelle en deux jours, ce qui fait grincer des dents pas mal d’autres designers, est-ce que je peux comprendre ? Mais n’empêche qu’il a une cible pour ça aussi. Et en plus je le fais dans Canva. my god.

    la peur de l’irréversibilité ou du débordement. Tu dis genre si je lance cette nouvelle cible, je devoir tout changer. Si je vends cette nouvelle offre, je risque d’être débordé. Bref, je n’ai pas envie de changer mon quotidien. Je veux rester dans ce statu quo. Ton cerveau, panique dès qu’il sent que tu t’engages pour trop longtemps en mode ça y c’est un mariage, quoi. Il pense que tu vas t’enchaîner à ça. Et donc, il freine parce qu’il sait pas trop ce que ça va être après. En mode un tien vaut mieux que deux tu l’auras.

    Ce que tu peux faire, c’est te donner, te planifier comme une clause de sortie. Je teste cette cible pendant trois postes ou alors je vends cette offre à deux personnes et ensuite je réajuste le prix et je vois ce qui fonctionne et ce qui fonctionne pas. Planifier avec toi comme un échappatoire, dis-toi que tu t’épouses pas ce projet ou ce positionnement que tu es en train de mettre en place et tu plutôt en mode genre, vous faites un date pour voir un peu si ça colle.

    Manon Verbeke (14:24.758)

    Je range ma métaphore des dates pour te parler de la peur de l’inconnu. C’est parfait. Tu peux peut-être te dire, mais je sais même pas comment on un carousel qui convertit. sais pas si mes tarifs sont bons. sais même pas par où commencer. Être dans une phase où tu tellement d’incertitude et de choses que tu sais pas sur un projet. La montagne de choses à apprendre et à tester et à comprendre, est telle que ça fait flipper. Le cerveau, il aime ce qu’il connaît, il aime ce qu’il maîtrise.

    Et souvent, il associe une nouveauté à danger potentiel. Tu flippes parce que c’est nouveau et c’est 100 % normal, c’est même ancestral. Mais ce cerveau, il te veut des repères, il veut des certitudes, pas des tests flous, des offres qu’on va essayer, des nouvelles méthodes. Résultat, il t’envoie dans ce que tu connais déjà, il t’envoie scroller ou alors ranger des crayons. Histoire 100 % véridique. Ce que tu peux faire.

    Fais un truc qui te remet dans le plaisir de l’action. Allez. Moi, j’ai dansé cinq minutes sur Princess Chaos de YoA avant d’enregistrer ce podcast. Ça m’a aidé à me reconnecter à mon corps, à me remettre dans une énergie positive, à pas être dans cette létarchie, tu vois, d’être… Et de sortir la peur de mon corps, de me remettre dans une émotion qui était positive. Ensuite, j’ai visualisé, tu peux faire ça, visualiser la version de toi qui a dépassé tout ça.

    qui a franchi la toute première marche, qui a décomposé son projet et qui l’a fait, celle qui vient de publier son premier cas ou qui reçoit un message de remerciement, de témoignage après un projet, celle qui s’est finalement prouvée qu’elle pouvait le faire. Et ben demande-toi, est-ce que j’ai envie de me rapprocher de cette personne ?

    Manon Verbeke (16:19.374)

    Procrastiner, c’est pas de la flemme, c’est ton cerveau qui veut t’épargner une émotion difficile. Et à force de t’épargner, le problème c’est qu’il t’empêche aussi de vivre de nouvelles choses, d’explorer et de grandir. Alors si tu veux la prochaine fois que tu bloques et que tu sens que t’es dans une procrastination bien active, sais, du genre à faire le ménage toute la journée au lieu de faire le truc que tu dois faire, pose-toi cette question.

    De quoi j’ai peur, là, maintenant exactement ? Essaye d’identifier laquelle de ces 6 peurs ou lesquelles, parfois il en a plusieurs qui se chamaillent, reconnaît et nomme cette émotion. Ça va te permettre de reprendre la main sur ton cerveau.

    Ensuite, change ton discours intérieur. Tu vas passer de il faut que je ça parfaitement à je vais juste m’y mettre cinq minutes ou passe de c’est une décision qui va venir changer, bouleverser le reste de mon année à je teste ça pendant un mois.

    Et enfin remets ton attention sur la prochaine action, le micro pas que tu vas faire et qui va te permettre de te débloquer. La toute petite chose que tu peux faire maintenant qui va te permettre dans la joie d’avancer de 1%.

    Manon Verbeke (17:38.126)

    Alors voilà, j’ai procrastiné ce podcast. Je suis pas bien différente de toi. Je l’ai procrastiné longtemps, un peu trop longtemps. Mais au fond, je crois que ça m’a permis de mieux comprendre quelles émotions j’y vais et de là où je voulais aller et pas aller avec ce podcast. D’ailleurs, si tu as envie de voir comment je me suis débloquée en dansant, va voir les show notes. y a une belle vidéo qui t’attend pour toi qui vient d’arriver à la fin de cet épisode. Bravo.

    Si cet épisode t’a parlé, tu peux l’envoyer à une amie qui procrastine elle aussi. Et, encore, pouvez en faire votre projet commun et devenir partenaire de responsabilité. Et vous dire à un moment donné, allez go ! Là, à ce moment-là, on s’y met à deux et on tacle cette petite chose qu’on a du mal à faire. Et si tu as envie de me dire ce que t’en retiens, serais ravie de le lire. Tu peux m’écrire en MP sur LinkedIn ou me partager en story sur Instagram, ce qui t’a fait plus tilt.

    Ça m’aide à faire rayonner le podcast et à créer des épisodes encore plus utiles pour toi. Moi, c’est Manon et je suis vraiment fière d’avoir enregistré ce tout premier épisode de Celle Qui Crée. Abonne-toi pour ne pas rater la suite, des formats courts, des conversations sincères avec des créatives et des coups de pouces pour t’aider à oser créer, vendre et t’affirmer en tant que créatrice indépendante.

    À très vite dans tes oreilles.

  • Mes 7 outils indispensables d’indépendante en 2025

    Mes 7 outils indispensables d’indépendante en 2025

    Si tu es comme moi, tu passes sûrement beaucoup (trop) de temps à chercher les outils parfaits pour ton business d’indépendant·e. Aujourd’hui, tout ça, c’est fini ! Je te partage ici les 7 outils (et bien plus en fait) que j’utilise quotidiennement pour gérer sereinement mon activité sans perdre mon temps ni ma patience. Let’s go ! 🚀

    AccioPilot – Calcule ta rentabilité comme une pro 💸

    Ce que j’adore :

    • Calcul de la rentabilité précise de chaque offre.
    • Prévision claire et réaliste de mon année.
    • Gestion du temps optimisée (et à ma connaissance… c’est le seul outil qui propose cette fonctionnalité aussi subtilement et adapté à la réalité des indés.)

    Découvre AccioPilot ici

    Scheduled – Programmes tes posts directement depuis Notion 📅

    Pourquoi c’est génial :

    • Création et programmation depuis Notion : un gain de temps monumental.
    • Stats directement récupérées dans Notion : analyse efficace de tes performances.
    • 💸 Réduc’ de 20% avec le code MANONVERBEKE20 !

    Découvre Scheduled ici

    Thrivecart – La fin des abonnements inutiles 🔥

    Marre de payer des abonnements aux outils comme system.io tous les mois ? Thrivecart, c’est :

    • ✅ des pages de ventes élégantes et personnalisables sans prise de tête.
    • ✅ une connexion facile à tes outils favoris (Notion, Zapier, etc.).
    • ✅ des paiements pour tes clients avec CB, stripe, etc…
    • ✅ des paniers de paiement variés : abonnement mensuel, ponctuel, en plusieurs fois, ou encore « paie ce que tu veux »
    • ✅ un paiement unique à vie d’environ 600$ : une économie significative à long terme.

    Découvre Thrivecart ici (lien affilié)

    Kit – Pour des newsletters qui déchirent 💌

    Arrête de galérer avec tes mails :

    • ✅ Automatisations super pratiques pour envoyer le bon mail au bon moment.
    • ✅ Tags et statistiques au top pour mieux comprendre ton audience.
    • ✅ Landing pages prêtes à l’emploi : fini les heures perdues en création.

    Découvre Kit ici

    Notion Calendar (ex-Cron) – Organisation parfaite sans prise de tête 🎯

    Mon chouchou pour une organisation au top :

    • ✅ Interface ultra fluide et agréable à utiliser au quotidien.
    • ✅ Liens de RDV intelligents pour simplifier tes échanges clients.
    • ✅ Intégration Notion parfaite : toute ton organisation au même endroit.

    Découvre Notion Calendar ici

    Tiime – Facturer sans crise de nerfs 🤯

    Simplifie ta facturation :

    • ✅ Factures faites en seulement 2 minutes.
    • ✅ Relances et paiements automatiques : oublie les retards de paiement.
    • ✅ Suivi trésorerie hyper clair : visualise facilement ta santé financière.

    Découvre Tiime ici

    Zapier – Automatisation pour gagner du temps ⏰

    Connecte +5000 apps (Notion, Gmail, Slack, Stripe, etc.)
    Automatise tes workflows : envoie un email dès qu’un client achète, crée une tâche dès qu’un formulaire est rempli…
    Libère-toi du temps pour te concentrer sur ce qui compte vraiment

    J’utilise Zapier pour éliminer les actions inutiles et gagner des heures chaque semaine. Une fois que tu y as goûté, c’est impossible de revenir en arrière.

    Découvre Zapier ici

    Comment choisir TES outils sans te disperser ? 🎯

    Voici les 3 questions essentielles que je me pose avant d’adopter un nouvel outil :

    • Est-ce qu’il s’interface bien avec mes autres outils ?
    • Est-ce qu’il apporte une réelle amélioration ?
    • Est-ce que je serais prête à payer pour ne plus m’en passer ?

    Si la réponse est non à une seule question : NEXT ! 😬

    Et tout le reste…

    • Whereby : pour des visios clients fluides et sans accroc.
    • Canva : création rapide de visuels pros sans prise de tête. (Essai gratuit du plan pro pendant 30 jours avec mon lien affilié)
    • 1Password : gérer tous tes mots de passe en sécurité.
    • Tella : pour tourner mes formations, et mes minis vidéos tutos pour mes clients.
    • WordPress : mon site web et mes articles.
    • Notion : mon deuxième cerveau.
    • Discord : discuter facilement avec mon équipe ou mes communautés.
    • Giphy : pour rendre mes communications plus fun.
    • OBS : optimiser mes lives avec une qualité professionnelle.
    • Illustrator & Photoshop : indispensables pour les graphistes.
    • Figma : création d’interfaces web et mobiles intuitives.
    • Spotify : ambiance musicale pour booster ma créativité.
    • Google Drive & Dropbox : stockage et partage de documents.
    • RightFont : gestion simplifiée de mes polices.
    • Logo Package Express : gain de temps sur la livraison des logos (tu es designer ? Teste l’extension avec mes 20% offert code mvd20).

    FAQ – Les questions que tu te poses sûrement 🧐

    Quels sont les critères essentiels pour choisir un outil ?
    Interfaçabilité, amélioration significative et valeur perçue. Et j’insiste sur significative.

    Comment éviter l’effet « objet brillant » ?
    Se poser les bonnes questions avant d’adopter chaque nouvel outil, tout simplement.

    Est-ce que tous les outils cités sont payants ?
    Non, certains ont des versions gratuites ou des paiements uniques.

    Pourquoi utiliser Scheduled plutôt qu’un autre outil de programmation ?
    Scheduled permet de gérer tout depuis Notion et offre des stats directement intégrées. Gain de temps et de charge mentale !

    Thrivecart, c’est pour qui ?
    Pour les indépendants fatigués de payer des abonnements mensuels coûteux à des outils comme system.io ou d’autres plateformes de panier / lms.

    Peut-on facilement automatiser son workflow avec Zapier ?
    Oui, c’est accessible même sans connaissances techniques avancées. Je m’y amuse beaucoup, tout est très simple 🙂

    En conclusion 💛

    Ces outils m’ont changé la vie, littéralement ! Plus organisée, plus sereine, je peux désormais me concentrer sur ce que j’aime vraiment dans mon activité. Teste-les, tu m’en diras des nouvelles !


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  • 5 étapes faciles pour définir ton identité visuelle de podcast toi-même

    5 étapes faciles pour définir ton identité visuelle de podcast toi-même

    Lancer ton podcast ou ta chaîne YouTube, c’est ultra excitant ! Mais définir ton identité visuelle peut vite ressembler à une montagne insurmontable… Pas de panique ! Je te dévoile 5 étapes super faciles pour créer une identité visuelle impactante dès tes débuts. Allez, c’est parti !

    Étape 1 : Comprends ta niche et ton public

    Avant de foncer tête baissée dans la création graphique, tu dois absolument cerner à qui tu parles précisément :

    • Quel est le profil précis de ton auditeur·trice idéal·e ?
    • Quels besoins ou problématiques ton podcast résout-il ?
    • Quel ton veux-tu adopter (humoristique, sérieux, engagé, etc.) ?

    En connaissant ton audience, tu peux adapter ton identité visuelle de façon pertinente dès le départ.

    Mon astuce IA : Tu peux travailler main dans la main avec ChatGPT, Quora, des entretiens et des questionnaires à ta cible 🙂 Essaie toujours de travailler avec de la vraie donnée !

    Étape 2 : Explore ce qu’il se fait déjà dans ta niche

    Pour trouver ta patte graphique unique, commence par explorer ce qui existe déjà dans ton secteur :

    • Analyse les podcasts populaires de ta thématique.
    • Identifie les styles graphiques dominants.
    • Cherche des opportunités de te démarquer visuellement tout en respectant les codes attendus par ton audience.

    Étape 3 : Choisis une palette de couleurs, des polices, et un style graphique

    Cette étape clé t’aidera à créer une identité mémorable et cohérente :

    • Sélectionne une palette de 2 à 3 couleurs qui exprime l’émotion ou l’ambiance de ton podcast.
    • Choisis deux polices maximum, une pour les titres accrocheurs et l’autre pour les textes descriptifs. Priorise toujours la lisibilité.
    • Définis un style graphique précis (épuré, illustratif, vintage, audacieux…) pour harmoniser tes visuels.

    Étape 4 : Construis le visuel phare de ton podcast : ta cover !

    Ton visuel de couverture, c’est ton porte-drapeau ! Voici quelques astuces pour qu’il soit inoubliable :

    • Pense à un élément visuel fort qui raconte immédiatement l’histoire de ton contenu.
    • Garde-le simple et lisible, même en petit format.
    • Intègre clairement le titre de ton podcast.
    • Garde le nombre d’éléments au minimum au risque qu’on ne comprenne plus rien. N’oublie pas que cette couverture sera très souvent vue en petit format.

    Mon astuce IA : n’essaie pas de faire générer à l’IA ta couverture au complet. Si tu veux utiliser l’IA, fais-lui construire le visuel phare, et gère le reste de la composition toi-même dans tes outils !

    Étape 5 : Décline sur tous les autres supports promotionnels

    Une fois ta cover créée, décline cette identité visuelle partout où tu communiques :

    • Couvertures spécifiques pour les invités ou les épisodes spéciaux. Choisis les éléments à afficher sur chaque couverture en fonction de ta stratégie :
      • Numéro de l’épisode si tu y fait référence à l’oral ou que tu mets à dispo des leadmagnets
      • Titre de l’épisode si tu veux pouvoir faire ressortir l’idée principale de l’épisode, notamment si c’est un épisode de type conseil d’expertise.
      • Photo de l’invité. Sois sûr de faire des choix graphiques qui prennent en compte le fait que tous les invités n’ont pas tous des photos de qualité.

    • Bannière de fond pour Ausha ou d’autres plateformes de diffusion.
    • Visuels animés pour teaser tes épisodes.
    • Icônes profil LinkedIn & Instagram aux couleurs du podcast.
    • Couvertures pour tes vidéos courtes (Reels ou Shorts).

    Comme Sandrine Delage de Adélia, en étant cohérent·e partout, tu amplifies l’impact de ton podcast et renforces ton image pro !

    Conclusion

    Avec ces 5 étapes claires, ta nouvelle identité visuelle va devenir ta meilleure alliée pour séduire ton audience et te démarquer dès tes premiers épisodes.

    Allez, lance-toi et montre-moi ça et contacte-moi sur Linkedin

  • Comment booster la promotion de ton podcast avec des templates visuels impactants pour tes invités

    Comment booster la promotion de ton podcast avec des templates visuels impactants pour tes invités

    Tu invites régulièrement des personnalités sur ton podcast ? Génial ! Mais comment assurer une promotion efficace à chaque nouvel épisode sans y passer des heures ? J’ai la solution parfaite pour toi : utiliser des templates visuels promotionnels spécialement conçus pour mettre en valeur tes invités ! Je t’explique tout ça dès maintenant.

    Mettre en avant tes invités

    Quand tu accueilles quelqu’un dans ton podcast, cette personne devient ton alliée de promotion. Alors, offre-lui des visuels canon qu’elle aura envie de partager partout !

    Pourquoi c’est important ?

    • Tes invités se sentent valorisés avec des contenus personnalisés à leur image.
    • Ils sont motivés à diffuser l’épisode auprès de leur propre communauté.

    Augmenter la portée de ton podcast

    Des visuels attractifs augmentent la visibilité de tes épisodes ! Quand tes invités partagent des visuels qualitatifs et harmonieux, c’est ta portée qui s’étend naturellement.

    Imagine : une audience multipliée grâce au réseau de ton invité.e, simplement parce que tu lui as facilité le partage avec des visuels de qualité prêts à l’emploi !

    En tout cas, crois-moi, elle aura plus envie de partager un visuel à son image, que la couverture générique de ton podcast 😉

    Gagner en efficacité

    Avoue-le, créer des visuels uniques à chaque épisode, c’est chronophage ! Et comme moi, je sais que tu as mieux à faire.

    Créer des templates visuels, c’est :

    • Garder une cohérence visuelle à chaque publication, sans se prendre la tête.
    • Gagner du temps : quelques clics suffisent pour mettre à jour ton visuel.

    Extrait des templates créés pour le podcast Inspirez de Alice Faure

    Renforcer ta crédibilité

    Une communication visuelle de qualité reflète ton professionnalisme et ta crédibilité auprès de ton audience et des invité.e.s potentiels. Personne n’a envie de s’associer à l’image d’un média de mauvaise qualité :/

    En montrant que tu prends soin de ton image, tu inspires confiance et tu attires des invités de plus en plus prestigieux !

    Le podcast Change & chill de Olivier My

    Conclusion

    Mettre en place des templates visuels pour la promotion de ton podcast avec des invité.e.s est une stratégie simple mais redoutablement efficace. Alors, prêt.e à passer à l’action pour booster ton podcast dès aujourd’hui ?

    Un seul truc à faire : contacte-moi sur Linkedin

  • 5 raisons imparables d’avoir une identité visuelle forte pour ton podcast dès le lancement

    5 raisons imparables d’avoir une identité visuelle forte pour ton podcast dès le lancement

    Tu te lances en tant qu’indépendant·e sur le web avec un podcast ? Génial ! Mais as-tu pensé à l’impact d’une identité visuelle forte dès tes premiers contenus ? Je te dévoile pourquoi c’est essentiel dès le démarrage !

    Renforcer ton positionnement dans ta niche

    Un bon visuel, ce n’est pas juste joli à regarder ! Ça aide surtout à affirmer clairement ton positionnement. Que tu sois dans l’entrepreneuriat, le développement personnel ou encore le gaming, ton identité visuelle te permet de refléter exactement ce qui te rend unique dans ta niche. Ça attire l’audience idéale, celle qui se reconnaît vraiment dans ton univers.

    Ces 6 couvertures & univers de podcasts que j’ai créé l’année dernières parlent tous de mindset ou de développement personnel d’entrepreneurs et dirigeants. Pas de nourriture 😉

    Créer une reconnaissance immédiate

    Quand tu scrolles Instagram ou YouTube, qu’est-ce qui attire ton regard en premier ? Exactement, ce sont les visuels ! Ton identité visuelle fonctionne comme ton empreinte digitale : unique et immédiatement identifiable. Grâce à elle, tes abonnés reconnaissent ton contenu au premier coup d’œil, que ce soit dans leur feed ou sur les plateformes d’écoute.

    Extrait de la page d’accueil d’Apple podcast

    Et oui, il y a beaaaaaucoup de monde dans l’univers du podcast. Faire ta place, ça passe AUSSI par une identité claire.

    Affirmer ton professionnalisme

    Tu veux prouver dès le départ que tu prends ton projet au sérieux ? Une identité visuelle claire et cohérente rassure ton audience. Elle montre que tu es organisé·e, pro, et surtout que tu sais où tu vas. En clair, elle booste immédiatement ta crédibilité auprès de tes futurs abonnés et potentiels partenaires.

    Extrait de la page des modèles de couvertures de podcast proposés par Canva

    Rien de pire qu’une couverture de podcast générique, qui pourrait parler de pain comme de burnout, non ?

    Te démarquer rapidement

    Aujourd’hui, tout le monde veut lancer un podcast ou une chaîne YouTube. Mais comment sortir du lot face à toute cette concurrence ? Eh bien, c’est exactement là qu’une identité visuelle forte devient ta meilleure amie ! Couleurs vives, typographie unique, style graphique marqué… tout ça fait que tes contenus ne ressemblent à aucun autre et attirent naturellement l’attention.

    Le podcast de Céline Steyer est sur un positionnement « méta », il s’adresse aux podcasteurs. 35-45 ans, il leur parle avec des référence 80’s toutes douces 🙂

    Faciliter ta création de contenu

    Soyons honnêtes : créer régulièrement du contenu, c’est parfois épuisant. Mais bonne nouvelle ! Avec une charte graphique bien établie, créer tes visuels devient beaucoup plus simple et rapide. Et 1000x plus rapide si j’ai déjà préparé pour toi tous les templates. Plus besoin de réfléchir à chaque fois à quelle couleur utiliser ou à quel style adopter. Tout est déjà prêt à l’emploi !

    Quand Cédric Costa publie un nouvel épisode de podcast, il peut à l’aide de sa podcast manager publier facilement des posts promotionnels chaque jour, et en donner à ses invités 🙂

    Renforcer la fidélisation de ton audience

    Ton identité visuelle ne fait pas seulement beau, elle crée aussi un lien émotionnel fort avec ton audience. En te rendant mémorable, elle augmente les chances que tes abonnés reviennent encore et encore vers ton contenu. Bref, elle transforme des visiteurs ponctuels en fans fidèles.

    Laurine Blandin de Passe-moi le sel a créé avec moi une identité visuelle incroyablement forte (je dis ce que je veux, c’est mon blog ^^), qui montre à la fois la niche pour laquelle elle crée ce contenu – les restaurateurs – mais aussi l’intention et la promesse du podcast : permettre aux restaurateurs de se passer leurs meilleurs retours d’expérience, pour avancer ensemble collectivement.

    Conclusion

    Investir dès le début dans une identité visuelle forte, c’est t’offrir une longueur d’avance sur ton succès. C’est ton atout numéro un pour booster ta visibilité, asseoir ta crédibilité, et créer une audience fidèle dès tes premiers pas sur YouTube ou ton podcast. Alors n’attends pas : donne vie à ta marque et lance-toi !

    Pas de timidité entre nous 🙂 Contacte-moi sur Linkedin

  • Les 5 piliers d’une image qui inspire confiance (et qui reste en tête)

    Les 5 piliers d’une image qui inspire confiance (et qui reste en tête)

    Avant même que tu ne prennes la parole, que tu n’écrives une ligne, ou que tu proposes une offre, ton image de marque personnelle a déjà fait son travail. Elle ouvre (ou ferme) des portes. Elle crée une impression – bonne ou mauvaise – en une fraction de seconde.

    Aujourd’hui, on ne te “découvre” plus uniquement en vrai. On te scanne sur Instagram, LinkedIn ou ton site web. Et dans cet océan de contenus visuels, la cohérence, la clarté et l’authenticité font toute la différence.

    Tu veux qu’on te reconnaisse, qu’on te retienne, et surtout qu’on te fasse confiance ? Tu es au bon endroit. Dans cet article, tu découvriras comment construire une image de marque professionnelle personnelle forte, crédible et alignée. Une image qui ne laisse pas place au doute et qui dit “voici qui je suis” sans avoir à tout expliquer.

    Respire. Pas besoin d’être graphiste. Tu as juste besoin d’intention, d’un peu de méthode, et de ces 5 piliers visuels incontournables.

    On commence ?

    Avoir une image de marque professionnelle personnelle

    Ton image de marque professionnelle personnelle, c’est plus qu’un joli logo ou une bio soignée. C’est un ensemble de signaux visuels et émotionnels que tu envoies, consciemment ou non, à ton audience. Elle influence la façon dont les gens te perçoivent, t’écoutent… et te font confiance.

    Et surtout, elle n’est pas réservée aux grandes entreprises. Chaque indépendant·e, coach, freelance ou créateur·rice de contenu a tout intérêt à bâtir une identité qui reflète sa personnalité ET inspire le professionnalisme.

    Créer une image de marque personnelle impactante, c’est un peu comme construire une vitrine attrayante qui, en un clin d’œil, dit : “voici qui je suis, voilà ce que je propose, et tu peux me faire confiance.”

    Mais attention, il ne s’agit pas de paraître. Il s’agit d’être. Et surtout, d’être cohérent, lisible, et aligné avec ce que tu veux transmettre. Parce qu’on ne retient pas ce qui est flou.

    Une photo de profil qui parle pour toi

    On ne le dira jamais assez : ton visage, c’est ton logo humain. Alors s’il y a bien une image à ne pas négliger, c’est celle-ci.

    Mais inutile d’opter pour une photo figée, impersonnelle ou sur-retouchée. Ton objectif : transmettre à la fois professionnalisme et accessibilité. Un regard franc, un vrai sourire, une lumière naturelle… et voilà une première impression réussie.

    Checklist express :

    • Est-ce qu’on voit bien ton visage ?
    • L’image est-elle nette et bien éclairée ?
    • Ton expression correspond-elle à ton ton de voix (sérieuse, chaleureuse, pétillante) ?
    • L’arrière-plan est-il neutre ou harmonieux avec ton univers ?

    Une typographie qui reflète ta personnalité

    Tu crois que personne ne remarque les polices d’écriture ? Détrompe-toi.

    Chaque typo transmet un message. Une fonte fine et élégante évoque le raffinement. Une police manuscrite inspire la proximité. Une typo bold bien posée respire l’assurance.

    Choisis une famille typographique et reste-y fidèle. C’est un pilier de ton branding.

    Outils à explorer :

    • Google Fonts pour une large sélection gratuite.
    • Fontpair.co pour trouver des combinaisons harmonieuses.
    • Canva Brand Kit pour centraliser ta charte.

    Une charte visuelle appliquée partout

    Ton identité ne doit pas changer de tenue à chaque plateforme. Que l’on te découvre sur LinkedIn, Instagram ou ton site, le ressenti doit être instantanément reconnaissable.

    Exercice rapide : Fais une capture d’écran de ton site, ton Insta et ton profil LinkedIn. Peux-tu dire “c’est moi” pour chacun d’eux sans hésiter ?

    Si ce n’est pas le cas, une harmonisation s’impose.

    Une voix visuelle professionnelle (mais pas froide)

    Pas besoin de tomber dans l’ultra-minimalisme pour faire “pro”. Mais il faut de la clarté. Une mise en page soignée, des icônes bien choisies, des titres lisibles… Autant de détails qui bâtissent ta crédibilité visuelle.

    L’idée est de créer une empreinte graphique : un style visuel que l’on reconnaît au premier regard.

    À tester :

    • Une forme récurrente (cadre, cercle, soulignement)
    • Un style photo identifiable
    • Une hiérarchie claire des titres
    • Une cohérence dans l’utilisation des couleurs et des pictos

    Un design qui sert ton audience

    Créer de beaux visuels, c’est bien. Mais s’ils n’aident pas ton audience à comprendre ce que tu fais, ils deviennent vite décoratifs… et inutiles.

    Ton visuel doit être pensé pour ta cliente idéale. Pour répondre à ses doutes, clarifier ton offre, illustrer une promesse.

    Pose-toi cette question à chaque création :

    • Est-ce que ça aide ma cliente à comprendre ce que je propose ?
    • Est-ce que ça l’aide à passer à l’action ?

    Conclusion : L’image de marque, levier de confiance et d’impact

    Construire une image de marque professionnelle personnelle, ce n’est pas seulement une question d’esthétique. C’est un acte stratégique. C’est choisir de rendre ta présence en ligne cohérente, mémorable, et alignée avec ce que tu veux transmettre.

    Une bonne image inspire confiance. Et la confiance, c’est ce qui transforme un inconnu en abonné, un abonné en client, un client en ambassadeur.

    Alors, sois intentionnel·le. Affine, teste, ajuste. Et surtout : reste toi-même, mais en version lisible, impactante, et alignée.

    GRATUIT Templates Canva et Notion

    Queen branding : 8 templates prêts à l’emploi

    Hey, prête à booster ton image de marque ? J’ai préparé un pack aux petits oignons pour arrêter de te prendre la tête avec les formats et les emplacements clefs : Linkedin, Notion, Insta.

    Tout est là pour t’aider à déployer une marque alignée, impactante et qui te ressemble. Alors, qu’est-ce que t’attends ?

  • Remplace ton portfolio par des études de cas qui vendront pour toi

    Remplace ton portfolio par des études de cas qui vendront pour toi

    Soyons honnêtes, ton site web est à l’abandon, ton portfolio plein de jolies photos n’aide pas tes prospects à comprendre ce que tu peux vraiment faire pour eux, et tu ne prends pas le temps de documenter les victoires de tes clients.

    Et pourtant, si tu veux vendre plus facilement, il est crucial de montrer des preuves tangibles de l’impact de ton travail. Alors fais-moi confiance, lâche-moi ce portfolio, et passe aux cas clients 😉

    Déjà, avant de commencer, laisse-moi te dire que je faisais EXACTEMENT comme ça moi aussi : en 2014 j’avais un magnifique portfolio, très peu documenté, et qui ne transformait pas du tout. Si j’écris cet article, c’est pour te montrer comment toi aussi tu peux faire mieux 🙂

    Mon site internet en 2014

    Pourquoi ton portfolio ne suffit pas à convaincre tes clients

    Les étude de cas ne se contentent pas d’illustrer un joli visuel ou une liste de prestations : elles racontent une transformation. Une preuve irréfutable que ton travail a produit des résultats concrets.

    Alors, pourquoi tant de freelances évitent-ils de créer des études de cas ? Parce qu’ils se réfugient derrière des excuses… qui ne tiennent pas la route. Je les débunk avec des solutions efficaces →

    Les 3 excuses les plus fréquentes pour ne pas écrire de cas clients (et comment les dépasser)

    « je n’ai pas encore assez de clients »

    Tu penses que ton site internet doit être rempli de dizaines de projets avant de commencer à parler de tes réussites ? Faux !

    👉 Si tu as aidé une seule personne (même gratuitement), tu as une histoire à raconter.
    👉 Et si tu n’as vraiment aucun projet à montrer, rien ne t’empêche de créer un faux cas client en te basant sur un client et une problématique fictifs.

    L’important, c’est de démontrer ta méthode et ton approche, même en l’illustrant avec un cas théorique.

    « je ne sais pas quoi écrire »

    Bonne nouvelle : un cas client repose sur une structure simple. Réponds simplement à ces quatre questions :

    ✅ Quel était le problème du client avant de travailler avec toi ?
    ✅ Quelles solutions avez-vous mises en place ensemble ?
    ✅ Quels résultats ont été obtenus (chiffres, témoignages) ?
    ✅ Qu’a pensé le client de ton travail ?

    Avec ces éléments, tu as déjà le squelette de ton étude de cas.

    « je n’ai pas le temps »

    Écrire un cas client te semble chronophage ? → Avec une dictée vocale + ChatGPT, tu peux en écrire un en 15 minutes chrono. Découvre mon astuce à la fin de l’article.

    Avec ce contenu, tu peux créer à l’infini & gagner du temps dans ta création de contenu :

    • un article sur ton site internet,
    • un post témoignage sur Instagram
    • un post témoignage sur Linkedin
    • un carrousel cas client sur Linkedin…

    Pourquoi les études de cas sont plus puissantes qu’un portfolio classique

    Ton portfolio est joli, certes. Mais il a un problème de taille : il ne raconte rien.

    ✅ Jolies images, mais aucun contexte
    ❌ Aucune info sur les défis du client
    ❌ Pas d’impact mesurable
    ❌ Aucun élément différenciant

    Bon alors évidement nuançons, je ne sais pas à quoi ressemble ton portfolio, mais le mien en 2014 il avait quelques infos sur les projets, mais c’était vraiment vraiment pas suffisant pour qu’un prospect puisse avoir confiance en mon travail et ma méthodologie.

    Compare-moi ces 2 projets d’identité visuelle, l’un documenté en 2014, et l’autre cette année :

    Ton prospect ne se projette pas avec un simple portfolio. Ce qu’il veut, c’est comprendre comment tu peux l’aider et voir des preuves de ton efficacité.

    Comment construire une étude de cas qui convertit

    Une étude de cas réussie doit être structurée et impactante. Voici comment la construire :

    1️⃣ Le contexte : Qui est le client et quel était son problème avant de travailler avec toi ?

    2️⃣ Les défis et enjeux : Pourquoi avait-il besoin de ton expertise ? Quels étaient les obstacles à surmonter ?

    3️⃣ Les solutions mises en place : Décris ton approche et les stratégies que tu as utilisées. C’est le moment d’expliquer ta méthodologie à toi, de donner des détails sur ton fonctionnement, etc.

    4️⃣ Les résultats obtenus : Chiffres, KPIs, transformation… tout ce qui prouve ton impact. Pas toujours évident quand on exerce un métier créatif, mais parfois ça se joue ailleurs : charge mentale, clarté d’esprit etc.

    Par exemples : « Merci Manon. Je me sens très en phase avec ton identité visuelle qui est une identité forte que je n’aurais pas osé sans toi. Je l’ai positionnée au début du projet et elle me guide dans la réalisation. »

    5️⃣ Le témoignage du client : Son ressenti après votre collaboration. Demande des recommandations à tes anciens clients en les guidant sur les points clés à mentionner.

    Plus c’est concret et chiffré, mieux c’est !

    Mon astuce
    Utilise un outil comme Tally, pour recueillir le témoignage des tes clients, et à la fin, quand ils sont encore engagés, propose leur de copier coller leur témoignage dans Google My business ou sur une recommandation Linkedin !

    Extrait de mon questionnaire Tally : la page remerciement affiche les réponses du client pour qu’il puisse facilement les copier-coller.

    3 cas clients en 3 heures avec ChatGPT

    J’étais comme toi : hyper motivée pour créer du contenu inbound, mais une procrastinatrice en rédaction de cas clients. Jusqu’à ce qu’une méthode simplissime me permette d’en écrire trois en trois heures.

    1. Choisi quel projet transformer en étude de cas

    Privilégie des projets qui illustrent un problème récurrent de tes prospects, qui correspondent à une offre que tu veux vendre et ceux avec lesquels tu as obtenu des résultats mesurables.

    Tu voudras aussi choisir des projets pour lesquels les clients sont satisfaits, et sont à même de partager ton cas client dans leur propre réseau.

    2. Recueille le témoignage de tes clients

    Profite d’un petit mail pour t’assurer que tout va bien pour tes clients quelques temps après la mission, pour leur demander s’ils sont opé pour te donner leur feedback.

    Explique clairement à quoi ça te sert, et combien de temps ça leur prendra.

    Mon astuce ? Dans ce mail, je leur offre un rendez-vous de « déblocage express 30 min ». Ça leur donne le sentiment d’un win-win 🙂

    Extrait de mon questionnaire Tally : Je récolte mes témoignages clients et des pistes d’amélioration de mes services à chaque projet.

    3. Utilise la dictée vocale

    Raconte ton projet à voix haute en détaillant chaque étape dans un outil d’IA ou dans un dictaphone. Ça te permet de te concentrer sur ce que tu as à dire, plutôt que sur comment l’écrire.

    J’aime beaucoup faire ça en marchant ou en voiture. Mon cerveau réfléchit encore mieux !

    4. Laisse ChatGPT structurer ton étude de cas

    Fournis-lui un maximum d’éléments :

    • ta dictée,
    • le brief client,
    • un gabarit de cas client… (Je lui ai donné un gabarit inspiré des cas client de Cédric Costa)

    N’oublie pas de peaufiner le texte avec tes propres mots 🙂

    Mon astuce ? Tu peux utiliser un outil comme Découvoix d’Alexe Martel pour affiner ton style, ou réécrire toi-même des paragraphes avec tes propres phrases et expressions de langage.

    15 minutes chrono, et ton étude de cas est prête à être publiée !


    Mission du jour : crée ta première étude de cas

    Tu veux signer plus de clients ? Alors relève ce défi en 15 minutes chrono.

    • Choisis un projet marquant que tu as réalisé
    • Note les problèmes initiaux du client et ses objectifs
    • Décris ta démarche et tes choix stratégiques
    • Partage les résultats et le retour du client

    Et surtout… Publie-le sur ton site et sur LinkedIn ! Plus tu rends ton impact visible, plus tes prospects te font confiance.

    Tu veux t’inspirer avant de commencer ? Check mes cas clients la Queen 🙂

    identité visuelle – logiciel saas

    Floriane, fondatrice d’Acciopilot

    Créer du contenu de qualité pour valoriser son expertise d’entrepreneure et fondatrice d’un SaaS.

    Lire le cas client

    identité visuelle – agence

    Julie de Baccoffice

    Créer une nouvelle identité pour accompagner le développement de son agence.

    Lire le cas client →