Faut-il vraiment poster tous les jours sur Instagram pour trouver des clients ? Et si ralentir était justement la clé pour mieux accélérer ?
Anaïs Baumgarten est experte en marketing responsable et autrice du livre Slow Marketing, nominé Book of the Year 2025. Après 5 ans dans la startup nation à faire du growth hacking à tout va, elle a frôlé le burn-out et décidé de tout repenser.
Dans cet épisode, tu vas découvrir :
- Comment Anaïs est passée du growth hacking intensif au slow marketing
- Les 3 piliers du marketing responsable : responsabilité, inclusivité, engagement
- Pourquoi afficher ses valeurs ne fait pas fuir les clients (bien au contraire)
- Des stratégies concrètes pour acquérir des clients sans être H24 sur les réseaux
- Le bouche-à-oreille et LinkedIn : comment ça marche vraiment
- Des astuces pratico-pratiques : compresser ses fichiers, choisir ses combats
- Comment s’engager sans s’épuiser dans son entrepreneuriat
Si toi aussi tu en as marre de la course à la croissance infinie et que tu veux créer un business qui te ressemble vraiment, cet épisode va te donner des clés concrètes pour passer à l’action.
Liens utiles
- 🎧 Écouter sur Ausha : https://smartlink.ausha.co/celles-qui-creent/26-celle-qui-fait-du-marketing-sans-sepuiser-avec-anais-baumgarten
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Transcription
Manon
Aujourd’hui, dans Celles qui créent, j’accueille Anaïs Baumgarten et crois-moi, son parcours va te donner envie de ralentir, peut-être pour mieux accélérer. Anaïs est experte en marketing responsable et autrice du livre Slow Marketing, nominé Book of the Year 2025. Elle a aussi son propre podcast et anime régulièrement des conférences et formations pour aider les entrepreneurs et les marques à repenser leur façon de faire le marketing. Ce qui m’a tout de suite séduite chez Anaïs et on se croise depuis un bail, c’est son engagement à sortir des sentiers battus, c’est courageux dans un monde où tout va très vite et on nous pousse sans cesse à faire plus. Elle fait l’inverse, elle ralentit, elle s’engage vraiment et elle crée un marketing qui a du sens, quitte à perdre des clients au passage. En ce moment, on travaille sur un projet hyper concret, un outil d’auto audit et j’ai hâte qu’on puisse en parler. On va parler de ça, son parcours, de ce qu’il anime et de ce que ça veut dire pour elle le marketing slow et installe-toi bien, prends de quoi noter. C’est parti. Salut Anaïs ! Anaïs, est-ce que tu peux te présenter mais surtout me dire ce que c’est le marketing slow, le slow marketing ?
Anaïs
Salut Manon Ouais bah je vais te faire deux coups
Manon
Je suis doutée
Anaïs
Ça rentre dans le storytelling de mon parcours. Du coup, moi je fais du marketing depuis plus d’une dizaine d’années. Je suis rentrée dans le marketing un peu par hasard parce que je voulais motiver les gens à faire plus de sport. Et c’est comme ça que j’ai fait tous mes stages en en étant en école de commerce et qu’en sortie d’école, j’ai rejoint une startup que j’ai rejoint ensuite comme late founder qui avait pour objectif de motiver les gens à faire plus de sport. Et donc moi, j’ai pris la direction marketing. Ouais c’est ça, enfin le sport c’est toujours été, et ça l’est encore aujourd’hui, vraiment un moteur de ma vie et puis du coup c’était vraiment ma mission, motiver les gens faire plus de sport, peu importe le moyen. Un des très bons moyens que j’ai trouvé, c’est vraiment le marketing et la communication. C’est incroyable comme outil. Je ne m’étais jamais vue faire du marketing produit dans des grands groupes, pour autre chose en fait. Donc c’était devenu assez une évidence pour moi que si je faisais du marketing, c’était pour faire ça. Maintenant, j’ai fait cinq ans du coup de start-up. la Startup Nation en Macronie à base de levée de fond, de boîte pas rentable, de grosse grosse intensité. Et en fait, au bout de ces cinq ans, un, non seulement je me suis épuisée et deux, j’étais en complète dissonance avec le reste de mes engagements environnementaux, sociétaux qui commençaient à prendre plus de place aussi dans ma vie personnelle. Et donc il y a eu un déclic en fait en 2019 de je peux plus continuer comme ça. Je peux pas passer autant de temps par jour. Même si à la fin on essaye de motiver les gens à faire plus de sport et ça reste un impact sociétal positif, il y avait trop de dissonance sur la manière de faire, la manière d’atteindre cet objectif. Parce que tout était permis, pour atteindre cet objectif, il n’y avait pas vraiment de remise en question, quoi que ce soit. Et j’ai vraiment fait des stratégies marketing qui étaient… le bais à bas du gross hacking à l’époque, d’acheter des abonnés, des avis, etc. Parce que c’était la norme en fait et personne ne me remettait rien en question là-dessus. Et moi à moment donné, je me disais là, en fait, je peux pas continuer à faire comme ceci et à ce rythme-là. Et donc j’ai quitté Paris, j’ai quitté cette boîte que j’ai aidé à monter pendant 5 ans. Et j’ai eu une bonne année de remise en question, de me dire ok, je veux prendre du temps pour moi, j’avais besoin temps pour moi aussi parce que je te dis que j’ai vraiment frôlé le burn out et l’épuisement général. Une année pour réfléchir à ce je sais faire. Qu’est que j’ai envie de faire ? Comment je veux le faire ? Et la conclusion de cette année là, donc 2019-2020, ça a été vraiment de se dire, bah finalement le marketing, il est dans tout, il est partout. Je voulais arrêter complètement et en fait dès que je montais un projet, je me retrouvais à faire du marketing. Il est vraiment partout, on ne pas faire sans et on en a besoin. Et on en a non seulement besoin pour aider des projets à impact positif, environnementaux, sociétaux positifs. à se développer mieux et plus vite. Et aussi, on a besoin de le faire différemment parce qu’aujourd’hui, manière dont est fait le ça fonce droit dans le mur. À épuiser les ressources de la planète, épuiser les ressources des marketeux qui sont en train de faire ces stratégies marketing assez épuisées. Enfin, on épuise tout le monde, notre audience aussi, à noyer, à lui mettre la pression. d’incitant à consommer etc. Et ça a été le déclic à partir de 2020 de se ok je veux faire du marketing différemment. Et voilà, 2023 j’ai lancé le podcast Le Marketing qui était pour moi l’opportunité de trouver des personnes avec le même mindset et de pouvoir en parler et en enregistrer ces conversations.
Manon
Ça a été fondateur dans la création de ta nouvelle posture.
Anaïs
Ouais parce que y’avait vraiment, on va dire que de 2020 à 2023, fin 2022, je faisais ça mais de pas de manière non officielle parce que j’étais aussi très frileuse de… bah déjà je venais de me lancer à mon compte donc en fait t’as ce truc de cette pression de bah il faut que tu gagnes de l’argent en fait, toi, parce que ton salaire il va pas tomber comme ceci.
Manon
Tu n’avais pas d’argent, donc c’était quelque chose que tu faisais en side project
Anaïs
En fait, juste avant, j’étais un peu en mode bon, je voulais faire du marketing différemment, mais je prenais n’importe quel type de client. Je n’assumais pas à 100 % mes engagements parce que j’avais peur que ça me fasse perdre des missions. Parce qu’il y a quand même aussi ce truc de des colos terroristes ou d’hystériques de féministes. C’est un peu les deux étiquettes que je revendique aujourd’hui, mais qui l’époque, me faisait vraiment peur de…
Manon
Et à juste titre, ça fait fuir des clients. Et quand les gens nous disent, oui, tu devrais pas dire ça, tu devrais pas afficher ces valeurs là, ça risque de faire perdre des clients. Quand on est dans une mentalité au démarrage de son activité un peu Scarcity, ouais, ça peut faire peur. Parce que c’est vrai, on peut pas me nier. On fait gagner d’autres.
Anaïs
Ça en fait gagner d’autres. Exactement. Et au final, le lancement du podcast et de l’annoucletheur, ça a un peu été comme un coming out de, en fait, genre, je suis 100 % moi-même avec toutes ces complexités. C’est aussi incohérence parce qu’en fait, il a un gros truc quand t’es engagé, c’est qu’en fait, on attend de toi que tu sois parfaite, que tu sois à 100 % sur tous les fronts. Et en fait, c’est pas le cas. Donc il a aussi ce truc de quand tu commences à assumer tes engagements dans ta communication, c’est d’assumer aussi tes incohérences. Surtout oui. Ce qui est très inconfortable. Et donc ça a été ce switch là. en fait, aussi depuis que j’ai lancé le podcast sur le marketing, a un truc où ça a été assumé à 200 % et du coup, ça m’a aussi fait accélérer sur cette voie de je peux pousser plus loin les curseurs avec mes clients, je travaille avec des clients qui sont à 200 % avec ma vision de faire les choses et donc la voie est libre.
Manon
Ok, j’ai vraiment envie de creuser. En fait, tu vois, là, c’était censé être la présentation de ton virage. Mais en fait, j’ai vraiment envie de creuser. suis en train de ton accent qui n’est pas le tien. C’est T’inquiètes, moi, je trouve ça très drôle. J’absorbe énormément les accents des gens et là, je me rends compte que pour les auditeurs, on n’habite pas très loin l’une de l’autre puisque je suis dans le nord de la France. Donc, j’ai facilement l’accent. Ma ville est quand même collée à la Belgique. Néanmoins, donc, ça me donne quand même envie de creuser cette question-là parce que finalement, la question de
Anaïs
Je m’excuse.
Manon
poser tes valeurs sur la table. Ce move qui fait tellement peur à plein d’indépendantes et d’indépendants sur le côté je vais perdre des clients, c’est un vrai move badass que peu de gens ont la capacité de faire et j’ai l’impression tu me dis si c’est passé pour toi ou pas mais tu des fois il y a ce moment aussi tu es dans l’entre-deux c’est à dire que Tu sais que tu vas aller vers certains types de projets, donc tu n’avises plus que ce type de projet et c’est ce que tu montres et ce que tu communiques. Néanmoins, tu continues à avoir aussi en parallèle des projets moins vertueux ou moins alignés, mais parce que ceux-là te font manger. Mais tu commences tout doucement à transformer ton propre marketing pour dire c’est ça que je veux faire demain et tous les jours. Est-ce que tu eu cette phase d’entre deux pas hyper confortable ou est-ce que tu as réussi à faire un peu on off ?
Anaïs
Non, non, il y a eu cette phase d’entre deux. Et d’ailleurs, vais te dire, ça me fait penser à une anecdote, mais tu perds pas de clients. Moi, il y avait un client notamment que j’ai tête, que je te nommerai pas, mais sur lequel j’étais pas du tout alignée sur les valeurs. Et pour te faire une caricature, c’était vraiment la personne en tant que telle, c’était vraiment le mec de droite de Paris 16ème. Donc autant te dire qu’on n’était pas du tout des mêmes cercles, pas du tout les mêmes valeurs ni rien. Le projet en tant que telle de l’entreprise… C’était correct, mais c’était pas une entreprise à impact, c’était pas non plus un truc qui me transcendait et qui m’animait, mais bon c’était vraiment une mission pour le alimentaire. Et c’était un gros projet sur lequel je m’étais lancée et moi quand je m’engage à faire quelque chose, je vais jusqu’au bout. tu vois, ce client-là était vraiment dans cette transition. Et c’était assez rigolo parce qu’il y a deux anecdotes là-dessus, c’est que quand j’ai commencé à poster sur vraiment et faire des posts assez forts et engagés, des postes coup de gueule sur le féminisme, etc. Du coup, je faisais le poste et le lendemain, je me retrouvais en visio avec ce client et qui me faisait, oui Anaïs, j’ai lu ton poste. Il parlait comme ça, au premier degré. moi, j’étais là, oups. Et du coup, suis là, ok, en fait, c’est marrant parce que finalement, ça crée des discussions et ça donne aussi un aperçu de… d’un autre univers à des personnes qui ne l’auraient pas forcément vu. Et en fait, ce client-là, moi, le moment où j’ai par contre switché et dit je ne veux plus travailler avec ce type d’entreprise, lui voulait continuer à bosser avec moi. Donc en fait, si tu fais du bon travail, veux dire, le truc de base, c’est quand même de savoir délivrer et délivrer quelque chose qui satisfait ton client après. Et ça c’est marrant parce que autant je l’ai sur la vision aujourd’hui, produit et service, je l’explique tout le temps, je leur dis en conférence à mes clients, etc. Les gens n’achètent pas un engagement. Ils achètent un job to be done, ils achètent un service qui répond à un besoin ou un produit. Ils achètent en fonction du prix, mais ils achètent pas un engagement. Et en fait, c’est la même chose finalement avec des freelances. Ça peut venir à Nice to have, ça peut venir à…
Manon
avec quelque chose qui va convertir quand même.
Anaïs
Exactement, qui vient peut-être accélérer de dire en fait plutôt que d’aller screener 10 profils. fait là, j’ai eu des bonnes reco sur toi et en plus on a un fil de valeur. Genre ça vient accélérer mais c’est pas forcément ça qui fait que les gens travaillent avec toi ou veulent continuer de travailler avec toi tu vois.
Manon
C’est mon dernier client qui signé là. C’est ça, c’est ce double levier. a été recommandé. On m’a recommandé par un père. Donc en fait, il a eu ce lien de confiance. Quelqu’un lui dit, j’ai kiffé travailler avec Manon, ça s’est très bien passé. Voilà comment c’est passé compagnie. Ça devrait fonctionner pour toi. je demande toujours, tips pour les entrepreneurs qui nous écoutent, je demande toujours dans mon formulaire de brief, de prise de brief, est-ce qu’il quelque chose qui t’a convaincu de passer à l’action ? de signer et est-ce qu’il quelque chose qui t’a fait douter ? Même l’espace d’un court instant. Donc c’est drôle parce que ça permet de voir de manière un peu biaisée néanmoins, mais puisque c’est quand des gens qui ont signé, ça permet de voir les objections et tout. Et donc dans les trucs qu’ils l’ont fait, qu’ils l’ont convaincu, il n’a pas mis cette recommandation, mais il a dit t’es post engagé et c’est la première fois qu’on me l’écrit. La première fois qu’on m’écrit t’es post engagé. En plus, j’ai pas l’impression en ce moment de… beaucoup écrire en mode écolo-féministe, écolo-terroriste-féministe, mais des fois ça suffit quoi.
Anaïs
Mais moi je sais que j’ai déjà eu ça à des calls découvertes où je connaissais la personne ni dévenu d’avant quoi et où en fait je fais tout le call normal et à la fin j’ai juste un petit truc en mode elle me fait ouais by the way j’ai adoré ton dernier post etc. Et en fait je regarde mon dernier post qui était aussi assez engagé et je fais ouais tu vois genre cool et en fait la mission est signée dans la semaine sans négo. Et pas des petits projets, vois. je suis là, ok, trop cool. Et je pense que ça faisait partie des trucs qui sont venus accélérer aussi la signature. donc moi, cette peur là, pour revenir à la peur de perdre des clients, finalement pour moi, est, comme la majorité des peurs, tu me diras, elle n’est pas réaliste. Mais ouais.
Manon
En tout cas, elle est annuancée. Et s’il en a qui nous écoutent, qui doutent du bien-fondé, de dire des choses et qui ont tendance à penser comme d’autres que ce sont des choses qui sont censées rester cachées, peut-être que c’est l’occasion de revoir vos croyances. on peut écrire… Pardon. On peut écrire… Désolée, j’ai une toux persistante. On peut écrire des choses sur LinkedIn qui sont… enfin sur LinkedIn et sur les réseaux sociaux, peut dire des choses très engagées dès lors que ça vient d’aligner avec qui on est, est-ce qu’on dit, est-ce qu’on vend ? Ok, trop bien. Bon, c’est quoi la question suivante du coup ? Maintenant que j’ai perdu le fil. Alors… C’est quoi la différence ? Comment tu bosses avec tes clients ? Qu’est-ce que c’est fondamentalement le fameux slow marketing que tu pousses, que tu prônes ? Tu disais, on ne pas se passer de marketing, le marketing est partout. C’est quoi la différence pour toi entre le marketing et le slow marketing ?
Anaïs
Alors déjà, le premier truc, c’est que si on remet la définition du marketing traditionnel, c’est la rencontre de l’offre et de la demande. Et donc c’est comment est-ce que tu fais en sorte que ton offre rencontre un marché qui a besoin de ton produit ou ton service. Maintenant, ce qui se passe, c’est que depuis plus ou moins les années 60 avec une accélération dans les années 80, on a énormément de techniques et encore une plus grande accélération de ces dernières années avec l’IA, etc. On a énormément de techniques et de pressions marketing publicitaires qui font qu’on est capable de manipuler le mot peut-être un peu fort, mais en tout cas d’influencer la demande autour de et de créer notamment des besoins fictifs. Personne n’a vraiment besoin de la boubou, vois ?
Manon
C’est de faire se rencontrer une vraie demande, un vrai besoin et une vraie off. Et ce que tu dis, c’est que le marketing a légèrement dévié. Et c’est ça que tu vas chercher à combattre, c’est cette pression, cette folie de venir créer des demandes.
Anaïs
Et si tu veux aujourd’hui, on a un autre point, c’est qu’on part d’un principe qu’on a des objectifs de croissance infinie. On est dans un monde capitaliste où vraiment tout est cumulatif et sur de la croissance infinie, sauf qu’on est dans un monde aux ressources finies. Ressources qui sont soit matérielles de production, etc. Ou même ressources juste humaines de qui travaillent derrière…
Manon
On a pas le droit d’essorer ces salariés.
Anaïs
Et donc moi ce que je prône c’est vraiment un marketing dans slow marketing. J’aime bien mettre que c’est un marketing qui est responsable, inclusif et engagé parce que dedans en fait il a ces trois piliers. Il a le côté responsabilité, c’est comment est-ce que je prends en compte toute ma chaîne de valeur et que je mets en place une stratégie marketing et le marketing sa force c’est qu’il décide aussi qu’est-ce qui va être mis en vente, mis en ligne sur les marchés en termes de produits et services. qui soit éco-conçue, soutenable en fait dans la durée. C’est à dire qu’on n’est pas en train d’épuiser les ressources de la planète, ni épuiser ses fournisseurs, ses producteurs, ni épuiser ses équipes en interne, ni épuiser son audience parce qu’on les harcèle de publicité, d’emails, de SMS, de ce que tu veux, de la boubou. Donc ça c’est la partie, le pilier responsable. Le deuxième pilier inclusif, c’est… Aujourd’hui il a deux choses dans l’inclusif. C’est un, il savoir que… le marketing, la publicité pour vendre s’appuie sur des stéréotypes parce que c’est des raccourcis, c’est plus facile en fait des stéréotypes et des raccourcis de notre société. Sauf que en s’appuyant sur ces stéréotypes là, on les renforce. Et donc c’est de se dire, comment est-ce qu’on peut faire en sorte qu’on fasse de la publicité sans qu’elle soit sexiste, sans qu’elle soit validiste, sans qu’elle soit raciste, etc. Et là, les chiffres sont assez effrayants, c’est-à-dire que sur 60 % des publicités aujourd’hui sont sexistes. On représente des femmes dans des positions de femmes objets, dans des rôles stéréotypés, etc. Par exemple, les personnes en situation de handicap, c’est 20 % de notre société, 20 % de personnes dans nos sociétés qui sont en situation de handicap. Elles représentent moins de 1 % des personnes dans la publicité. et souvent à nouveau soit sur des produits hyper médicales du secteur, ce qui là justement fait sens, ou alors dans des rôles très stéréotypés à nouveau.
Manon
C’est un peu les mêmes biais que dans les films et les représentations médias. Les personnes viennent représenter leur stéréotype. Elles ne pas des personnes humaines à part entière avec toute leur infinie subtilité. Elles sont cantonnées à leur rôle stéréotypé. En ce moment, je suis en train de regarder To Brock Girl. Je sais pas si tu connais cette série, qui est incroyablement drôle par plein des aspects et en même temps, elle très mal vieilli. Elle est incroyablement sexiste, validiste, raciste. Les personnages sont des stéréotypes marchands. Il a un seul noir dans la série, c’est un stéréotype de noir. Tous les trucs vraiment clichés qu’on peut voir et qui font mal. Et beaucoup de harcèlement sexuel aussi. Ça me fait rire mais genre…
Anaïs
Re-regarde et laissez la main.
Manon
jaune. Je suis pas sûre que ce soit le but à la base. Donc c’est ces mêmes diélas qu’on va retrouver dans les films, que l’on souvent, que vous analysez dans les publicités et que vous savez identifier.
Anaïs
et ces stéréotypes, la publicité, le marketing a aussi le choix et le pouvoir de pouvoir les déconstruire et potentiellement d’amener de nouveaux imaginaires dans nos imaginaires collectifs. dans le dos de pilier de l’inclusif, c’est qu’aujourd’hui, à nouveau, te disais, 20 % de la population en situation de handicap, c’est absolument pas pris en compte aujourd’hui dans aucun… qu’un des aspects du marketing, ce soit la partie produit, vraiment conception de produit service, que ce soit dans la partie promotion, diffusion, 96 % des sites internet aujourd’hui en Europe sont pas accessibles. enfin, le gap est énorme et ça, il y a vraiment du taf à faire. Et le dernier pilier du slow marketing, c’est le côté engagé. Et pour moi, c’est un des piliers les plus importants, c’est se dire, en fait… C’est bien beau d’être une entreprise responsable, d’avoir refait tout son business, modèle sa manière de fonctionner de manière plus vertueuse. Maintenant, pour moi aujourd’hui, ne pas s’engager dans la société, dans la politique en sens de la ville, de vivre ensemble en fait sur des sujets sociétaux. C’est vraiment passer à côté des vraies problématiques d’aujourd’hui. donc pour moi, un de mes gros travail en ce moment avec les clients que j’accompagne, c’est C’est justement comment est-ce qu’on devient une entreprise engagée ? Comment est-ce qu’on met en place une stratégie de marketing engagée en travaillant avec des associations, des ONG, etc.
Manon
Donc toi, tu émissionnées, quand tu émissionnées, tu prends cette méthode que tu as posée à travers ton livre aussi, on va en parler, et tu arrives et tu déploies ces piliers-là au sein de l’entreprise et tu leur fais se poser les questions qu’ils n’avaient pas forcément vues, les billets qu’ils n’avaient pas forcément identifiés, de manière à ce qu’ils se posent les questions qui vont les faire aller dans un sens plus vertueux. Tu penses quoi du mot durable ? Parce que le marketing durable, on l’a entendu pas mal. Est-ce que c’est quelque chose qui comporte des biais ou des manques dans sa vision ? Pourquoi tu ne le sers pas de ce mot-là ?
Anaïs
Justement parce que je le trouve très réducteur. trouve qu’aujourd’hui déjà durable, c’est peu écoute, c’est utilisé à toutes les sauces. On sait plus vraiment quoi mettre derrière. Dans le côté durable aussi, moi j’ai une préférence pour soutenable. Et si tu veux, la différence entre durable et soutenable, c’est que durable, par exemple, c’est de se dire, bah là, j’ai un ordinateur qui va être utilisé au moins une dizaine d’années parce que le setup est fait pour et j’utilise de manière durable et responsable et que potentiellement je peux changer des pièces de cet ordinateur pour pouvoir faire en sorte qu’il dure dix ans. Soutenable, c’est se poser la question de comment a été fabriqué cet ordinateur, avec quelle pièce, d’où viennent ces pièces, dans quelles conditions et comment on gère le cycle de vie, de fin de vie de cet ordinateur. Et c’est vraiment prendre en compte l’ensemble. tu vois, déjà là-dessus, je trouve que le durable est un peu trop réducteur. Et moi, l’autre point, c’est qu’on y met le côté environnemental. Il manque tout cet aspect sociétal qui, je le trouve, est aussi hyper important dans le marketing aujourd’hui.
Manon
Ok, effectivement, il manque les autres piliers, les piliers humains et les sociétaux qui font que tu te poses à moment donné et tu théorises le slow marketing. Ce moment de théorie, enfin de… où tu as posé la méthodologie, c’est passé à travers le podcast et ça a fini en un livre. Ouais. J’ai de te poser la question, genre, est-ce que tout monde doit écrire un livre ? Qu’est-ce qui fait que tu as écrit un livre ? Pourquoi tu as écrit un livre ? Et qu’est-ce que ça t’apporte aujourd’hui à toi en tant que freelance, en tant qu’indé
Anaïs
Alors je recommande pas forcément l’écriture du livre.
Manon
Comment tu t’es salé ? Je t’aime bien, t’es un peu masse.
Anaïs
C’était pas le meilleur move business honnêtement. Oui et non parce que ça prend du temps. Moi l’écriture du livre, franchement entre l’idéation et la sortie du livre, s’est passé un an et demi. Mais un an et demi où c’est vraiment absolument tous mes temps libres qui ont été dédiés à ça. week-end, vacances. En soi, je peux me le permettre parce que j’étais célibataire et sans enfant à ce moment-là. Donc c’est aussi plus facile, mais c’était vraiment aussi très intense. C’est-à-dire qu’il n’y avait rien d’autre. vois, c’était genre travailler, écrire le livre et manger, dormir quoi. Donc c’est vraiment très intense.
Manon
C’est intense parce que du coup, à côté tu devais continuer à produire de l’argent.
Anaïs
Moi j’ai fait le choix, en fait tu as plusieurs stratégies. Moi j’ai fait le choix de continuer à travailler en même temps, de pas prendre… En fait j’aurais pu me dire je bosse toute l’année en mode normal et je prends ou un peu plus et je prends quatre mois off et je fais que ça. Ça aurait pu être une solution, je connais plein de personnes, plusieurs personnes qui l’ont fait. Moi mon cerveau ne pas comme ça. Je ne peux pas mettre autant d’intensité dans un projet. Je savais que ça serait voué à l’échec. J’ai besoin de faire des sprints. C’était vraiment… Et de mettre 4 jours où je fais que ça et ensuite je n’y touche plus pendant 3 semaines. Et ensuite je refais ça pendant 2 semaines parce que j’étais en congé et ensuite je n’y touchais plus. Et puis je trouve que ça me permettait moi de… J’aurais pas écrit le même livre en le faisant 4 mois en un blog, pense. Parce que là, ça me permettait de faire évoluer mes idées, de les refaire challenger, de pouvoir en discuter, de pouvoir vivre des exemples de la vie réelle. Après, je rigole parce qu’effectivement, c’était un projet hyper intense. En plus, comme je fais jamais rien, à moitié… J’ai décidé de m’auto-éditer pour pouvoir avoir la main vraiment sur le design, la conception, parce que je voulais avoir un projet qui soit 100 % cohérent, donc qui soit imprimé en France et en Belgique finalement. Il a été imprimé dans la Loire avec de l’éco-conception de A à Z. Donc en fait, on arrive à un produit final, un objet qui est… trois fois moins impactant qu’un livre normal sur le marché. on a réduit l’impact carbone estimé.
Manon
Je sais qui a été imprimé, je crois que je m’a p’tit…
Anaïs
L’oire impression. Là où je dis que moi je suis tout ou rien, je me suis vraiment lancée dans un plus gros projet que ça n’aurait pu être. Mais après en même temps c’est aussi ce qui fera les choses hyper fun. Mais non, pense pas que tout monde soit obligé de décrire un livre. Moi je ressentis le besoin parce que je trouvais qu’il manquait un livre. marketing responsable qui parle concrètement de qu’est qu’on peut faire différemment. Aujourd’hui, il n’y avait quasiment que des livres très théoriques qui posaient le problème et qui commençaient à aborder des pistes de solutions. moi, je restais tout le temps sur ma fin. Mais non, mais en fait, peut faire des choses. On le fait déjà. comme avec le podcast, je ne rencontre que des gens qui font les choses différemment et qui sont déjà dans le faire et dans l’action. Je voulais mettre en avant ce côté OK, guide pratique, on y va, on peut faire les choses différemment.
Manon
J’ai bien envie de continuer sur cette question du pratico-pratique. Autour de moi, autour de toi, je commence à avoir des exemples d’indés qui aimeraient sortir des réseaux sociaux, notamment quand il a eu un énième… les mots m’échappent. Un énième backlash, je ne suis même pas sûre que ce soit exactement ça que je veux dire. Le dernier Instagram Gate, vois, le truc de « ah non mais ce sont tous des gros fachos, on aimerait bien sortir de ces réseaux ». Donc je vois autour de moi de plus en plus d’indépendants qui cherchent à sortir des réseaux pour des raisons variées, souvent pour des raisons de valeur, mais aussi des fois pour des raisons d’attention, de reprise de ton contrôle, de ton autonomie sur ta data. sur ton audience et qui du coup, cherchent des alternatives et qui ont peur de l’impact que ça peut avoir sur leur acquisition. parlait marketing. J’imagine que toi, tu as déjà vu plein d’exemples. Est-ce que tu peux nous discuter avec nous sans forcément identifier les noms si c’est compliqué, mais nous donnez des exemples ou des pistes d’action pour ces personnes qui se poseraient ces questions.
Anaïs
C’est marrant parce que j’ai eu la conversation la semaine dernière dans un réseau d’entrepreneuses.
Manon
totalement. Enfin, j’ai vu quelques bons exemples autour de moi, mais effectivement, c’est une vraie question.
Anaïs
C’était une graphiste qui me disait que j’ai pas du tout envie d’être sur Instagram, qui m’a donné le nom d’un autre réseau que je connais pas. la conclusion c’était aussi de lui dire, en fait si personne n’est sur le réseau, c’est un peu compliqué d’investir du temps sur un réseau sur lequel personne n’est. Maintenant, moi là-dessus, par exemple quand X a été racheté par Elon Musk, du coup Twitter est devenu X, moi je suis partie de ce réseau. J’ai fait quitter mes clients qui étaient dessus à l’époque. Et aujourd’hui, ça reste toujours un no go. Je ne veux pas travailler sur X en fait. C’est-à-dire que si un client m’approche à des comptes et c’est un stratégie, un pilier, vais dire qu’il falloir qu’on trouve une solution et qu’on délègue cette partie-là. Mais moi, je ne mets pas les pieds là-dessus.
Manon
C’est devenu quand même une place de non droit quand même.
Anaïs
Bon ouais, c’est clair. J’ai pas eu le problème 10 depuis, parce que les clients avec lesquels je travaille ne sont pas dessus non plus ou ont quitté. avec les clients, j’ai accompagné le fait de quitter X et comment on fait en fait pour rapatrier notre audience sur d’autres canaux. En fait, sur toutes ces questions-là, c’est question d’éthique. Je pense qu’il s’agit surtout d’une question de boussole interne et d’accepter ces contradictions. Maintenant, moi ce que je répète tout temps, c’est sur les réseaux, tu es locataire, il faut que tu trouves les endroits où t’es propriétaire. T’es propriétaire de quoi ? De ton CRM, de ton mailing list, de ton site internet. Et en fait, c’est des endroits que tu dois, pour moi, c’est des piliers que tu dois construire et avoir pour venir quand même pouvoir avoir une audience auprès de laquelle tu puisses communiquer et tu puisses prospecter. etc. Tu peux pas avoir… Attendre que tu fasses… Et puis après en même temps cette illusion d’attendre que tu fasses des posts et que les leads arrivent et que tu trouves tous tes clients. Genre non. Et donc moi ce que je recommande, c’est vraiment d’avoir… Si tu veux pas poster sur Instagram, tu peux développer un business sans poster sur Instagram. Moi je l’ai fait pendant des années. Mon compte Insta, il a été ouvert et il public depuis un an en fait. Depuis la sortie du livre. Avant c’était pas le cas. Et je… donc…
Manon
Donc toi ton acquisition tu la faisais sur LinkedIn ?
Anaïs
C’est pas mon canal premier, mon acquisition première, c’est du bouche-oreille et de la prospection que je fais via des réseaux. C’est vraiment comme ça que j’ai eu mes premiers clients et qu’aujourd’hui je continue à avoir mes clients. Et le deuxième, effectivement, ça va être LinkedIn Postcast et qui ramène sur Manusletter. Et en fait, c’est là où aujourd’hui ça se passe et où je peux finalement avoir toute l’attention de mon audience. Et pour moi le reste, aujourd’hui là je suis dans… En fait ça dépend de quel est ton objectif. Moi j’ai un double objectif qui effectivement de trouver des clients d’émissions sur lesquelles travailler en tant que freelance, mais aussi un objectif de message par rapport au slow marketing. Et donc dans cet objectif de message slow marketing, suis plus dans un truc d’arrosoir et donc effectivement, j’ai mes vidéos, je les reposte sur TikTok, elles sont sur Instagram, sur YouTube en short. Je suis pas du tout… Je n’ouvre jamais l’application TikTok. Je regarde pas ce qui s’y passe parce que ça m’intéresse pas.
Manon
Tu repartais à ce qu’il
Anaïs
Exactement. Donc dans cet objectif-là, c’est plutôt un truc d’arrosoir entre guillemets, mais parce que l’objectif, c’est de faire passer le message du marketing responsable.
Manon
C’est que tu t’arrives à… Enfin, je fais une pause là parce que ce que tu viens de dire est hyper intéressant. Tu as deux visions. as la ma vision. Je veux choper des clients. Donc, je veux que des gens entendent mon expertise, voient mon expertise et aient envie de travailler avec moi. Donc, c’est un premier message. Et un deuxième qui est plutôt genre, je veux diffuser cette perspective, cette valeur que j’ai sur le marketing et ma croyance très forte. Et donc, dans ce cas là, j’arrose littéralement de contenu parce que mon objectif, c’est de faire en sorte que le maximum de gens m’entendent. donc… C’est ok pour toi à ce moment-là d’aller sur TikTok, enfin de pousser via TikTok et toi tu te protèges en…
Anaïs
me protège en ouvrant jamais l’application, en utilisant des outils. puis parce que je suis aussi dans une dynamique où aujourd’hui on est dans une guerre des idées, tu vois. C’est-à-dire que, et si pour moi, laisser la place à ces réseaux qu’à des personnes d’extrême droite ou juste de droite, vois, ou qui sont pas du tout dans une vision inclusive, engagée, d’essayer de faire en sorte qu’on soit encore tous là pour vivre un air respirable dans les 50 prochaines années. Ça fait bien. Pour moi, il a vraiment une notion de guerre des idées. aussi pour ça que ça a été aussi un des éléments déclencheurs de la création du podcast Slow Marketing. C’est que j’en avais marre de ces podcasts marketing qui te vendent des stratégies de croissance à plus de 30 % grâce à cette growth hacking miraculeux. en fait, là, avec Lya, c’est encore 5 fois 1000. Et je pense qu’il faut en fait des personnes qui passent des messages différemment parce qu’on a besoin de ces autres messages et de cet éveil de conscience. Donc c’est mon objectif avec une grosse partie de mon contenu. C’est cet objectif là, plus d’éveil des consciences. Et donc je l’arrose partout. Là cette partie là, je ne regarde pas forcément les stats, les commentaires, ni rien. Et j’ai un deuxième versant qui va être plus sur des projets… Comme tu citais en intro, l’audit, des projets que je développe pour d’outils, etc. qui vont toucher ma cible directe où là je vais passer plus de temps. Ça va être du post LinkedIn. Je vais pas tant regarder le nombre d’impressions, mais je vais regarder qui a liké, qui a commenté. Je vais répondre à tous les commentaires. Je vais aller faire du one to one et aller discuter avec les personnes qui sont dans ma cible pour créer ces outils qui, moi, me semblent essentiels pour accompagner les CMO qui veulent faire du marketing responsable.
Manon
Hyper malin. Quand tu es sur ce genre d’engagement avec ta cible qui vient venir t’acheter, es sur la précision. Tu vas regarder qui commente, tu vas leur parler en MP, tu vas venir réactiver, relancer et créer une discussion. Tu ne cherches pas la quantité sur LinkedIn en tout cas ? Non. OK. Trop intéressant. À noter, messieurs, dames, les auditeurs et theuristes. Trop bien. Écoute. On a encore la place pour quelques petites questions. Est-ce qu’il une chose dont tu aimerais particulièrement parler pour qu’on puisse enchaîner ?
Anaïs
Tu me prends un peu de… Mais moi je veux juste revenir sur cette notion d’engagement dans l’entrepreneuriat. que c’est sujet récurrent qui me travaille parce que en étant entrepreneuse engagée, en travaillant avec des entrepreneurs engagés, c’est qu’il a des fois un peu… On risque aussi l’essoufflement et la fatigue parce qu’en fait tu veux régler tous les problèmes du monde en même temps que ton business. Et moi, le truc qui me fait venir et qui me fait tenir, c’est de me dire que mon engagement vient soutenir mon business parce que c’est une manière pour moi d’insuffler de l’espoir et une vision plus long terme dans ce que je fais. Et ça va au-delà de juste atteindre mon objectif de chiffre d’affaires à la fin d’année. Toi, comme je te dis, mon objectif de toucher un maximum de responsable marketing pour faire un éveil de conscience, genre tac, la coche… la case écochée. Et en même temps, mon business vient nourrir mon engagement en passant à l’action de manière concrète dans mon quotidien. en me disant, parce qu’il des jours où tu écoutes les infos et tu te qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je devrais pas plutôt me déconnecter des réseaux et partir dans une… Je vais aller élever des cheveux. Exactement, des cheveux dans le vert corps.
Manon
tout arrêté.
Anaïs
Ça pourrait, ça reste une option. Je ne ferme pas la porte à l’idée mais dans les faits je me dis…
Manon
Si tu le fais, est-ce que tu fais un canal Instagram pour tes chèvres ? Parce que en vrai, moi, je te suis. Tu vois, dans les idées des bilous marketing, j’ai vu récemment quelqu’un, mais j’adore ce genre d’idée, mais qui ne à rien. Mais la meuf, a des pigeons de compagnie et ses pigeons, ils ont un clavier et ils ont un fil télégramme. donc, ses pigeons, peuvent écrire des messages et les gens, sont en masse là-dessus et ils like et ils sont trop contents et tout. Ça envoie des photos, des pigeons automatiques. Si j’avais une boîte, je pas, j’apprendrais à mes pigeons à faire ça.
Anaïs
Mais c’est des vrais messages ou c’est du…
Manon
Non, ils écrivent avec leurs pieds. Par exemple, le dernier poste que j’avais vu, c’était tous les mots qui veulent dire quelque chose que mes pigeons ont envoyé cette année. Et toi, c’était des gens genre frrrr C’est un cercle vertueux à la fois.
Anaïs
Oui, on adore !
Manon
Ça t’aide à te lever le matin, d’avoir cette idée que tu oeuvres tout en restant vigilante à pas t’épuiser et à avoir une vie qui n’est pas non plus celle d’un Dalai Lama.
Anaïs
A bientôt !
Manon
Je comprends. Est-ce que tu as des exemples très précis d’actions marketing ultra pertinentes qui peuvent être adaptées pour des indépendantes éventuellement qui sont slow ?
Anaïs
Déjà tu vois, un truc hyper simple qu’on sous-estime souvent, c’est de compresser ses visuels, ses vidéos, ses audios, ses PDF qu’on va mettre en carousel. Ça a plusieurs effets positifs. Le premier, on a tendance aujourd’hui à partager énormément de contenu avec… des niveaux de qualité excessifs par rapport à la manière dont c’est consommé, sachant que 80 % du contenu est consommé sur mobile. Donc on est là en train de pousser des vidéos en 4K, genre pour être vus sur mobile ou pour être juste écoutés, vois, si on parle d’un podcast. Et que derrière, en réduisant… La taille vraiment concrètement de ces fichiers, on en réduit l’impact environnemental parce que ces fichiers, ils sont stockés sur plusieurs serveurs en parallèle pour pouvoir être diffusés dans le monde entier. Donc ça, c’est un impact positif pour la planète. Ça peut paraître minime, mais pour moi, ça fait aussi partie des petits gestes qui comptent et qui font la différence. Et si on prend toutes ces habitudes-là, à la fin, on peut faire la différence. Et deux, d’expériences. Moi, c’est des expériences que j’ai menées avec mes clients et sur mon compte. les vidéos et les contenus sont mieux diffusés quand ils sont plus légers. Pourquoi ? Parce qu’ils chargent plus vite, tout simplement. Et donc pour moi, c’est double effet positif et c’est peut-être un ou deux clics en plus. Ça rajoute d’avoir le réflexe de ne pas toujours exporter tout au maximum de la qualité. Mais ça permet de réduire à son échelle aussi. l’impact environnemental de sa stratégie de communication.
Manon
Du coup, à mon niveau, dirais presque… Moi qui suis designer, à mon niveau, je dirais presque by design, paramétrer vos outils pour qu’ils soient exportés dans les conditions minimales. Ce podcast, d’ailleurs, c’est un choix, c’est un vrai choix à l’heure où tout monde fait du podcast vidéo de ne pas faire de vidéo. D’ailleurs, la vidéo n’est pas enregistrée, il y a juste un flux pour que toi et moi on puisse se voir. Et aussi, notamment, et alors ça, c’est encore autre chose parce que je trouve que la qualité
Anaïs
complètement.
Manon
de l’audio, de ce qu’on se dit, de ce qu’on échange est meilleur parce qu’on fait moins attention à nos corps et à notre face cam. Je fais moins attention à ce que je avec mes mains et vous avez pas vu les fleurs qui sont tombées dans mon dos tout à l’heure quand on a eu un petit silence et qu’on a rigolé. J’ai un autre exemple que vais partager si tu veux, tu peux réfléchir à d’autres trucs. J’ai un exemple, Alex Martel et… et elle est autiste et elle a décidé que pour se préserver, elle allait choisir de volontairement s’absenter des réseaux sociaux et de communiquer son absence. Et ça, trouve ça hyper malin, c’est-à-dire qu’il a mis en place un système où son image de profil est noire et blanche quand il n’est pas là sur les réseaux. Et donc, ça lui permet d’être plus sereine. Et en parallèle, elle a partagé aussi des outils, une sorte de man map. où il y a tout son système marketing à elle qui lui permet de ne pas communiquer sur les réseaux. Très intéressant.
Anaïs
Je suis complètement liée avec ça. Un autre point que je dis souvent, quand je communique auprès de plus de solo preneurs freelance, c’est je vois souvent passer, et je l’ai fait, des challenges de 30 jours, 30 posts, vois, et de ce truc de toujours plus d’être en hyper présence sur les réseaux. Et moi, je dis toujours à mes clients ou clientes, vaut mieux que tes posts là, tes 30 posts, tu les as fait sur trois ans. que sur 30 jours, parce qu’en fait dans 3 ans, du coup, tu seras toujours là, t’as créé une récurrence, fois que les gens se souviennent de toi, versus en 30 jours, en fait, la majorité des gens n’auront pas vu tes posts. en fait, si au bout de 30 jours, t’es cramé, t’es dégoûté des réseaux et t’as plus envie de publier, ça n’a pas vraiment d’intérêt quoi.
Manon
Le seul intérêt que je vois pour apporter la nuance, c’est cet entraînement à l’écriture, cet entraînement à trouver des idées, c’est qu’au bout de jours ton cerveau il est en mode « ceci est un poste, c’est une bonne idée ». Et c’est vrai que quand tu démarres c’est intéressant d’avoir cette émulation du démarrage, mais oui, n’allez pas vous cramer sur ce.
Anaïs
Ça peut pas tenir sur toute l’année.
Manon
Je l’ai fait un an quasiment moi ça. Ouais, j’ai fait un an de poste avec des petites coupures, tu genre d’une semaine ou quoi, mais en fait, c’est devenu, même aujourd’hui c’est très facile, c’est devenu mon rituel du soir, j’écris mon poste pour le lendemain ou du matin. Parce que je pense que cette habitude fait aussi un… fait que tu vas très vite à identifier à la moelle de ce que tu veux dire, la substantifique moelle.
Anaïs
Wow.
Manon
OK. D’autres, une autre petite idée. J’ai, tu disais tout à l’heure, vous êtes locataire sur les réseaux sociaux et j’ai vu ça chez une de mes clientes qui fait des conférences et donc elle a très peu de ces, elle a ses clients sur LinkedIn, mais son objectif à elle, c’est aussi de réussir à passer son message, que comme toi, elle fait passer des messages concernant l’inclusivité par rapport aux handicaps. Et donc, à la fin des conférences, elle donne. elle met disposition sa carte de visite sur laquelle il a un petit… sa carte de visite qui rappelle le message principal. J’ai oublié, mais c’est un petit schéma qu’elle a théorisé. Et il a un QR code pour aller chercher un lit de magnét en plus, tu vois. Donc un petit… Je sais pas si c’est pas les slides de sa conférence. Les gens aiment bien télécharger les slides. Et du coup, tu vois, ça lui permet d’aller choper les e-mails et de pouvoir refaire des petits par rapport à cette conférence qu’elle vient de donner et de garder trace des gens qui sont passés.
Anaïs
Mais moi je sais que toute fin de conférence donne toujours aussi un lit de maniates avec soit les slides, soit un outil en plus que j’ai déjà développé et qui lié avec la conférence du jour. Et ça fait vraiment aussi la différence. En fait, il a ce truc de générosité aussi que je trouve qu’on a tendance un peu à oublier des fois dans notre propre création de contenu. C’est normal aussi, on veut être payé pour son travail et on fait beaucoup de choses. moi j’arrive… Là je sais que là je me suis remis un peu en tête de dire ok, qu’est-ce qu’on peut donner en plus en fait tu vois. Parce qu’en fait la générosité derrière elle paye toujours d’une manière ou d’une autre quoi.
Manon
J’ai envie de dire même, peux presque calculer. Je sais plus où j’avais vu ça, mais en fait, tu peux faire le calcul de, c’était une conférence où tu as des décideurs qui sont prêts à payer 1000 euros de prestation, que tu en as 300 dans la salle, qui en a X pour cent qui va télécharger ton ligne de magnète et ensuite derrière qui va signer. Est-ce que ça vaut pas le coût de la conférence à laquelle tu allais dire non, parce qu’en fait, elle n’était pas rémunérée ? Donc au-delà des questions systémiques de, on rémunère pas les femmes, mais on rémunère les hommes et compagnie. Des fois, ça vaut le coup de se poser la question de à quel point est-ce que cette conférence, peux l’offrir à cet asso, à ce cercle de dirigeants, je ne sais quoi, parce que ça va avoir un impact positif pour moi. Bon, écoute, on a partagé plein de petits trucs, un peu low tech, un peu de ces petites astuces cachées pour faire de l’acquisition en dehors des réseaux sociaux. Est-ce que tu as un message à passer aux entrepreneurs créatives qui nous écoutent un ressource ?
Anaïs
Désolé.
Manon
Une ressource, un livre, pendant que je dis bêtise comme ça tu peux réfléchir. Un outil qui te semble indispensable pour pouvoir ouvrir les yeux, démarrer un parcours vers se poser des questions sur son marketing. Lisez mon livre !
Anaïs
Le podcast ou la… Non bah tu vois je suis en train de me dire quelles ressources là qui pourraient être pertinentes à partager à ton audience. suis en train de réfléchir. Forcément je ne pas préparé donc là je n’ai rien. C’est pas grave. Ouais mais tu sais quoi, je pense que dans tous les cas je vais réfléchir dans ma banque de ressources et trouver quelque chose qui fasse sens et qui puisse être partagé à ton audience. Parce que je trouve que si je dois partager un truc, c’est prenez la parole. Prenez la parole, prenez de la place, faites du bruit, parlez de vos projets. A nouveau, si on a un tel gap entre l’entreprenariat féminin et masculin, c’est aussi parce qu’il a une culture de la prise de risque et de l’échec qui est plus… non seulement développée, mais autorisée aussi chez les hommes. Et moi quand je me suis lancée, c’était un truc, ça me terrorisait, vois. Genre j’en faisais des crises d’angoisse. Même là, à nouveau, j’ai reçu ce truc là avec le lancement du livre. De me dire, mais qu’est-ce qui se passe si je me plante ? Mais en fait, il se passe rien du tout, vois. Genre il va rien se passer. Il se fera juste que t’auras essayé et que tu vas essayer autre chose. Et en fait, tu as plus à risquer à ne pas tenter de te lancer, de lancer ton produit, ton livre, ton podcast, peu importe ce que tu as en tête, qu’à ne pas le faire, quoi.
Manon
J’aime bien. J’aime bien. Ok, prenez la place. Prenez la place les meufs. C’est parti. Merci encore une fois Anaïs pour l’échange. J’espère que toi auditrice, auditeur, t’as autant apprécié ce moment que moi.
Anaïs
Avec plaisir, merci Manon.
Manon
Tu retrouveras dans les notes de l’épisode sur mon site internet tous les liens qu’on a et tous les outils qu’on a pu aborder, Anaïs et moi, toutes les ressources, les personnes qu’on a pu citer. N’hésite pas à passer du coup manon-verbeke.com. Si toi aussi tu veux ralentir sans perdre ton impact, je t’encourage vraiment à venir découvrir le travail de Anaïs. Tu peux la retrouver sur LinkedIn et sur Instagram et TikTok aussi puisqu’on l’a dit. Donc c’est Anaïs Baumgartene, comme ça se prononce, non. Baumgartner, donc du coup, presque comme ça me se prononce. Tu veux épler Anaïs ?
Anaïs
B-A-U-M-G-A-R-T-E-N.
Manon
N’hésite pas à la suivre, à échanger avec elle, elle est sympa et à explorer le slow marketing pour ton propre business. Si cet épisode t’a plu, tu sais comment ça fonctionne, pense à t’abonner au podcast, laisser un petit avis 5 étoiles et à partager l’épisode avec une ou un créatif qui en aurait bien besoin. Je te retrouve très bientôt, dès la semaine prochaine pour un nouvel épisode et d’ici là, prends soin de ta, prends soin de toi et de ton business. À bientôt !

