20 ans en agence, manager d’une équipe créa, et du jour au lendemain… seule face à ton écran. Ça te parle ?
Elisabeth Chomeau est designer graphique. Après deux décennies passées à gérer une équipe, elle a accepté un licenciement économique volontaire pour se lancer en indépendante. Et elle a découvert ce qu’elle appelle « la jungle » de la première année en solo.
Dans cet épisode, on parle de :
- Comment quitter une équipe que tu as managée pendant 13 ans ?
- Pourquoi la solitude de l’indé est bien plus dure qu’on ne le pense ?
- Le networking : après 20 ans de salariat, comment trouver tes premiers clients ?
- Elle Lead, BNI : quels réseaux d’entrepreneurs valent vraiment le coup ?
- Pourquoi gérer son business commence d’abord par te gérer toi-même ?
- Les erreurs qu’elle ne referait plus en passant d’agence à solo
- Comment oser dire non après des années à accepter tous les projets ?
Si tu hésites à te lancer en solo après des années en structure, cet épisode va te donner les clés pour survivre à ta première année.
Liens utiles
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Transcription
Manon Verbeke (00:22.683)
Bonjour à toutes et bienvenue dans celle qui crée le podcast qui met en lumière les entrepreneurs créatifs qui osent. Je suis Manon Verbeck et aujourd’hui, on va parler d’un sujet que beaucoup d’entre vous redoutent, la première année en solo. Aujourd’hui, je reçois Elisabeth Chaumot, designer graphique. Mais ce qui rend son parcours…
particulièrement intéressant, c’est qu’elle ne débarque pas de nulle part. Elle a 20 ans passé en agence en tant que manager d’une équipe CREA et elle a décidé de tout plaquer pour se lancer en Indée. Franchement, quand tu as passé deux décennies à manager des équipes, avoir cette sécurité, cette structure et te retrouver seule face à ton ordinateur, c’est pas le même monde. Elisabeth va nous en raconter décidément ce matin, ça va pas. Elisabeth va nous raconter cette jungle qui est la première année d’indépendance. Et c’est elle qui dit ça jungle.
Si tu es en pleine réflexion sur le passage à l’indépendance, si tu viens tout juste de te lancer ou si tu te demandes comment on fait pour survivre à cette première année, cet épisode va te parler. Installe-toi bien, prends de quoi noter et bienvenue Élisabeth !
Elisabeth Chomeau (01:35.242)
Bonjour !
Manon Verbeke (01:36.475)
Bonjour ! Générique !
Ok, go ! J’arrête de toucher mon micro. Et Elisabeth, 20 ans en agence comme manager d’équipe CREA et du jour au lendemain tu te retrouves seule. C’est quoi l’histoire ? C’est quoi le déclic ? Pourquoi ?
Elisabeth Chomeau (01:56.361)
Alors, ben oui, 20 ans en agence, un rachat d’agence et…
Manon Verbeke (02:01.142)
Un rachat, ok.
Elisabeth Chomeau (02:02.35)
un deuxième rachat d’agence qui m’emmène sur tout un tas de réflexions. Voilà, il y a eu 20 ans, il y a encore 20 ou 25 ans à faire. Qu’est que je vais faire ? Qu’est ce que j’ai envie ? Qu’est ce que j’ai plus envie ? Et là effectivement, le monde de la liberté de l’indépendant, parce que c’est ça au début que je me suis dit, la liberté de l’indépendant. J’ai envie de trouver cette liberté.
et c’est ce qui m’a fait passer le cap du licenciement économique, d’accepter le licenciement économique volontaire et de me lancer en Indie.
Manon Verbeke (02:40.347)
Mmh.
Comment tu su que c’était le bon moment ? Qu’est-ce qui t’a atti… C’était quoi cette… C’est quoi la liberté que tu rêvais exactement ?
Elisabeth Chomeau (02:50.2)
Alors en fait, je me trouvais dans une situation où je travaillais souvent les mêmes clients. Mon équipe, c’est une équipe que j’ai montée en partie et on travaillait ensemble depuis 13 ans. Donc c’est assez rare en studio de créat, en agence, d’avoir une pérennité d’équipe comme ça. Donc on se connaissait par coeur, c’était huilé. Disons que peut-être que je manquais un petit peu de challenge, même avec l’arrivée de l’IA, des nouveaux outils et tout. Le monde à management était huilé.
Manon Verbeke (03:14.491)
Hmm.
Elisabeth Chomeau (03:20.304)
pas de problématiques particulières au niveau de RH, pas de recrutement en vue. Donc c’est peut-être aussi l’envie de challenge et puis l’envie de me dire travailler où je veux, avec qui je veux, quand je veux, pouvoir dire oui ou non, si je veux. C’était plutôt cette liberté là. C’était cette liberté là que je souhaitais. Poser mes propres règles Ouais.
Manon Verbeke (03:33.915)
Merci
Manon Verbeke (03:37.595)
Mmmh
Manon Verbeke (03:41.947)
Ok, cette liberté de poser tes propres règles, propres soeurs, tes propres lieux travail, propres clients.
Elisabeth Chomeau (03:49.555)
Exactement.
Manon Verbeke (03:50.748)
Ça a été quoi le plus dur à quitter quand on passe du monde de l’agence comme ça, avec une équipe, et qu’on se retrouve seul ? Ouais.
Elisabeth Chomeau (03:58.675)
Le plus dur à quitter c’est les gens. C’est les gens. Parce qu’au départ de ma réflexion, je savais pas encore que toute mon équipe allait partir en même temps que moi.
Donc le plus difficile, c’était… Ouais, on est tous partis. Ceci dit, y avait un plan de licenciement. On savait qu’ils allaient liquider la moitié du plateau créat. On était 45 à l’époque. Moi, dans mon équipe, était 8. Donc en a deux qui sont restés principalement par besoins financiers, par sécurité financière. Et au départ, ma réflexion, c’était vraiment ça. C’était comment je vais leur annoncer
Manon Verbeke (04:08.983)
Mais non.
le cliffhanger ici !
Manon Verbeke (04:31.515)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (04:38.346)
j’ai envie de partir, avec quel manager je vais les laisser, comment ça va se passer la réorganisation. Donc c’était ça, c’était vraiment les gens, c’était quitter ces personnes qui sont devenues des amis, très honnêtement, 13 ans de travail ensemble. exactement.
Manon Verbeke (04:50.747)
Oui, 13 ans avec, bien sûr, 13 ans à travailler aux côtés de quelqu’un, tu crées forcément un peu plus qu’une relation collègues, même si…
Elisabeth Chomeau (04:58.606)
Bah oui, oui, et puis on n’était pas les derniers fêtes à arts, donc beaucoup de soirées partagées, beaucoup d’after work, donc c’était vraiment toute cette ambiance…
humaine en fait qui a été le plus difficile à accepter de me dire oui bah tant pis ce sera comme ça. Et puis j’étais aussi convaincue que c’est des gens que j’allais garder de toute manière avec qui j’allais garder des liens même si on partageait plus les mêmes locaux de travail et si on n’était plus ensemble tous les jours.
Manon Verbeke (05:17.051)
Hmm.
Manon Verbeke (05:27.771)
Et qu’est qui te manque le moins finalement aussi aujourd’hui ?
Elisabeth Chomeau (05:33.902)
le patron ça c’est sûr que je ne suis pas mécontente d’être mon propre patron
Manon Verbeke (05:35.675)
Attends mais toi t’es ton propre… Et alors tu t’agaces pas en tant que propre patron ?
Elisabeth Chomeau (05:44.655)
Alors si, bien sûr que si. Alors, qu’est-ce qui m’agace le plus ? Ma propre procrastination, par exemple. Ma propre non-volonté parfois à faire ou ne pas faire des choses. Si, si, bien sûr. Bien sûr que je m’agace. Parfois, je me parle même à moi-même en tant qu’opatron. En me disant, non mais là vraiment, tu déconnes. Tu vraiment, t’as rien foutu de la matinée. Exactement.
Manon Verbeke (05:50.004)
ouais ok.
Manon Verbeke (05:54.873)
Oui.
Manon Verbeke (06:02.683)
Hmm, t’as deux ! Tu as deux Elisabeth ?
Elisabeth Chomeau (06:10.162)
Exactement, le petit diable et le petit ange sur chaque épaule.
Manon Verbeke (06:12.997)
Oui, oui, oui. T’as une version Elizabeth avec un petit costume qui regarde du haut et qui fait « tu n’as rien fait ce matin ! »
Elisabeth Chomeau (06:18.874)
Exactement ! Qui te repointe les objectifs, tu sais du moins. Et puis… Exactement. Exactement.
Manon Verbeke (06:22.885)
Et t’as l’autre qui dit « ouais je suis pas en indépendante pour faire des horaires de travail de bureau, non mais ! »
Ok, très bien. On parle de santé mentale aussi dans ce podcast. Tu parles de jungle quand tu m’écris, quand tu me décris ta première année d’indépendance. Tu parles de jungle et de cette sensation de liberté grisante et en même temps presque effrayante de… c’est à toi de prendre toutes les décisions. T’es une très bonne technicienne, une très bonne designer, mais t’es pas encore une bonne gestionnaire d’entreprise et tu sais pas trop par où commencer. Raconte-nous un peu.
Elisabeth Chomeau (06:34.094)
Ouh !
Elisabeth Chomeau (06:46.254)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (06:50.556)
Voilà, en même temps, ouais.
Elisabeth Chomeau (07:00.23)
Exactement, bah en fait c’est ça, c’est que la liberté, effectivement la veille t’es en agence et puis le lendemain bah ça y est t’es chez toi alors euh…
Manon Verbeke (07:00.379)
cette liberté.
Elisabeth Chomeau (07:09.678)
Il y a le premier moment super de acheter l’ordinateur, logiciels, installer, faire son organisation de bureau. Je savais que c’était très important d’avoir un lieu où travailler dans la maison pour pouvoir faire quand la rupture entre le personnel et le professionnel avec des enfants et des chats qui naviguent à loisir. Et puis très vite, on se retrouve avec trop de liberté.
trop de liberté dans la liberté. effectivement, devoir quand même se poser un cadre pour savoir quoi faire. Et c’était ça en fait la grande question. C’est OK, moi maintenant je suis prête à travailler, mais pour l’instant, je n’ai pas de clients. Donc par quoi je commence ? Est que je commence par faire mon site, faire mon book, aller sur LinkedIn, faire mon profil, appeler mes contacts, appeler la terre entière pour dire que je suis indépendante et que je suis prête à
Donc c’était surtout ça en fait. Par quoi commencer ? Parce qu’en fait on s’aperçoit très vite qu’il faudrait tout faire en même temps. Quand tu te dis qu’est que je fais ? Je vais sur LinkedIn ? Ben oui il faut aller sur LinkedIn. Est-ce que je fais mon Instagram ? Oui ce serait bien. Est-ce que je dois faire un site ? Ben oui ce serait bien. Tout en fait paraît important à faire tout de suite. Et c’est là où ma grande difficulté moi ça a été de prioriser.
Manon Verbeke (08:32.924)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (08:32.942)
Et c’est pour ça aussi que je… Bon, on sait que le réseau, c’est vraiment très important. On nous rabâche le réseau, le réseau, les contacts, les contacts, voilà.
Manon Verbeke (08:44.38)
Mm-hmm.
Elisabeth Chomeau (08:44.436)
Et très vite en fait pour pouvoir pallier à ce fait d’être seule, je me suis dit ok, le réseau c’est aussi les rencontres. Sors de chez toi, reste pas toute seule avec ton écran et tes logiciels. Et je me suis inscrite dans pas mal d’associations d’entrepreneurs, de réseaux professionnels, ce qui m’a permis aussi de pas trop sentir cet effet solitude au début. Et puis de pouvoir avoir
Manon Verbeke (09:04.124)
et
Manon Verbeke (09:11.664)
Donc tu es passé des after-work salariés aux after-work des entrepreneurs. Non mais j’ai noté tout à l’heure, tu n’étais pas la dernière fête hard et je comprends mieux.
Elisabeth Chomeau (09:15.014)
Exactement, ouais, j’ai gardé, j’ai gardé ça. Et donc oui, ça a été facile pour moi d’aller plutôt sur ce terrain là.
Manon Verbeke (09:27.942)
as senti que c’était ton mode de prospection peut-être du coup, que c’était plus ça que Instagram par exemple, qui était fait pour toi.
Elisabeth Chomeau (09:32.813)
Alors au début, je n’ai pas forcément pris en prospection. Je me suis surtout dit, je vais aller chercher des conseils en fait.
envers des entrepreneurs plus expérimentés. Justement pour avoir un autre avis que le mien sur quoi commencer, quoi faire en premier, dans quel ordre mettre les briques parce qu’effectivement, gestion d’entreprise, c’est un très grand mot, mais gestion de soi-même déjà, c’est la première chose. Donc, c’est ça en fait qui m’a bien aidé. C’était donc l’association Elle Lead dans laquelle je suis.
Manon Verbeke (09:39.706)
!
Mmmh
Manon Verbeke (09:48.877)
Hmm, d’accord.
Elisabeth Chomeau (10:09.53)
et j’ai été invitée dans les BNI par exemple, alors c’est une autre dimension mais j’ai essayé d’aller voir un peu tout type de réseau et ça, ça m’a bien aidé.
Manon Verbeke (10:13.5)
Mmh-hmm.
Manon Verbeke (10:20.61)
Ok, alors tu m’as écrit à moment donné que tu commençais, peut-être que genre t’avais beaucoup, non pardon, je recommence. Tu m’as écrit que, non je recommence, je veux pas dire ça. Régole avec moi. T’as passé beaucoup de temps dans des after work et dans des rencontres et tu en as vu les fruits.
Elisabeth Chomeau (10:36.238)
…
Manon Verbeke (10:45.084)
un peu longtemps après. Je ne pas combien de temps après tu as vu les fruits de ça, mais en tout cas, au moment où tu y étais, tu savais pas encore que ça allait être des actions de prospection. Tu peux nous parler de ce délai et de ce que ça t’a apporté d’aller dans ces réseaux et dans ces événements ?
Elisabeth Chomeau (11:02.334)
Oui alors effectivement au départ j’y allais pour rencontrer des gens, pour prendre des conseils avec des personnes plus expérimentées et en fait de toute manière tu parles de tes projets, tu parles de quelle entreprise tu es en train de monter, de quel souhait de vie tu veux acquérir et en discutant tu discutes de ton projet et ça c’est déjà de la prospection.
Manon Verbeke (11:20.188)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (11:32.171)
effectivement, je n’ai pas posé ce mot au départ, moi je n’y allais pas pour trouver des clients en fait, mais finalement, quelques mois après, donc on va dire 6-7 mois après, et là maintenant ça fait un an et demi que je suis lancée et…
j’ai commencé à effectivement avoir des personnes avec qui j’avais gardé le lien pour la vie d’entreprise, fait, pour se donner des nouvelles, pour savoir comment le projet avançait, pour pouvoir poser des questions. Et en fait, petit à petit, je me suis aperçue qu’on m’avait recommandé, qu’un premier client rencontré dans ces réseaux m’avait aussi recommandé à d’autres de ses connaissances. Et c’est là où ça a pris une part assez importante de mes clients actuels, en plus de mon réseau pro.
à qui pendant les 25 ans d’agence. Donc c’est à partir de 6-7 mois où j’avais noué des liens suffisants, je pense que c’est surtout ça en fait. à qu’au départ on rencontre tout un tas de professionnels mais il faut quand même que la confiance s’installe. puis ce que je dis souvent aussi c’est que notre premier produit c’est nous en fait. Qu’est qui va distinguer moi, Elisabeth Chaumot, designer graphique, de toi Manon, d’un autre designer
Manon Verbeke (12:23.964)
Mmmh
Elisabeth Chomeau (12:49.808)
il y en a 50 000 sur les places de Paris et de France et de Navarre et en fait c’est notre personnalité et c’est pas les prix non plus et c’est surtout la…
Manon Verbeke (12:51.9)
Bye !
et c’est pas les prix. Mais oui, c’est clairement pas les prix.
Elisabeth Chomeau (12:59.95)
C’est surtout la personnalité, le lien, le relationnel qu’on va installer avec la personne qui va amener une confiance humaine qui déclenche ensuite des premières expériences de job ensemble. 6-7 mois avant de pouvoir m’apercevoir qu’en fait j’avais été recommandée par certaines personnes que j’avais vues en réseau.
Manon Verbeke (13:02.076)
N’n’ai
Manon Verbeke (13:24.476)
de ton réseau. Trop bien. OK. C’est quoi les casquettes que tu portes avec plaisir dans cette nouvelle vie d’un dé et c’est quoi les casquettes que tu voudrais pouvoir déléguer à nouveau comme tu pouvais le faire avant ?
Elisabeth Chomeau (13:40.545)
Alors la casquette que je porte avec plaisir c’est…
plutôt cette prospection détournée, va dire. Aller aux événements pour pouvoir rencontrer toujours de nouvelles personnes. Même pas forcément, j’y vais jamais avec un objectif de je dois trouver trois potentiels prospects. Je dois rencontrer cinq potentiels partenaires. J’y vais vraiment toujours en me disant, je vais rencontrer des nouvelles personnes. Ça peut déclencher des idées pour mes projets. Ça peut déclencher des synergies, des partenariats, évidemment.
mais j’y vais d’abord pour passer un bon moment en fait. c’est surtout ça moi qui fonctionne en tout cas pour moi. C’est vraiment d’abord discuter avec les gens, écouter les besoins potentiels et créer du lien. Et ça, marche, ça a toujours bien fonctionné en tout cas cette année. J’espère que ça va continuer à fonctionner, mais pour l’instant c’est ça qui fonctionne bien.
Manon Verbeke (14:17.788)
Hmm.
Manon Verbeke (14:37.692)
Non mais quand on t’écoute manifestement, c’est la méthode de prospection qui fonctionne pour toi parce que tu as une vraie appétence à aller prospecter. un mot un peu galvaudé là pour le coup, en tout cas, à aller rencontrer des gens, créer des liens. J’en ai d’autres dans mon réseau et moi je les trouve. Enfin pour moi, vous êtes des extraterrestres, mais c’est très bien. Clairement, il y a des gens qui créent des connexions comme ça dans ces événements de networking.
Elisabeth Chomeau (14:45.044)
Oui, exactement.
Elisabeth Chomeau (14:59.086)
…
Manon Verbeke (15:05.296)
Et en même temps, je dis que vous êtes des extraterrestres, mais moi, j’ai rencontré mes premiers associés de mes premières boîtes dans ce genre de réseau. Donc oui, évidemment, je suis à des périodes pour tout et tout ça. Donc il a des casquettes aussi que n’aimes pas du tout porter dans ta nouvelle vie d’entrepreneur ?
Elisabeth Chomeau (15:19.502)
Oh bah la comptabilité hein, j’ai envie de te dire les chiffres qui sont pas du tout dans mon métier tu sais de créatif. Le cartésien, les chiffres, les calculs, les marges, fixer les prix dans la première année, grande difficulté, fixer les prix. Ah oui ? Ah bah pas moi. Ah d’accord, ok.
Manon Verbeke (15:22.428)
Les chiffres
Manon Verbeke (15:35.374)
Non, je sais pas, moi j’adore. Moi je suis une créa cartésienne, moi je suis une fausse créa. Moi j’adore ça les chiffres. Je suis une geek et une amoureuse des chiffres. Ok, donc toi les chiffres clairement c’est pas ton délire.
Elisabeth Chomeau (15:43.983)
ouais, non, moi la partie comptable, administrative, c’est pas… J’aime faire mon suivi d’objectif parce que j’aime les challenges. J’aime savoir que je suis proche de l’objectif et que je vais le remplir et que certains sont remplis. Mais par contre, remplir les tableaux, tenir les CRM à jour, ça c’est vraiment une partie qui me fait pas plaisir, non. Que je pousse en général le plus possible.
Manon Verbeke (16:13.064)
Faut mettre des agents IA là-dessus.
Elisabeth Chomeau (16:15.396)
Ouais, et voilà, exactement !
Manon Verbeke (16:16.989)
C’est trop bien ça, les petits agents, y a là-dessus. Ok, tu parlais de la jungle, tu dis que c’était une jungle. En quoi c’était une jungle finalement cette première année ? Raconte-moi un peu, qu’est-ce qui te fait mettre ce mot là-dessus ? Parce que depuis tout l’heure, ce que tu me racontes, c’est plutôt positif.
Elisabeth Chomeau (16:35.668)
Oui, oui, alors c’est positif parce que j’ai toujours, même dans cette jungle, pris plaisir à le faire. fait, j’étais, je me suis sentie vite quand même à la bonne place. Même si des choses sont plus difficiles que d’autres, je me suis sentie à la bonne place. J’ai vraiment jamais regretté ma décision. Et en fait, cette jungle, c’est parce qu’en fait, il faut se renseigner sur tout, se former sur tous les sujets et démêler le parcours à commencer, en fait.
Quand tu te frottes à LinkedIn, après moi j’ai quand même envie de bien faire les choses. J’ai un niveau de perfectionnisme accru on va dire. donc j’ai essayé de suivre des formations sur tout ce dont j’avais besoin. Parce qu’au départ forcément tu arrives avec pas de budget, pas de client. Donc tu inities les choses par toi même. Donc le profil LinkedIn, comment prospecter sur LinkedIn, comment communiquer sur LinkedIn, quel jour,
quelle heure, quel type de poste, la stratégie éditoriale et tout ça. Le site web, est-ce que je vais faire un site web ou pas ? La prospection, le digital marketing. Et donc, c’était vraiment la jungle des formations. Je me suis retrouvée les premiers mois à suivre 9 formations en même temps. Jusqu’à un moment où j’ai avancé les formations et en fait, j’avais l’impression de rien n’avancer concrètement.
Manon Verbeke (18:02.749)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (18:04.238)
et de ne pas retenir les trois quarts des choses jusqu’à un moment donné où effectivement quelqu’un d’extérieur m’a sorti la tête en me disant mais ça va pas, t’es folle ! Un sujet, le sujet le plus important, faut essayer de le nommer et donc j’ai vécu cette jungle parce que j’ai essayé de tout faire en même temps, toute seule. Malgré tout que je rencontrais beaucoup de monde
Manon Verbeke (18:15.869)
J’fais trop de trucs.
Manon Verbeke (18:23.78)
Ouais,
Elisabeth Chomeau (18:33.114)
J’avais ce truc de me dire, c’est à moi de faire les choses en fait. Quelque part, il n’y a que moi qui est là avec mes deux mains pour monter cette entreprise. Et donc il a fallu que je me renseigne surtout pour essayer de tout faire. ça m’a quand même apporté des choses. C’est quand même intéressant de se renseigner sur les choses. Par contre, maintenant je suis convaincue qu’on ne peut pas faire tout tout seul. Ça, c’est une certitude.
Manon Verbeke (18:59.877)
Donc maintenant, t’as…
Elisabeth Chomeau (18:59.884)
Et donc être bien entouré, c’est quand même le mieux. Vas-y.
Manon Verbeke (19:03.513)
Ok, donc maintenant, tu es passé de je me renseigne surtout pour essayer d’avoir des bases à je réapprends à déléguer, comme tu le faisais avant en tant que manager, tu réapprends à déléguer à l’intérieur de ton métier d’indé.
Elisabeth Chomeau (19:12.878)
Exactement.
Ouais, exactement. En fait, la force des choses, j’ai eu vraiment beaucoup, beaucoup de clients là depuis novembre dernier et je me suis dit…
Manon Verbeke (19:18.748)
Ok.
Manon Verbeke (19:25.565)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (19:29.466)
Je dis oui à tous mes clients, mais par contre, je bosse à plusieurs. Donc, j’ai commencé à bosser un peu en collectif. J’ai rejoint le collectif Cosminity aussi, qui m’a mis un peu le pied à l’étrier de me dire, bah oui, en fait, ça, serait cool quand même de pouvoir retater le travail d’équipe, de retravailler avec des personnes que je connais parce que dans les gens de mon ancienne équipe d’agence, on est plusieurs à s’être mis en indépendant et de se dire, bah en fait, je vais pas dire non.
Manon Verbeke (19:34.46)
Hmm.
Elisabeth Chomeau (19:59.233)
à mes clients où je vais pas leur dire ok mais dans deux mois je vais leur dire je pilote mais par contre pour respecter tes délais pour respecter ta charge de travail je vais prendre un deux trois autres fris avec moi et puis on va s’occuper de tout ce dont tu as besoin et c’est en faisant ça sur mon coeur de métier donc sur mes travaux de DA et de graphisme que je me suis dit que ça m’a emmené en fait plus naturellement à me dire
Pour mon site web, ça va être pareil parce que moi je fais très peu de digital. Donc j’avais pas envie de faire mon site web. C’était pas un faire de lance pour moi de faire mon site web. Donc je me suis dit ça, je vais le déléguer.
Manon Verbeke (20:31.549)
Hmmmm
Manon Verbeke (20:40.475)
T’avais ni envie ni besoin d’apprendre parce que c’était pas une compétence que t’allais avoir besoin beaucoup de fois tu vois.
Elisabeth Chomeau (20:47.262)
Voilà, exactement, je ne comptais pas le vendre par ailleurs donc je me suis dit ça, je vais le déléguer. Et puis j’ai délégué aussi tout le montage de mon CRM dans Notion avec les automatisations et tout ça pour avoir quelque chose de plus efficace qui me prenne moins de temps vu que c’est ce que j’aime pas faire et puis qui est quand même comme on aime avec plein de petites étiquettes plein de couleurs très custom et quand même design donc ça c’est bien.
Manon Verbeke (21:12.893)
Oui. Oui. Ok.
Elisabeth Chomeau (21:17.134)
Et voilà, et donc je me suis remise dans cet esprit de travail d’équipe grâce à ça, Mais au départ, vraiment, la jungle, c’était la jungle avec soi-même, vouloir tout faire, d’avoir tellement de choses à faire. J’ai fait un nombre incalculable de mind map avec tout ce qu’il fallait faire dans une entreprise, tous les corps de métier, toutes les branches. Et en fait, une fois que tu te retrouves devant, tu fais… Allez.
Je vais plutôt aller faire une sieste moi, ça m’a fatiguée rien que de regarder cette image.
Manon Verbeke (21:47.458)
Mais c’est fou. Honnêtement, je n’ai jamais rencontré personne qui s’est posé ces questions-là comme toi. Je pense que ça vient aussi de ton regard de salarié dans une agence, parce que de se poser et te dire voilà toutes les casquettes, voilà toutes les choses qu’il faut faire, est-ce que tu n’aurais pas genre un peu…
Elisabeth Chomeau (21:59.755)
Voilà, c’est ça, c’est ça. Il y a au moins 30 métiers à faire, Et on peut pas le faire.
Manon Verbeke (22:04.452)
le syndrome de la bonne élève aussi de vouloir faire porter toutes les casquettes absolument. ok. Non mais c’est bien.
Elisabeth Chomeau (22:08.334)
oui, oui, bah ça c’est tout à fait moi ça.
Ça c’est tout à fait moi. Moi je suis celle qui prend les notes en webinaires, suis celle qui fait les courte rendue, je suis celle qui range, oui oui c’est sûr. Et donc de se dire aussi en indépendant, il y a des limites. T’es tout seul mais tu peux pas être tout seul finalement. Tu peux pas faire tout tout seul. donc il faut s’entourer. On peut pas exercer les 35 métiers qu’il faut dans une entreprise. Et s’entourer ça reste le mieux et le plus efficace.
Manon Verbeke (22:17.906)
Très bien.
Elisabeth Chomeau (22:42.044)
ça permet d’avancer plus vite parce que chaque chose te prend moins de temps, forcément, puisqu’elles sont faites par d’autres personnes. Exactement, ouais, ça c’est sûr.
Manon Verbeke (22:47.608)
Certainement, ça te prend soit du temps, soit de l’argent. C’est certain.
arbitre du coup, je pensais pas que c’était le endroit où on irait dans les discussions, mais tant qu’on y est, allons-y, puisque manifestement le travail de délégation a l’air d’être important, il était important avant dans ta vie, il l’est encore toujours maintenant, et ça me paraissait logique. Comment tu expliques aux auditrices, comment tu fais pour arbitrer entre quelque chose que tu vas garder et faire, point, je te laisse expliquer, et quelque chose que tu vas déléguer, pourquoi tu délègue des choses et pourquoi tu t’en délègue pas d’autres ?
Elisabeth Chomeau (22:56.714)
Elisabeth Chomeau (23:23.434)
Alors déjà…
je suis tombée dans le piège de m’entourer de mes amis freelance d’EA et de déléguer des projets de créas. je me suis retrouvée, comme c’est moi qui pilote Fast Client, je me suis retrouvée à faire la gestion de projet des créas que j’avais donc sous-traités ou délégués. Et à un moment donné, me suis dit, attends, il a un petit problème là. J’ai pas jeté le caillou du bon côté, en fait.
Manon Verbeke (23:37.054)
Mmh… Mmh…
Manon Verbeke (23:54.811)
Ouais. Ok.
Elisabeth Chomeau (23:55.565)
Et donc j’ai fait la bascule en me disant, bon bah maintenant d’abord j’essaye de garder les projets créatifs qui me font le plus plaisir à faire, ce que j’aime faire. Moi je suis plus quand même de la force de mon grand âge du métier du print et de l’édition et tout ça. Donc j’essaye de garder en priorité ces sujets là et de déléguer les sujets créatifs qui me plaisent moins.
Manon Verbeke (24:23.39)
Mm-hmm.
Elisabeth Chomeau (24:23.406)
et ensuite je délègue le plus possible la gestion de projet. La gestion de projet, les relectures, les présentations clients pour présenter les créas et ce genre de choses. Donc je mets force de garder mon coeur de métier en fait.
Manon Verbeke (24:39.262)
Merci.
Elisabeth Chomeau (24:46.158)
principales.
Manon Verbeke (24:47.548)
Donc pour toi, l’erreur, c’est le moment où tu as commencé à déléguer ton cœur de métier. Tu t’es retrouvé à faire de la gestion de projet et à reproduire ton métier d’avant. Et tu trouves que tu es plus aligné quand finalement tu délègue les choses qui t’éloignent de ce que tu as envie de faire au quotidien, donc à savoir de la création. OK, je pense que un bon insight pour… Oui, non, effectivement.
Elisabeth Chomeau (24:52.359)
Exactement, Ouais.
Elisabeth Chomeau (25:03.662)
Exactement. Et qui sont, au départ, pas mes métiers. Effectivement, moi, ne pas chef de projet, au départ, donc c’est plutôt tous ces métiers connexes que j’essaye de déléguer.
Et puis après, y a quand même la notion de budget. C’est à dire qu’on arrive en troisième critère. Le budget, client, comment j’ai réussi à vendre et la marge que j’ai pu faire dessus. J’essaye au maximum de marger sur les prestations que j’achète auprès de mes petits copains freelance. Et si…
Manon Verbeke (25:38.59)
Donc tu prévois dès le moment de la création du devis et de l’offre, tu prévois les postes que tu vas déléguer et le cacher.
Elisabeth Chomeau (25:44.447)
Oui, je sais déjà si je vais le déléguer ou pas. Parce que j’ai aussi tout de suite le planning. Donc au niveau du planning, sur les deux mois qui arrivent, je sais les projets que je vais absolument garder et ceux que je vais potentiellement déléguer, j’essaye de marger directement au niveau du devis pour pouvoir sous-traiter sans problème si besoin.
Manon Verbeke (25:57.022)
Mmh.
Manon Verbeke (26:06.628)
Mais dites-moi, madame, est-ce que vous vous considérez toujours comme freelance, là
Elisabeth Chomeau (26:08.782)
…
ben c’est exactement ce que m’ont dit mes petits copains puisque j’ai créé un petit groupe WhatsApp qui s’appelle NoAgences mais ils sont tous en train de me dire que de toute manière je vais finir par créer une agence alors pour l’instant c’est pas le souhait c’est vraiment pas le souhait parce que je sais pas alors peut-être que si je mets derrière le mot agence tout mon background en fait et c’est pas ce type d’agence que j’ai envie de créer pas du tout pour l’instant on se définit du coup ensemble plus on utilise plus le terme de collectif
Manon Verbeke (26:18.046)
Mh-hm
Manon Verbeke (26:31.422)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (26:41.616)
on travaille ensemble, on se nourrit ensemble et ça a donné des envies à mes collègues donc ça c’est bien de faire pareil, de pouvoir apporter dans le pot chacun des clients et puis se les partager en fait, se les partager au fil des plannings, au fil des expertises de chacun et donc aujourd’hui ça fait trois mois, enfin quatre mois depuis le début de l’année où on fonctionne un peu plus en mode collectif qu’en solo.
Manon Verbeke (26:42.238)
Mmh.
Manon Verbeke (26:59.678)
Mmh. Ça c’est malin.
Elisabeth Chomeau (27:09.166)
et pas encore en agence. Je me vends pas comme une agence.
Manon Verbeke (27:13.51)
En tout cas, qui est certain, c’est que demain, ton objectif, c’est pas de retomber dans un schéma classique d’agence avec une hiérarchie et du salariat, mais peut-être qu’il des formes à réinventer qui vont du collectif à la scope, à d’autres, peut-être d’autres choses. Je comprends bien qu’il a une forme de nouveau travail aussi qui se lit là. Ok, intéressant. Et tu vois, je ne pensais pas qu’on irait là. Je suis hyper contente de découvrir tout ça et je pense que c’est tellement riche pour les auditrices d’entendre toutes ces réalités.
Elisabeth Chomeau (27:21.902)
Exactement.
Elisabeth Chomeau (27:34.478)
…
Manon Verbeke (27:43.007)
aussi de ce que ça t’a permis, parce que je pense qu’il faut être clair sur le fait que c’est aussi 20 ans en agence qui t’ont permis de pouvoir structurer ce genre de choses rapidement tu vois, t’as aussi gagné du temps dans le processus de mise en forme. Bah oui, magnifique. Clairement.
Elisabeth Chomeau (27:54.698)
Oui, c’est sûr, parce que ça s’est fait très vite. Oui, ça s’est fait très vite. Et puis, ce qui est bien aussi, c’est la transparence avec mes clients. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, 90 % de mes clients viennent parce qu’ils me connaissent déjà dans mon autre vie d’agence ou parce qu’ils connaissent quelqu’un qui a travaillé avec moi et qui se porte garant de ma qualité, qui me recommande.
Manon Verbeke (28:11.966)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (28:22.356)
Et c’est très important parce qu’il a quand même des clients qui m’ont dit mais ça fait trois fois que je t’appelle dans le mois, tu me dis toujours oui. Comment tu fais ? Tu dors ou je m’inquiète ? Est-ce que tu dors vraiment au lieu de travailler ? Et donc ça j’ai toujours dit à mes clients quand…
Manon Verbeke (28:30.078)
Mmh mmh mmh
Elisabeth Chomeau (28:42.754)
Pour ça que je n’aime pas trop le terme de sous-traitance, c’est plus travailler en équipe. Je le dis toujours à mes clients quand je monte une équipe, quand je m’adjoints d’autres DA, je leur demande l’autorisation quelque part aussi de dire, voilà, t’es venu pour moi, mais là pour pouvoir m’occuper de tes besoins, pour répondre à ton besoin, il va falloir qu’on soit plusieurs.
Et il y en a aussi certains qui m’ont dit non, je préfère que ce soit que toi qui travaille et du coup quitte à retarder le planning ou revoir le budget pour passer en priorité ou ce genre de choses.
Manon Verbeke (29:23.78)
hyper intéressant. Je pense qu’il a pas mal d’auditrices qui peuvent être dans cette situation là aussi de se dire que…
Elisabeth Chomeau (29:28.12)
Ouais exactement et ça j’ai pas hésité à le dire à mes clients et en fait c’est très bien passé quoi. C’est des discussions qui sont tout à fait normales comme n’importe quelle autre discussion. Et parfois même ça les rassure parce que justement parfois ils se disent j’ai une grosse charge de travail sur un délai très court donc est-ce qu’elle va pas bacler le travail pour pouvoir répondre au délai et le fait de se dire bah non parce qu’en fait on va travailler à trois pour toi
Manon Verbeke (29:36.614)
Hmm… Ok.
Elisabeth Chomeau (29:54.927)
ça a aussi un effet rassurant de se dire bon bah j’aurai la qualité, il y a du monde qui est sur mon sujet quoi.
Manon Verbeke (30:02.687)
Ok, trop malin. Effectivement, transparence et en même temps, offrir des choix alternatifs. Ça me semble être assez malin comme manière de faire. Écoute, on arrive à la fin de cette interview. J’ai quelques dernières questions actionnables un peu pour nos auditrices. Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui est salarié aujourd’hui, qui a peut-être un parcours de vie un peu similaire au tien et qui se pose la question de se lancer en solo.
Elisabeth Chomeau (30:08.002)
Ouais. Exactement.
Manon Verbeke (30:32.127)
Qu’est-ce que tu lui donnerais comme conseil pour sa première année ? Toi qui est passé dans cette jungle, qu’est-ce que tu en ressors et qu’est-ce que tu donnerais comme conseil
Elisabeth Chomeau (30:42.21)
Ouais.
Mon conseil principal c’est vraiment de s’entourer tout de suite.
de ne pas rester tout seul trop longtemps, de définir un peu sa ligne directrice et de tout de suite aller en discuter, recueillir des avis, essayer de rencontrer des personnes qui ont peut-être eu le même parcours, peut-être eu la même démarche, qui ont peut-être déjà évité des pièges et qui pourront donner le bon conseil. c’est vraiment parler de son projet le plus possible, aux plus de gens possibles. Ça, il pas avoir peur. J’ai eu un moment donné aussi la peur de me dire, parce que j’avais trois projets.
Manon Verbeke (30:56.447)
Mm-hmm.
Manon Verbeke (31:07.935)
Mmh.
Elisabeth Chomeau (31:20.784)
sur lequel j’hésitais et de me dire oui mais on va me piquer mon idée si j’en parle trop et en fait pas du tout parce que chaque personne est différente sur un même sujet on va avoir cinq façons de traiter le sujet et d’apporter une offre face au sujet donc vraiment d’en parler le plus possible à plus de gens possibles pour recueillir le plus de conseils et avancer plus vite ça fait avancer plus vite c’est sûr
Manon Verbeke (31:25.951)
Hmm.
Manon Verbeke (31:50.249)
et vous risquerez de rencontrer des amis, des partenaires, des futurs collègues et votre futur collectif et des futurs clients. Trop bien, merci infiniment, Elisabeth. Merci beaucoup.
Elisabeth Chomeau (31:53.519)
Exactement, et des futurs clients.
Elisabeth Chomeau (32:02.09)
Ben merci à toi, c’était vraiment un grand plaisir de reparler de tout ça. Déjà un peu de nostalgie après un an et demi.
Manon Verbeke (32:10.825)
Et déjà, un an et demi, bravo en vrai pour ce un an et demi intense j’ai l’impression, bravo pour cette plongée dans la réalité de ta première année de Franchement, j’espère que vous avez tous pris des notes auditrices, auditeurs, parce qu’il y avait beaucoup de sincérité et pas mal de conseils pratiques aux pratiques dans ce qu’il nous a partagé. Passer de 20 ans en agence à une vie d’indépendant, c’est pas rien et elle a montré que c’est une jungle, mais aussi qu’on peut en sentir plus forte.
Elisabeth Chomeau (32:17.855)
Oui.
Manon Verbeke (32:39.643)
Si tu veux suivre Elisabeth, découvrir son travail, tu peux la retrouver sur LinkedIn Elisabeth Chomaux. Tous les liens sont dans les notes de l’épisode sur manon-verbeke.com. Si cet épisode t’a touché, t’a parlé, tu sais ce qu’il te reste à faire. Abonne-toi au podcast, partage-le à une amie entrepreneur ou une amie qui hésite à se lancer et laisse-nous un avis 5 étoiles. Chaque avis compte pour faire connaître ses parcours inspirants à encore plus d’entrepreneurs créatifs.
On se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Celle qui crée la semaine prochaine. D’ici là, prends soin de toi et n’oublie pas à toi de traverser ta jungle.


