Tu minimises ton activité créative en disant « c’est rien, c’est juste… » ? Tu te demandes si tu peux vraiment entreprendre sans tout plaquer ? Et si le vrai entrepreneuriat n’avait rien à voir avec ce qu’on t’a raconté ?
Aujourd’hui, je reçois Noémie Jelly, fondatrice de You Knit To Learn, une marque d’aiguilles et d’accessoires de tricot. Ancienne chercheuse au CNRS passée par un burn-out, elle a lancé son activité en 2021 comme « soupape » pendant sa reconversion, sans aucune pression financière ni objectif de rentabilité.
Ce que tu vas apprendre dans cet épisode :
- Comment créer une communauté engagée avec des outils low-tech (Google Form + carte collaborative consultée 750 000 fois)
- Pourquoi ne PAS avoir d’urgence financière peut être le meilleur moteur entrepreneurial
- Pourquoi entreprendre à 100% n’est pas fait pour tout le monde (et c’est OK)
Un épisode qui va te déculpabiliser de vouloir les deux : la sécurité d’un salaire ET l’accomplissement créatif d’une activité entrepreneuriale. Parce que non, on n’est pas toutes faites pour être entrepreneures à temps plein.
Liens utiles
- 🎧 Écouter sur Ausha : https://podcast.ausha.co/celles-qui-creent/29-celle-qui-a-cree-une-agence-a-rennes-avec-geraldine-guillaume
- ❤️ Retrouve Géraldine Guillaume :
- Sur Linkedin : linkedin.com/in/geraldine-guillaume/
- Instagram Studio A5 : @studio_a5_rennes
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- 📚 Ressources citées :
- Bootcamp Tribu Indé d’Alexis Minkela → https://www.tribuinde.com/bootcamp?ref=manon-verbeke.com
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Transcription
Manon (00:22.31)
Aujourd’hui, j’accueille Géraldine Guillaume et je suis vraiment ravie de te faire découvrir son approche du design. Géraldine, c’est la fondatrice du studio A5. est directrice artistique. Depuis 14 ans, design des marques qui deviennent des références. Ce qui m’a touchée chez Géraldine, déjà, on est vachement en contact sur LinkedIn, c’est sa conviction profonde que le fond passe avant la forme. Pas si étonnant pour un designer, mais quand même étonnant puisque certains pensent que le design, c’est que du beau.
Mais non, Geraldine, croit fermement que les marques influencent nos modes de consommation et c’est pour ça qu’elle les design avec autant de soins pour qu’elles deviennent des références et nous permettent de consommer. C’est très nul, cette intro, faut vraiment pas que je disais ça. Non, mais en fait, c’est nul, c’est mal écrit. C’est vrai ? Je trouve pas que ça répète un peu trop de trucs.
Géraldine du Studio A5 (00:59.356)
…
Moi je trouve ça pas mal. Ouais ? Ça va, ça va. Dans l’ensemble franchement ça va. Enfin en tout cas t’as bien rien synthétisé ce que je pense du design déjà. Ça c’est cool.
Manon (01:13.731)
la la la la… Attends.
Ok, je retire ça.
Manon (01:22.478)
Désolé Montaert, je recommence ! Aujourd’hui, j’accueille Géraldine Guillaume et je suis vraiment ravie de te faire découvrir son approche du design. Géraldine, c’est la fondatrice du studio A5. Elle est directrice artistique et depuis 14 ans, elle design des marques qui vont devenir, qui deviennent des références. Ce qui m’a tout de suite touchée chez Géraldine, au-delà du fait qu’on est déjà pas mal en contact sur LinkedIn, c’est sa conviction profonde. Le fond passe avant la forme.
Ça semble pas si étonnant pour un designer, mais il en a quand même pas mal qui pensent que le design, ne que à faire du beau. BezRN, elle est très présente sur le terrain. Géraldine nous partage aujourd’hui sa vision engagée du design de marque, son approche qui privilégie le sens et l’impact, son acquisition en local et comment elle accompagne les entreprises à créer des marques qui ont du poids. Installe-toi bien, c’est parti. Désolée, je refais juste la fin.
Basée à Rennes où elle est très présente sur le terrain, Géraldine nous partage aujourd’hui sa vision engagée du design de marque, son approche qui privilégie le sens et l’impact, comment elle a fait un pivot à 30 ans et la construction de son agence de design. Installe-toi bien, c’est parti !
Bonjour Geraldine, ça va ? Ouais, de bon matin, chaudement.
Géraldine du Studio A5 (02:47.992)
T’as qu’à
Géraldine du Studio A5 (02:57.347)
Salut, ça va et toi ?
Ouais, clairement. Moi je suis au sous-sol donc tout va bien, je vous ferai.
Manon (03:05.015)
ben écoute, je suis un peu, un peu, un peu offrée puisque j’ai réaménagé entièrement mes bureaux et c’est maintenant au rez-de-chaussée, ce qui est bien mieux qu’au troisième étage. Bon, Geraldine, Geraldine, il a un chiffre qui m’a marqué quand j’ai lu nos notes de préparation, c’est 30 ans. pas que tu aies 30 ans, ni moi. C’est une autre époque. Mais à 30 ans, tu as fait un pivot qui, pense, peut intéresser nos auditrices.
Géraldine du Studio A5 (03:14.46)
Tu m’étonnes.
Géraldine du Studio A5 (03:25.09)
Non, malheureusement je les ai plus.
Manon (03:34.413)
Qu’est-ce qui s’est passé à tes 30 ans là ? Et bah je sais pas, vas-y prends la parole, raconte-nous un peu.
Géraldine du Studio A5 (03:39.196)
Ouais carrément. Bah en gros, la petite histoire, ces quatre ans, j’ai repris complètement mes études. On a déménagé et j’ai eu un enfant. Voilà. Point. Non. Pas juste ça. En gros, la petite histoire veut que quand j’étais jeune, j’ai toujours voulu designer. Et sauf que ma mère à l’époque me disait mais c’est pas un métier qui rémunère. Évidemment, tu écoutes tes parents. Enfin, en tout cas, t’essayes. Et donc je l’ai écouté. Je suis partie dans la com et le marketing parce que voilà.
Manon (03:49.021)
Rien que ça. Non, mais il y en a, tu vois, ils accumulent.
Manon (04:01.197)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (04:08.687)
que c’était l’endroit où il avait un peu plus de boulot tu vois et surtout plus d’argent certainement, sauf que c’est pas forcément une vraie. Et donc j’ai fait quand même 10 ans dans le marketing, donc j’ai fait mes études en marketing puis ensuite j’ai suivi le parcours classique sauf que tous les deux trois ans je quittais mes employeurs parce que je m’ennuyais en fait, j’avais fait le tour de la question et souvent les employeurs, enfin en tout cas les miens…
Manon (04:18.229)
Oui effectivement oui.
Géraldine du Studio A5 (04:35.931)
me disaient non mais la strata fonctionne donc pourquoi la changer et sauf que la com c’est mouvant en fait et il faut justement analyser ce qui fonctionne ce qui ne fonctionne pas et du coup adapter et sauf que bah ça pour eux c’était pas envisageable et donc moi ça m’a gassé profondément parce que je suis une personne qui aime bien optimiser les choses et donc du coup bah voilà j’ai à un moment donné je disais bon bah on s’en va je quitte le navire je vais chercher ailleurs et donc j’ai
Manon (04:48.749)
Mh-hm.
Géraldine du Studio A5 (05:01.934)
j’ai été dans des boîtes, dans le privé, dans le public, dans l’associatif, j’ai tout essayé vraiment pour essayer de ma place. Et en fait, à chaque fois, le constat c’était au bout de deux ans, j’en ai marre. J’aimais bien l’équipe, j’étais bien dans mon travail, mais l’émission me plaisait de moins en moins, j’avais moins le feu. Et donc du coup, à 30 ans, je dis à mon homme, là je commence à m’ennuyer profondément et j’ai vraiment envie de reprendre mes études.
Manon (05:27.821)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (05:27.995)
me dit ben en fait pourquoi pas, mais il faut avoir un projet derrière quoi, juste reprendre ses études. Et donc entre temps on a quand même déménagé, on habitait à Paris, on est revenu en Bretagne, donc vraiment plus de repères non plus, plus de personnes que tu connais sur place, vraiment tout un noyau à reconstruire. Et puis arriver ici en Bretagne, un premier enfant aussi, donc tout ça dans cette même année, et donc à ce moment-là, j’ai…
Manon (05:53.974)
Dans la même année ? ok, Ouais, il en a qui font la crise de la trentaine quoi. Genre toi, Geraldine. Ok.
Géraldine du Studio A5 (05:58.068)
C’est exactement ça moi ! C’est exactement ça quoi ! Et donc du coup, bah ouais, on se sentait bien en Bretagne et là j’ai dit, bon allez, go, je tente bien une licence pro, tu vois, je retourne à la fac. Et donc, une année de fac pour devenir designer. Donc, première année très… Enfin, début d’année très chaotique parce que du coup…
sur les bancs de la fac avec des enseignants qui sont un perché et qui te demandent des trucs c’est lunaire parce que toi tu viens d’un monde où en fait t’es exécutante entre guillemets et du coup tu as une mission et enfin tu as un objectif et tu dois répondre l’objectif là j’arrive dans un monde où il avait pas forcément d’objectif il juste explore mais moi explorer enfin je sais pas ce que ça voulait dire tu vois et donc en décembre j’ai fait démissionner la licence en mode ouah c’est pas pour moi j’ai fait une erreur
Et gros coup de pied aux fesses de mes profs qui m’ont soutenu et puis de mon homme qui m’a dit attends t’as pris la place de quelqu’un parce que c’était sur recrutement, ouais sur dossier voilà. Donc tu vas jusqu’au bout de la démarche, t’as jusqu’à jouer, tu peux tenir, voilà. Donc du coup je l’ai écouté, j’ai écouté mes profs et là mes profs m’ont dit, prends ça comme une cour de récréation. Et là j’ai eu un truc dans ma tête qui fait chouette, j’ai dit amuse-toi, t’as que 6 mois encore à t’amuser donc vas-y fais-le. Et après c’est ça, c’est ça.
Manon (06:50.733)
Sur le dossier
Manon (07:07.561)
Oui, pire, au pire quoi ? Au pire tu t’amuses.
Géraldine du Studio A5 (07:11.061)
Exactement et donc là gros switch et là je dis allez c’est bon je fais tout pour m’amuser et je fais un projet de fin d’études qui me fait kiffer moi avant tout et donc j’ai fini ma genre de promo et donc là j’ai dit bon bah a priori je suis faite pour le design et donc si j’ai ma promo, enfin si j’ai ma licence bah du coup je crée mon studio et donc là switch fait complet parce que du coup bah tu passes de salarié à entrepreneur on t’apprend pas à entrepreneur donc t’as tout ton réseau à construire voilà
Manon (07:18.861)
Mmh.
Manon (07:35.886)
Oh ouais, oh ouais, oh ouais. Alors pause ! Mesdames, messieurs les auditrices. Pardon, c’est ouf, Géraldine, arrive et elle nous pose tout sous la table. ok. Prenons les choses dans l’ordre. Donc, toi, tu as cette conviction que tu veux faire du design. Ton entourage te dit que c’est pas pour toi.
Géraldine du Studio A5 (07:42.363)
Géraldine du Studio A5 (07:48.933)
C’est ça.
Manon (08:01.837)
Moi, c’est tout l’inverse. moi, c’est une anecdote tout à fait personnelle sur le moment là. C’était l’inverse. C’est à ma mère qu’on a dit que c’était pas un métier, le design. Du coup, quand moi, j’ai dit que je voulais faire du design, ils étaient là genre oui, ma fille. Enfin, et c’est moi, la pragmatique, c’est moi qui étais là genre en fait, je vais pas faire de l’art, les gars. Ça, pas un métier pour moi. Par contre, je vais aller faire du design. Mais si, t’es sûre, tu veux pas faire de l’art ? Non, franchement, merci. J’ai envie de vivre ma vie, j’ai envie de gagner de l’argent.
Donc, il y ce moment où tu sautes et où tu sautes dans l’inconnu. Donc, tu cet inconfort du retour d’étude. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi tu repasses par les études ? Qu’est-ce qui fait que après ces années de… les deux pieds dans le plat, j’imagine à côtoyer des designers aussi, qu’est-ce qui fait que tu te dis que tu repasser par les études ? Est-ce que c’est pour te valider, pour vérifier ?
Géraldine du Studio A5 (08:56.443)
Ben… Ouais, C’est exactement ça. C’est-à-dire qu’en fait, pendant… Quand j’étais salariée, mes employeurs, en fait, à chaque fois, voyaient que j’aimais le design, en fait, que j’avais cette curiosité du design, tu vois, parce que du coup, j’étais charlée de comms et marketing, donc je… Je donnais le bébé à des designers et j’avais la frustration de ne pouvoir le faire moi, et donc à chaque fois, ils le sentaient. Et donc, plus ça allait, plus ils lâchaient un peu et ils me donnaient des choses à faire, tu vois. Mais c’était vraiment pas dans ma mission, en fait. Initialement, j’étais… Je devais m’occuper de la comms et du marketing, mais pas du design, quoi.
Mais en fait, il se rendait bien compte que finalement, je le savais faire, donc il me donnait des petites choses à faire. Et au fur et mesure, ça prenait de plus plus d’ampleur. donc à moment donné, j’ai un employeur qui m’a dit, écoute, ça serait bien que tu te mettes… Enfin, c’est mon ancien employeur que j’avais quitté qui m’a dit, écoute, c’est… Ok, tu pars, je peux comprendre, mais par contre, on a encore besoin que tu designes des affiches, des brochures, enfin voilà, des supports. Je suis salarié dans une autre boîte, quoi. Et donc à ce moment-là, il m’a dit, mais attends, mais il existe une micro-entreprise, je ne connais pas ce statut, qu’est-ce que c’est
Manon (09:53.741)
Mmmh
Géraldine du Studio A5 (09:54.148)
Et donc là il m’a dit bah écoute c’est simplement ça te permet très d’avoir un complément de revenu qui ne pas dégueulasse donc tu pourras garder ton CDI en prévenant quand même ton employeur que t’as un statut micro entreprise à côté. Et puis après bah nous on t’envoie des missions de temps en temps et donc je faisais ça tous les week-ends et le soir et en fait plus ça allait plus ça prenait de la place dans ma vie tu vois et donc j’avais plus du tout de moments pour moi là je dis il se passe un truc et vraiment j’avais plus de kiff tu vois arrivé le soir chez moi pour aller bosser sur des créas.
Manon (10:05.229)
C’est vrai.
Manon (10:21.356)
Ok
Géraldine du Studio A5 (10:21.443)
plutôt que d’aller en mission chez son boulot de cédé, de salarié.
Manon (10:26.763)
Donc à ce moment là, tu as un baromètre du kiff sur OK, j’ai plus envie de rentrer faire mon side project. Ça doit parler à pas mal d’auditrices que de faire mon taf de jour dans mon agence, dans l’agence. OK, très bien. Bon, hyper hyper intéressant. Et donc cette la formation, c’est une recherche de légitimité puisqu’en fait, tu avais déjà. OK.
Géraldine du Studio A5 (10:32.507)
Ouais.
Géraldine du Studio A5 (10:36.155)
Clément. Clément.
Géraldine du Studio A5 (10:49.843)
Ouais. Complètement. C’était quand même… J’avais montré que j’étais capable, mais en fait moi personnellement, je m’étais dit si un jour je veux créer mon outil studio, on ne sait pas, c’était vraiment pas… C’était un peu en tâche de fond, tu c’était un peu un rêve un peu inavouable. Avoir une agence, serait génial. Tu vois, tu avais un peu… Enfin quand j’étais gosse, je rêvais de ça, donc je me suis dit bon pourquoi pas. Et du coup, pour ça, me suis dit il faut un diplôme. C’est idiot, hein. Mais parce qu’en fait, en soi, c’est pas ça qui fait que mes clients viennent me chercher.
Manon (10:54.797)
Mmh.
Manon (11:06.061)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (11:18.073)
Mais du coup j’avais besoin de me rassurer personnellement et de me dire ok c’est bon, j’ai le dipôme, je peux, je valide.
Manon (11:23.917)
Ok, donc c’était pour toi, entre toi et toi-même. Et tant que c’est su, tant que c’est validé, que c’est partagé et ça t’a permis d’aller cocher la case légitimité et de pouvoir continuer et lancer le studio. trop intéressant. Qu’est ce que ce studio? Ok, studio A5. Vas-y, go. Donc à un moment donné, tu dis, go je fume mon studio, je suis diplômée.
Géraldine du Studio A5 (11:27.021)
Exactement.
Manon (11:52.724)
Et j’aimerais parler de deux choses avec toi, de parler de ton acquisition qui se fait majoritairement locale, ce qui n’est pas le cas de toutes les auditrices qui nous écoutent. moi, ça m’intéresse quand même que tu puisses nous parler un peu de comment tu fais cette acquisition. Et puis après, j’aimerais aussi parler de ton studio qui grossit. Je te laisse prendre le bout qui t’intéresse le plus. Et la prise de l’embout point, mais un petit embout point mignon, tu vois qu’on est là, genre…
Géraldine du Studio A5 (12:11.163)
Il a pris le bon point effectivement, comme moi. Oui oui, encore un peu discret. oui, du coup, la petite histoire après la licence, je me lance dans l’entrepreneuriat, je me fais accompagner par CCI, BGE, c’est des organismes qui accompagnent des porteurs de projet. Et pas que d’ailleurs.
Manon (12:22.317)
Mais elle se raconte nous.
Manon (12:37.229)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (12:38.907)
Et donc à ce moment-là, sur Rennes, je connais personne. Vraiment, moi je suis l’orientaise, je pas rénaise, je connais vraiment personne. C’est une grosse ville quand même Rennes. Et là je me dis, bon bah j’ai tout à apprendre parce que l’entrepreneur, je n’y connais rien. Je n’ai pas de réseau. Donc là, en gros, t’es obligé de te bouger. T’as pas le choix. Tu peux pas rester chez toi. Moi j’habite à la campagne, j’habite pas à Rennes. Pas loin, mais j’habite quand pas à Rennes. Et donc du coup, je suis obligée de me bouger. Donc là, je vais à Rennes dans des rendez-vous, dans des réseaux d’entreprises. Là je…
Je frappe à toutes les portes pour juste simplement discuter, échanger avec des entrepreneurs à la base. Et enfin je me rends compte que finalement, échanger avec les gens c’est inné, enfin c’est facile tu vois, j’ai pas de difficulté avec ça et au contraire ça me permet de sortir un peu de ma solitude de graphiste à l’époque, solo à la maison tu vois. Et donc c’est là que je commence en fait à créer des liens. Dis-moi maintenant. Oui enfin solo…
Manon (13:13.302)
Ouais.
Manon (13:31.583)
Ok, solo avec un bébé. Non, non, non, mais j’étais en train de me faire la liste mentale. Effectivement, tu viens de changer de région. Tu es enceinte avec un bébé à ce moment là et tu as la nécessité d’aller faire de l’acquisition sur ce nouveau terrain avec une nouvelle offre. Enfin, j’imagine un peu le truc dans ta tête.
Géraldine du Studio A5 (13:46.524)
Ouais. Ça s’est pas fait tout de suite, je te l’avoue. En fait, quand j’ai eu ma licence, donc Melle, elle avait déjà 6 mois et donc du coup, rapidement elle est partie chez la nourrice. Donc déjà ça, m’a soulagée, tu vois. Et puis au-delà de ça, c’était… Il a fallu après moi sortir un peu de chez moi. Cette partie-là était un peu plus dure parce que quand t’es habituée d’être chez toi, tu es tranquille, t’étais épépouse. Mais en soi, c’était nécessaire.
Manon (14:10.316)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (14:13.307)
Je sentais que si je voulais me faire connaître, tout cas avoir des clients, fallait que je fasse quelque chose. Et les réseaux sociaux c’était bien mais tu vois j’étais sur Instagram, pas beaucoup sur LinkedIn à l’époque donc quand même on parle d’un temps… Il y a déjà 12 ans quasiment donc voilà donc c’est… Ouais ouais ouais c’est ça. C’était 2015 la licence et ouais ouais parce que Maël il né en 2014.
Manon (14:30.116)
Ouais. Quoi, 2014, un truc comme ça ? Je suis nulle en… Oui, OK. Oui, donc effectivement, LinkedIn, c’était encore une CV tech. Instagram, ça boume, mais c’est compliqué de sortir du lot. Et donc toi, tu fais le choix du réseau local et d’aller toquer aux portes. T’as des tops et des flops à nous raconter un peu de ça ? Moi, je sais que les réseaux, toi, t’avais l’air de dire que c’était agréable et c’était naturel.
Géraldine du Studio A5 (14:41.528)
Exactement.
Ouais Ouais Ouais Exactement
Manon (14:59.488)
Moi je sais que c’est plutôt… J’ai l’impression de devoir enfiler une armure de guerrière et de rentrer dans la salle et que si jamais je fais le malheur d’y aller avec quelqu’un, tu vois que je connais, c’est mort.
Géraldine du Studio A5 (15:09.659)
Ouais, ouais, je comprends, je comprends, parce que tu restes avec la personne et du coup, mais oui. L’avantage que j’ai maintenant, c’est que vu que je suis dans ces réseaux-là depuis tellement d’années, du coup maintenant je suis un peu, enfin maintenant je suis aussi vice-présidente de ces réseaux, tu vois, j’ai pris un peu du grade justement parce que j’aime tellement cette proximité avec les entrepreneurs et les porteurs de projet que du coup c’est devenu une famille, donc du coup j’ai plaisir à y aller facilement.
Manon (15:14.188)
Je suis là genre, me laisse pas !
Géraldine du Studio A5 (15:33.442)
à l’époque quand c’était pas le cas, moi ce que j’aimais particulièrement faire c’était écouter les autres en fait, vois, c’était vraiment mon petit truc à moi. Je kiffais d’abord entendre les problématiques des gens pour ensuite venir leur apporter de la matière, vois. En scène communicante, bah du coup je donnais des tips, tu vois, je donnais des petites astuces, Est-ce que t’as testé ça ? Est-ce que ça ce serait pas plus pertinent ? Mais vraiment de manière très très gratuite, tu vois, vraiment il n’y avait pas d’ailleurs pensée derrière. Et sauf qu’en fait…
Manon (15:58.67)
Mmh, désintéressé. Ok.
Géraldine du Studio A5 (16:01.275)
Ouais, complètement, mais de manière très naturelle. donc en fait les gens appréciaient et donc s’intéressaient à l’inverse à moi. Et donc c’était plus facile pour moi après de me présenter, tu vois. C’était… Ok, mais du coup tu parles de ça, donc tu travailles là-dedans, donc j’en ai expliqué. Et du coup on faisait des connexions… Non pas du tout ! Mais du coup c’est ça qui était drôle, c’est qu’en fait je leur disais, j’étais graphiste à l’époque, tu je réduisais parce que vraiment c’était vraiment un truc, un combat. Je voulais plus devenir… enfin plus être marketingueuse, je voulais vraiment être…
Manon (16:14.551)
Tu disais, bah non, je suis designer !
Géraldine du Studio A5 (16:29.249)
graphiste tu vois c’était vraiment le truc je me battais non non je ça c’est de mon ancienne vie et en fait tous mes anciens clients justement enfin les petits nouveaux qui bossaient avec moi me disaient mais en fait t’es plus que graphiste en fait tu fais de la strata aussi et ça on l’a pas chez les autres graphistes en fait et là je suis oui vous avez pas tort et c’est ça qui fait aujourd’hui notre différence quoi
Manon (16:42.521)
oui. Ok, t’as mis du temps à comprendre ça, à accepter ça ?
Géraldine du Studio A5 (16:48.475)
Ouais, ouais, ouais, clairement. Bah je refusais, c’était… Je leur posais des questions vraiment de strat et un peu deep et tout, et à chaque fois ils me disaient, on est en dehors du graphisme là. Et je disais, bah oui, mais c’est essentiel en fait, je peux pas, je peux pas designer quelque chose que je comprends pas. vois, c’est… pour moi c’était une évidence, Mais du coup, c’est mes clients qui m’ont dit, mais en fait ça, ça se rémunère à la base. Ah ! Pas mal !
Manon (17:10.909)
Tout à fait. Oui, madame. OK, donc c’est un peu ce qui fait la force de Studio A5 aujourd’hui. Tu m’écrivais Studio A5, c’est le fond et la forme, c’est la stratégie, puisqu’en fait, du coup, tu peux te reposer, pas sans se reposer sur le salarié, mais tu peux te poser sur ton expérience de stratège en amont de tes expériences, de tes compétences en design.
Et donc, à un moment donné, ton entreprise, tu l’as fait grossir. J’arrête pas de dire grossir. Tu l’as fait grandir. Ouais, vas-y. Et c’est quoi le déclic ? C’est quoi les enjeux ? C’est quoi tout ça
Géraldine du Studio A5 (17:42.349)
Ouais exactement, il a pas si longtemps que ça. Mais c’est ça, je l’ai développé effectivement.
Géraldine du Studio A5 (17:53.276)
Le déclic c’était il a… il y a peut-être 6 ans. fait il y a 6 ans, je voyais que j’aimais ce que je faisais, j’avais des clients, mais toujours j’avais le même palier, le chiffre d’affaires c’était toujours un peu… On était autour des 30-40 000, enfin voilà, j’arrivais pas à le dépasser plus que ça, tu vois. Et à un moment donné je me disais, bon c’est top, mais je commence à m’essouffler un petit peu et à sentir que je suis moins dans l’action, voilà, je m’endors un peu.
qu’est-ce qui ferait que j’ai envie de me bouger un peu plus. Et du coup je me dis tiens je vais bosser la strade du studio, moi-même je vais me remettre en condition. Et à ce moment-là je travaillais la vision. Et là je me dis wow, je bloque mes complets. Mais vraiment j’arrivais pas à me projeter, il y avait un truc qui bloquait. Alors que pour mes clients c’est facile à faire mais pour moi j’y arrivais pas du tout. Et à ce moment-là il a Alexi Minkela de Tribu1D qui pop. Enfin je le suivais déjà sur son podcast et tout. Mais il arrive avec son bootcamp.
Et là je me dis… Enfin il me propose le bootcamp en version bêta test. Et là je me dis go ! J’y vais, j’adore Alexis, j’adore ce qu’il fait. Je fonce, je fais son bootcamp. Et le premier module du bootcamp c’est la vision. Et alors là, des clics total ! Mais total ! C’est-à-dire qu’en fait en une d’après-midi j’ai rédigé ma vision. Et là je fais oh wouah ça y est ! Je sais ce que je veux faire ! Et là ça m’a…
Manon (19:01.773)
Oh ! C’est vrai
Manon (19:12.057)
Et du coup, qui t’a débloqué la pause, c’est quoi ? C’est le contexte de travail, c’est le fait d’attaque d’autres personnes, d’entendre d’autres visions.
Géraldine du Studio A5 (19:16.507)
Ouais je pense… Ouais c’est… En plus je pense que je suis la première à avoir partagé ma vision justement dans le bootcamp. Mais je sais pas, en fait j’ai été guidée par ces questions et du coup… Quand c’était moi qui me les posais à moi-même tu vois, je pense que mes questions étaient biaisées. Alors que là c’est des questions que je ne me serais pas posées forcément et qui étaient encore plus… Enfin qui étaient vraiment très différentes de ce que j’aurais pu poser moi. Et là ça m’a… Là j’ai dit bon c’est bon ça y est ça c’est fait, j’ai fait le bootcamp, je l’ai fait.
Manon (19:27.565)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (19:44.82)
En grande partie pour ça, et ça c’est le premier module et je l’ai déclenché. coup, quand tu une vision qui est posée, tu as un plan d’action qui se dessine. Et c’est là que je me suis dit, dans ma vision des choses, je ne veux plus être seule au studio. Je ne veux pas que le studio dépend de moi. Donc ça c’est un combat que je mène encore, qui n’est pas toujours facile parce que je suis la tête de la boîte.
Mais l’idée c’est que ne plus être solo. J’ai besoin d’être avec des gens, j’adore le collectif, j’adore l’énergie que ça génère, j’adore bosser avec mes clients mais j’adore aussi bosser avec d’autres designers. Et donc là faut que je me crée ma petite équipe. Et donc première étape, c’est que j’ai pris une alternante. Ça s’est pas très bien passé la première année, la première fois, mon premier recrutement. J’ai les pris mais on a dû se séparer rapidement.
Et puis derrière, fait, j’ai dit bon bah en fait gros échec tu vois, je l’ai pris pour moi, je dis merde, j’ai merdé, je suis nulle, je suis pas une bonne manager, c’est mort, je vais plus recruter. Et en fait, Colline est passée par là en DM sur Instagram, tu vois, et elle m’envoie, enfin on échange juste sur Instagram, je lui envoie un message en mode génial ce que tu fais, c’est top, tu étais une étudiante à l’époque en master 1.
Manon (20:57.325)
Mm-hmm.
Géraldine du Studio A5 (20:57.467)
et en direction artistique et là je lui dis simplement bravo continue c’est trop bien et elle me répond tiens ça tombe bien est-ce que je peux t’envoyer mon book parce que je cherche une alternance et là je lui dis cache non je veux pas prendre d’alternance c’est mort j’étais trop déçue quoi trop échaudée et elle demande pourquoi donc moi très transparente je lui explique et elle dit mais est-ce que je peux quand t’envoyer mon book juste pour avoir ton avis ton regard d’experte quoi et je dis bah vas-y envoie je reçois j’étais dans mon sous-sol je m’en souviens à l’époque je t’ai travaillé
Je reçois, j’ouvre le book et là je fais, et merde, je suis dans la merde. Mon homme il me dit qu’est-ce qui t’arrive ? J’ai un book incroyable et puis j’ai un coup de cœur pour la patte graphique de cette personne. Il me dit, fais une vidéo. Je non, elle va croire que j’en recrute, je veux pas, je veux pas recruter. Il me dit, mais écoute, tu lui as dit que tu voulais pas recruter, ça coûte rien. Comme ça, je lui fais un retour d’expérience et tout. Je lui dis bon, ok, je vous propose à quoi une vidéo et du coup ça se passe super bien.
Manon (21:30.007)
ahahahah
Géraldine du Studio A5 (21:53.34)
Et à la fin de la vidéo, je lui dis, écoute, est-ce qu’il y a moyen que j’appelle ton employeur ? Parce qu’en fait, elle quittait son employeur en master 1, parce que lui, il fermait sa boîte. Et donc elle cherchait en fait à renouveler, enfin en tout cas, exactement. Et donc je lui dis, bah écoute, pour verrouiller les choses, est-ce que je peux appeler ton employeur ? Et elle me dit, bah ouais, carrément, avec grand plaisir, tiens, elle coordonnée de Gabrielle. Et donc je l’appelle et je lui pose une question. Je lui dis, qui est Colline ? Et là, je regarde ma feuille et je l’écoute parler pendant 30 minutes.
Manon (22:01.025)
ok, La deuxième année d’alternance. Ok.
Géraldine du Studio A5 (22:19.035)
Et pendant 30 minutes j’ai l’impression qu’il est en train de lire ma feuille. Et je dis bon bah a priori je me suis pas trompée. Colin est bien la personne que j’ai vue et ça a l’air d’être une chouette nana. en fait Colin aujourd’hui est toujours dans l’équipe et elle est en CDI. Et ça va faire trois ans en septembre là je crois.
Manon (22:33.973)
Et ça c’est écrit dans ta vision, ton… Tu vois ce que tu as fait quand tu dis je veux plus être seule, je veux créer, je veux plus que le studio dépend… Donc quand tu dis je veux plus être seule, qu’est que écrit dans ta vision et comment tu fais après pour le mettre en oeuvre ? C’est quoi les étapes tu vois ? Parce que là tu m’as raconté un peu la partie ce que toi t’as vécu. Moi ça m’intéresse aussi de voir stratégiquement comment tu…
Géraldine du Studio A5 (22:36.613)
Ouais.
Manon (23:01.325)
Comment tu fait ça ? Comment tu as mis ça en place pour qu’on en arrive effectivement à Colin. Salut Colin !
Géraldine du Studio A5 (23:06.875)
Ouais carrément, ce qui s’est passé c’est que… Ouais, Colin, exactement. Ce qui s’est passé c’est que dans la vision, effectivement, je m’étais noté que je voulais une équipe où on était 5 personnes, tu vois. Je voulais pas un gros gros studio, je voulais pas 40. Eh ben, tout monde me pose cette question mais je crois que c’est un signe, tu vois. À la base non, mais parce que c’est un format d’impression et du coup que j’affectionne particulièrement, un petit format, tu vois.
Manon (23:20.772)
Genre, est-ce que c’est pour ça que ça s’appelle studio A5 ? C’est drôle non ?
Manon (23:32.493)
Je pense que les auditrices, elles avaient capté la ref au format de papier.
Géraldine du Studio A5 (23:37.371)
C’est ça. Mais potentiellement peut-être qu’on sera 5-1 jour. En tout cas aujourd’hui on est 3, c’est déjà pas mal, mais on grandit tranquillement et sereinement.
Manon (23:44.846)
Ok. Donc vous avez compris, les auditrices, il en a qui cherchent à être embauchés en alternance chez Studio A5. faut faire semblant de ne vouloir être recruté. Envoyer son book. Ok. Donc tu as cette vision qui est posée de dire bon, je ne pas être seule, je veux être environ 5, je ne veux plus être dépendante, je plus que mon business soit dépendante de moi et je vais mettre en place des choses pour y arriver. C’est quoi les premières actions que tu mets en oeuvre du coup quand tu sors de bootcamp ou pendant le bootcamp avec Alexis
Géraldine du Studio A5 (23:53.98)
C’est ça. C’est ça. Ouais.
Géraldine du Studio A5 (24:05.019)
Mmh mmh.
Géraldine du Studio A5 (24:11.781)
Ouais. Bah la première chose c’était quand même de me dire qu’est-ce que je pourrais déléguer en fait parce que jusqu’à maintenant j’étais toute seule, je faisais tout et j’aime tout faire. Le seul problème c’est que je suis hyper… voilà j’adore ça, suis… peut-être multi, j’en sais rien mais en tout cas j’adore ça. Et c’est… ouais je pense. Et en fait le problème c’est que mes clients viennent me chercher pour ma pâte graphique tu vois c’était… bah en fait quand on choisit un graphiste on choisit aussi… enfin pour la personne que c’est…
Manon (24:26.221)
On est très pareils, Géraldine, toi et moi.
Géraldine du Studio A5 (24:41.339)
mais aussi pour la pâte graphique. Et donc moi je me suis dit que quand je vais prendre quelqu’un, si je prends quelqu’un sur la pâte e-prod, il faut que j’arrive à lui transmettre ma pâte. Mais fait transmettre une pâte, c’est pas possible. Et c’est pour ça que quand Colin est arrivé avec son book, me dis que ça me plaît tellement parce que ça me ressemble. C’est le style du studio A5. Alors elle ne s’est atteint à elle, mais je voyais qu’elle pouvait s’inscrire dans ce qu’on faisait au studio. Et du coup, c’était ce truc-là qui était hyper important.
Donc dans un premier temps, qu’est-ce que je pouvais déléguer ? Après oui c’était la prod, parce qu’en fait je me rendais compte que j’aimais pas être exécutante, vois, moi je préfère être la tête pensante même si du coup maintenant Coine a pris encore d’autres dimensions, mais j’aime bien être tu sais un peu le cœur du réacteur et puis après je laisse le bébé, débrouillez-vous, développez si vous voulez, Et donc c’est là dessus que j’attendais quelqu’un en alternance.
Manon (25:13.453)
Mhm. D’accord.
Manon (25:23.693)
Heuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheuheu
Manon (25:31.597)
Ok.
Manon (25:35.501)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (25:35.644)
Et donc c’est comme ça que ça s’est fait tranquillement. Et au fur et mesure, voyais que Colin était de plus en plus à l’aise justement sur la partie réflexion, la partie créat. Et donc moi je me suis détachée tranquillement de ça tout en ayant toujours ce regard de DA pour valider les intentions et vérifier que ce soit toujours cohérent avec le client et ainsi de suite. Donc du coup première intention, savoir ce que je pouvais déléguer. Une fois que j’avais trouvé ce que je pouvais déléguer, recruter.
Donc en alternance, j’ai pris une première personne. Comme je le dis, ça s’est pas très bien passé. donc après, je me suis fait avoir par le book de Colline. Et puis, plus ça allait, plus je lui laissais de la place parce que je voyais qu’elle était à l’aise. Et du coup, moi, ça m’allait bien parce que quand t’entreprends et que tu as une petite équipe, faut aller chercher encore plus de clients. Et donc, du coup, tu as de moins en moins de temps pour produire. Donc à un moment donné, il faut savoir fait trouver le juste équilibre. Colline était…
très bien sur la production. je suis très à l’aise sur la partie commerciale communicante et au fur et on prend chacune de nos classes et ça fonctionne comme ça.
Manon (26:42.284)
Et si on s’arrête deux secondes sur la partie recrutement, est-ce que tu avais posé des… Je ne pas si je peux appeler ça comme ça, genre des critères de recrutement avant de recruter cette première personne. Et quel est l’apprentissage ? vois comment tu as… Tu dis que tu as appelé l’employeur, c’est un des trucs que j’ai noté et que les auditrices pourront noter si… En fait, je me dis, je suis une auditrice qui t’écoute. Je suis comme toi, indéé dans mon secteur créatif. Et je me dis, le studio, c’est quelque chose qui me plairait bien, le côté agence.
Mais du coup, j’ai peur aussi du recrutement, j’ai peur de déléguer. Qu’est que je peux apprendre de toi Géraldine ? Qu’est ce que tu as appris au final ? Et transmet moi ton jeu d’erreur et ton jeu d’apprentissage, s’il te plaît.
Géraldine du Studio A5 (27:21.883)
qui est très drôle c’est que tu vois justement j’ai quand même recruté quand même 4 personnes en l’espace de 4 ans. Donc 4 personnes. La première personne ça s’est mal passé, au bout d’une semaine je me suis vite rendu compte que ça ne pas fonctionner. Et par contre ça a été très très douloureux. Pour trouver la solution, je me suis dit non mais je viens de la recruter, je ne peux pas lui dire stop en une semaine, c’est impossible, c’est inenvisageable. Je suis humaine, j’ai pas envie lui faire du mal, donc il faut que je trouve une solution. C’est moi qui fonctionne pas bien et du coup il que je lui donne plus de bons feedback.
Manon (27:25.772)
Mmh mmh.
Géraldine du Studio A5 (27:51.9)
Du coup, j’ai appelé des ennemis entrepreneurs qui se travaillaient dans les ressources humaines. J’aurais dit qu’est-ce que je fais pas bien ? Grâce au bootcamp justement, il y avait des personnes dans les ressources humaines qui m’ont beaucoup aidé. Du coup, j’ai essayé de mettre en place des choses. Et en fait, à partir du moment où je me suis rendu compte que même en mettant en place ces choses-là, ne fonctionnait toujours pas, j’ai dit bon, il faut que j’arrête. Pendant le premier mois, je dormais plus. Je te jure, j’étais stressée d’aller au boulot, j’y allais hors culons. Parce je me disais, mon Dieu, ça marche, ça marche pas quoi. Et donc du coup, là, dis bon, stop, on arrête.
Donc ça, premier truc. Après vraiment, j’avais plus du tout envie, j’avais trop d’inquiétude, tu vois, sur le fait de faire mal à quelqu’un en prenant un mauvais recrutement. Quand j’ai pris Collin, du coup, je te dis la première chose que j’ai mis en place, c’est que j’ai appelé l’employeur pour vérifier en fait ce que moi j’avais compris d’elle, tu vois. Et moi ce que j’aime bien pendant les recrutements, c’est de poser des questions un peu atypiques, tu vois, pour vraiment cerner la personnalité. Parce qu’en quelqu’un qui design, qui produit,
Manon (28:37.229)
Mm-hmm.
Géraldine du Studio A5 (28:50.683)
Je pense que tout le en est capable au bout d’un moment grâce aux écoles. On quand même des outils qui nous permettent de faire des choses incroyables. Par contre, savoir-être, ça on ne l’apprend pas. du coup, moi c’était hyper important. Si je ne sens pas bien avec les personnes avec qui je collabore, du coup je ne pas aller vers elles et inversement. Je vais me fermer. Donc du coup c’était important que la personne soit vraiment… que j’arrive à identifier qui était cette personne-là. Et donc du coup c’est vraiment des questions deep que je pose en entretien.
Typiquement, Colline, je lui dis, dans 10 ans, tu te trouveras où ? Et du coup, quand t’es étudiant, quand t’as 21 ans, que t’entends ça, tu dis, mais qu’est-ce qu’elle me pose comme question, tu vois ? C’est un peu… Donc Colline, elle s’est pas démontée, tu Elle m’a dit, écoute, moi, je pense que je veux devenir salariée dans un premier temps pour me faire mes armes, puis peut-être un jour créer mon propre studio, tu vois ? Et donc j’ai trouvé ça génial parce que moi, c’est, en tant qu’entrepreneur, me dire que peut-être à moment donné, je vais donner envie à quelqu’un de le devenir aussi, bah c’est juste génial, tu vois Je me dis, OK, c’est cool.
Manon (29:22.797)
Mmh, ok.
Géraldine du Studio A5 (29:47.45)
C’est un peu une réussite, vois, je suis contente. On arrive à transmettre le bébé. Et infinie, peut-être un jour, on ne pas, si je ne veux plus de studio, peut-être que… reprendre le relais. C’est un petit appel. Et puis ensuite, et ensuite, alternance. Ensuite, j’ai pris une autre personne. Du coup, l’année d’après, quand j’ai signé le CD avec Collin, j’ai pris quelqu’un en alternance en me disant, écoute, ça se passe bien.
Manon (29:50.399)
Ok. Ok.
Manon (29:58.997)
Elle pourrait reprendre les rennes. Yes. OK, intéressant. Hyper intéressant.
Manon (30:09.964)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (30:14.829)
On va continuer comme ça, je forme et puis ensuite je les embauche en CDI si c’est possible. Donc j’ai pris une autre personne et là on est restés quasiment deux mois et demi ensemble. Mais on voyait qu’en fait ça fonctionnait pas. En fait avec Colin on est assez, on a un sacré duo. On est très complémentaires toutes les deux, on se comprend très facilement sans forcément se parler. Sauf qu’avoir une troisième personne qui arrive dans l’équipe, c’est pas évident de lui laisser sa place tu vois. Donc du coup au début je trouvais qu’elle était très introvertie par rapport à nous. Colin est une personne introvertie de base, moi beaucoup moins.
Mais du coup, voyais que Cadet ne trouvait pas sa place, donc je me dis, je vais me reculer, je vais me retirer un petit peu de ce trio et je vais être un peu plus absente, vois, je vais peut-être attendre rendez-vous clientèle un peu plus souvent le midi, comme ça les filles elles discutent ensemble, histoire de leur laisser un peu de place et sachant qu’elles aient à peu près le même âge. Et en fait, à ce moment-là, j’ai senti que ça matchait pas entre elles non plus. Et donc, du coup, je me suis dit, si ça matche pas entre elles et que ça ne matche pas avec moi non plus, il a un problème, tu vois.
Manon (30:57.228)
Hmm
Géraldine du Studio A5 (31:11.717)
Et donc du coup, à chaque fois je donnais des choses à faire, ça ne fonctionnait pas non plus. Donc là, je dis bon, il y a encore un souci. Et là, encore une fois, j’avais appris de mes erreurs du passé en faisant un recrutement où je les vus en présentiel. Enfin voilà, on a beaucoup discuté, j’ai beaucoup observé sa façon d’être. Mais pour autant, tu vois, ce n’était quand même pas un bon recrutement. Donc là, j’ai encore appris de mes erreurs parce qu’après, j’ai pris l’U1 en alternance l’année d’après. J’ai attendu encore un an.
l’année d’après, donc là Luan est avec nous depuis le mois d’octobre je crois. Et ça se passe super bien et Luan par contre j’ai été hyper intransigeante sur le recrutement. C’est à qu’en fait j’ai fait une vidéo, est venue en Arène, parce qu’elle n’habite pas à Arène, elle est venue à Arène pour nous voir, pour nous rencontrer et je demandé un exercice. Et ça c’est quelque chose que je voulais surtout pas faire, je voulais pas demander un exercice. enfin à avoir discuté avec d’autres ils m’ont dit mais en fait c’est la seule façon dont…
Manon (31:42.316)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (32:03.451)
pouvoir valider en fait vraiment si elle est capable de présenter son travail, si elle est à l’aise aussi devant vous, si elle ne démonte pas. en fait ça te permet d’avoir plein plein d’infos. Au delà de la technique, ça te permet de savoir vraiment si la personne est en capacité, si elle arrive à surmonter aussi ses peurs, si elle est à l’aise à l’oral. Enfin il y a quand beaucoup de choses qui sont importantes dans notre milieu. Et donc c’est ce que j’ai fait avec Louane. À la fin quand je lui annoncé que c’était ok, je lui dit excuse-moi tu as fait faire tout ça mais c’était nécessaire et elle le sait tu vois et c’est ok.
Franchement maintenant on a un bon petit trio à la trouver sa place et c’est parfait.
Manon (32:36.972)
Du coup, dans ces questions de recrutement, y a la question des tests techniques, du savoir-être. Il y a aussi la question du feeling avec l’équipe et du coup, tu mis en place des choses pour venir évaluer l’ensemble de ces éléments-là et limiter les erreurs de casting. Je t’avoue, ça m’impressionne un peu parce que moi, j’ai jamais recruté. Pardon, si, j’ai déjà recruté, mais je suis beaucoup plus instinctif que toi. C’est-à-dire que le recrutement salarié que j’ai fait, ça a été tout le temps au genre wow.
Je veux voir cette personne, son book est incroyable, ses idées sont incroyables. Let’s go ! L’entretien, je me dis putain, en fait, j’ai trop envie de travailler tous les jours avec cette personne. Et du coup, c’était signé direct. Et pour les trucs un peu moins engageants, genre les stagiaires en général, moi, la seule chose, je partage ça aussi pour que les auditrices puissent avoir deux sons de cloche. Moi, les stagiaires, c’est très… Je ne regarde même pas le book, en fait.
Géraldine du Studio A5 (33:16.219)
Ouais.
Géraldine du Studio A5 (33:32.901)
Oui, oui.
Manon (33:33.77)
parce que je vois, j’estime qu’ils viennent apprendre. Donc en fait, tout ce que je regarde, c’est le savoir-être. C’est le savoir-être et l’envie d’apprendre, la capacité à te remettre en question, la curiosité.
Géraldine du Studio A5 (33:37.627)
Je d’accord.
Géraldine du Studio A5 (33:43.981)
La curiosité un petit peu, Exactement.
Manon (33:47.912)
Ouais, la curiosité, tu vois, c’est en entretien, moi, c’est peu près la seule chose que j’ai valu. La curiosité et l’envie de découvrir plus sur le milieu professionnel d’indépendants solo, le format que moi, peux proposer parce qu’en fait, tu vois, si c’est quelqu’un qui a besoin d’énormément de cadres et qui n’est pas très intéressé par la vie entrepreneuriale, franchement, fais pas ton stage avec moi. Ça va te saouler.
Géraldine du Studio A5 (34:07.707)
C’est clair, on est d’accord. Mais c’est ça en fait, c’est pas évident pour les étudiants justement de se mettre avec des indépendants parce que du coup les indépendants ils font beaucoup beaucoup de choses et puis en fait leur journée ne ressemble pas à des journées classiques entre guillemets qu’on peut avoir dans des grosses entreprises tu on n’a pas des missions enfin sauf certains mais enfin moi je sais que mes journées ne ressemblent jamais rien de ce qu’il y avait dans la to do list du départ quoi tu vois. Et c’est ok j’adore ça donc il faut suivre quoi tu vois c’est un peu le…
Manon (34:29.12)
Non mais clairement.
Géraldine du Studio A5 (34:36.089)
Mais oui, la curiosité, je suis d’accord, c’est hyper, hyper, hyper important et ça quand on fait un recrutement, tu le sais quand tu demandes enfin à la personne si elle a des questions. Si elle des questions, je te réponds non, j’en ai pas.
c’est dommage. vois, c’est… Moi c’est un peu… C’est pas un red flag mais j’ai dit bah mince quand c’est… Enfin là t’avais l’opportunité de… Justement de t’intéresser à l’autre et tu vois c’est… trouve ça important.
Manon (34:50.7)
Mmh mmh mmh.
Manon (35:01.206)
Oui, je suis bien d’accord. Pour terminer, j’aimerais qu’on parle rapidement de… Si ça te va, comment tu… Recommençons cette question. Je me demande dans quelle mesure tu ressens de la solitude ou pas dans ton… Aujourd’hui, parce que tu me disais en tout début d’interview que quand tu as démarré en solo…
tu te sentais, il avait une forme de solitude qui fait que tu allais chercher du contact et que as créé des réseaux, enfin que tu as créé des réseaux, tu as créé du lien dans des réseaux et tu t’es intégré dans tes réseaux. C’est vrai ? Tu sors pour un autre podcast. Aujourd’hui, tu as une équipe. Mais ça amène une autre forme de solitude, c’est la solitude du dirigeant. Est-ce que tu la vis ? Comment tu la vis
Géraldine du Studio A5 (35:36.453)
Ouais. J’ai aussi créé des réseaux aussi à côté, mais… C’est ça.
Géraldine du Studio A5 (35:53.916)
Ouais, je l’ai… je l’avis alors que par période. Quand tu sais, tu as un peu la tension, alors… Je vais te raconter une anecdote de 2024, donc il a pas si longtemps que ça. Fin 2024, décembre 2024, KO. Du coup, je suis en train de dire stop à ma troisième personne en alternance. Grosse fatigue, je m’en étais pas du tout rendue compte. Grosse année en fait où on avait beaucoup bossé et tout. Décembre, plus rien.
Plus de clients, plus… Tout est à la reste, c’est-à-dire que tous les contacts… Enfin, n’y a plus un qui… Les gens disent non, on recule en projet, enfin on verra l’année prochaine, nanana… On a fini tous les dossiers, on n’a plus rien. Sauf que Quinn vient de passer en CDI en septembre, je dis au revoir à Adele, moi je suis fatiguée mais je ne m’en rends pas compte, du coup vraiment là je suis en panique. Et à ce moment-là, moi mon effet c’est souvent de me mettre un peu dans ma bulle, tu vois, genre je suis nuître, genre je ne pas bien, mais je m’en rends pas forcément compte.
Je sens que je suis tendue, je stressée, je fatiguée. Et donc quand c’est comme ça, tous ceux qui me connaissent, s’ils n’ont pas de nouvelles de moi, ils savent que je vais pas bien. C’est un truc… du coup, c’est parce que à force de côtoyer des entrepreneurs, on se connaît, on sait comment on fonctionne. donc j’ai des amis qui m’appellent quand c’est comme ça. Ça fait longtemps qu’on t’a pas vu, ni sur le réseau, ni en présentiel. T’es bizarre, c’est discrète. Qu’est-ce qui se passe ?
Manon (37:02.603)
Ok.
Géraldine du Studio A5 (37:18.747)
Donc ça c’est plutôt chouette mais quand c’est comme ça, souvent, enfin, j’ai pas envie de parler donc du coup c’est compliqué tu vois. Et donc mon réflexe c’était de dire à mes équipes en fait là je vais pas bien et ça va pas au niveau business. Là on est dans le chaos, il a un truc qui se passe je sais pas, je comprends pas, je suis paralysée. Vu que je suis fatiguée, j’ai pas envie de prospecter, j’ai pas envie de voir du monde, du coup tu vois, forcément ça a rejailli sur la boîte.
Et donc moi mon effet c’était de le dire à Collin, de dire attention Collin là, décembre c’est une catastrophe, si en janvier on a rien, bah on va devoir arrêter CDI quoi. Elle part en vacances en décembre avec ça dans l’idée, dans la tête. Ouf, ouais comme tu dis, ouf ! Sauf que moi je m’en étais pas rendu compte parce que je me suis dit bah en fait je suis tellement transparente et j’ai besoin de dire en fait à mon équipe que ça va mal, que… enfin en fait j’ai besoin de le dire. C’est à quand je vais pas bien à ce moment là j’ai besoin de le sortir pour que… Help ! vois ? Trouver une solution, aidez-moi quoi.
Manon (37:56.045)
Ouf. Ouais.
Manon (38:12.3)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (38:13.787)
Et donc, Quinn entend, elle écoute, mais je ne me rends pas compte que c’est quand même dur pour elle. Tu as entendu lui dire peut-être qu’on s’est dit, va sauter, enfin on est en décembre, c’est pas ouf. Et donc moi, décembre à ce moment-là, j’ai la famille qui débarque chez moi, donc je décide de ne allumer mon ordi de toutes les vacances. Je dis c’est mort, mon téléphone pareil, je ne touche pas, je ne bosse pas. J’ai besoin de souffler, de faire un break. Je reviens en janvier, hyper combative en mode…
Manon (38:24.428)
Mmh-hmm.
Manon (38:37.58)
Mmh.
Géraldine du Studio A5 (38:41.243)
tu n’as plus qu’un mois pour trouver du business, si rien ne sort, t’auras tout donné et tu n’auras pas de regret entre guillemets, c’est que c’était le moment d’arrêter quoi, c’est tout. Et vraiment, c’était un switch dans ma tête, vois. Et là, à moment-là, mon réflexe, c’était d’appeler tous mes anciens clients. Je les ai tous appelés, ça tombait bien, c’était les vœux, donc parfait. Je les ai tous appelés en mode, d’abord, je te souhaite le meilleur, est-ce que tu du boulot
Manon (38:51.986)
Hmm, ok.
Manon (39:00.012)
Ahahah
Géraldine du Studio A5 (39:05.915)
Clairement, j’ai été hyper transparente aussi avec eux. J’ai dit ça va pas, on n’a plus rien, on est à l’arrêt. Est-ce que tu as des petites missions ? Et là, à ce moment là, bah oui, les clients nous ont confié des missions et c’est reparti, tu vois. Et du coup, j’ai repris l’énergie, j’étais moins fatiguée, je suis partie prospecter. Donc tout ça pour dire, pour répondre à ta question de la solitude de l’entrepreneur. Oui, moi, je la sens quand il y a des moments de tension, mais j’ai appris à ne pas trop le transmettre à mes équipes maintenant. Tu vois, je suis un peu plus discrète, j’essaye de…
parce qu’elles sont jeunes, parce qu’elles ont pas signé pour ça non plus, vois. C’est pas… Exactement. Mais même si, tu vois, elles apprécient aussi que je sois aussi transparente, que je leur partage les chiffres, que je leur explique où on en est, je sais que c’est quelque chose qu’elles apprécient profondément parce que du coup, je considère que peut-être plus tard ça sera aussi des entrepreneurs et qu’elles ont aussi besoin de connaître le business, comment ça fonctionne. Et enfin, c’est qu’une plus-value pour elles. Après, c’est un mois simplement…
Manon (39:37.792)
Oui c’est ça, elles les ont signées pour être salariés effectivement euh… Ok.
Géraldine du Studio A5 (40:00.78)
de les rassurer à certains endroits et parfois de me taire aussi pour éviter de leur faire trop d’inquiétude quoi.
Manon (40:05.42)
Hyper intéressant. belle nuance. Parfait. Bon, Geraldine, c’était riche. C’était très riche. Si tu devais laisser, si tu devais quitter cet enregistrement en laissant une note, un conseil à une entrepreneuse qui aurait l’ambition comme toi de devenir transformée sa vie d’indépendante en studio.
Qu’est-ce que tu lui dirais ?
Géraldine du Studio A5 (40:37.051)
C’est une bonne question. C’est super dur comme question. Qu’est-ce que je lui dirais ? Je crois qu’avec le recul, parce que j’ai eu les pétoches quand même. Parce qu’en fait avant d’embaucher, j’ai quand même changé de statut, j’étais en micro, je passe dans un SRL. Déjà ça, c’était une grosse appréhension pour moi. me suis dit mon Dieu, comment ça va se passer ? Je vais avoir un comptable, vraiment des trucs. Donc je pense que ça serait croire en toi en fait. Vas-y, ose.
En fait c’est ce que je dis tout le temps, mais c’est une phrase qu’ils entendent tout temps. Si tu oses pas, y’a personne qui le fera pour toi. Donc vas-y fais-le. Et au pire. Et au pire. Vraiment et au pire. Il se passe quoi tu vois ? Tu fermes et puis tu changes quoi. On n’a pas qu’une seule vie, on en a plein tu vois. Non mais c’est vrai.
Manon (41:10.151)
Regardez ça.
Manon (41:21.92)
Ouais, ouais, non, si on peut continuer à faire des phrases comme ça, change, bouge, t’es pas un arbre. Ouais, non, mais c’est bien. Et au pire. OK, eh ben écoute, laissons nos auditrices avec ça. Et au pire, il se passe quoi ?
Géraldine du Studio A5 (41:27.898)
Géraldine du Studio A5 (41:35.447)
Non mais c’est c’est osé en fait, c’est sors-sors vraiment, enfin, fais-le quoi, go ! C’est faux-faux, en fait c’est si tu crois en un truc et que tu sens que t’en as vraiment envie, fais-le, sincèrement. Sinon tu vas avoir des regrets, sincèrement.
Manon (41:49.74)
Pas de regret. Géraldine, merci beaucoup. Ouais.
Géraldine du Studio A5 (41:52.292)
Moi j’ai qu’un seul flippe, c’est évidemment qu’on se casse la gueule et que je sois obligée de dire stop aux filles, ça c’est vraiment mon angoisse la plus profonde mais après tout elles ont aussi d’autres vies derrière avant de pas rester toutes leurs vieilles au Et moi je vous assure dans quelques années le studio ne m’appartiendra plus, peut-être qu’il sera revendu, peut-être que je l’aurai fermé, que je serai autre chose, je ne sais pas.
Manon (42:19.008)
Heu…
Géraldine du Studio A5 (42:19.065)
Donc en fait, on vit notre vie aujourd’hui et si t’as un rêve, ben accomplis-le, quoi, n’attends pas.


