Comment t’imposer dans un secteur qui ne croit pas au marketing ? Ewa Crétois a joué à pile ou face entre le vin et le fromage. Le vin a gagné. Aujourd’hui, elle est LA référence marketing pour les acteurs du vin, spiritueux et sans alcool.
Fondatrice de l’agence Com & Cru, Ewa a construit sa légitimité dans un milieu fermé, traditionnel et masculin. Sans réseau. Sans piston. Avec une stratégie de contenu acharnée : 5-6 posts LinkedIn par semaine pendant 1,5 an avant de signer ses premiers clients.
Dans cet épisode, tu vas apprendre :
- Comment construire sa légitimité dans un secteur qui ne te donne pas ta place ?
- Pourquoi cibler les consommateurs de vin sur LinkedIn plutôt que les vignerons directement ?
- Comment accepter les cycles de conversion ultra-longs (certains clients signent après 2 ans) ?
- Quel écosystème de contenu mettre en place : LinkedIn + Newsletter + Podcast ?
- Comment doser son authenticité pour servir son positionnement ?
- Pourquoi accepter une mission pro bono à 5000€ quand tes missions sont à minimum 20 000€ ?
Une conversation cash sur la stratégie de contenu, les cycles longs et l’art de contrôler son image sans se lisser.
Liens utiles
- 🎧 Écouter sur Ausha : https://podcast.ausha.co/celles-qui-creent/19-celle-qui-a-choisi-le-vin-et-construit-sa-legitimite-avec-ewa-cretois-2
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Transcription
speaker-1 (00:08.878)
Salut Eva, comment tu vas ?
speaker-0 (00:11.054)
Salut Manon, ça va super et toi ?
speaker-1 (00:13.258)
Ça va bien Eva, est-ce que tu peux te présenter s’il plaît avec tes mots et nous raconter vite fait qui
speaker-0 (00:19.63)
Bien sûr, m’appelle Eva Crétois, suis la fondatrice de Comme Ecru, est une agence branding et communication spécialisée en vin spiritueux et sans alcool.
speaker-1 (00:30.616)
Ok, le marketing de la boisson. Aujourd’hui, on va parler un peu de comment tu as réussi à créer ta propre légitimité à l’intérieur de ce secteur qui n’est pas un des plus modernes en termes de marketing. Je peux dire ça comme ça sans enver ces personnes ?
speaker-0 (00:32.681)
Exactement. Et…
speaker-0 (00:47.422)
Non je pense que tu peux dire ça comme ça et si ça les vexe c’est pas grave, c’est entre eux et eux-mêmes.
speaker-1 (00:52.945)
Ok, raconte-nous un peu le parcours. Raconte-nous comment t’es arrivé là. Pourquoi la boisson ? Quand on dit la boisson, j’ai l’impression que c’est genre un problème avec la boisson. Pourquoi la boisson et comment t’as fait pour t’imposer dans ce secteur alors que t’étais nobody ?
speaker-0 (01:09.838)
Ouais, absolument, très bonne question. Alors je vais te répondre à cette question en deux parties parce que pourquoi la boisson ? Bonne question, étant donné qu’à la base j’étais censée devenir professeure d’anglais, donc rien à voir avec la choucroute. Ce qui s’est passé, c’est qu’en fin de Master 1, mes parents m’ont pris entre quatre yeux et ils m’ont dit bon, tu veux faire quoi de ta vie ? Parce que là, au bout d’un moment, ça va pas le faire. Et il y avait deux choses que j’aimais beaucoup à l’époque, très cliché, attention, mais c’est réel, le vin et le fromage. Et j’ai tiré à pile ou face pour savoir si je partais dans le vin ou le fromage.
Et donc la pièce a décidé. Et je suis partie dans le vin. vraiment, c’est une vraie histoire. C’est une vraie histoire.
C’est un peu ça tu vois. Génial. Donc voilà, j’avais déjà joué mon orientation à savoir si je partais en L ou ES à la pièce comme ça. je suis partie en ES. donc bref. malade. Je me suis dit, bon c’est pas grave. En soit, est-ce que je le regretterai dans deux ans ? Je sais pas.
C’est des questions que tu te poses pas trop. Toujours est-il que j’ai trouvé une école de commerce spécialisée dans le vin et les spiritus à Montpellier. J’ai candidaté, j’ai passé les entretiens, j’ai passé le concours d’entrée, j’ai été prise. Le concours d’entrée, calmons-nous, c’est un examen d’entrée. Pardon, c’était pas un concours, un examen d’entrée. Toujours plus. Un examen. Il faut doser non plus, c’est pas médecine.
Et suite à ça, j’ai fait une année de… Alors j’ai fait une année et pas une année, je vais t’expliquer. C’est-à-dire qu’on avait trois mois de cours, mais très très intensifs. Et après, je partais en stage pendant six mois. Mais avant de rentrer dans cette école, je me suis dit, ouais, je vais me retrouver avec eux des filles et des fils d’eux, donc il absolument que je prenne les devants. Et j’ai décidé de partir faire un stage en domaine avant même de rentrer dans la formation.
speaker-0 (02:59.47)
Et donc je suis partie en stage dans un domaine viticole dans le Minervois pendant deux ans. Ensuite, j’ai fait ma rentrée. Après, j’ai fait un stage de fin d’études. Et bref, bon an mal an, j’ai continué dans le 20 jusqu’en 2020 où en 2020, je quitte mon emploi. J’étais responsable communication chez un caviste parisien et je quitte cet emploi parce que je me sens pas en phase avec la direction. Je trouve que le management…
Il est même plus au Silex, il est avant l’âge de Pierre. Et je me dis pourquoi pas… À l’époque, je me dis pas pourquoi pas lancer mon entreprise, je me dis pourquoi pas me barrer dans un premier temps pour sauver ma santé mentale. Et comme la RH à l’époque ne pas me laisser partir rapidement, je dois attendre pendant huit mois d’obtenir ma rupture conventionnelle.
Je me mets à mon compte. Ouais, c’est très long. C’est très long, sachant que quand t’es déjà au bout du rouleau, c’est très, long. Je me mets à mon compte et en fait, je commence à écrire des textes pour des agences. C’est à dire que je me levais le matin vers 4h30. J’écrivais de 5h à 8h du mat. À 9h30, j’arrivais au travail. Ensuite, de 9h à 18h30, 19h, je faisais mon taf. Et après, j’animais des dégustations jusqu’à minuit 1h du matin pour des grands groupes.
Pour des grands groupes. faisais tout ça dans l’espoir de gagner plus d’argent. ben figure toi que pas beaucoup, mais le Covid est arrivé et je pense que c’est vraiment le Covid qui m’a sauvé parce que j’ai fait ça donc de octobre 2019 au confinement. Mi-mars. Oui mi-mars. Voilà donc quand même ça fait ça fait long.
speaker-1 (04:43.886)
Mais
speaker-0 (04:51.254)
Et je pense que le Covid m’a littéralement sauvée parce que sans quoi je crois que j’aurais terminé sur les rotules. J’ai déjà terminé sur les rotules, j’étais bien sur les rotules mais bref, je m’en rendais pas compte du tout. Le but c’était vraiment faire plus de mailles. Le but c’était essayer de gagner un peu plus d’argent puisque je gagnais 1600 euros dans mon boulot corporate et à Paris clairement c’était pas grand chose. Au bout de trois ans on m’avait bien signifié que l’évolution ne serait pas au rendez-vous.
Donc je me suis dit, OK, comment je fais en fait pour gagner plus ? Dans ce cas là, je vais travailler plus, dans un autre secteur. Et à la suite du Covid, j’ai passé plusieurs entretiens d’embauche, dont un entretien qui s’était super bien passé. J’ai passé quatre entretiens pour cette même boîte. C’est un grand domaine en Bourgogne. Et au bout du quatrième entretien, plus rien, silence radio. Alors que j’avais eu un entretien avec le Big Boss et je relance mes contacts en interne une fois, deux fois, trois fois. en fait, un mois, deux mois, c’est cool.
Au bout de moi on revient vers moi en disant bah finalement le poste il est plus à pourvoir, ciao bisous. Et sur le coup, étant donné qu’en plus on est dans une période compliquée, je veux dire il a le Covid, il y a beaucoup d’instabilité, y a beaucoup… Moralement c’était compliqué cette période là. Je me retrouve mais totalement dévastée parce que j’avais beaucoup misé sur ce recrutement pour retrouver un job parce que je me sentais pas du tout de me lancer à mon compte. Et là je me dis ok donc maintenant je vais faire en sorte que chaque non…
qu’on me dise ça soit une nouvelle opportunité et donc qu’est que j’ai fait ? Ben là je me suis dit ok, ben je me mets à mon compte et basta. Ça a été le déclic du coup. Exactement le déclic et en juin 2020 je me suis mise à mon compte.
speaker-1 (06:29.038)
Donc ça, t’a… Donc au final, t’as quand même construit de la légitimité, même, allé volontairement construire de la légitimité. Le fait d’aller faire un stage, les deux mains, les deux pieds dans un domaine viticole, t’as quand donné un peu de bouteille, si on peut dire ça. On fait des petites blagues. À quoi ça ressemble ? C’est quoi ta stratégie de démarrage de business ? Est-ce que tu en avais une ? Est-ce que tu t’y vas ?
à l’instinct et comment tu fais en sorte d’être entendu par des gens qui clairement ne mettent pas un pied sur LinkedIn ? Parce que t’es sur LinkedIn ça je peux déjà le dire, spoil. Comment t’as fait ?
speaker-0 (07:11.278)
C’est une très très bonne question. C’est une très bonne question. là encore une fois, je vais te faire une réponse en plusieurs temps parce qu’il y tout une chronologie. en fait, c’est pas facile du tout. C’est pas facile du tout d’attirer une cible qui, de prime abord, n’est pas sur LinkedIn. Alors ça, c’est ce qu’on m’a longtemps dit, ce que j’ai longtemps cru. Mais en fait, c’est pas la réalité. Donc il savoir que quand je pars de mon…
speaker-1 (07:13.038)
Merci.
speaker-0 (07:36.142)
de mon job et que je me mets à mon compte. dans un premier temps, je vais écrire des textes SEO pour des couches pour bébé. Voilà. Très rémunérateur, la couche pour bébé à 0,05 centimes du mot. J’ai braqué la banque. C’était à l’époque où Tchadja Petit n’existait pas. Donc vraiment tous les mots, une époque qui me semble… J’ai l’impression d’être un dinosaure. Comment on faisait avant ?
speaker-1 (08:03.086)
C’est quand la première fois que tu te dis mais comment on faisait pour aller d’un point A à un point B quand on n’avait pas de GPS ? C’était fou ! Donc là t’avais un dictionnaire et t’avais genre tes mots.
speaker-0 (08:08.264)
GPS, et ben on avait une caméra. C’était fini non mais oui.
Dictionnaire des synonymes ! Dictionnaire des synonymes ! oui ! Non mais bref, on avait ce genre de truc, on calculait avec des bouliers, enfin bref.
speaker-1 (08:27.918)
Je renommais mon podcast par les vieux de la vieille ou un truc comme ça parce que dans les deux derniers épisodes aussi, on s’est fait des réflexions sur à quoi ressemblait… Comment avait tellement changé le travail. c’est ça, en cinq ans, enfin, c’est fou. Et encore, cinq ans, je suis gentille.
speaker-0 (08:42.2)
Ouais t’es gentil, merci c’est gentil. Donc non dans un premier temps j’ai pas commencé à travailler dans le vin, je pense que j’ai eu besoin de faire une pause et quand j’ai voulu revenir au vin là ça a été super compliqué parce que je ne connaissais absolument pas le monde du vin côté entrepreneur, c’est à dire que moi jusqu’à présent j’avais travaillé en domaine, j’ai travaillé pour la région sud de France et j’ai travaillé après en caviste mais je n’ai jamais été seule.
face à un vigneron pour lui proposer mes services. Et en fait, je crois que de 2021 à 2022, ce que je proposais ne convenait absolument pas au vigneron, mais vraiment pas. C’est à dire que je venais leur parler de stratégie, eux ils n’en avaient rien à foutre de la stratégie. qu’ils veulent, c’est de l’opérationnel. Eux, ils ont besoin de quelqu’un qui va leur prendre la charge de travail. Enfin, un truc qu’ils aiment pas faire pour passer plus de temps avec leur famille, par exemple. Et moi, j’avais pas du tout identifié ça.
Et en fait, que je me suis dit, c’est que pour identifier le point de douleur de ma cible, plutôt que d’essayer de décrire des textes fades sans saveur ni odeur auprès de cavistes en ligne, parce que ça aussi, a eu beaucoup de demandes. Enfin, j’ai eu pas mal de demandes en ce sens. C’était vraiment pas gratifiant et c’était vraiment à chaque fois on te demande ton prix homo. Moi, j’étais en prix homo. parfois, c’était même moins bien payé que les couches. Donc, bon, non, merci. Bref, c’est moins bien payé que les couches.
speaker-1 (10:05.416)
Clairement, ça veut tout dire.
speaker-0 (10:06.702)
Non, ça veut tout dire quoi, tu vois. Et en fait, ce que j’ai fait, c’est que j’ai proposé à un vigneron qui avait été gelé dans le sud-ouest, dans la région de Madeiran. Je lui ai proposé de l’aider dans sa stratégie, gratuitement, en mode pro bono, pour voir pendant un an, pour voir quels étaient, pour comprendre quels étaient ses freins, quels étaient ses besoins, quels étaient ses douleurs. Et en fait, à partir de là, je me suis surtout dit que moi qui voulais travailler vraiment avec des artisans vignerons, sur des petites exploitations.
ceux qui travaillent vraiment le terroir avec ferveur, ben en fait je faisais totalement fausse parce que même si j’adore ces vignerons, ben en fait ce ne sont pas eux qui ont besoin de moi. Donc j’ai vraiment retravaillé mon positionnement et dans un second temps, ce que j’ai fait, c’est que j’ai commencé à créer du contenu autour du vin sur LinkedIn et faut se souvenir vraiment qu’en 2021-2022 sur LinkedIn, il y avait mes personnes qui parlaient de vin sur LinkedIn. Je vais même aller plus loin, quand j’ai commencé à parler de vin, tout monde était là en mode mais pourquoi tu fais ça, ça sert à rien, les viticulteurs sont pas sur LinkedIn.
n’avaient pas tort. Mais moi ce qui m’intéressait c’était surtout avoir l’attention du consommateur pour que les vignerons se disent, en fait il y a peut-être un truc à faire sur LinkedIn. Et c’est comme ça en fait au bout de un an, un an et demi à publier cinq à six fois par semaine, j’ai vraiment pu installer ma légitimité. Aujourd’hui ma ligne a vraiment changé et je suis beaucoup plus identifiée en tant que
en tant que référence marketing vin spiritueux. Mais avant, je créais foncièrement du contenu à destination des consommateurs afin de vulgariser le monde du vin sur LinkedIn. Parce que je trouvais pas mon compte sur Instagram. Tu te souviens ? Et c’était vraiment différent de ce que je fais maintenant. Et je te dirais qu’au bout de 6-7 mois, j’ai commencé à en récolter les premiers fruits.
speaker-1 (11:51.758)
Je me rappelle même d’un poste très spécifique où tu expliquais comment renvoyer une bouteille de vin, comment savoir si c’était bouchonné ou pas et finalement comment renvoyer une bouteille parce que c’est quand même finalement une compétence. Si tu sais pas, tu sais pas. Tu as l’air comme un con. Et ce poste là m’avait marqué. Donc c’était effectivement du contenu pédago de vulgarisation du vin et du monde du vin à destination des consommateurs. Et donc six mois après,
speaker-0 (11:57.614)
Tu vois ?
speaker-1 (12:20.226)
t’envoies à code, tu commences à avoir les fruits et là tu peux commencer à bouger légèrement ta structure de contenu et ton écosystème de contenu pour aller créer d’autres choses.
speaker-0 (12:29.288)
Exactement. que j’ai fait dans un premier temps, c’est déjà au bout de six mois de création de contenu, je suis contactée par mon ancienne école de commerce qui me demande de faire des interventions en communication et marketing digital. Donc déjà, ça c’est chouette. Ça veut dire que ce que je fais, c’est pas mal, j’en ame dans le bon sens. T’es vu ?
speaker-1 (12:49.678)
Tu deviens
speaker-0 (12:52.19)
En fait c’est des preuves. Exactement. Parce qu’à l’époque, encore une fois, faire un post sur le vin du Jura et cumuler près de 300 likes, ça n’existe pas dans le du vin. Ça n’existe pas. Sur LinkedIn qui est un réseau professionnel. Le monde du vin a tellement cloisonné qu’on ne s’est jamais dit, mais en fait, y a peut-être du business à aller chercher sur LinkedIn. Et donc ce qui commence à se passer, c’est que je suis contactée par des vignons pour piloter leur stratégie LinkedIn. Et là, c’est vrai que j’ai une certaine légitimité.
puisque ça fait déjà un certain temps que je publie matin, midi, soir limite, j’exagère, mais 5 à 6 fois par semaine pendant presque un an. Donc les gars, sont là en disant, ouais, donc moi, ce qu’elle fait, je veux la même chose. Et surtout, c’était l’occasion surtout de prouver à mon client cible que je sais de quoi je parle. Parce que ça, les gens, c’était la semaine dernière, tu j’étais dans un call, dans un rendez-vous avec un futur client qui me disait, c’est rare.
les personnes qui ont une si bonne compréhension du vin et des spiritueux et du marketing.
speaker-1 (13:56.526)
C’est à dire que double expertise que tu as pu démontrer. Et donc n’es pas n’importe quelle agence de marketing qui vient faire coucou. Pour coup, tu de la bouteille. Moi de l’expression Eva.
speaker-0 (14:07.118)
T’as la bouteille mais ouais mais ça fonctionne. Au delà d’avoir de la bouteille, j’ai surtout une vraie connaissance du secteur. J’ai fait des études en ce sens, j’ai travaillé en domaine, j’ai travaillé en caviste. Aujourd’hui, je ne pas dire que je maîtrise toute la filière parce que bien évidemment, je peux encore m’améliorer. Mais globalement, j’ai une bonne vision d’ensemble de la filière et de ses opérateurs.
speaker-1 (14:31.278)
Ouais. Donc ça, c’est un avantage concurrentiel parce qu’il est vrai que la candeur sur certains métiers est pertinente. Des fois, d’être dans la posture de je ne sais pas, donc je te pose des questions candides. Donc ça peut venir ouvrir d’autres réflexions. Ça marche. Mais là, toi, tu prends un autre angle. Tu prends l’angle de la super expertise et c’est aussi quelque chose qui vient créer une confiance quasi instantanée puisque je suis à peu près certaine qu’on ne prendrait pas autant sérieux et que tu ne signerais pas autant.
Parce que là, là tu signes la pelle, non ?
speaker-0 (15:02.382)
Oui. À l’appel, peut-être pas, mais oui, oui, je signe. Mais c’est beaucoup plus facile maintenant qu’il a deux ans. Ouais, au moins, au moins. bien sûr, mais bien sûr, tu la vois pas. Je suis dans un château. Non, mais tu vois, aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile de convertir. Pourquoi? Parce que ça fait déjà trois ans que je me casse le bol sur ce positionnement. Mais ce positionnement, n’a pas été facile. C’est à dire qu’il y a plein de sujets. J’en parlais la semaine dernière avec une Anna avec qui je travaille. Il y a plein de sujets.
sur lesquels j’ai pas pris la parole parce que ça ne servait pas à mon positionnement. C’est-à-dire que moi j’ai une vision très très héroïste entre guillemets de ma communication. C’est-à-dire ça doit me rapporter quelque chose. Ça doit asseoir… Par exemple, les guerres, tout ce qui est la guerre en Ukraine, j’ai pas… Tu vois, ça c’est un truc sur lequel je n’ai pas parlé, mais j’ai refusé un contrat.
Parce que le prospé c’était… Il était russe et c’était un oligarque. Et j’ai refusé ce contrat trois jours après le début de la guerre en Ukraine. Enfin de l’invasion de la Russie, pardon… Mais c’est hyper… L’invasion l’Ukraine par la Russie.
speaker-1 (16:14.654)
Ok, tu dis il y a des sujets dans lesquels tu vas pas venir communiquer, même si c’est fait partie de tes valeurs parce que…
speaker-0 (16:22.126)
Y a du tout.
Absolument. Absolument. En fait, il y a des trucs, il a des parties, je contrôle et ça, c’est quelque chose qu’il faut vraiment dire aux gens que je contrôle mon image, je contrôle aussi la perception que les gens ont de moi. Là, peut être un petit peu moins parce qu’on est en direct et c’est le but aussi de l’échange, tu vois, d’offrir une autre vision de la personne. Mais c’est réel. Sur LinkedIn, on contrôle la perception qu’ont les gens de nous. Par exemple, je te donner une autre idée, un autre exemple, La dernière, il y a un an et demi, on a accompagné un domaine à Saint-Emilion qui avait 5000 euros de budget.
Ils avaient 5000€ de budget et pas un centime de plus. On les a accompagnés. On les a accompagnés parce que moi je trouvais que c’était… 1. La mission elle était super intéressante, c’était challengeant sachant que aujourd’hui nos missions elles sont à minimum 20 000€. On a fait un effort entre guillemets. Je voulais vraiment aider cette propriété. Aujourd’hui ça va beaucoup mieux mais je vais pas m’en servir dans ma communication parce que c’est quelque chose que j’ai fait avec le cœur tu vois. Et au bout d’un moment tu n’as pas besoin de tout dire.
speaker-1 (17:23.224)
Ouais, non, mais je vois complètement. Et de la même manière, qu’est que ça viendrait t’apporter à part part du post storytelling de type tu…
speaker-0 (17:23.726)
Tu vois ce que je veux dire ?
speaker-0 (17:34.166)
Ils sont trop gentils ! Voilà, c’est ça, je vois pas.
speaker-1 (17:37.294)
J’allais te demander justement ton rapport à l’image dans le vin, parce que le vin c’est quand même un secteur hyper codifié, plutôt masculin, plutôt traditionnel, qui sortent et en train de changer. On en parlait un petit peu en off. Comment tu fais pour savoir ce que tu peux dire, ce que tu veux dire, quelle part de ta personnalité tu mets toi et où est-ce que tu poses tes limites pour pas effrayer les gens, si je peux dire ça comme ça ? vois, ta limite de l’authenticité de toi. Comment tu la…
speaker-0 (18:06.328)
Alors, déjà c’est vrai que, auparavant je te disais que je maîtrise l’image que je veux bien envoyer de moi, mais attention, je crois vraiment pas qu’on puisse ne pas mélanger le pro et le perso. On apporte toujours de soi dans le pro et de soi dans le perso, enfin bref vice versa quoi. Donc quand bien même il y a certains aspects de ma personnalité que j’essaie de gommer, par exemple je suis quelqu’un de très impulsif. Je suis beaucoup moins impulsive
slash sangin sur LinkedIn que je le suis dans la vraie vie et tant mieux tu vois, mais parce que c’est pas le but ! Il y a aussi des sujets sur lesquels je ne pas position parce qu’en fait je suis je m’estime pas être une experte, j’ai mes opinions mais je préfère en débattre autour d’une table d’un bon verre au resto.
speaker-1 (18:41.376)
C’est pas
speaker-0 (18:58.732)
plutôt que d’être crucifié sur la place publique. Attention, j’ai pas de populaire opinionne super bordeur. Non, après, tu vois, j’avais fait un sujet l’année dernière sur les violences sexuelles faites aux femmes dans le monde du vin. Et ça, c’est un sujet, par exemple, que j’ai fait et que je continuerai à faire parce que dans mon ancien boulot…
Clairement il y eu des dérives sur plusieurs salariés, c’est quelque chose que j’ai vu, c’est quelque chose que j’ai moi-même vécu. Donc ça, je ne veux absolument pas le passer sous silence, c’est une réalité aussi du secteur, mais je veux dire c’est même une réalité quand tu es une femme. Ok, je ne vais pas te faire pleurer dans les chaumières, mais ça, ça ne me dérange absolument pas de m’engager, de pointer du doigt à certains agissements, parce que ça, c’est pas ok en fait. Et je veux aussi
que les gens soient conscients que travailler avec moi c’est aussi travailler avec quelqu’un qui saura les recadrer. à dire il y a certains trucs que j’accepterai pas. Tu vois ?
speaker-1 (20:01.39)
C’est un combat que tu veux afficher et que tu n’as pas envie de Mais que je n’ai pas peur. Tu n’as peur d’acheter parce qu’il est suffisamment important pour toi. Il a des combats, des choses qu’on ne fait pas parce que ça ne nous appartient pas. Et celui-là, pour le coup, tu veux le garder libre. Absolument. Et ça aide aussi à repousser certaines clientèles, j’imagine.
speaker-0 (20:17.592)
Absolument, C’est comme tu vois, y avait, c’était il a deux ans, j’avais fait un poste sur la sobriété en disant que dans le monde du vin et dans le monde de la boisson, et je parle de la boisson alcoolisée, c’est pas rare d’avoir un problème d’addiction. Ce qu’on appelle l’alcoolisme mondain, c’est réel. Bon, je me suis fait mais crucifié sur la place publique pour avoir dit ça alors que bon nombre de commerciaux qui travaillent soit dans les vins, soit dans les spirituels ont un réel problème d’addiction. Et c’est totalement passé sous silence, banalisé.
Aujourd’hui, c’est beaucoup plus mainstream de parler de ça. Il y a deux ans, vraiment, c’était pas évident. Il a deux ans, je travaillais déjà avec des acteurs du sans alcool, alors que personne ne respectait le sans alcool. Donc ça, tu vois, ça, c’était… Ça, c’est quelque chose dont je suis fière. Il y a eu un vrai switch, mais j’ai vu vraiment le début du switch. Au début, je m’étais…
Je le mettais un petit peu plus timidement, mais je suis très fière de travailler avec des acteurs du sans alcool parce qu’en fait, pour moi, ça se range au rang des boissons apéritives. Et puis quand même, je me verrai. Enfin, j’ai aucun problème de main à travailler avec une marque, je ne pas moi, de chicoré, de café, de thé, de bubble tea. Ça ne me dérange pas parce que c’est aussi une partie de ma personnalité à savoir être super curieuse, vouloir explorer ce que la boisson dit de nous, de nos sociétés.
ce que les cérémoniales autour des boissons représentent aussi. Tu vois ? Il a vraiment un côté très sociologique dans mon amour de la boisson. C’est pour ça que quand tu disais boisson, je fais toujours la chose en me présentant vin spirituel sans alcool et t’as dit boisson. Mais oui, aujourd’hui, c’est vraiment la boisson qui me plaît. Quand je vais dans des pays étrangers, c’est la boisson et la bouffe qui m’intéressent le plus. La première chose que je fais, c’est aller dans un supermarché pour voir qu’est qui se vend, pour regarder les packaging.
speaker-1 (22:04.99)
Mais de fou, tu vois, je fais la même chose et je suis designer. C’est un truc et j’achète des choses au supermarché parce qu’ils sont beaux, évidemment.
speaker-0 (22:14.574)
Mais bien sûr, mais bien sûr, mais bien sûr. Donc tu vois, il a tout ça qui rentre en ligne de compte. Aujourd’hui, je pense que je m’excuse beaucoup moins d’être un peu éclectique. C’est à dire que les gens qui nous contactent aujourd’hui à l’agence, ils recherchent aussi ce côté, ce côté un petit peu pas what the fuck ni déjanté, mais ce côté qui n’a pas peur d’aller regarder ce que font, par exemple, les cosmétiques.
qui n’a pas peur de regarder ce que font les boissons enrichies avec des champignons adaptogènes, du collagène… Parce que ça fait du bien de s’ouvrir les chakras. Pour autant, mon premier amour ça reste et ça demeure le vin. Mais je suis aussi consciente que le vin a besoin de se renouveler.
speaker-1 (22:58.766)
ouvrir un peu les yeux. Eh bien écoute, ça fait déjà une bonne vingtaine de minutes qu’on parle. Pour continuer la discussion, est-ce que tu peux nous raconter, donc là on a entendu ton démarrage, comment tu fait en sorte d’être vu, d’être crédible. Et c’est quoi actuellement ton mix média, ton mix d’acquisition ? On sait qu’il a LinkedIn, il a quoi d’autre ? Comment tu te sers de tes différents outils à la dispo ?
speaker-0 (23:00.302)
Exactement.
speaker-0 (23:27.086)
Ok, alors effectivement, y a LinkedIn que j’utilise régulièrement depuis 2022-2023. J’ai lancé un podcast en 2023 qui s’appelle Commeécru, comme l’agence, comme ça il a un écosystème et c’est ça aussi la force. Et en même temps, c’est la force, c’est une faiblesse d’avoir nommé tout l’écosystème Commeécru. Mais c’est que je voulais vraiment faire de Commeécru une agence, mais aussi une marque média. avant même de lancer l’agence, j’ai lancé une newsletter en mars.
En mars 2023 je crois. En octobre 2023, j’ai lancé le podcast. J’ai Instagram depuis l’été 2023, mais qui lui sert plus à partager des coulisses, quelque chose vraiment un peu de feel good. Il n’y a pas de vraie stratégie d’acquisition pour l’instant sur Instagram. Il y a des demandes qui tombent, mais c’est très sporadique.
Je dirais qu’aujourd’hui mon tunnel, mon acquisition principale se fait, décompose en trois pôles donc LinkedIn, le podcast et la newsletter. La newsletter c’est du cycle très très long pour te donner une idée. Là je viens de rentrer trois clients à l’agence qui reçoivent la newsletter depuis le lancement.
speaker-1 (24:44.654)
Donc ça fait plus de temps.
speaker-0 (24:45.656)
On est sur des cycles de conversion maintenant pour que je te dise vraiment parce qu’il me semble même que c’est plus long que ça. Je sais pas si c’était pas 2022.
speaker-1 (24:55.406)
les auditeurs, Eva, c’est une grosse maboule des chiffres. adore ça. Donc attends, newsletter, du coup, c’est du contenu. C’est quoi comme type de contenu ? Dis-nous un peu.
speaker-0 (25:04.638)
Alors la newsletter, je sais pas tu vois, j’aimerais peut-être qu’on te posait la question toi, tu la perçois
speaker-1 (25:15.97)
Oui, je la lis et je dirais que c’est une newsletter d’analyse et de positionnement. C’est une sorte d’outil au service du marketing des acteurs des boissons. Parce que tu alternes entre des sujets d’analyse, de tendance ou d’histoire d’une marque et en même temps des choses très liées à l’actualité comme là sur la préparation des opérations de Noël.
speaker-0 (25:44.558)
Absolument. Le but c’est vraiment de… Moi ma mission avec Commeécru, c’est de prouver au monde du vin des spirituels, monde de l’écocième boisson, de redonner en fait au marketing et à la communication leur lettre de noblesse et de montrer qu’on peut communiquer, qu’on peut faire des actions marketing en attendant quelque chose de ces actions. Tu vois qu’il a des retombées. Pas du tout. Exactement. D’ailleurs ça rend fou tous mes clients.
speaker-1 (26:05.623)
parler pour parler.
speaker-0 (26:11.214)
Mais quand on travaille leur personal branding et qu’ils arrivent en disant « ouais j’ai eu cette idée », je suis là en disant « non ». Non parce que ça ne… Non parce que ça Je commence en disant « non ». Je les remercie quand même pour l’idée, je suis pas non plus un monstre. Mais je leur dis « non parce que ça ne sert pas le positionnement qu’on est en train de mettre en place. Donc non. Non en fait. Oui.
speaker-1 (26:31.89)
Non parce que c’est pas aligné. Oui, tu l’as vu ailleurs. Exactement. Oui, ça marche chez quelqu’un d’autre, mais non, ça n’est pas aligné avec ton positionnement et ce que tu es en train de vouloir faire avec ta marque.
speaker-0 (26:40.424)
Exactement. Et encore une fois, je vais reprendre l’exemple développé au préalable, à savoir mon exemple. Il y a plein de sujets sur lesquels j’ai pas pris position, mais parce qu’en fait, ça ne sert pas à mon positionnement. Moi, à la base, je déteste la communication. Je déteste communiquer. Si je pouvais ne pas communiquer, mais pour vivre heureux, vivons cachés. Je communique parce que sans ça, j’ai fait de ma communication un levier d’acquisition. C’est tout.
speaker-1 (27:05.366)
D’ailleurs, tu disais je ne crois pas au mélange pro-perceau, mais s’il y a des choses que tu fais passer dans ta communication pro, à savoir ta personnalité forte, un peu sanguine, un peu cash, néanmoins tu la mesures quand même et tu ne pas de fameux storytelling où tu racontes ta life.
speaker-0 (27:26.732)
Mais alors par contre je crois vraiment au fait qu’on mélange le pro et le perso mais je sais aussi doser c’est à dire dans tous les cas quand tu écris tu es vachement plus en contrôle que à l’oral. C’est un fait. Il y a certains story telling, on a tous des histoires pour faire pleurer dans les chaumières, quel est le but ? En fait je suis dans un secteur très masculin, je peux pas me positionner en tant que victime. Déjà c’est ça.
speaker-1 (27:51.63)
…
speaker-0 (27:52.462)
Non mais c’est déjà, déjà on va commencer par là. Et même profil, secteur masculin ou pas, pour moi ça ne m’intéresse pas. suis déjà, je… C’est pas mon caractère. Et tu vois, c’est drôle parce que je te dirais que 99 % de mes clients sont des clients et pas des clientes. Ça ne sert pas à mon positionnement. Donc non. Si ça, s’il y avait un intérêt, pourquoi pas. Et encore, je ne me reconnais pas du tout dans ce genre de poste.
speaker-1 (28:09.064)
sert pas à ton positionnement.
speaker-0 (28:21.006)
Pas du tout la perception que j’ai envie de travailler. Comment t’expliques à ton client ? En fait, tu vas me payer 50 000 euros et dans 24 heures, tu vas me voir pleurer sur LinkedIn. Mais ça va pas bien la tête ? Non, mais tu te rends compte ? Enfin, le gay ?
speaker-1 (28:32.622)
Non mais je comprends ce que tu dis. y a un truc de… Je sais pas si c’est un truc de pudeur ou de placement, mais il a quelque chose… De placement de ton positionnement, mais il quelque chose. Je me pas à certains moments, l’expertise agence, le positionnement agence…
speaker-0 (28:42.126)
Ah bien sûr, bien sûr
speaker-0 (28:50.42)
Bien sûr. Mais même avant ça, vois, je ne vois pas l’intérêt. Je ne pas pourquoi ça intéresserait les gens que je partage ma skincare routine, tu vois. Alors que j’adore la skincare. j’adore ça.
speaker-1 (29:03.694)
T’as pas du temps photos de ton chien pour parler du mignon dans la communication. Il y a quand même des enjeux tu vois.
speaker-0 (29:09.56)
Oui oui, absolument. Mais quand c’est ce que j’appelle l’art de raccrocher les wagons, à partir du moment où c’est pas putaclic, où c’est cohérent et où ça sert à un positionnement, why not ? Sinon, non.
speaker-1 (29:22.894)
C’est un poste pour dire que ton chien il avait le poil doux ou je sais pas quelle aventure qui lui est arrivée chez le vétérinaire.
speaker-0 (29:29.228)
Non, non, pas du tout. pas du tout, pas du tout. D’autres le font. Un petit coup d’eau.
speaker-1 (29:32.512)
D’autres le font bien !
speaker-1 (29:39.192)
Alors, pour terminer cet épisode, suis tellement sérieuse, comment ça se fait qu’on n’est pas parti en cacahuètes ? On a été tellement sérieuses, messieurs dames. Je trouve aussi très, très, impressionnant. Eva, tu me disais que tu t’estimais ne pas faire partie des créatives. Dénonce, raconte.
speaker-0 (29:49.582)
Je pas, mais je suis assez impressionnée.
speaker-0 (30:01.346)
Pour moi quelqu’un qui est un créatif, c’est quelque chose qui fait quelque chose de ses mains. C’est un menuisier, c’est un peintre, c’est un architecte, c’est…
speaker-1 (30:10.638)
Moi je…
speaker-0 (30:14.03)
Non mais l’architecte, moi pour avoir vu mes potes en archi faire des maquettes avec la pince à épiler là, je te garantis que ça en jette. Moi les Lego, je m’en fous. Tu vois ce que veux dire, je suis pas du tout créative. Ce que j’aime bien, c’est j’aime bien peindre. Je me suis acheté un bouquin de coloriage à la peinture et sinon je peins sur des toiles. enfin, c’est anecdotique. J’aime bien vite fait la poterie. Mais tu je suis pas quelqu’un de créatif. Par contre, j’ai des idées. Oui, ça, j’ai des idées. Mais mes idées, souvent elles sont dans ma tête. Tu vois ce que je veux dire ?
speaker-1 (30:43.854)
Oui certainement, tout à fait. ? Donc tu as des idées dans ta tête. Ok, très bien, très très bien. Oui, oui, ça arrive. Et tu les vois, les idées, elles te parlent.
speaker-0 (30:55.326)
Oui, par exemple, peux vraiment me créer un film tout seul dans ma tête. C’est-à-dire que là, tu me donnes le nom de personnage, mais je peux te faire une histoire. ça, il n’y a pas de souci. Mais pour moi, ça, n’est pas de la créativité, c’est juste de l’imagination. Pour moi, j’ai beaucoup plus d’imagination que de créativité. Tu vois ce que je veux dire ?
speaker-1 (31:14.094)
Et bien c’est quoi ? C’est quoi la suite demain pour Commeécru ?
speaker-0 (31:19.392)
C’est une bonne question. J’aimerais… la suite pour Comécru, sera, j’espère, un déploiement en Europe. Voilà, avec des marques… Des marques au Royaume-Uni notamment.
speaker-1 (31:32.77)
te souhaite ça. Merci pour cet épisode.
speaker-0 (31:34.869)
Merci beaucoup Manon.


