17 · Celle qui crée avec ses clientes · avec Marion Girard-Ruiz

Tu crées une superbe identité visuelle pour ta cliente. Six mois plus tard, elle l’a tellement déformée que tu ne la reconnais plus. Ça t’est déjà arrivé ?

Marion Girard-Ruiz, brand et web designer depuis 15 ans, a choisi une autre voie : ne plus créer POUR ses clientes, mais créer AVEC elles. Sa mission ? Leur apprendre à pêcher leurs propres poissons.

Dans cet épisode, tu vas découvrir :

  • Comment passer d’un modèle 100% prestation à un mix formation/prestation (objectif 50/50) ?
  • Pourquoi former tes clientes ne cannibalisera jamais ton business de prestation ?
  • Comment adapter tes outils créatifs à la réalité de tes clientes (spoiler : Canva > Illustrator) ?
  • Pourquoi « le beau est indissociable du stratégique » (et comment l’appliquer concrètement) ?
  • L’importance de la pédagogie dans chaque projet créatif, même en prestation ?
  • Comment créer un mouvement autour de ta marque (Les Audacieuses Creatives) ?
  • Le vrai rôle de l’IA dans ton processus créatif (et ses limites) ?

Marion partage son parcours sincère : de la freelance qui enchaîne les projets au burn-out, jusqu’à la création d’un modèle hybride où transmission et création cohabitent. Si tu te demandes comment faire évoluer ton business vers plus d’autonomie pour tes clientes (et toi), cet épisode est pour toi.

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Transcription

speaker-0 (00:00.306) Aujourd’hui dans Celle qui crée, je reçois Marion Gerard-Ruiz, brande et web designer depuis 15 ans. Elle a fondé le studio Les Audacieuses Creatives. Marion, c’est une de ces créatives qui a su transformer son expertise en un écosystème, design, stratégie et beaucoup de pédagogie pour permettre à ses clients d’être autonomes. Elle ne crée pas pour ses clientes, elle crée avec elle. Sans credo, apprendre aux entrepreneurs à pêcher leur propre poisson. Autrement dit, leur donner des outils, des repères et de la confiance.

pour faire vivre leurs marques au quotidien sans dépendre de prestataire.

speaker-0 (00:41.26) Salut Marion ! Et le… …tomonde. Bienvenue dans cette Qlique Ré.

speaker-1 (00:42.638) Salut

speaker-1 (00:46.003) Merci beaucoup pour cette invitation, je pense qu’on bien rigoler.

speaker-0 (00:50.574) si vous saviez les coulisses. Alors Marion, tu es désolée en plus de 15 ans. Ça ne nous réjolie pas comme on dit.

speaker-1 (00:56.894) du tout. Je pense pas qu’on fasse partie de la nouvelle vague designer.

speaker-0 (01:03.246) On fait clairement partie des vieux de la vieille. Franchement, des fois sur LinkedIn, j’écris genre que je suis designer depuis, de l’indépendante depuis plus d’eux, j’ose même plus parce qu’avant c’est écrit 10 ans, ça faisait cool, tu vois. Et maintenant, on arrive à des 12, 13. Toi, ça fait 9 ans, 10 ans que t’es indépendante.

speaker-1 (01:21.614) pendant ? Non moi ça fait un peu plus longtemps mais parce que j’avais écrit ma micro en parallèle du salariat donc en 2014.

speaker-0 (01:31.054) Mais oui, on est de la même année, de fou ! Ouais donc en fait, ouais ça commence à faire des gros chiffres.

speaker-1 (01:33.406) Ok !

Ouais quand même, ça commence à dater.

speaker-0 (01:39.598) C’était bien le web en 2014.

speaker-1 (01:43.95) Tu sais que j’y ai repensé ce week-end parce que j’étais en train d’essayer de faire un peu de tri dans mon ordi, dans mes fichiers sur Dropbox et tout ça. Et en fait, j’avais un vieux dossier qui s’appelait Ressources Web Design, je sais pas quoi. Et à l’époque, je sais pas si tu t’en souviens, mais il y avait un magazine qui s’appelait Web Design et j’étais abonnée et t’avais les CD avec plein de photos, plein de vecteurs, plein de trucs dessus. Et en fait, moi, je mettais tout sur mon ordi parce qu’à l’époque, on n’avait pas accès à toute cette quantité, tu vois, de…

de ressources pour créer. Aujourd’hui tu veux créer un truc c’est tellement simple, n’importe qui peut créer quelque chose. À l’époque c’était pas simple du tout quoi. Même trouver une icône.

speaker-0 (02:19.342) Je effectivement que j’avais des dossiers d’éléments que j’adorais et que j’attendais de pouvoir classer dans un projet, des trucs… ! Mais oui ! Punaise, les icônes… Attends, quand t’es arrivée, comment s’est appelé ? Noon Project avec leur petite utilitaire qui faisait que tu pouvais drag and drop des icônes en S… Non mais c’était la… C’est une tuerie les gens, vous vous rendez pas

speaker-1 (02:27.086) C’est ça

speaker-1 (02:43.342) C’était la révolution !

speaker-0 (02:46.126) On avait des cd-rom avec des ressources dedans. encore. Bien. Donc, concentrons-nous. Alors Marion, qu’est-ce qui fait que tu es passée de salarié à indépendante très rapidement ? Tu veux nous raconter un tout petit peu ton parcours de brand et world designer ?

speaker-1 (03:04.174) Du coup, pour le début, pense que je vais pas faire très original parce que je pense que c’est quelque chose d’assez commun à tous les entrepreneurs, il me semble. C’était… En tout cas, quand j’étais salariée et que j’ai créé ma micro à côté, c’était vraiment parce que j’avais un besoin plus fort de reconnaissance et de liberté. Je crois que c’est plutôt des choses qu’on recherche un petit peu tous au moment où on se lance. Peut-être que c’est biaisé, mais bon, dans mes échanges, c’est un peu ça. De base, c’était vraiment ça.

Entre temps, j’ai changé de boîte. Donc au début, je bossais vraiment dans une petite agence web, très petite équipe. Il y avait un développeur, il y avait moi qui faisais toute la partie créat et web design et intégration des sites web. Il y avait une commerciale, enfin tu vois, vraiment une super petite équipe. Donc du coup, j’avais pas mal de casquettes, notamment SIO. Enfin, je m’occupais de beaucoup de choses, pour le coup. Ouais, voilà, vraiment le couteau suisse. C’est exactement ça.

speaker-0 (03:51.406) Ouais t’étais le couteau suisse quoi

speaker-1 (03:56.49) Et j’ai quitté cette petite agence pour une plus grosse boîte où là j’ai pris vraiment la casquette du X-Weed Designer et directrices artistiques. Et au bout de quatre ans et demi, crois, dans cette deuxième boîte, alors j’étais toujours à côté de ma petite micro, je faisais mes petits projets à côté, c’était vraiment le truc à côté, quoi. C’était pas du tout… Dans ma tête, je me voyais pas indépendante. Sauf que sur la fin, sur, on va dire, les deux dernières années,

vu que j’étais quasiment que en télétravail et je faisais des missions à distance, je travaillais beaucoup pour moi et j’ai pas mal développé mon auto-entreprise. Et en fait, je n’ai pas ressenti ce switch-là, mais c’est sûr que progressivement, j’ai fait le switch dans ma tête de salariée à indépendante et sans m’en rendre vraiment compte. Et à la fin du coup de cette expérience salariée, mon boss voulait me placer sur une grosse mission en full, dans les bureaux du…

du client pendant trois ans, grosse mission, temps plein, etc. Et là, j’ai fait un burn out. Ça m’allait pas du tout parce qu’on m’enlevait toute cette liberté, cette indépendance que je m’étais créée. Et du coup, là, je me suis dit bon, ça suffit. Ouvre les yeux Marion, ça fait des années que tu es indépendante et que tu vis comme une indépendante. ça suffit, on va quitter le petit confort du salariat et puis on va s’y mettre. Voilà un petit peu le parcours.

speaker-0 (05:15.422) D’accord, donc il a voulu te placer chez l’annonceur, je te clé en finale, un peu comme on fait dans la SS2-E.

speaker-1 (05:22.134) C’était ça, c’était une ESN dans laquelle je bossais avec mes collègues, c’était que des ingénieurs développeurs et moi j’étais la seule UX, UI designer. Et là je t’avoue que de passer de télétravail où tu gères ton truc comme tu le sens, tout ça, à t’être dans des bureaux au centre de Bordeaux, dans un open space de plus de 100 personnes et tout ça, c’est un…

speaker-0 (05:42.222) que tu n’as pas choisi en plus. C’est pas toi qui choisi. Tu te retrouves catapulté dans une boîte. Bienvenue dans monde des ESN et compagnie. Ok, très cool. Ce moment, ce déclic que je le vois complètement, le déclic de « » en fait, ça fait un bouton que tu rendu en vrai. Et si on disait le vrai Switch. Trop bien, félicitations. Donc, tu as une spécificité. Moi, trouve Marion en tant que grand designer, aujourd’hui, tu as une marque qui s’appelle, carrément, peut appeler ça une marque, les audacieuses créatives et elles portent…

speaker-1 (05:44.59) …

speaker-0 (06:11.634) vachement, je trouve, elle porte le postulat de ce que tu veux faire en tant qu’indépendante. Tu veux pas juste créer des marques, tu veux permettre, si je peux le dire comme ça, permettre à plus de femmes d’être des audacieuses créatives et de prendre à bord le corps, leur identité de marque. Tu veux me parler un peu de ça, ce switch de je fais pour toi, je t’apprends à faire

speaker-1 (06:34.106) C’est exactement ça, tu l’as bien formulé. fait, je pense aussi que justement à cette période où je me suis dit bon allez Marion, on se lance à 100 % tout ça, je me suis vraiment posée avec moi-même en me disant, qu’est-ce que tu vas faire ? Est-ce qu’au final tu vas continuer juste à être une designer, lambda entre guillemets, je dénigre rien du tout, voilà, est-ce que tu continues ta petite route tranquillou ou est-ce que t’as envie de plus ? Et quand j’y ai réfléchi…

et que je me suis posé en fait, si tu veux, les propres questions pour moi-même. C’est-à-dire, j’avais envie de créer une marque, vois. Les audacious creatives, c’est vraiment on est avec une vraie ambition derrière, une vraie envie de créer quelque chose, un mouvement, vraiment quelque chose de fort. Au début, j’avais une ambition un peu plus douce, mais aujourd’hui, tu j’ai vraiment envie de créer ce gros truc-là et qu’on se reconnaisse là-dedans, dans ces mots, dans ce mouvement. Et du coup, je me suis posé les questions pour moi-même. comment je fais pour me faire connaître ? Qu’est-ce que je vais proposer comme offre ? Toi, tout…

par lequel on passe quand on se met à son compte. c’est là où je me suis dit, ben déjà d’une part j’ai très envie de travailler avec des femmes. Parce que ça me touche, mon expérience, par mon vécu, par ma personnalité. C’est ce que j’ai envie de faire et c’est les personnes que j’ai envie d’accompagner. Et en fait j’ai envie, parce que je crois que c’est ça en fait que je ressentais, c’était vraiment ce manque de reconnaissance et tu sais de…

Enfin, c’est peut-être pas joliment digne, mais d’être aux ordres de faire pour, tout ça. J’aimais pas trop. Et en fait, je me suis dit vraiment, moi, ce que j’ai envie, c’est qu’on se mette toutes d’égal à égal et qu’on travaille ensemble, main dans la main. Et c’est parti de ça, finalement. Et je me suis dit, pour faire ça, j’ai ce rôle-là d’expliquer comment ça fonctionne une identité, comment ça fonctionne une communication et de donner les clés pour que tout monde soit autonome et qu’on travaille d’égal à égal.

speaker-0 (08:26.176) Ok, top, hyper intéressant. Finalement, ton activité, repose énormément sur la pédagogie, ta capacité à expliquer pourquoi c’est important, comment faire et à donner du sens à permettre à ces femmes entrepreneurs de pouvoir identifier que c’est pertinent pour elles et comment ça va les aider. Qu’est-ce que tu as créé pour ça ? Qu’est-ce que tu mets en place en termes de contenu, d’outils ? C’est quoi finalement ce que tu vends ?

speaker-1 (08:51.374) Alors que je vends pas, c’est quand j’ai créé mon compte Instagram, me suis vraiment dit… À l’époque en fait, c’était beaucoup ça, Insta, mais j’ai pas révolutionné le truc, mais du coup je voulais vraiment transmettre, faire de l’éducatif. Au final, ça marchait quand même pas mal. On parle de ça il a 5 ans. Aujourd’hui ça ne marche plus. À la base, ça fonctionnait plutôt bien. Et ça, me plaisait de transmettre les choses. Et c’est comme ça que j’ai attiré les audacious créatives.

qui se reconnaissait dans mon message parce qu’elle cherchait un peu plus d’autonomie et toute cette transmission là, ça fonctionnait bien. Donc ça, c’était la première chose, mais bon, c’était du gratuit. Et ensuite, ce que j’ai fait, c’est que j’ai imaginé… En fait, je me suis dit, je vais prendre tout mon process en tant que designer quand je crée une identité pour une de mes clientes et je vais essayer de le vulgariser le plus possible et du coup d’en créer un programme où…

les clientes qui veulent cette autonomie-là pourraient étape par étape tout le process de création d’une identité visuelle qui est quand stratégique et derrière d’avoir des outils, des supports qui vont l’aider à communiquer. Donc en fait, j’ai vraiment fait ce travail-là de créer un programme. Mais je te parle de ça, on était en 2020, donc c’était cool, tu vois, c’était presque du jamais vu. Donc au final, je suis bien tombée dans la vibe des formations et tout ça, des trucs en ligne.

Et puis il y avait cette part d’accompagnement quand même à côté où j’étais là pour vérifier ce qu’elle faisait, pour donner aussi mon regard extérieur, pour les aider à avancer. Donc ça c’était vraiment la partie pure transmission avec une formation en ligne. Et également j’ai un peu changé moi ma façon de travailler en one-one avec mes clientes en tant que prestat. C’est-à-dire que vraiment j’ai appris je crois aussi au fur et mesure à bien expliquer pourquoi je faisais les choses.

d’où ça venait, pourquoi je te propose cette palette de couleurs, pourquoi je te propose cette vibe-là. en fait, ça, pour moi aujourd’hui, c’est hyper important. Moi, j’appelle ça de la co-création. Je sais que ce pas vraiment de la co-création. C’est juste que vraiment, j’explique dans les détails pourquoi on fait tel ou tel choix, pourquoi c’est stratégique, pourquoi ça te ressemble, ce que ça amène derrière. du coup, encore une fois, c’est cette idée de se mettre d’égal à égal. Et comme ça, ma cliente, a toutes les clés en un pour me faire ses retours.

speaker-1 (11:15.318) conscience de ça, ça veut dire ça, ça s’exprime ça. Et je trouve que du coup on a tu vois une création d’identité qui est bien plus pertinente et bien plus cohérente et pas juste un retour en mode j’aime pas ce bleu ou… Tu vois pas des trucs juste esthétiques qui ont pas de sens derrière. Voilà un petit peu. sais pas si je réponds, je suis partie loin dans ma réponse.

speaker-0 (11:34.414) C’est hyper intéressant parce que tu penses tant de pédagogie. coup, permets toutit ta cliente quand tu es en one one, tu l’outils pour qu’elle puisse te faire des meilleurs feedbacks. c’est hyper intéressant. C’est vraiment de l’empouvoirment pour le coup, trouve. De s’autoriser à pas forcément être un peu sûr de sachant et de donner à l’autre les clés pour pouvoir reprendre la main sur ton taf. On parlait tellement, des pichés sources. Il y a vraiment cette question là de à quel point tu donnes de la liberté à ton client.

La pédagogie, ce que tu fais là, lui donner les clés de lecture de ce que tu es en train de créer, c’est aussi leur donner de la liberté. Liberté de choisir et de co-construire avec toi. Et tu disais, ouais, c’est pas de la co-création. En vrai, tu vois, cette démarche que tu m’expliquais là, que tu nous expliques de venir décomposer ton processus créatif et ta méthodologie pour permettre à l’autre de pouvoir entrer dedans soi-même, seul ou avec ton accompagnement, c’est clairement ce qu’on fait en dînes participatifs, tu vois. Vas-y, comment on va tenir détaché les différentes phases ?

Comment on va venir les gémifier, les rendre pédagogiques ? Donc tu as ce principe de… Tu fais moins pour les autres, mais tu leur apprends à faire par eux-mêmes. Comment tu trouves… Vas-y, les questions à argent. Comment tu trouves l’équilibre entre… Pédagogie, rentabilité, facturation… Parce que le one-one, je fais pour toi, cher. Comment est-ce que tu trouves ton équilibre là-dedans, financièrement, ça fonctionne comment pour toi

speaker-1 (13:03.985) En fait, je pense qu’aujourd’hui… C’est difficile de répondre à question parce que je crois que je l’ai tellement intégrée dans mon process, que ça fait tellement partie aujourd’hui de ma façon de travailler que je m’en rends même plus compte. Mais en tout cas, que je fais, c’est que… Alors certes, j’explique comment on fait les choses, ce que ça veut dire, pourquoi c’est pertinent et tout ça.

Et derrière aussi, je vais livrer des outils, notamment tu vois, par exemple, je travaille sur Canva pour toute la partie template, visuel et tout ça, parce que finalement, c’est ce que nos clients utilisent 99 % du temps. Et du coup, derrière, je vais livrer un premier jet de visuel, de template et expliquer comment tu vas pouvoir les personnaliser, comment tu peux les utiliser et tout ça. Mais derrière, je me dis, finalement, si un jour ma cliente a besoin de

de visuels, a besoin de travailler un powerpoint ou ce genre de choses, bah au final peut-être que derrière on peut aussi penser à un système de récurrence, vois, ou je sais pas si ça répond à trop à ta question, du coup mais c’est…

speaker-0 (14:15.886) J’avais envie que tu donnes des chiffres. Tu crois que tu peux nous donner des chiffres ? Mettons que là, une personne qui nous écoute soit en prestation de service seule. Juste elle vend du one-one, des prestations de services en finance. Toi aujourd’hui, tu as plein d’autres modèles, tu en as un petit peu, mais tu des modèles de formation en ligne, 100%, tu as des modèles de bootcamp, tu as des outils. Tu peux raconter un petit peu ça et si tu mets pas forcément des euros précis, mais au moins donner un peu des ordres de grandeur.

speaker-1 (14:43.224) Ok, oui, non, moi, je suis partie dans ma tête dans le one one, mais effectivement, oui, j’ai toute une partie de… En fait, j’essaye de créer ce que j’ai appelé mon brand shop, où en gros, tu viens piocher dedans un peu en fonction de ce dont tu as besoin. Il a le fameux programme dont j’ai parlé tout à l’heure où il y a vraiment tout le process de création d’identité, de la stratégie jusqu’à tes supports de com. Et après, il y a plein de petits produits, des petites boîtes à outils avec des templates, ce genre de choses là. Moi, dans mon business model,

Alors cette partie-là en fait, et c’est le truc pour lequel je me bats depuis des années, c’est quand même hyper compliqué. Faut pas croire, mais c’est très compliqué de sortir d’un modèle de prestataire de service pour aller vers ce genre-là, tu vois, d’offre. Donc moi aujourd’hui, la prestataire de service, ça va faire, on va dire, 80 % de mon chiffre d’affaires. Et la vente de tous ces petits produits-là ou des formations, on n’est plus sur du 20%. Et j’essaye de switcher pour avoir un équilibre.

sur du 50-50 parce que moi, ce que j’aime de plus en plus, c’est vraiment cette transmission là et cette création là de produits pour rendre les femmes entrepreneurs autonomes. Et j’aime vraiment mon métier et j’aime faire pour ou faire avec, mais j’aimerais vraiment délivrer beaucoup plus de choses, tu vois. aujourd’hui, ça ne prend finalement pas une si grande partie de mon chiffre d’affaires, en tout cas.

speaker-0 (16:08.846) Et est-ce qu’il a une fluidité de l’un à l’autre ? Est-ce que des personnes qui passent par tes accompagnements de formation, qui viennent apprendre, est-ce que c’est des personnes qui du coup ne prendront pas de ces accompagnements one-one ? Est-ce que ça vient cannibaliser ou est-ce c’est complémentaire ? Comment tu le vis toi ?

speaker-1 (16:23.406) Ouais, non, je pense que c’est vraiment complémentaire. En fait, les produits en autonomie, donc par exemple le pack de template ou la formation pour t’apprendre à créer ton identité et tout ça, ça vient, je pense, à une étape où justement ce sont des entrepreneurs qui se lancent, qui ont beaucoup de choses à faire et tout ça, qui n’ont pas encore le budget finalement pour déléguer parce qu’on va pas du tout dans les mêmes ordres de tarifs.

Et du coup, ça vient dans une étape de leur parcours où elles recherchent ces outils-là pour avancer et c’est assez accessible. Et ensuite, une fois qu’elles ont utilisé tout ça, y a forcément un moment où elles avancent, elles évoluent et il a un moment où elles se retrouvent bloquées dans ce bidouillage. En fait, c’est quand même un peu un bidouillage, vois, parce que même si on transmet les choses, ce n’est pas des professionnels du métier.

T’as toujours un moment où t’arrives à la limite de ce que tu peux faire quand tu n’es pas designer. là, à ce moment-là, OK, on passe dans la deuxième partie où peut-être que aujourd’hui, j’ai envie vraiment que mon image elle level up. Et là, je vais aller la déléguer et je vais plutôt aller chercher de la prestation de service. Donc, il a quand même une continuité et c’est assez complémentaire du coup dans le chemin de mon…

speaker-0 (17:42.126) Donc en fait, toute la partie pédagogie, je t’apprends à faire, ça va venir s’adresser plutôt aux gens qui sont démarches, parcours, qui sont à l’étape où ils vont plutôt investir du temps plutôt que de l’argent. Et ta partie one-one, done for you, elle est plutôt pour les gens qui sont prêts à level up, à repasser à une étape en termes de qualité d’image et de rendu d’image. Très bien, c’est très clair.

Revenons au cœur du sujet et ton expertise que tu t’attaches à transmettre. Est-ce que selon toi, on peut faire des beaux brandings sans stratégie ? Je sais qu’aujourd’hui tu t’identifies comme brand designer, et pas juste designer de ventiers visuels. Est-ce que tu peux nous parler de cette partie-là, du beau VS de la Stéphanie

speaker-1 (18:22.926) Moi j’ai un leitmotiv très fort, c’est que le beau est indissociable du stratégique. en fait pour moi ça sert à rien de faire un truc hyper esthétique, hyper bien léché, très beau et tout ça si derrière il n’y a pas eu toute la réflexion en amont de, comme je le disais, pourquoi tu fais tel choix, pourquoi tu choisis tel élément, pourquoi tu vas vers tel vibe. En fait pour moi le beau il est au service de la stratégie.

Et c’est aussi ce que j’essaye de transmettre dans mes accompagnements, dans mes petites formations et tout ça, c’est que tout doit partir… Sinon, fait, tu construis le truc, c’est l’image de la maison. T’as même pas tes fondations qui sont stables et t’es déjà en train de peindre tes murs. Wow, la maison est super belle. Et puis, deux mois après, elle va s’écrouler parce que finalement, t’as pas réfléchi à vraiment qu’est-ce qui va faire la stabilité de ta maison.

La maison étant, nous l’avons compris, l’image de Marc. Évidemment. bon ? Incroyable.

speaker-0 (19:25.422) Non mais qu’est-ce que tu mets dans les fondations de ta maison Images de marque ? Tu peux raconter un petit peu au micro parce que pour le coup, moi je m’identifie pas comme brand designer, donc je serais bien n’embêtée si je devais expliquer ce que tu mets comme différence entre designer graphique et brand designer. Qu’est-ce que ça vient englober d’autres et sur quoi tu accompagnes tes clients ? On a vraiment fait cette interview dans tous les 500.

speaker-1 (19:49.068) C’est clair ! Moi le problème, alors c’est que je ne trouve pas d’étiquette à me donner parce que tu vois c’est ce que je t’ai dit au tout début, je suis clairement un couteau suisse. De base mon métier si tu veux, moi c’est webdesigner, c’est ma formation, c’est le webdesign. Et après je me suis plus formée sur tout ce qui était identité visuelle etc. Après je me suis formée en tout ce qui était UX, UI design pour les appels métiers et tout. En fait c’est un espèce de gros fourre-tout. Et du coup je trouve que le plus simple…

Pour comprendre ce qu’on fait en tant que créatrice de marque, c’est le mot brand designer. Mais finalement derrière, tu as aussi stratège de marque. T’as aussi web designer, t’as aussi designer graphique. c’est un peu… Enfin toi, les tickets, je sais pas… Ou alors DA, tu vas juste dire… T’es directrice artistique, donc ça veut dire que tu gères un petit peu tout le… Je trouve que… Ouais, peut-être que DA finalement, c’est le mot qui va le plus… Expliquer ce qu’on fait. Parce qu’il a la direction, donc forcément si tu…

la bonne direction visuelle, ça veut dire que derrière il a forcément une stratégie et du coup tu as les bonnes fondations pour ta maison.

speaker-0 (20:53.966) effectivement, le designer graphique, va venir stratégiquement mettre en image une direction qui a été posée. Du coup, par toi, dont on accompagne Mancy, de choisir quels sont les messages, tout ça qu’on veut faire.

speaker-1 (21:08.12) Ouais c’est ça. Après pour moi c’est vraiment la stratégie pure quoi, c’est d’aller réfléchir à quelle est ta vision, quelles sont tes forces, quelles sont tes combats, qu’est que tu veux mettre en avant comme valeur, qu’est ce que tu veux comme vibe, toi toute cette partie là qui finalement te sert à réfléchir à comment tu le retranscris visuellement quand t’es designer derrière. Je pense que tout le monde doit s’appuyer, quand tu es designer tu t’appuies forcément sur

ce type là de réflexion un peu plus stratégique.

speaker-0 (21:42.346) Tout à fait, complètement dans le brief créatif. J’ai deux questions pour toi pour finir. J’ai deux questions. La première, c’est donc tu m’as dit, tu nous as dit, demain, je veux rajouter plus de… Je veux renverser la balance et je vais mettre plus de formation et de pédagogie dans le mix business. C’est quoi pour toi demain l’évolution de ton métier ? Comment tu t’imagines demain dans cinq ans, dans dix ans

Et j’ajoute la petite pensée, comment tu le personnes dans ton métier et qu’est-ce que tu imagines demain ?

speaker-1 (22:18.444) Bah moi je pense que, et c’est ce qu’on a déjà vu si on revient 5 ans en arrière, même 10 ans en arrière tu vois, à nos débuts où on en parlait tout à l’heure, c’est quand même fou l’évolution qu’il y a eu dans l’accessibilité au design, à la créativité et tout ça, en fait ça ne fait qu’évoluer. Et je pense qu’on a justement avec Lya on va encore plus vers ça, vers… enfin tout devient possible. Et pour n’importe qui, qui sait…

qui sait être créatif et qui sait vers où il veut aller parce que après forcément on a les outils c’est qu’est qu’on en fait et je pense que pour moi l’IA c’est vraiment un outil qui peut être hyper intéressant au service de de la créativité du design et tout ça et dans tous les cas c’est quelque chose qui devient de plus en plus accessible à tout un chacun donc tu n’es pas forcément obligé d’être designer pour derrière savoir faire un joli visuel encore une fois si tu sais de servir de l’outil donc moi ce que j’aimerais faire

Et c’est aussi dans mes objectifs et dans ma stratégie de business développement, c’est donc développer cette partie-là, tu vois, de transmission. Parce que pour moi, je me dis, dans tous les cas, les gens ont de plus en plus accès à des outils comme Canva, tout ça, qui leur permettent quand même de faire des choses plutôt pas mal, voilà, en fonction de à quel point tu es à l’aise avec le truc. Du coup, l’idée, c’est de leur donner justement les bonnes clés, tu vois, pour pas qu’ils fassent n’importe quoi.

Parce que mon combat aussi c’est que j’aime le beau, vois, le monde quand même. J’aime les jolis… Tu vois, en tant que designer, on ne peut pas s’empêcher de critiquer un menu restaurant, on ne peut pas s’empêcher de voir la fiche et tout ça. quand je vois les choses qui sont mal faites, te dis non pas du tout, jamais. C’est vraiment un truc qu’on…

speaker-0 (24:03.398) C’est une déformation professionnelle. Chacun sent le truc. Mais oui ! J’ai oublié Coach neuro-functionnel de sport. Et il me disait, dans la rue, regarde les gens marcher. je suis là, il a ça, y a ça. Chacun a sa déformation professionnelle. Laisse-nous critiquer les menus des restaurants.

speaker-1 (24:21.858) Et mon mec est paysagiste, je peux te dire qu’il critique toutes les étayées de… La rue, vois ? Et il te sort le nom de tous les arbres, toi t’es là, ouais ok.

speaker-0 (24:26.742) A la

speaker-0 (24:33.356) En vrai j’aime bien ça, connaître le nom de tous les auras, en vrai c’est une compétence

speaker-1 (24:39.811) Après il me juge parce que je retiens pas les noms, tu vois, il me sort des noms et après il me dit alors c’est quoi ça ? Jamais j’ai retenu le nom latin parce qu’en plus c’est que des trucs en latin.

speaker-0 (24:47.982) Evidemment, mais est-ce que tu lui fais des quiz ? Tu lui fais des quiz typaux ou quoi ?

speaker-1 (24:50.454) Tipo. Tu le fais chier quand je lui fais pas des coups de tipo. Par contre, des fois, je lui sors des petits mots, tu vois, genre mood board, tout ça, et à chaque fois, il est là. oui, attend, alors le mood board, c’est… On a des petits jeux comme ça, tu vois.

speaker-0 (25:05.39) Trop mignon. Hyper mignon. Ok, je sais plus ce qu’on disait. Marion, Marion, je sais plus ce qu’on disait.

speaker-1 (25:11.179) On parlait de l’évolution du design et tout ça quoi. De l’IA, de l’outre.

speaker-0 (25:17.198) Tu mets bien, non, dans ton process ?

speaker-1 (25:19.232) Ouais, moi je mets l’IA dans mon process, alors pas dans mon process, enfin, après je sais pas, enfin, attend vas-y, je vais formuler ma réponse. Je mets l’IA dans mon process. Je pas ce que je pensais en terme de créa pure, tu le rendu final. Je crois pas savoir bien encore utiliser l’IA pour, comme toi, pardon, ce que tu fais, créer des petites illustrations, ce genre de choses, ça, je sais pas encore mettre l’IA dans… J’aimerais bien, tu vois, c’est quelque chose que… Moi je le mets en…

Je le mets plus dans la phase stratégique où quand je vais aller travailler sur une stratégie de marque, je mets toutes mes idées, je comment j’analyse le truc et je vais me servir de l’IA en support pour venir renforcer des idées, pour venir vois concrétiser, appuyer certaines choses. Mais plus dans cette phase là de réflexion pure, mais pas l’IA générative d’image et tout ça. Je ne pas l’utiliser encore ou je l’utilise sur Canva, tu quand j’ai besoin d’agrandir une photo ou quoi.

speaker-0 (26:17.902) quand même passé d’un monde où toi et moi on avait des CD-ROMs remplis de ressources. Ou pour détourer une image, fallait s’armer de patience et du Photoshop.

speaker-1 (26:23.036) Non mais c’est

speaker-1 (26:29.806) Mais ça on s’en souvient, à la plume avec tous les petits points comme ça qu’on devait faire. mais quand même. On clique et basta. T’attends trois secondes et ton truc est détouré. Avant on mettait peut-être… Tu sais que ça me fait penser quand j’étais en agence… C’était un métier. Non mais c’était un métier. J’étais en agence web et je travaillais. Moi je suis sur Bordeaux donc on a pas mal de châteaux de clients d’endevin. Mais quand tu as un client qui a un e-commerce de bouteilles de vin et que tu dois aller te détourer.

speaker-0 (26:34.941) Pas contre les auditeurs,

speaker-1 (26:57.898) toutes les bouteilles et qui en a je sais pas combien mais ça c’était mes journées c’était ça mais à la plume comme ça parce que ça existait pas le je clique et basta ça t’enlève le fond

speaker-0 (27:06.944) J’ai fait ça aussi en stage, j’ai énormément détouré. Mais vraiment, enfin, je sais pas si les auditeurs vous le savez, mais c’était un métier, je pense qu’il existe plus ce métier, mais c’était un métier de détourer les objets. bébé, quelle époque. Et dis-moi, si… Pardon, excusez-nous auditeurs, on auditrice. Pourquoi je n’arrête pas de auditeur alors que moi je veux parler aux femmes aussi là-haut ? bah, auditrice.

speaker-1 (27:31.212) Allô !

speaker-0 (27:33.769) Auditrice, auditrice. S’il a des auditrices qui sont sur des modèles de prestations de service en one-one assez classique de freelancing et qu’elles voulaient mettre un peu plus de je t’apprends à faire pour leurs clients et clientes, ce serait quoi le conseil que tu leur donnerais ? Par recommencer ou un truc à pas louper ? Parce que t’as quelque chose alors ?

speaker-1 (27:52.558) Je pense que c’est peut-être d’essayer d’adapter les outils que tu utilises à ceux de ton client. pense notamment, moi, c’est quelque chose que j’ai fait et qui a tout changé. D’aller au lieu de créer mes visuels sur Illustrator, de les proposer sur Canva, comme ça après ça peut être pris en main par le client. Je parle des visualités, des templates, même tout ce qui va servir, qui va être utilisé concrètement, quotidiennement par ton client.

Ça peut être plutôt que d’aller lui faire une formation sur Illustrator, c’est peut-être mieux d’aller de soi travailler sur Canva quoi. Plus simple dans ce sens.

speaker-0 (28:27.974) te poser la question de quoi mon client avait besoin, sur quoi il travaille au quotidien, comment moi je peux me glisser dans son quotidien pour mieux lui transmettre mon expertise et mes outils. ça ? Ok, trop bien. Et ben on se donne bien du courage à tous ceux qui seront bossés dans Powerpoint. Super, écoute Marion. Marion Marion. Si vous voulez en savoir plus, faire Marion.

Elle est passée dans plein de podcasts et elle a son propre podcast qui s’appelle les audacious creatives sur lequel de pouvoir trouver tout un tas, une foule d’infos. Marion, tu peux me décrire ton podcast ?

speaker-1 (29:05.582) Oui, mon podcast, c’est toutes des audacious créatives et c’est pour parler d’images de marque dans tous les sens, en gros, mais surtout pas comme des règles d’injonction, de « faut, je dois », de « c’est comme ça que ça marche », mais plus le voir comme le branding, l’image de marque comme outil d’affirmation, d’émancipation, de libération.

de qui on est, parce que moi je relis énormément la personnalité, la personne qui a derrière une marque, comment elle utilise sa marque et comment elle se montre à travers son image de marque.

speaker-0 (29:40.376) Ok donc ça va rendre un safe play,

Un safe space pour toutes celles qui veulent bosser leur image de marque. C’est pas trop une ambiance botâge de fesses, c’est plutôt chouette. si… Vrai, si vous voulez en savoir plus sur Marion, n’hésitez pas à parcourir son Instagram, ses réseaux sociaux, elle est interactive. Et si cet épisode vous a plu, vous pouvez laisser des étoiles sur plateforme d’écoute. Merci beaucoup Marion, c’était trop cool.

speaker-1 (30:14.218) Désolé Aditrice, c’était bizarre ! On est partis dans tous les sens !

speaker-0 (30:19.254) Ceci est un épisode complètement déconstruit. Et Marion et Mance demandaient même si ça valait pas à coup qu’on fasse d’autres épisodes ensemble parce qu’on aime beaucoup ça, faire des podcasts. Vu comment on n’a été pas très très clair et un peu dispersé, je ne pas si c’est une bonne idée. Si vous pensez que c’est une bonne idée, écrivez-nous. Si vous avez aimé cette vibe étonnante, écrivez-nous. Envoyez-nous des messages. Bisous bisous. A très bientôt sur Stalky Cré.

speaker-1 (30:44.184) Merci, salut !

la dose de design hebdo des solos ↘︎

Du design, oui. Mais surtout de la jugeote. Chaque semaine, une analyse + un levier actionnable pour avancer vite et bien.