13 · Celle qui réconcilie écriture et créativité · avec Nina Senoyer


Écrire, c’est un talent inné… ou un muscle à entraîner ? Et comment rester soi quand l’IA et les “recettes” envahissent nos feeds ?
Aujourd’hui, je reçois Nina Senoyer, rédactrice SEO, ghostwriter LinkedIn et mentor. Après 7 ans en production artistique, elle revient à son premier amour — l’écriture — et aide les entrepreneures à gagner en visibilité sans sacrifier leur voix.

Dans cet épisode, tu vas te demander :

  • Comment considérer les mots comme un vrai matériau créatif, au même titre que l’image ?
  • Comment trouver (et garder) ton style quand tu écris pour toi… ou “en ton nom” via une plume externe ?
  • Par où commencer si “tu n’es pas bonne en écriture” : méthode simple en 3 temps (idées → brouillon → réécriture) ?
  • Comment utiliser l’IA (oui !) sans te faire avaler ton ton : où elle aide, où elle dessert ?
  • Comment transformer le SEO en jeu de contraintes pour écrire des textes qui plaisent aux lectrices et aux moteurs ?
  • Quels rituels (temps, lieu, musique, flow) aident à écrire plus vite… et mieux ?
  • Comment décider qu’un texte est “assez bon” pour partir chez un client ou être publié ?

Tu ressortiras avec une autre vision de l’écriture : plus simple, plus incarnée, plus stratégique. Prête à prendre ton clavier ce soir ?

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Transcription

Speaker 1 (00:00.216)
Aujourd’hui, dans Celle qui crée, reçois Nina se noyer. À 8 ans, elle dévorait des romans, à 18 ans, elle poursuivait des études littéraires avec passion, et à 30 ans, elle a osé quitter son métier sérieux pour revenir à son premier amour, l’écriture. Rédactrice SEO, ghostwriter LinkedIn et mentor, Nina aide les femmes entrepreneurs à booster leur visibilité en ligne sans sacrifier leur authenticité grâce à la puissance des mots. Avec elle, on va parler d’écriture comme d’un acte créatif à part entière, du juste équilibre entre stratégie et spontanéité.

et de comment trouver sa voie dans un monde où l’IA et les recettes toutes faites prennent de plus en plus de place.

Speaker 1 (00:43.886)
Salut Nina !

Salut Manon, merci pour l’invitation, je suis trop contente d’être là.

Comment tu vas ?

Ça va, malade, un peu malade. On va maintenant parler un peu du nez ambiance d’Aaron avec trois enfants malades qui récupèrent les virus. Mais je suis au top et au taquet quand même pour cette vidéo.

On vous souhaite un bon Hongo Games des virus de l’hiver. Les jeux commencent. Exactement. Écoute, tu avais déjà les mots dans la peau quand tu étais toute petite et tu dis que tu as choisi… C’est toi qui disait que tu as choisi un peu un métier sérieux. Et tu peux nous raconter un peu ce parcours avant de revenir à l’écriture

Speaker 2 (01:09.998)
Ça commence, ?

Speaker 2 (01:26.488)
Oui, sûr. Alors effectivement, j’ai un cursus de bac littéraire, études littéraires. J’ai fait cinq ans d’études autour des arts et de la littérature de façon générale, même si j’ai fait cinq ans, enfin une année, j’ai un master, mais j’ai fait une année différente à chaque fois. Je suis passée par les lettres, par le cinéma, par le théâtre, par la musique, par la médiation culturelle. Je suis passée par beaucoup de choses, mais la littérature est toujours revenue d’une manière ou d’une autre.

J’avais une mère écrivaine aussi, c’était vraiment quelque chose qui était présent chez moi. Mais à l’époque, quand je valide mon master, il n’y a pas vraiment de métier encore… Enfin, la rédaction web existe, mais elle vivote. La rédaction SEO, à ce moment-là, je ne connais absolument pas. Je n’ai pas envie d’être journaliste, je n’ai pas ce truc-là en moi. Je n’ai pas envie d’être autrice.

En fait, l’idée même de vivre de l’écriture me paraît absolument pas envisageable. En plus, je vois ma mère galérer depuis des années pour se faire publier. J’associe l’écriture à la galère. Voilà, je me dis l’écriture, c’est cool, c’est super, faire des ateliers, tout ce que tu veux, mais tu ne peux pas vivre de ça. Et longtemps, j’ai vraiment dissocié gagner de l’argent versus métier plaisir versus métier créatif. Donc…

Je me suis dit, puisque je ne pas vivre d’un métier créatif, autant pratiquer un métier qui se trouve en périphérie. pour le coup, j’ai grandi dans une maison avec deux artistes comme parents, mon père est peintre, il avait beaucoup de musique, mes deux parents sont musiciens, ils ont fait du théâtre ensemble, il y avait un groupe de musique ensemble, ma mère était aussi chanteuse. Enfin bref, on a grandi dans cet univers-là et donc l’art m’a toujours…

a toujours fait partie de ma vie et je me suis dit, moi je suis pas créative, de toute façon je pense que je suis pas très douée pour tout ça, mes parents sont très doués, moi je le suis pas, donc je vais aller trouver un métier qui va graviter autour de ça. Et donc je me suis orientée vers la production, production artistique, d’abord photo, ensuite musicale et puis je suis revenue à la photo.

Speaker 2 (03:38.838)
en me disant « voilà, moi je ne pas une artiste, je suis pas créative mais je vais accompagner ceux qui le sont en faisant en sorte qu’ils puissent faire évoluer leur art par des tournées de concert, par des shootings photos etc. Et si j’ai fait ça, bah pendant sept ans quand même.

Ok, j’ai une question qui me vient en tête tout de suite et je suis déjà en train de sortir de mon fil d’interview. J’ai hâte. Tu penses toujours que t’es pas quelqu’un de créatif aujourd’hui ?

Aujourd’hui non, mais ça a été un vrai chemin, un long chemin, vraiment, même quand j’étais jeune adulte, aujourd’hui j’ai 32 ans, mais quand j’avais la vingtaine, et que je rejoignais des projets où on me disait qu’il fallait être force de proposition, qu’il fallait avoir des idées, etc. Je me rappelle vraiment avoir des moments de panique en disant mais moi je sais pas avoir des idées, je sais pas être force de proposition, tu le vieux truc sur les fiches de poste là.

J’ai pas d’imagination. Je me rappelle vraiment de dire, voilà, moi je sais, je suis une bonne exécutante, mais j’ai pas d’imagination, je ne pas créer. Et ça, ça m’a collée à la peau, mais jusqu’à ce que je commence la rédaction, en fait. C’est vraiment une image sur laquelle je me suis construite, qui vient, je sais pas trop où, mais avec laquelle j’ai vécu jusqu’à ce que je décide de quitter tout ça et de me dire, bah en fait, j’en ai marre de faire un métier où je dois juste…

faire des feuilles de route et remplir des fichiers Excel, faire de la compta, tout ça, mais finalement, à l’encontre total de qui je suis dans ma vie, je n’arrive pas à faire ça correctement. Pourquoi pas me tourner vers un métier d’écriture, mais c’est vraiment en rentrant dans le métier, et en rentrant vraiment sur le terrain, tu vois, à aller chercher mes clients, même après ma formation, etc., que je me suis dit, ben, putain, en fait…

Speaker 2 (05:27.842)
peut-être que je suis capable de le faire et de le faire bien. Et peut-être que finalement je suis une créative et c’est seulement là que j’ai réinterrogé la notion, la définition de la créativité. Mais c’est extrêmement récent, finalement, c’était il deux ans.

Ça correspond du coup à ton changement de carrière

Complètement. C’est-à-dire que je me suis lancée dans ce changement de carrière. J’ai fait une sorte de bilan de compétences avec Pôle emploi, enceinte, enfin vraiment un peu à l’arrache. Et c’est seulement en me posant sur moi-même et en faisant cette introspection un peu pro que je me suis, mais bon, je ne pas ce que ça m’a donné, mais clairement…

tout concorde, c’est vraiment tous ces tests de personnalité que tu fais, tu dans les bilans de compétence etc. et qui me disaient tous « coucou, tu es une créative » et même, voilà, je les ai refait plusieurs fois, même ces tests-là, je n’arrivais pas trop à les croire parce que je disais « mais je ne pas créative » tout, moi je ne sais pas faire, je n’ai pas d’imagination, rappelle-toi, je n’ai pas d’imagination. Et c’est vraiment ces tests-là qui m’ont mis en face une réalité que j’avais très longtemps ignorée et qui m’ont encouragée à tenter, en tout cas, d’aller voir de ce côté-là.

de voir ce que je pouvais faire de cette créativité à long temps renié.

Speaker 1 (06:41.736)
l’entendre dans la bouche de quelqu’un d’autre à travers un bilan de compétences, donc quelqu’un qui est en plus identifié comme étant compétent pour t’aider à y voir clair. T’as donné un peu l’autorisation d’être, de t’imaginer créatif. C’est Exactement. C’est impressionnant. Je vais essayer de rattraper mon fil du coup. Qu’est-ce que du coup ça a laissé dans ta… Se passer dans un métier autour du créatif mais pas créatif, donc quelque chose qui est plus… J’imagine plus structurel, plus stratégique, plus…

dans la gestion de projet peut-être même ? Qu’est-ce que ça a laissé aujourd’hui dans ta manière de travailler en écriture et tout ça

Alors, qu’est-ce que ça a laisser dans ma manière de travailler ? Il faut savoir que je suis quelqu’un d’assez désorganisé, pour ne pas dire très désorganisé. J’ai du mal à travailler, je ne pas très cadrée. Et le fait de choisir un métier dans la prod où tu as tout intérêt à être ultra cadrée, que faire des feuilles de route où tu te plantes typiquement sur les horaires d’un billet d’avion de tout un groupe qui part jouer à Lisbonne le soir même.

spoiler alert, ça m’est arrivé, tu peux pas faire ce genre d’erreur, tu dois être hyper organisée. Donc, ces sept ans dans la prod m’ont obligée à travailler sur des faiblesses que j’ai chez moi, des tourderies, de distractions qui sont dues à un très gros TDAH qui me constitue, mais j’ai beaucoup de mal à être focus sur des tâches, à être concentrée longtemps, à être cadrée, etc. Donc ces sept ans dans la prod m’ont obligée à aller travailler ça, à être cadrée.

dans le désordre, à mettre de l’ordre dans le désordre, malgré comment je suis et qui je suis. Donc ça, je l’ai vraiment gardé. Et aujourd’hui, j’apprends à cadrer mes projets comme j’ai pu cadrer des concerts que j’ai organisés à l’étranger, comme j’ai pu cadrer des photoshoots organisés, l’assimilite, etc. J’arrive à peu près à mettre de l’ordre dans mon désordre. Et ça fonctionne pas trop mal. Ça, c’est la première chose. La deuxième…

Speaker 2 (08:48.59)
Et ça, par le coup, je pense que je le garder très longtemps, c’est trouver des solutions d’urgence. C’est-à-dire qu’en prod, il y a vraiment ce truc de OK, billet d’avion annulé, last minute, on joue ce soir à Lisbonne ou au Co-Aid ou qu’importe, le photographe s’est pas pointé sur le photoshoot qu’on est en train d’organiser, je sais pas où, dans le fin fond du Kenya, qu’est-ce qu’on fait ? Et vraiment trouver des solutions sur le tas, faire appel à ce qu’on s’enfroid et dire OK, let’s go, il a toujours une solution, qu’est-ce que je peux mettre en place pour solutionner ça

Et ça, c’est vraiment quelque chose que j’ai gardé aujourd’hui et qui me permet de ne pas trop céder à la panique quand il des galères et de toujours avoir un temps d’avance et trouver des solutions pour mes clients ou même pour moi pour mon propre business.

Donc vraiment des compétences transverses, des compétences de vie, des choses qui servent vachement quand on est entrepreneur, à s’organiser dans son business, à être réactif. Exactement. Quand tu as candidaté avec un métier d’écriture sur un podcast où on parle de créativité et que ça adresse aux entrepreneurs des industries créatives. Quand j’ai fait les réponses, quand j’ai fait les…

les invitations et tout ça, je me suis posé la question de minutes de savoir où je placais la ligne, parce qu’en fait, ce n’était pas évident d’identifier qui entrait dans le cadre des industries créatives ou pas. Strict au census, ton métier n’en fait pas partie. Et pourtant, je t’ai dit de venir parce que tu as une posture par rapport aux mots que je voudrais qu’on puisse explorer. Pour toi, les mots, c’est un outil créatif, c’est un outil au service de la créativité, c’est un terrain de création.

Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu veux dire par là ? Et où est-ce qu’elle se place ta créativité pour toi là-dedans, dans ton métier

Speaker 2 (10:32.98)
Alors, très intéressant, comme je le disais, c’est vrai que longtemps, je ne me suis pas considérée comme étant une personne créative parce que pour moi, la créativité était égale à l’artistique. C’est-à-dire quelqu’un de créatif, c’est un artiste au stricto sensu, un artiste esthétique, tu vois, qui va produire une œuvre esthétique, qui va vraiment le cliché du gars ou de la nana avec son chevalet, qui va te faire une aquarelle ou tu vas faire du graphisme.

tu vois, ou qui va sculpter, l’art visuel, l’esthétique graphique. Et moi, je n’ai pas ça du tout. Et donc, je ne me suis jamais considérée comme créative jusqu’à récemment. Et puis, j’ai commencé à vraiment produire des textes, écrire, produire du contenu, je me suis rendu compte que la créativité, elle était…

beaucoup plus large que ça. Déjà ces tests que j’ai fait à mon bien en compétence m’ont prouvé que j’étais créative. C’était écrit noir. C’était des tests très cartésiens. Alors si quelqu’un m’a dit, écoutez, texte des conférenciations, je sais plus combien, me dit que je suis créative. Fantastique. Bon, c’était écrit. Ça voulait bien dire que ça voulait dire quelque chose, tu vois. Et pourtant, je ne pas, je ne pas de musique, je pratique pas l’art comme on l’entend au sens noble du terme, tu vois. Mais…

Ok.

Quand j’écris, fait, j’ai un processus créatif qui est finalement le même que quelqu’un qui va créer un design pour une pub, pour quelqu’un qui va créer une peinture, une sculpture, une chorégraphie, tu vois, un opéra, j’en sais rien, c’est-à-dire que je veux aller quelque part, j’ai une vague idée de là où je veux aller, j’ai un sujet, et je me mets dans un état de flot et j’écris. Et il a quelque chose qui sort.

Speaker 2 (12:24.694)
Et j’ai aussi parfois vraiment ces moments où… J’imagine que ça t’arrive aussi, du coup, dans ce que tu fais, une idée, et… Il faut que ça sorte, tu vois ? Un truc de… Il faut que je l’écrive. C’est vraiment… Ça m’obsède. Tant que c’est pas écrit, j’ai vraiment tout ce qui se constitue dans ma tête, tous les mots arrivent. Il que je le couche sur papier, il que je l’écrive sur mon ordi, et ça donne quelque chose. Donc je pars d’une feuille blanche, comme beaucoup de créateurs, de créatifs, et à la fin…

j’ai produit quelque chose sans trop savoir où je vais aller. Et ça, le médium qui me permet d’aller là, c’est pas l’image, c’est pas la peinture, c’est pas l’aquarelle, c’est pas la musique, ce sont les mots. il me semble que la puissance des mots, elle est tout à fait équivalente à un visuel, à une image, à une photo ultra-percutante. La preuve en est avec le copyrighting qui fait vendre depuis la nuit des temps, qui arrive à te…

faire vriller le cerveau avec une seule phrase de cinq mots, le truc, tu l’as lu, et d’un coup, tu veux ce produit qui se cache derrière la phrase parce qu’on est allé faire joujouer avec ta psychologie, c’est la puissance des mots, juste l’arme, et tout ça, c’est beaucoup de créativité derrière. Donc voilà, la créativité pour moi, c’est tout ça, et un cuisinier va être créatif en inventant des recettes, la créativité va se traduire, je pense, dans beaucoup, beaucoup de domaines, pas que le visuel, pas que l’écriture, mais…

tout ce qui se crée à partir de rien, pour moi, c’est sujet de la créativité.

Il a cette distinction que t’opères depuis tout à l’heure entre la créativité appliquée à quelque chose et la créativité que toi tu pétes le mot artistique au sens appliqué à rien du tout, la créativité pour la créativité, pour l’objectif de faire passer un message ou quoi que ce soit. Et cette distinction-là, moi je l’ai vécue aussi pas mal tout à l’heure, tu disais…

Speaker 2 (14:10.19)
complètement.

Speaker 1 (14:21.633)
que quand t’étais plus jeune, pour toi c’était évident que les mots, l’artistique ne pouvaient pas être un métier parce que c’était synonyme de galère, c’est ce que tu avais vécu. Et moi j’avais la même conception, c’est à dire que je… on me poussait un petit peu à aller faire de l’artistique parce que j’avais cette appétence. Moi j’étais la genre non, j’ai pas envie de galérer toute ma vie, moi je veux faire des arts appliqués. Et je me suis renseignée, j’ai découvert les arts appliqués, j’étais la genre ça, ça m’a l’air d’être un métier sérieux dans lequel je peux exprimer ma créativité. Et tu t’es genre…

Comment tu peux être aussi pragmatique à 15 ans ? Donc oui, a cette idée de la créativité appliquée au service d’une industrie, au service d’un objectif stratégique, à savoir vendre quelque chose avec des mots, avec de l’image, avec une identité, faire ressentir une expérience en rentrant dans un espace, par exemple. OK, tout à fait. On va parler de la stratégie. ? Alors attends, j’ai deux choses dont je veux parler.

Sauf.

Speaker 1 (15:18.062)
T’as dit processus de création, processus créatif. Et moi, j’ai bien envie de savoir, même si c’est pas dans mes questions, je ne fais que ça sortir de mon fil, c’est pas… Mais vas-y. Qui sait qu’il des TDAH ? Est-ce que tu as des trucs, est-ce que tu as des outils dans ta boîte à processus créatif ? Qu’est-ce que tu mets derrière le mot processus créatif ? T’as parlé des tas de flots ? Oui. Qu’est-ce que ça recoupe, ça recoupe pour toi, ça regroupe pour toi ton processus créatif ?

Alors mon processus créatif, je l’ai inventé et il est extrêmement simple. C’est à dire que une fois par semaine, plutôt le matin, j’ai détecté que j’étais plus efficace en termes de production, création le matin plutôt que l’après-midi. Je crée mes contenus. J’écris, j’écris pour moi, soit pour mes clients en général, quand je produis de la matière écrite, je le fais le matin. Ce que j’aime bien faire,

c’est vraiment ritualiser ce moment-là. Si je prends mon exemple personnel, et donc quand je crée mes posts LinkedIn, j’écris quatre fois sur LinkedIn par semaine, je fais une newsletter une fois toutes les deux semaines et un article de blog une fois toutes les deux semaines, switch. Quand je fais cette production-là, je vais dans un café, soit à Paris, soit à côté de moi, à la vitre sur scène, je commande mon café, je mets mes AirPods, je mets du piano, du piano classique, souvent du Chopin. Et là, je sais que je rentre dans cet état de flow.

j’ai des arpeaux de réducteur de bruit, plus rien n’existe autour de moi et je commence à écrire. Et en général, mes sujets, je les ai quand même plutôt décidés à l’avance, j’ai un planning édito, donc je débarque pas en me disant, ok, il faut d’abord que je fasse l’idéation, donc trouver mes idées et ensuite j’écris. Chaque temps est séparé dans mon emploi du temps et dans ma tête, mes idées viennent un peu tout le temps, je les note immédiatement. Par contre, la production, quand j’écris, je ne fais que écrire. Je cherche pas mes idées, je ne pas créer les visuels, etc. Donc là, c’est…

En général, une heure pour quatre postes, une heure et quart, je vais vite, mais parce que j’écris beaucoup, j’ai l’habitude, attention. Et là, je me mets en mode, voilà, j’ai mon sujet, en général, qui me vient sous forme d’accroche, parce que j’ai tellement bossé pour moi, bossé pour les autres, que mon sujet vient en forme d’accroche, sous forme d’accroche.

Speaker 1 (17:34.51)
où tu commences à rêver en accroche Ling Ling, où tu te dis dans la rue, ça l’accroche Ling Ling, ça pourrait être ça.

Exactement, je sais que Nina Amène avait dit la même chose dans un autre postcard, les sujets lui viennent sous forme d’accroche et c’est totalement ça. J’ai mon accroche et à partir de là, je déroule. J’écris, j’écris, j’écris, j’écris, je ne me prends pas du tout la tête sur le premier jet, je le laisse reposer. Une fois que tout ça est écrit, je reviens quelques heures après dessus, je corrige mais très vite fait parce que si on commence à corriger dans le détail, c’est l’enfer et on s’en sort jamais parce qu’il y aura toujours une meilleure version de notre texte.

Et une fois que c’est vite fait corrigé, il n’y a pas de coquilles, il n’y a pas trop de répétites, et bien let’s go, je trouve un visuel et puis ça se programme.

C’est une super bonne question ça. Comment tu sais quand une œuvre de ta pensée est finie et prête à livrer au client ? Parce que toi, tu peux avoir ce niveau de bon, allez, on shoot parce que c’est un posting de la. il n’y a pas forcément le même enjeu. En fonction de pour les clients, comment tu sais à quel moment c’est prêt ?

disons que quand je le livre au client, déjà je livre en premier jet et donc c’est forcément une version imparfaite. C’est-à-dire que quand je travaille avec mes clients, alors que ce soit en ghostwriting ou en SEO, j’ai avant ça, en amont, récupéré de la matière, donc on s’est entretenu ensemble. Si c’est pour la rédaction d’une page service en SEO ou en article de blog, enfin, qu’importe, soit je récupère un brief, soit…

Speaker 2 (19:03.752)
J’ai entendu la personne parler pendant une heure et demie, je sais comment elle s’exprime. J’ai récupéré son wording, son ton de voix. Moi, j’ai un Canva. Je sais comment je structure mes pages en SEO. comment dire ? J’ai un premier jet qui va être à 90 % à peu près ce qui est attendu. Je l’envoie, en sachant qu’il y aura forcément des modifications. Ça peut pas être…

C’est très rarement parfait pour le client dès le premier coup parce qu’il a des mots qui ne pas forcément coller. Il y a des mots que je vais utiliser pour le SEO qui ne vont pas lui correspondre. Donc tout ça, c’est à voir ensemble. OK, ce mot là, se positionne dans SEO. Mais toi, est-ce que c’est OK pour toi qu’on utilise ce mot là et pas un autre ? Est-ce que tu es à l’aise avec ? Donc il aura forcément des ajustements. En général, en deux allers-retours, max, c’est terminé. En ghost writing, ça va être la même chose. On s’entretient pendant une heure.

On cracke ensemble plusieurs idées de poste. Moi, j’écoute la personne parler, je prends 3 milliards de notes, je récupère tout et à partir de cette matière brute, je structure un texte, je sculpte un poste Mais finalement, c’est pas mes mots, ce sont ceux du client. Moi, mon taf, ça va être de le faire rentrer dans les codes LinkedIn, dans les codes du copyrighting avec des phrases courtes, etc. Mais les mots sont les siens et l’idée est la sienne.

parce que c’est lui qui a formulé le poste. ça va être pareil, premier jet relativement imparfait, un ou deux alertes au grand max, parfois zéro et ça part sur les régions.

Non, ta créativité là, elle se place dans le fait de réussir à créer un texte qui va être dans les codes, agréable à lire, qui va raconter quelque chose en utilisant un peu comme des mots imposés. Ça me fait penser à ces jeux de C où on dit je te me défie d’aller sur scène et de placer le mot tentacule dans ta présentation. J’ai l’impression que avec le SEO, c’est un peu ça que finalement tu fais. Tu as identifié qu’il des mots qui sont pertinents pour le SEO d’aller placer et ensuite tu dois t’arranger pour faire en sorte de pouvoir les placer.

Speaker 2 (21:05.266)
Exactement ça. Non mais c’est totalement ça et du coup c’est très ludique. C’est exactement ce que tu dis, c’est hyper ludique. pense que le SEO c’est truc hyper chiant, tu vois, super pour les geeks, etc. Mais en fait, le SEO rédactionnel, donc vraiment quand on se concentre sur le contenu qui est un des trois piliers fondamentaux du SEO, donc c’est extrêmement important, ça va être du jeu de vocabulaire. C’est-à-dire, voilà, j’ai une liste de mots, moi je travaille avec des logiciels qui vont me donner ces listes de mots. Donc je sais exactement quels mots je dois utiliser pour telle mot-clé.

Comment écrire un post-inglésien, par exemple, comment écrire un article SEO, comment enregistrer un podcast. bon, mon logiciel va me donner les mots à caler. Moi, mon travail, le but du jeu, ça va être de caler ces mots de façon la plus naturelle possible pour que ce soit d’abord agréable à lire pour les lecteurs et qu’il pas… Comment écrire un post-inglésien écrit 150 000 fois dans un texte de 300 mots, insupportable, imbitable en fait, donc pas bon pour le SEO, pas bon pour l’expansionnilatheur. Comment caler tous ces mots de façon naturelle, spontanée,

pour que le lecteur soit content de lire ça, mais que derrière, les robots des moteurs de recherche comprennent quel est l’objectif et le message de cet article. Donc ça va être parfois calé cinq fois, article SEO, au pluriel, au singulier, et ça n’est rien d’autre qu’un jeu, finalement.

Ok, hyper intéressant. C’est vraiment… Et pour le coup, tu vois, je trouve que c’est un vrai exercice parce que dans les exercices de créativité, auditrices, je pense que vous avez peut-être déjà dû faire ça, des fois, il a des exercices où on s’impose des conditions de brief pour pouvoir s’entraîner à aller chercher dans les contraintes des nouvelles pistes créatives. donc, par exemple, moi, en tant que designer, ça m’est arrivé de piocher

au hasard des contraintes, genre faire une application mobile uniquement en noir et blanc pour telle cible, avec tel sujet. Et cet ensemble de contraintes me donne un terrain de jeu dans lequel je vais pouvoir exprimer quelque chose de créatif que je n’aurais pas vu si j’avais pas eu ces contraintes. Du coup, j’ai l’impression que c’est un peu comme ça pour toi le SEO. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Presque ça me donne envie de refaire mon SEO, tu vois.

Speaker 2 (23:12.014)
Bref, est à 4,78 % !

Non, c’est quand même un exercice en soi. Mais je vois ce que tu veux dire. On parle au lia ? Ouais, carrément. OK, question qui fâche. Est-ce que tu utilises lia ? Est-ce que tu penses qu’on doit utiliser lia, qu’on ne pas utiliser lia ? Et si oui, comment on fait pour ne pas dénaturer notre créativité, notre patte, notre écriture

Grosse, je vais qu’il fâche. Bien sûr que j’utilise Lya, je l’utilise depuis longtemps. J’écris 100 % de mes textes avec Lya, tenez que Lya dans ma création contenue. Non pas du tout. J’utilise Lya. T’imagines un truc horrible, la meuf se fait des tunes en utilisant « Tchagikiti » à 100%. Non ça se verrait, je pense que vous auriez vu des accru beaucoup dans mes posts, des listes à plus bien moches et des Dans un monde » ou Tatati tatatati. »

Boom révélation

Speaker 2 (24:07.466)
Non, alors j’utilise Iliya dans plusieurs cas de figure. D’abord, quand je galère sur un sujet, j’ai une idée, mais je n’arrive pas à la démarrer. Je demande un premier draft, un premier brouillon à Iliya. J’ai un chat GPT qui est bien entraîné, qui connaît bien mes sujets, qui connaît mes offres, etc. Il y a tout un onglet « Mon business », notamment « Correction de postes LinkedIn ». Je l’utilise quand je n’arrive pas à démarrer mon poste, ça me prend la tête, je sens que je bug.

et j’y vais, lui demande un premier gène. Je l’utilise pour corriger certains postes où je me dis, voilà, je l’ai rédigé mais franchement, je sens que j’ai redit 15 fois la même chose, il est trop long, donne-moi des idées, Chatty, vas-y, fais-moi une version améliorée de ce poste. Je l’appelle Chatty, absolument, il s’appelle… C’est à peu près tout en termes de… Mes postes, vraiment, LinkedIn, sont…

Tu l’appelles Chati ? Chati, non. Chati petit.

Speaker 1 (24:59.248)
vraiment bien.

c’est artisanal plus plus parce que en fait je vais plus vite en les écrivant moi-même qu’en utilisant l’IA. Je trouve qu’il des outils géniaux, tu as des Perfect Posts, Magic Posts, Rédact A.I. etc. C’est trop trop bien pour les personnes qui prennent pas forcément du plaisir à créer du contenu mais qui veulent aller vite. Il y a vraiment des trucs qui peuvent sortir qui sont canons. Moi en fait mes posts je les écris en 15 minutes parfois moins. Donc en fait ça va beaucoup plus vite pour moi de pondre un truc, de relire vite-teuf l’après-midi et de publier que de soumettre un sujet.

donner un brief à la GPD ou à Rédactaillé ou je pas quoi, qui me sort un poste, qu’il faut que je corrige, etc. Et je suis moins fière aussi derrière. Tu vois, il a un peu ce truc de « il est cool mais c’est pas moi qui l’écris », alors que je vends quand de l’écriture aux gens. Donc je le fais vraiment quand il y a sos grosse galère, écriture des pas de moi. Ensuite, en rédaction SEO, je vais l’utiliser beaucoup beaucoup pour me structurer un plan.

un premier plan. Donc j’ai des promptes qui sont construites pour ça, pour vraiment avoir un plan qui va me permettre d’aller en gros chercher ce que font les 10 premiers concurrents sur cette thématique-là, sur ce mot-clé-là, et d’avoir un plan un peu mieux que. C’est un peu l’idée. Et après, c’est moi qui rédige. Je vais aussi l’utiliser pour aller chercher des informations dans des sources fiables que je connais, je lui demande pas de choisir des sources à ma place. Typiquement, j’écris beaucoup pour une marque de compléments alimentaires pour sa main sainte.

Speaker 2 (26:27.406)
Je connais par cœur les sources fiables que je peux utiliser et donc je vais lui demander d’aller chercher ces informations sur ces sources-là et de ne pas sortir de ces sources et je vais double vérifier derrière parce qu’on a une vraie responsabilité, surtout quand il s’agit de conseiller ou pas des compléments alimentaires ou des huiles d’essentiel genre pour des femmes enceintes. Voilà, c’est pas ouf de se tromper sur ce genre de sujet. Donc il a une vraie responsabilité. Voilà, c’est vraiment les cas figures.

Ok.

pour lequel j’utilise Lya. Lya n’est pas du un démon, franchement, il faut l’utiliser, il faut s’en servir. Mais vraiment, ce truc de plutôt comme assistant que comme remplaçant, c’est so true. J’enfonce une porte ouverte, mais voilà, Lya n’écrira jamais 100 % de mes textes à ma place. Un excellent stagiaire.

Ok, un très bon stagiaire. T’as des conseils pour les entrepreneurs qui nous écoutent sur comment utiliser l’IA finalement sans perdre son style et sa voix ? Pour ceux qui utiliseraient genre Magic Post et compagnie ou qui partiraient, tu sais, qui seraient en mode, je prompte mes posts.

Alors moi je sais pas compter donc j’aurais zéro conseil à donner à ce niveau là. Par contre ce que j’applique à moi même en fait, tout simplement, c’est quand je reçois ce premier brouillon, donc ok, chatty, vas-y, fais moi un poste, sur, on en ni un, un, bon il me pond un truc. En fait juste le relire et se demander si nous on aurait écrit ça avec ce ton là en fait. Est-ce que nous on aurait utilisé ce fucking rythme ternaire qu’on voit partout avec les trois petites phrases à verbales

Speaker 2 (27:53.55)
qui est un supporter. En fait, on ne voit que ça sur LinkedIn. C’est si humain, si vrai, si pérenne. C’est très actionnable, très simple, très vrai. t’es là genre en fait, c’est bon, t’entend pas, c’est cramé, c’est chagé piti. Ce n’est pas seulement, non, non, non, c’est surtout ta ta ta ta ta ta. Ce n’est pas juste, ouvrez les guillemets, un monde où ta ta ta ta, c’est aussi… Enfin, toutes ces formules, en fait, elles sont vues et revues. C’est fou, à t… c’est insuffisant.

Elle s’auto-anime en tout cas, j’ai l’impression que plus y en a, plus y en a. En ce moment, c’est vraiment supportable.

Et il a, en plus je sais pas si t’as marqué, mais y a des vagues de mode, il y a des modes, Tchaïj Dupitil. Par exemple, le rythme ternaire, il y a huit mois, il n’y en avait pas. Là maintenant, son gros délire, c’est de mettre des guillemets sur tous les mots. Genre, ce n’est pas juste ouvrir les guillemets. C’est tricher ouvrir les guillemets en écrivant un lien. Il met des guillemets partout. Donc moi, je vois un peu ça avec des guillemets, ce n’est pas juste ou ce n’est pas seulement plus un rythme ternaire, je me dis ok, c’est bon, zéro effort. En fait…

Bon

Speaker 2 (28:52.876)
Voilà, quand vous écrivez votre poste avec Lya, c’est OK. En fait, c’est normal de vouloir céder quand c’est pas forcément son foire, qu’on n’a pas envie, qu’on n’a pas le temps. Là, quand on est entrepreneur, c’est dur de trouver du temps pour créer son contenu. ça prend énormément de temps, c’est très chronophage. Donc c’est OK d’avoir un premier draft, un premier brouillon avec Lya. Mais en fait, quand vous le récupérez, juste relisez-le et dites-vous, est-ce que c’est fidèle à la façon dont moi je l’aurais écrit ? Est-ce que j’ai ce ton ultra…

très court, très avarbal, très… Voilà, est-ce que moi ça me ressemble ? Est-ce que je l’aurais écrit comme ça ? Si oui, bah fantastique, mais par contre voilà, essayez de supprimer un les patterns, les motifs récurrents de Chagipili parce que c’est un peu relou quand ça se voit et ça vous décrybillez en plus de ça. Je sais pas si…

Je trouve que c’est compliqué quand même, vois, cette nuance entre est-ce que j’aurais pu écrire ça ? Parce qu’en fait dans les faits, dans les mots, moi des fois j’ai l’impression que j’aurais pu écrire ça. Et d’identifier en tant que novice de l’écriture, d’identifier quelles sont les patterns.

Parce que si on utilise l’IA, c’est aussi pour nous aider à structurer une pensée et structurer un texte, tu vois ? Et donc forcément, quand il nous sort un pattern qui est bien écrit et tout, on a envie de l’utiliser. Je trouve que c’est pas facile d’identifier les patterns. Déjà un peu au moins identifié ce truc ternaire, si vous le voyez dans vos posts, tchao tchao tchao, modifier le.

Oui c’est vrai que c’est difficile, c’est vrai que quand on a l’habitude des ELYAs, on les repère facilement. Quand on n’a pas l’habitude, on ne voit pas et on se dit, waouh, génial, le poste est canon, c’est trop bien.

Speaker 1 (30:21.994)
La vérité, c’est que s’il l’utilise, c’est que ça marche, c’est c’est impactant, c’est que c’est pas trop mal écrit, c’est agréable à lire. C’est juste que nous, est… Toi, en plus, en professionnel d’écriture, t’es soule de les voir. Mais en vrai, c’est pas très subtil, mais est-ce que c’est bien écrit quand même ? C’est ton avis ?

Tu vas me faire changer d’avis, tu vas me faire changer d’avis. Je pense que dans tous les cas, publier un post 100 % de chat GPT, je pense que dans tous les cas, ça se sent d’une manière ou d’une autre qu’il a une espèce d’impartialité, de neutralité, de froideur qui va porter défaut, que ce soit maintenant ou ce soit plus tard, parce que votre post chat GPT, oui, il connaît bien le truc, il va utiliser des patterns qui sont…

Non, t’es pas…

Speaker 2 (31:10.19)
efficace, sais pas, en tout cas qui fonctionne, là maintenant qui fonctionne. T’as pas envie de le dire ? J’ai que pour moi c’est important de mettre un peu de cerveau dans son poste. Parce que s’on met pas de soi, si on met pas un tout petit peu de ses tribes dans ce qu’on écrit, ce qu’on produit, comment on peut donner envie aux autres d’acheter derrière ? Tu vois ce que je veux dire ?

Non mais en vrai je suis d’accord avec toi.

Mais tu vois, je sais pas. Est-ce que malgré tout, se sent pas un pote 100 % de chat GPT, pas du tout travaillé, posté comme ça vite teuf sur LinkedIn ou qu’importe ? Déjà sur Google, c’est pénalisé. Donc là, d’un point de vue Google SEO, juste ne faites pas ça parce que Google, lui, pour le coup, il le voit, ça le gave à mort. Il supprime tous ces contenus là que vous ne pourrez pas vous positionner dans Google avec du 100 % de chat GPT.

100 % IA, maintenant c’est impossible. C’était possible en 2023, 2024 vite fait, aujourd’hui c’est mort. Donc déjà, Google, il juste pas le faire parce que vous allez travailler pour rien. Maintenant, sur LinkedIn, je me dis, ça manque quand même d’incarnation, tu vois ? Juste le retravailler un tout petit peu. Juste changer un petit mot pour un autre, dire « ah ouais, ça, j’aime pas trop », voilà. Faire l’effort, un tout petit peu d’effort et déjà, on sort du 100 % IA et on évite de trop se reposer sur une intelligence artificielle.

Ok.

Speaker 2 (32:33.27)
qui n’est pas la nôtre et qui nous empêche un peu de réfléchir quand même.

J’ai l’impression qu’il y quand même beaucoup d’éléments qui sont liés aussi à la valeur que tu mets dans un texte qui aurait été écrit par toi ou pas par toi. Et pas tant finalement au résultat final. Mais je suis d’accord avec toi que écrire ça aiguise la pensée et qu’en tant que du coup prestataire de service, entrepreneur créatif, c’est important, je crois, de garder des espaces dans lesquels on aiguise la pensée. Et aussi,

Exemple tout bête, dernière fois j’ai demandé à Tchaatjpt de m’aider à écrire des textes pour ma formation en ligne parce que j’avais besoin de plus de textes d’introduction puis pour pouvoir dire des trucs genre si vous avez un problème, tout ceci, tout ça. Une semaine après j’avais oublié que je l’avais fait, c’est-à-dire que je ne l’avais pas noté dans ma to-do. J’avais oublié que j’avais déjà fait ces textes parce que j’avais écrit zéro ligne. Donc en fait, mon cerveau avait zéro souvenir de cette pensée-là et de ce que j’avais pu écrire dedans.

Oui, tout à fait.

Donc entrepreneurs créatifs, nous vous incitons fortement à écrire vous-même vos textes en grande partie pour pouvoir créer ces connexions neuronales.

Speaker 2 (33:40.896)
Exact, au moins en grande partie.

C’est notre ordonnance médicalo-créative. C’est notre presse-réaction. Un auditrice, entrepreneur créatif, qui se disent, moi, je suis pas bonne en écriture. Genre moi, quoi, tu vois. Qu’est-ce que tu leur proposerais de faire comme première action ou comme premier élément de clarté pour gagner en impact avec leurs mots ?

Alors, je pense pas qu’il ait pas une team de bons et une team de nuls en écriture. L’écriture fait partie des arts créatifs et donc, comme tout art créatif, on se muscle, c’est un muscle. Plus on écrit, meilleur on devient. À titre personnel, il y a deux ans, quand j’ai commencé à poster sur LinkedIn, je mettais littéralement une heure et demie à écrire un poste qui était en plus vraiment pas terrible.

qui était meilleure que ce tchat GPT.

Alors, c’est une bonne raison, peut-être même pas, tu vois ? Et Tchaïbsis, il n’existait à peine à l’époque, il commençait à l’être. Déjà, un bon exercice que j’aime bien donner aux personnes avec qui je travaille, qui veulent vraiment améliorer leur plume, c’est d’écrire ce que tu disais tout à l’heure, d’écrire sous la contrainte. Si vraiment on veut aller améliorer son écriture, écrire sous la contrainte peut être très intéressant, et notamment la contrainte du temps.

Speaker 2 (34:59.566)
C’est-à-dire que la difficulté première que je rencontre chez des personnes qui disent « ouais, moi j’aime pas écrire, je suis pas très bonne, en plus je mets trois plombes à écrire un post ». Ok, fine, c’est le cas de beaucoup beaucoup de personnes, mets-toi un chrono. On va peut-être pas d’arrêt d’aller sur le chrono de 15 minutes, c’est un peu le boss final, mais déjà, trois quarts d’heure si tu mets une heure, une demi-heure si tu mets trois quarts d’heure, 15 minutes si tu mets 30 minutes. Et le fait d’avoir un timer nous oblige à produire, nous oblige à coucher une pensée. Elle sera peut-être pas très bonne.

mais c’est en écrivant que la créativité vient. Il y a un peu ce mythe du « ah je vais être inspirée, je vais être frappée par l’inspiration divine, ça va être génial d’un coup. Ça arrive d’avoir une idée, ce que je disais tout l’heure, et d’avoir envie de la coucher d’un coup et tout vient, genre un peu une épiphanie, mais c’est pas, c’est peut-être 15%, 10 % de votre production. C’est en écrivant que vous allez devenir créatif, donc se forcer à écrire.

soit utiliser la contrainte du temps, soit se dire ok, je commence à écrire des mots, c’est nul, j’aime pas, mais je vois ce qui vient, permet de se dérouiller, de muscler, de s’assouplir, d’assouplir sa plume. Plus on va écrire, meilleur on va devenir, il a pas de secret. Ça c’est vraiment l’entraînement qui va vous permettre de devenir plus efficace, plus concis, d’arrêter de faire des phrases trop longues, d’être plus impactant dans votre plume, de mieux connaître les personnes à qui vous allez vous adresser, de prendre…

plaisir est de prendre moins de temps à écrire et du coup ça va être moins un fardeau aussi de se dire qu’il faut que bloque une matinée entière, que je fasse trois posts, ça me saoule, j’ai pas le temps. Bah non en fait, plus vous allez écrire, évidemment ça va vous prendre une heure, une heure et demie et ce sera réglé et vous serez contentes et vous serez fiers de vous. Donc voilà contrainte du temps, écrire, se forcer à écrire, se forcer un peu à vomir son texte quoi qu’il arrive et voir ce que ça donne et ne pas être trop exigeant en termes de rendu. début ce sera peut-être pas ouf, pas terrible.

Mais en fait, plus vous allez écrire, plus vous allez affiner votre façon de faire, votre plume, et meilleur ce sera encore une fois.

Speaker 1 (37:00.108)
Du coup, si je reprends ce que tu disais à travers différents moments d’interview, toi, tu milites plutôt pour une écriture en plusieurs étapes. C’est-à-dire, tu sépares bien les étapes dans sens où tu disais l’inspiration, les idées, elles arrivent n’importe quand et il faut les choper au vol. Donc ça, c’est une première étape qui est un peu diffuse. La même raison que moi, des fois, je pars marcher juste parce qu’en fait, je suis bloquée et j’ai besoin d’aller chercher des couleurs, des choses, de laisser mes yeux respirer. Donc les inspirations qui viennent tout le temps.

La deuxième étape, serait le moment où tu vomis sur le papier, genre, les mots qui sont tellement beaux. Merci d’avoir choisi ce mot incroyable. Donc du coup, couches sur le papier un premier jet et ensuite, après, tu as la phase de réécriture puisque tu disais même que tu laisses décanter et que tu reviens plusieurs heures après. Donc c’est quelque chose que tu recommandes dans un processus créatif d’avoir.

Sorry !

Speaker 1 (37:53.358)
ce moment complètement décomplexé où tu viens écrire, lâcher les phrases, laisser couler les choses pour à la fin seulement après être critique sur ce que tu viens d’écrire.

Exactement, en fait on peut pas demander au cerveau de tout faire en même temps parce qu’on va pas aller solliciter les mêmes parties de notre cerveau pour avoir des idées, pour écrire et pour relire, créer un visuel, on va pas toquer aux mêmes portes cérébrales en fait. les idées, moi j’aime bien parler de cette petite métaphore de mef, une espèce de lunettes à idées, se dire ok je pose mes lunettes à idées sur mes yeux et en fait je regarde partout autour de moi, je tends l’oreille des conversations, j’écoute

différemment mes podcasts, je dévore différemment mes livres, les newsletters et tout ce qui peut être sujet à un poste qui génère une idée, on la note immédiatement. On la note pas dans trois heures, on la note pas le lendemain matin car on l’aura oublié. C’est une idée, ça file à la vitesse de l’éclair. Il faut la noter immédiatement. Prenez vos notes, WhatsApp, faites-vous un audio, un screenshot, n’importe, mais notez-la parce que vraiment vous l’oublierai, c’est sûr et certain. Ensuite, le deuxième temps, c’est vraiment le temps de la création.

Là, on peut vraiment se mettre dans sa bulle, romantiser un petit peu le truc, chacun trouve son rituel, c’est une tasse de café, une tasse de thé, dans un café ou chez soi, le matin, le soir, 23h, 7h du mat qu’importe, et relire, au pire, quelques heures plus tard, au mieux le lendemain, parce que la relecture va nous paraître hyper fraîche quand on a un cerveau qui est vraiment déconnecté de ce qu’on a produit comme contenu. Quand on relit le lendemain d’un coup ou quelques heures après, on va relire le truc et on va être là, wow, ok, cette phrase, ça va pas du tout, versus relire tout de suite après, on n’arrive pas à avoir ce recul-là.

Donc relire quelques heures après, voir le lendemain c’est encore mieux et relire à voix haute. Et l’exercice de la relecture à haute, est radical. Vous allez tout de suite voir s’il des phrases qui sont trop longues, parce que vous n’arrivez pas à reprendre votre respiration, s’il a des mots, ça ne pas, s’il a des tournures, ça ne pas. Ça va tout de suite vous apparaître, vraiment vous sauter aux yeux, en tout cas à la voix, à la relecture à voix haute. Donc meilleur exercice pour corriger ces postes. Et après, encore une fois, on cherche pas la perfection. On y va, on publie et on ne se prend pas la tête.

Speaker 1 (39:59.796)
Surtout pour un post sur les réseaux sociaux dont la durée de vie…

Oui, très limité ! Exactement.

J’adore cet exercice, la relecture à voix haute. C’est ce que je fais aussi quand j’écris pour mes podcasts et fait relire à voix haute. D’ailleurs, je vous donne ma super astuce. Quand j’écris mes podcasts individuels, ma super astuce, c’est que j’appuie sur le bouton dictaphone de mon… Enfin, dictée vocale de mon ordinateur. C’est-à-dire que quand je relis, je le relis avec mon ton de voix et tout ça, et en fait, ça vient recapter mes vrais mots tout simplement.

Excellentes, excellentes tips.

Pour finir sur une petite note perso toute mignonne Nina. Si la Nina qui avait huit ans et qui dévourait des livres elle te voyait aujourd’hui entrepreneur, créatif, en train d’écrire pour gagner sa vie, tu penses qu’elle te dirait quoi ? Tu penses qu’elle penserait quoi ?

Speaker 2 (40:46.658)
là là, elle aurait du mal à y croire, pense. Parce qu’elle a grandi avec cette image du… des parents qui sont artistes et qui ne gagnent pas très bien leur vie. Enfin, ma mère était surtout instigée, mais voilà. Les instigées ne gagnent pas non plus très bien leur vie, hein. Ça, c’est… On le sait. Voilà, un père peintre décorateur, un frère qui part dans la finance et qui va très bien gagner sa vie. j’ai construit un peu ma vision du monde entre,

soit on a un métier qu’on aime, pas sur ou pas, mais qu’on aime et on a du mal à faire les fins de mois, ou alors on a un métier dans lequel on se fait chier et on gagne de l’argent. Ou en tout cas un métier pas très créatif, pas très artistique. Donc, si elle savait, si elle avait su, qu’un jour elle ferait un métier où elle est payée pour écrire et qu’en plus elle gagne de l’argent et qu’elle va s’acheter une maison avec cet argent, elle aurait eu beaucoup de mal à y croire. Mais du coup, je suis très contente à 32 ans de pouvoir lui raconter ça au micro de Manon.

C’était cool. Elle l’a entendu en tout cas.

Et on lui fait des bisous à la Nina qui avait 8 ans. Merci beaucoup Nina pour cet échange.

Merci Manon, c’était vraiment très intéressant, très cool.

Speaker 1 (41:56.686)
Si tu veux suivre le travail de Nina et découvrir sa vision de l’écriture, peux la retrouver sur LinkedIn, c’est Nina se noyer. J’espère que si tu nous écoutes, tu vas te laisser inspirer par son approche et pourquoi pas prendre ton clavier dès ce soir pour tester. Si l’épisode t’a plu, tu peux soutenir le podcast en laissant 5 étoiles sur ta plateforme d’écoute et un petit mot, ça m’aide énormément à faire connaître le podcast. C’est du SIO comme Nina le fait, mais pour les podcasts. Partage cet épisode à une amie entrepreneur à qui ça pourrait donner un déclic sur la créativité possible.

même dans les métiers qui ont l’air 100 % stratégiques et pragmatiques. Et bien sûr, viens me dire sur LinkedIn ou Instagram ce que tu en as pensé. J’adore lire vos retours après les épisodes. Merci d’avoir écouté jusqu’au bout et à la semaine prochaine dans Celle qui crée.

la dose de design hebdo des solos ↘︎

Du design, oui. Mais surtout de la jugeote. Chaque semaine, une analyse + un levier actionnable pour avancer vite et bien.